Des "choses" que certaines personnes sont capables de voir, de ressentir, mais qui ne sont pas du domaine du matériel... Bienvenue dans un monde encore inexplicable scientifiquement. Comme vous pouvez le voir, une fidèle du blog est devenue mon associée : Passiflore ! Nos articles vous plaisent et vous voulez mettre un lien sur votre blog/site ? Merci de nous le faire savoir par courriel.
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Un "pont" de 20 km observé sur la Lune
?
L'invention de la lunette puis du télescope au XVIIe siècle a permis aux astronomes de scruter la surface de la Lune, astre
qui nourrit l'imagination des hommes depuis toujours.
Mais ces observations, tout en fournissant des données scientifiques qui font progresser l'astronomie, n'ont pourtant pas cessé d'alimenter les fantasmes.
Les "mystères" de la Lune relèvent en général de trois catégories : les phénomènes lumineux, les anomalies en surface et les constructions artificielles, ou prétendues telles.
L'affaire du "pont" de la mer des Crises relève de la troisième.
Un pont sélénite ?
Dans la nuit du 29 juillet 1953, l'éditorialiste scientifique du New York Herald Tribune, John O'Neill, observe une nouvelle fois la bordure de la mer des Crises avec son télescope de 10
cm et dévouvre avec stupeur une sorte de "pont" reliant deux promontoires sur le rebord entaillé d'un cratère. Il en estime la longueur à 20 km et prend ausitôt contact avec l'Association des
observateurs de la Lune et des planètes pour savoir si d'autres astronomes ont vu la même chose, alors qu'aucune carte n'a jamais mentionné l'anomalie.
La controverse se déclenche très vite, d'autant plus que O'Neill laisse entendre que cette structure est peut-être artificielle.
Les débats sont encore alimentés par des observations de "motifs géométriques" lumineux au même endroit en 1869.
Dans les mois qui suivent, O'Neill reçoit pourtant l'appui, partiel, de deux grands astronomes britaniques, H.P. Wilkins et Patrick Moore, qui reconnaisent l'existence du fameux "pont", mais sans
y voir autre chose qu'une structure naturelle.
De plus, Wilkins, qui utilise un télescope de 40 cm, réduit l'estimation de la taille de l'arche à 3 km, mais écrit qu'il la considère comme "une des particularités lunaires à apparence
artificielle les plus étonnanteset les plus mystérieuses".
En avril 1954, à l'inverse, la revue Sky and Telescope publie des photos réalisées en janvier par l'observatoire Griffith de Los Angeles, et qui semblent démontrer que le fameux "pont"
est une illusion d'optique née d'un jeu d'ombres et de lumière sur le rebord du cratère.
Les astronomes prennent alors leurs distances avec l'affaire et seul Wilkins persiste dans ses déclarations.
Par la suite, les relevés photographiques très précis opérés par les missions Apollo montrent qu'il s'agit bien d'un jeu d'ombres provoqué par un petit cratère, baptisé Proclus AA, coincé entre
les deux promontoires que le "pont" était censé relier. L"énigme" n'était qu'illusion.
Le cratère escamoté
Une autre polémique ayant agité les milieux scientifiques durant plusieurs dizaines d'années se rapporte au cratère Linné, dans la mer de la Tranquilité.
Dessiné pour la première fois en 1653 par Riccioli, le cratère n'est plus qu'une "tache blanche" lors de l'observation de Schröter (5 novembre 1788).
Mais, lorsque Lohrmann braque son télescope le 28 mai 1823, il découvre "un cratère sombre, large de 7 à 8 km".
En 1839, dans leur Atlas de la Lune, Beer et Madler lui accordent un diamètre de 10 km. L'affaire en reste là jusqu'au 16 octobre 1866, date à laquelle Julius Schmidt s'aperçoit
que Linné a purement et simplement disparu, observation confirmée par d'autres astronomes. Schmidt remarque ensuite à sa place un nuage blanc.
Par la suite, le cratère reparaît pour disparaître à nouveau.
Le flamboiement est même visible à l'intérieur de Linné au cours d'une éclipse.
Les photographies rapportées en 1971 par Apollo 15 montrent, elles, un cratère d'environ 2,5 km de diamètre et de formation récente. D'après certains scientifiques, parmi lesquels
l'Américain James Oberg, ces deux facteurs suffisent à expliquer que Linné puisse apparaître, suivant l'angle du Soleil, comme une tache blanche, un large cratère ou encore un dôme blanc.
A cela il faut ajouter le manque de précision des instruments anciens, qui ont pu faire croire à un cratère plus grand que nature.
La lune, cette inconnue
Cependant, la surface lunaire présente encore de très nombreuses anomalies inexpliquées, y compris après les missions habitées et les envois d'engins robots, qui ont finalement suscité presque
plus de questions qu'elles n'en ont résolu.
D'étranges phénomènes lumineux y sont régulièrement observés (dans le cratère Aristarque et dans d'autres), des rayons brillants relient un certain nombre de cratères (tels ceux de Tycho et de
Copernic) à d'autres, des distorsions optiques s'y produisent et la surface du satellite montre enfin des formes géobiologiques inexpliquées, lits de "rivières" lunaires, petits cratères à
l'apparence étrange - ces derniers découverts par les missions Apollo.
Cela sans parler des bizarres détails à l'apparence artificielle nés du jeu de la lumière sur le relief que certains ont interprétés comme étant des "constructions", tel le pont, ou même des
"véhicules" extraterrestres...