Des "choses" que certaines personnes sont capables de voir, de ressentir, mais qui ne sont pas du domaine du matériel... Bienvenue dans un monde encore inexplicable scientifiquement. Comme vous pouvez le voir, une fidèle du blog est devenue mon associée : Passiflore ! Nos articles vous plaisent et vous voulez mettre un lien sur votre blog/site ? Merci de nous le faire savoir par courriel.

Le texte de
Dieu (Yahvé), alerté de ce dessein, y mit obstacle en « confondant leur langage » de manière que les ouvriers ne puissent sentendre entre eux.
Devenus incapables de travailler de concert, les constructeurs abandonnèrent lentreprise et se dispersèrent dans différentes directions.
La tour inachevée et la ville édifiée autour sappelaient Babel ou Babylone.
l La légende de la confusion des langues
La légende de la confusion des langues a une origine étymologique.
Babel est interprété par lécrivain biblique, qui écrit peut-être au temps de la captivité des Israélites en Babylonie, dans le sens de « confusion » - confusion des langues, en loccurrence.
De la même manière, parce quils ne comprennent rien au langage des étrangers, et en premier lieu des Perses, les Grecs prennent bien plus tard, lhabitude de designer ceux-ci du nom péjoratif de « barbares » - la répétition de la syllabe « ba » symbolisant la désorganisation apparente des dialectes non grecs, quels quils soient, par rapport à lorganisation rigoureuse de la langue dHomère.
De nos jours encore, le langage abondant et confus des enfants est désigné du nom léger de « babil » et lon qualifie de « blabla » le discours vide de sens dun orateur peu inspiré
Mais la légende dun châtiment divin par la ramification des langues sinscrit également dans la nostalgie dun âge dor où tous parleraient un langage commun assurant ainsi paix et compréhension.
Ce rêve sexprime dans la légende chrétienne de la glossolalie et de
l « Que son sommet monte jusquau ciel »
Mais la légende de la tour repose aussi sur une réalité.
Il existait en effet à Babylone une construction à étage, ou ziggourat daprès le babylonien, dorigine inconnue mais restaurée sous Nabopolassar (625-605 avant notre ère), fondateur de la dynastie chaldéenne, et sous son successeur, le célèbre Nabuchodonosor (605-562).
Cette construction sappelait Etemenanki, « la maison du haut lieu entre le Ciel et
Une inscription datant de Nabopolassar explicite ce nom :
« Mardouk (le grand dieu de Babylone) ma ordonné de planter solidement les fondations de lEtemenanki, jusquà atteindre le monde souterrain, et de faire en sorte que son sommet monte jusquau ciel ».
Une autre, datant de Nabuchodonosor, précise que le décor du sommet était fait « de briques démail bleu brillant », soit un ornement de la couleur du ciel, parfaitement adapté pour donner limpression que lédifice se perdait dans linfini azur.
Rien ne permet cependant de penser que cest par présomption que les Babyloniens ont entrepris une telle construction.
Ils ont agi sur « ordre » du dieu Mardouk, précise linscription la plus ancienne, et semblent lavoir fait par souci sassurer lharmonie entre Ciel et Terre.
Lhistorien Hérodote, qui visite Babylone vers 460 avant notre ère, rapporte en effet quun dieu rendait visite à une femme qui dormait dans une pièce aménagée dans le haut de lédifice.
Etemenanki assurait donc le lien -lunion- entre deux ordres de réalité opposés : le haut et le bas, le monde des dieux et celui des hommes.
l Un sort funeste
Le rédacteur de
Même en ce cas, pourtant, le récit biblique mêle encore le vrai et le faux.
Des peuples dorigine diverse donc de langues différentes- ont, comme le dit la légende, travaillé à la construction de lédifice.
Une autre partie de linscription de Nabuchodonosor en atteste : « Tous les peuples de nations nombreuses (
) je (les) contraignis au travail. »
Mais cette diversité ethnique na pas empêché lachèvement des travaux puisque les plaques démail du sommet ont été posées.
A linverse, il semble quun sort funeste se soit en effet acharné sur la tour.
Construite avec peine au long de plusieurs règnes-, elle survit peu de temps.
Babylone, passée en 539 sous la domination perse, se rebelle en 482.
Xerxès, qui la ramène sous son autorité, exerce des représailles qui causent de sérieux dommages au monument.
Un siècle et demi plus tard, en 331, lorsquAlexandre le Grand établit sa capitale à Babylone, il voit la tour ruinée et souhaite la restaurer.
Mais cela demande un tel travail quil renonce à ce projet.
Par la suite, la tour sert de carrière aux constructeurs des environs qui la réduisent à un amas informe.
Un édifice est alors construit par-dessus.
Et, lorsquil seffondre, il couvre les ruines de la tour initiale, la cachant pour des siècles.
