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4 septembre 2005 7 04 /09 /septembre /2005 00:00

Des médecins qui soignent avec les mains

Traiter le corps par l'esprit est une vieille ambition de l'homme.

La science occidentale en réfute totalement l'éventualité alors que d'autres pratiques, telle la médecine chinoise, sont moins réticentes.

L'Eglise, pour sa part, semble admettre implicitement la possibilité d'une action de l'âme sur le physique en officialisant des guérisons miraculeuses.

La polémique connaît un regain d'actualité à partir des années 1970avec les méthodes des guérisseurs philippins "opérant" leurs patients sans l'aide d'aucun instrument de chirurgie.

Une équipe scientifique occidentale se rend sur place pour enquêter sur le sujet.

Opération sans anesthésie

La plupart des guérisseurs philippins appartiennent à l'Union spirite chrétienne, issue de la Société spirite fondée en 1857 par Allan Kardec.

Toute leur formation consiste en la pratique de l'humilité, la prière et l'apprentissage des chapitres de la Bible qui traitent de la guérison.

Aucun d'eux n'a de connaissance particulière en médecine et aucun ne peut expliquer  en termes scientifiques comment il procède pour opérer.

L'équipe de scientifiques dirigée par un certain George Meek qui se rend aux Philippines en 1973, puis en 1975, est composée de chercheurs venant de sept pays et spécialisés dans des disciplines diverses (médecine, biologie, parapsychologie, chimie, prestigiditation...).

Ils voient un grand nombre de guérisseurs, et suivent notamment les expériences du plus célèbre d'entre eux, Tony Agpaoa.

Les opérations réalisées par celui-ci suivent toutes le même schéma.

Le patient est étendu sur une table et, la plupart du temps, il garde ses vêtements.

Seuls le ventre et parfois la poitrine sont découverts.

Une serviette est le plus souvent placée sur les vêtements afin qu'ils ne soient aps tachés.

Le guérisseur s'approche alors du patient et, à l'aide d'un coton mouillé, nettoie le ventre en le frottant très fort.

Il pétrit alors la chair doucement, puis plus fermement.

Un liquide écarlate apparaît assez rapidement et les doigts ensanglantés de l'homme semblent pénétrer dans la chair.

Lorsqu'il s'agit d'opérer une tumeur, le guérisseur extrait celle-ci après l'avoir poussée avec sa main.

Il malaxe à nouveau la plaie, puis frotte la chair avec un nouveau coton.

La plaie - si plaie il y a - est refermée et ne laisse voir aucune trace d'incision.

La patient ne ressent aucune douleur pendant toute l'opération, qui ne dure pas plus de deux à trois minutes : il peut se relever immédiatement et repartir.

L'opinion des scientifiques

Des milliers de malades viennent se faire soigner par ces guérisseurs peu ordinaires.

Au Brésil, il existe également des guérisseurs qui opèrent à peu près de la même façon.

Parmi eux, un certain José Arigo, aujourd'hui décédé.

Ce dernier effectuait des ablations chirurgicales très rapides, à l'aide d'un simple couteau, sans qu'il y ait eu, semble-t-il, d'infection post-opératoire.

Ces méthodes sont rejetées par la médecine officielle, qui, avant 1973, n'a jamais cependant réellement étudié le phénomène, se contentant de le nier en s'appuyant sur les lois connues de la physiologie.

Une enquête de l'Association médicale américaine menée en 1960 a conclu laconiquement que la plupart de ces guérisseurs sont des escros.

En revanche, l'enquête menée par George Meek, en dépit de quelques fraudes relevées, constate la réalité des faits et la "matérialisation du sang, des tissus et des organes humains ainsi que d'objets non humains".

Les films réalisés sur le sujet ne sont pas vraiment probants.

L'existence de clichés (pris souvent de loin) exclut tout au moins l'éventualité d'une hypnose collective.

On distingue, sur les images, les mains du guérisseur, un liquide rouge qui peut être du sang, et des filaments.

Les examens faits après les opérations montrent, quant à eux, que le sang recueilli ne correspond pas toujours au groupe sanguin des patients et qu'il est parfois d'origine animale...

Sigrun Seuteman, un médecin homéopathe de Karlsruhe qui a supervisé plus de 6 000 opérations, estime que, dans 98 % des cas, le tissu conjonctif qui se matérialise à la surface du corps n'est pas humain.

il constate néanmoins qu'un grand nombre de patients a effectivement subi une amélioration spectaculaire de l'état pathologique après intervention.

Les parapsychologues sont également très sceptiques sur les pouvoirs réels des guérisseurs, et les enquêtes menées en 1968 par l'un d'entre eux, le Pr Hans Bender, ont conclu à des fraudes.

Pour eux, aucune modification organique postopératoire n'est jamais observée et les tissus matérialisés sont souvent d'origine animale.

Mais Lvall Watson, biologiste, spécialiste des phénomènes paranormaux, et qui a assisté à de nombreuses opérations, n'a pas réussi à découvrir de supercherie.

On le voit, le sujet est fortement controversé et, avec ces déclarations contradictoires, il est difficile de se faire une idée claire du problème, même si à priori, de telles opérations peuvent paraître fantaisistes : la véritable question, en ce cas, porte sur la manière dont est effectuée la fraude, c'est-à-dire sur l'apparition du sang et des tissus étrangers au patient et qui sont exhibés après l'opération.

 

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