Des "choses" que certaines personnes sont capables de voir, de ressentir, mais qui ne sont pas du domaine du matériel... Bienvenue dans un monde encore inexplicable scientifiquement. Comme vous pouvez le voir, une fidèle du blog est devenue mon associée : Passiflore ! Nos articles vous plaisent et vous voulez mettre un lien sur votre blog/site ? Merci de nous le faire savoir par courriel.
Dans son ouvrage Des divers arts, le moine du VIIe siècle Théophile, de son vrai nom Rogerus, qui vivait dans le nord de la Germanie, nous explique comment les alchimistes fabriquent de l'or espagnol, un or particulièrement souple et facile à travailler.
Tout d'abord, il faut générer des basilics, reptiles pondus par un vieux coq :
"Ils ont sous terre une chambre dont le haut, le bas et toutes les parties sont en pierre, avec deux petites fenêtres si étroites qu'à peine on voit quelque chose à travers.
Ils y mettent deux vieux coqs de douze ou quinze ans, et leur donnent suffisamment à manger. Ceux-ci, quand ils sont engraissés, par la chaleur de leur embonpoint s'accouplent et pondent des oeufs.
Alors on ôte les coqs, et l'on met pour couver les oeufs, des crapauds : on leur donne du pain en nourriture. Les oeufs couvés il en sort des poulets mâles comme les poussins des poules, auxquels au bout de sept jours croissent des queues de serpent ; aussitôt, si la chambre n'avait un pavement de pierre, ils entreraient dans la terre.
Pour prévenir cela, ceux qui les élèvent ont des vases d'airain ronds, de grand capacité, perforés de toutes parts, dont les orifices sont resserrés : ils y placent ces poulets, bouchant les orifices avec des couvertures de cuivre, les enfouissent sous la terre ; et les poulets se nourrissent six mois de terre fine qui pénètre par les trous.
Après cela, ils enlèvent les couvercles et allument un grand feu jusqu'à ce que les animaux soient dedans entièrement brûlés.
Lorsque c'est refroid, ils retirent et broient soigneusement, y ajoutant un tiers de sang d'homme roux : ce sang desséché sera trituré.
Ces deux choses réunies sont détrempées de vinaigre fort dans un vase propre.
Ensuite, on prend des lames très minces de cuivre rouge très pur, on y met de chaque côté une couche de cette préparation, et l'on met au feu.
Quand elles ont chauffé à blanc, on retire, on éteint et on lave dans la même préparation : on fait ainsi jusqu'à ce que la préparation ronge le cuivre de part en part, et prenne de là le poids et la couleur de l'or.
Cet or est propre à tous les ouvrages."