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Visiteurs curieux



22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 16:57

 

En 1866, l’Amérique venait d’être secouée par les terribles convulsions d’une guerre civile, d’un affrontement sans merci et fratricide entre les nordistes et les sudistes. Au cours du XIXe siècle les disparités s’étaient accentuées entre le Nord qui s’industrialisait avec sa métallurgie et ses textiles, ses vingt millions d’habitants, et le Sud commençant à peine à prendre son essor avec ses onze millions d’âmes. Un Sud qui depuis 1750 voyait arriver chez lui une précieuse marchandise importée d’Afrique par bateaux entiers : les cargaisons de « bois d’ébène ». Mais ce bois était d’une nature particulière puisqu’il respirait, qu’il parlait, qu’il riait, qu’il pleurait comme vous et moi. Ce bois d’ébène c’étaient les Noirs, les esclaves achetés par les planteurs de coton du Sud.

Dans tout le Sud il existait des marchés aux esclaves. Le « bois d’ébène » était accroupi au pied d’une estrade et un commissaire-priseur en redingote le mettait aux enchères. Ici c’était une femme qu’on séparait de son mari, un fils que l’on arrachait à sa mère, une fille qui finirait dans le lit du planteur. En 1808, une loi interdit la traite des Noirs. Le Sud qui avait grand besoin de main-d’œuvre pour récolter son coton passa outre.

En 1860, Abraham Lincoln fut élu président des Etats-Unis. Son programme comportait l’abolition définitive de l’esclavage. Le Sud entra en sécession. En 1861 c’était la guerre. Elle devait se terminer quatre ans plus tard par la victoire des nordistes. Villes détruites, maisons incendiées, cultures dévastées, tel était alors le visage du Sud vaincu.

Mais le dernier coup de feu de la guerre de Sécession restait à tirer. Le 14 avril 1865, une balle de pistolet d’un sudiste irréductible abattait le président Lincoln. La guerre était finie. Mais là où le Nord voulait reconstruire selon des principes égalitaires, le Sud, lui, voulait restaurer l’ordre ancien. C’est alors que surgirent, en cette année 1865, d’étranges apparitions dans les campagnes des Etats-Unis d’Amérique.

A la tombée du jour, de mystérieuses lumières, d’effrayantes silhouettes, des bruits inexplicables, apparaissaient, disparaissaient en rase campagne, loin de toute agglomération. Les nuits hantées semèrent parmi les habitants des bourgades étonnement et inquiétude. Vers minuit le vent apportait des sons étranges et comme le bruit d’un martèlement de sabots qui allait s’éloignant. Telles furent, voici plus de cent ans, les premières manifestations d’une organisation encore inconnue et secrète : le Ku Klux Klan, phénomène né avant tout du problème noir aux Etats-Unis.

Le livre de Denis Baldensperger publié dans la collection « Dossiers de l’histoire » va nous fournir sur ce phénomène de stupéfiantes informations. Et, par la même occasion, nous vérifierons l’adage : l’enfer est pavé de bonnes intentions. Car les intentions des fondateurs de cette organisation secrète étaient en effet excellentes. A la fin de la guerre civile des aventuriers de toutes sortes venant du Nord avaient déferlé sur le Sud vaincu, exsangue. Pour faire fortune de manière douteuse, ils abusaient sans vergogne des blessures et des faiblesses sudistes.

Une nuit, à Pulaski, une obscure bourgade de l’Etat du Tennessee, plusieurs camarades qui avaient porté l’uniforme de l’armée sudiste, se retrouvèrent réunis à la veille de Noël 1865 dans la maison de l’un d’eux. Cette maison existe encore aujourd’hui. Une plaque est encastrée dans l’un de ses murs sur laquelle on peut lire : « Le Ku Klux Klan a été organisé ici dans le bureau du juge Thomas M. Jones, le 24 décembre 1865. »

Mais ces jeunes gens ne pensaient pas du tout aux Noirs. La première réunion du Ku Klux Klan, c’est avant tout l’ambiance des bivouacs retrouvée, le cliquetis des armes, le galop des chevaux emportés dans les premières charges de la guerre. C’était l’atmosphère d’un complot pour rire. Ces jeunes avaient décidé de s’amuser. Ce qu’ils firent d’ailleurs. Dans le but d’épater leurs concitoyens.

C’est ainsi qu’une nuit, les habitants de Pulaski virent tout à coup, débouchant d’un coin de pâté de maisons, une curieuse procession de cavaliers-fantômes : d’étranges silhouettes enveloppées de longues robes, montées sur des chevaux tout caparaçonnés de blanc qui défilèrent silencieusement dans les rues de la ville, en file indienne, à un pas d’enterrement. Quand la colonne marchait au nord dans une rue, elle marchait au sud dans une autre, ce qui donna l’impression que ces cavaliers d’un autre monde étaient au moins trois mille !

Ce défilé frappa les imaginations et notamment celles des Noirs, âmes simples qui malgré le catholicisme croyaient fortement à la puissance et au mystère des forces surnaturelles. Les auteurs de cette mascarade furent les premiers surpris de ces résultats. Mais ils en tirèrent une conclusion lumineuse : ils avaient, sans le vouloir, terrorisé les Noirs ! N’était-ce point là un moyen inattendu et commode de les obliger à rentrer dans le rang, à ne pas voter aux élections pour les candidats partisans de l’égalité et de la liberté ! Le Ku Klux Klan venait de naître.

Mais que signifiaient ces mots barbares ? Ils venaient du mot grec kuklos : cercle, anneau, qu’on scinda en deux : ku klux et auquel on ajouta le mot : clan qu’on écrivit avec un K. Ce Ku Klux Klan se développa avec une rapidité foudroyante et très vite aussi il prit la forme d’une organisation secrète redoutable. Les premiers déguisements furent uniformisés : une longue robe blanche, surmontée d’une cagoule pointue où trois orifices étaient percés : l’un pour la bouche, les deux autres pour les yeux. Et les manifestations se multiplièrent.

Les Noirs, superstitieux, prirent ces cavaliers pour les fantômes des soldats sudistes morts au combat. Les astuces les plus scabreuses et les plus incroyables furent utilisées pour semer la terreur chez ces pauvres Noirs. Par des nuits de pleine lune, les morts se lèvent et s’avancent jusqu’à la lisière des bois, frôlent les maisons à la limite des bourgs. La lune tient une grande place dans la mythologie des peuples africains. C’est une divinité maléfique. Le premier Noir ne s’est-il pas cassé les reins pour avoir essayé d’atteindre la lune en grimpant sur des perches de bambou mises bout à bout ?

Alors, la nuit, voici ce que par exemple le Ku Klux Klan imaginait, raconté par l’un de ses membres : « C’était drôle et en même temps utile de réveiller un Noir la nuit, de lui demander un seau d’eau et de faire semblant de le boire d’un trait. Cela nécessitait seulement un dispositif simple caché sous la longue robe blanche : un entonnoir, un tuyau en caoutchouc et un sac en cuir. Puis, en faisant bruyamment claquer les lèvres, le membre du Klan disait : « C’est la première fois que je bois depuis que j’ai été tué à la bataille de Shiloh. » « C’était aussi amusant de donner une poignée de main à un Noir et de lui tendre un os de squelette ou un bras en bois soigneusement dissimulé sous la robe. Une autre fois, on retirait pour l’offrir au Noir une fausse tête, généralement une grosse courge, sur laquelle était fixé un masque, en lui demandant de « la tenir un peu ». »

Les anciens esclaves qui, pour la plupart, étaient dénués de toute instruction, même la plus élémentaire, étaient très sensibles à ces manœuvres effrayantes et aux raffinements de cruauté inventés par le Klan dans tout le Sud. De ces attitudes menaçantes, on en vint tout naturellement aux actes. Gare au Noir dont on découvrait qu’il avait voté pour les radicaux du Nord ! Et puis ensuite : gare au Noir soupçonné d’avoir entretenu des relations avec une femme blanche ! Et puis encore : gare aux Blancs qui soutenaient les Noirs ! Et ce fut l’escalade ! Le Sorcier impérial, c’est ainsi que se nommait le chef suprême du Ku Klux Klan, en l’occurrence l’ancien général sudiste Forrest, parcourt les Etats du Sud en tous sens et soulève une vague de violence.

Les instituteurs qui font la classe aux Noirs sont particulièrement visés. Voici ce que l’un d’eux écrit à son frère : « Mon cher frère, nous avons eu des ennuis. Dans la nuit du 26 courant, cinq hommes vêtus d’un déguisement satanique m’ont tiré de mon lit en me rudoyant. Ils m’on emmené à toute vitesse dans un hallier, m’ont fouetté cruellement et m’ont abandonné. Ils exigeaient que je cesse d’enseigner les nègres. » Et un autre : « J’ai été inquiété par des gens du Ku Klux Klan. Il y en avait à peu près cinquante à cheval et armés de pistolets. Ils étaient tous masqués. Ils avaient de hauts chapeaux en forme de pyramide tachetés de blanc et de rouge. Ils m’ont emmené à trois cents mètres de là, ils m’ont fait baisser le pantalon et ils m’ont fouetté. »

Héroïque instituteur ! La classe finie, tandis que les enfants noirs s’égaillent dans les rues, quand la journée est à son déclin, que la nuit approche, il rentre chez lui, le ventre noué par la peur. Le Klan écume. Le Klan enrage. En vérité voici pourquoi : il pressent le danger de la promotion des races selon lui inférieures. Un jour de février 1869, devant le paroxysme de violence et de crimes, le grand Sorcier de l’invisible empire met fin au Ku Klux Klan. L’organisation, déclare-t-il, ayant atteint la plupart de ses objectifs n’avait plus de raisons d’exister. Officiellement, le Ku Klux Klan n’existait plus.

 

Mais on le verra renaître en 1915. Il atteindra son apogée en 1924. Il comptera alors trois millions de membres. Puis il déclinera à nouveau, notamment en raison de la montée puis de l’avènement des grands syndicats américains. Cependant, il ne mourra pas. Il sera fasciné bientôt par un nouveau grand sorcier, qui offre à l’Europe le spectacle de défilés et de parades plus grandioses encore et auxquelles les jeunes gens de Pulaski n’avaient pas pensé : Adolf Hitler. Le 18 août 1940, sur une prairie, plusieurs centaines de membres du Ku Klux Klan, au garde-à-vous et en uniforme sous les couleurs allemandes et américaines, saluent l’apogée du nazisme. La farce avait tourné à l’horreur.

 

TOUTE LA VERITE (éditions Grasset et Fasquelle, 1976)

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23 juillet 2015 4 23 /07 /juillet /2015 17:50

 

Le 21 août 1963, deux Américains quittent Rio de Janeiro avant le lever du soleil à destination de Congonhas do Campo, une petite ville de mineurs située dans la montagne, dans le sud-est du Brésil. Ils savent que le voyage sera pénible : dix heures de voiture, sous une chaleur écrasante et sur une route mauvaise et dangereuse. L’un, Henry Belk, est un homme d’affaire d’environ cinquante ans. L’autre, aux alentours de la quarantaine, le docteur Henry Puharich, est un médecin remarquable, diplômé de l’université de Northwestern.

Tous deux doivent avoir de solides raisons de s’offrir une pareille randonnée. En vérité, ils n’en ont qu’une et elle semble plutôt discutable : ils souhaitent absolument faire la connaissance d’un individu jouissant d’une réputation fabuleuse, un certain Arigo, paysan pratiquement inculte, qui, depuis 1950, défraye la chronique au Brésil. Qui est cet Arigo ? Un guérisseur, un sorcier ? Un charlatan de plus ? Les deux Américains l’ont d’abord cru et, pour tout dire, ils le croient encore tandis qu’ils roulent prudemment sur les redoutables lacets de la montagne. Toutefois, quelques jours auparavant, ils ont été un peu ébranlés par l’opinion d’un de leurs amis, le médecin brésilien Lauro Neiva, praticien éminent et sérieux entre tous, qui leur a dit :

- Ecoutez, méfiez-vous des histoires abracadabrantes qui circulent au sujet de cet Arigo. Néanmoins, ce qu’il fait est si stupéfiant qu’il mérite la visite. Vous n’oublierez jamais ce que vous verrez chez lui.

A la fin du jour, les Américains arrivent enfin, épuisés, à Congonhas do Campo. Leur premier souci est de se restaurer rapidement puis de se coucher aussitôt. Le lendemain, remis de leurs fatigues, la curiosité plus que jamais éveillée, ils se présentent, flanqués de deux interprètes improvisés, devant ce que la population de la bourgade appelle la « clinique » d’Arigo.

En réalité, il s’agit de la vieille église désaffectée de la ville. A 7 heures du matin près de deux cents personnes se pressent déjà à la porte de cette curieuse « clinique ». Dans cette foule, des gens sont visiblement très malades : un aveugle, un homme affligé d’un goitre énorme et maigre comme un clou, un enfant, livide et se déplaçant en fauteuil roulant. Les deux Américains, mal à l’aise, se mêlent un instant à cette misère humaine pendant que l’un des interprètes pénètre à l’intérieur de la « clinique » afin d’informer le mystérieux Arigo de la présence des étrangers. Le maître du lieu ne fera aucune difficulté pour les recevoir. Ils seront même introduits les premiers. Arigo a quarante ans. C’est un homme solide, au torse puissant, aux bras vigoureux, la peau mate, le regard profond. Il arbore une belle moustache noire. « Que veulent ces étrangers ? Assister à son travail ? Mais bien sûr. Pourquoi ne vient-on pas plus souvent ? » s’interroge Arigo tristement, « cela éviterait bien des rumeurs stupides. » MM. Belk et Puharich peuvent rester tout le temps qu’ils voudront. Ils ne le gênent nullement. Au contraire. M. Puharich ? C’est encore mieux. Arigo ne demande pas autre chose : qu’on le voie à l’œuvre, qu’on le conseille, qu’on prie pour lui et ses malades, pauvres créatures sans un sou, qui n’ont presque rien à manger. D’ailleurs, est-il besoin de préciser que lui, Arigo, soigne gratuitement ceux qui, chaque jour, entrent dans sa clinique ?

Après ces civilités et ces humbles explications, les malades défilent un par un devant ce personnage extraordinaire. Les opérations se passent dans la vaste salle où jadis s’assemblaient les fidèles. Les Américains, juste derrière Arigo, vont assister à un spectacle probablement unique au monde. Ils ne regrettent plus leur pénible voyage. Et le docteur Neiva avait bien raison : ils n’oublieront jamais ce qu’ils vont voir. A chaque malade, Arigo va adresser quelques paroles, toujours les mêmes : s’il guérissait ce serait non grâce à lui mais à Jésus. Puis il ajoute qu’au demeurant et selon lui, peu importent les religions : elles se valent toutes. Cette réflexion emporte l’approbation bruyante de la foule. Ce préambule terminé, Arigo demande aux malades de réciter un Notre Père. Le temps que dure cette prière collective, les Américains craignent la déception : ce guérisseur ne soigne-t-il que par des incantations ? Mais ils ne tarderont pas à être rassurés. Car, à la fin du Notre Père, Arigo s’éloigne et s’isole dans une petite pièce attenante à la salle. Il y reste seul pendant deux ou trois minutes. Et quand il réapparaît, il est quasi méconnaissable. Sa démarche, son ton, son comportement ont changé. C’est maintenant un homme dur, sûr de lui, presque arrogant qui parle. Curieusement, son brésilien est entaché d’un fort accent allemand. Les Américains n’en reviennent pas ! Quelle métamorphose !  Arigo s’avance vers les deux étrangers et leur dit, très autoritaire :

- Il n’y a rien à cacher ici, je suis heureux que vous puissiez le constater.

Puis il les invite à le suivre dans une autre petite pièce qu’il appelle pompeusement « la salle de soins ».  En guise d’équipements, une table, une pancarte portant les mots : « Pense à Jésus. » Et sur la table, un couteau de cuisine. Le vieil aveugle qui était en tête de la file d’attente entre dans la pièce. Alors survint un évènement incroyable. Le voici tel qu’il fut rapporté par les témoins à l’écrivain John Fuller :

« Arigo saisit le couteau de cuisine, dont la lame mesurait une dizaine de centimètres, et l’enfonça sous la paupière de l’œil gauche profondément dans l’orbite, sans que son patient, pourtant parfaitement conscient, eût la moindre réaction. Avec uns stupeur grandissante, Puharich vit le couteau fourrager avec vigueur derrière le globe oculaire qu’il soulevait avec force, presque jusqu’à l’extirper. Pendant ce temps l’opéré ne parut nullement gêné, si ce n’est par une mouche qui se posa sur sa joue et qu’il y chassa négligemment de la main. »

Le médecin américain, malgré ses quinze années d’exercice, était bouleversé. Quant à Belk, il se sentit défaillir, au bord de la nausée. Arigo retira la lame, regarda avec satisfaction la trace de pus qui en maculait la pointe et l’essuya sur sa chemise.

- Ca va aller maintenant, dit-il.

Le docteur Puharich, qui n’en croyait pas ses yeux, suivit l’opéré qui regagnait la sortie et l’examina. Il ne décela ni rougeur, ni irritation, ni saignement.

Quand le malade ne justifiait pas une opération, Arigo rédigeait une ordonnance. Mais si se présentait un kyste, une tumeur quelconque, alors il reprenait son couteau de cuisine et l’extirpait avec une dextérité stupéfiante. Vers 11 heures, Arigo déclara close la séance de consultation. Il salua les Américains et s’en fut. A peine sorti de l’église désaffectée, il retrouva son allure et son accent de paysan montagnard brésilien.

Belk et Puharich rentrèrent à l’hôtel désorientés. Ils voulaient savoir ? Eh bien, ils savaient maintenant. Ils voulaient voir ? Eh bien, ils avaient vu. Désormais ils se débattraient dans des problèmes inextricables, eux, les Occidentaux civilisés et sceptiques. Qui les croirait ? Ils en discutèrent jusqu’à une heure avancée de la nuit. Une idée leur vint : faire venir à Congonhas do Campo un ami journaliste de Sao Paulo, muni de sa caméra. Ainsi pourrait-on produire des preuves aux Etats-Unis. Ce journaliste, Jorge Rizzini, ne se fit pas prier. Il arriva le lendemain, installa sa caméra dans la « salle de soins » et filma toutes les opérations. Mais le docteur Puharich voulut davantage que des films. L’idéal eût été de financer une véritable expédition médicale à Congonhas. Mais où trouver l’argent ? Soudain, le médecin américain eut une idée. Comme il se grattait machinalement le bras, il lui revint à l’esprit qu’il avait une tumeur sous-cutanée bénigne à la face interne du coude droit. Pourquoi ne se ferait-il pas opérer ? Ne serait-ce point la preuve irréfutable qu’il n’avait pas rêvé ce qu’il avait vu ?

Certes, il courait des risques. Il pesa longuement le pour et le contre et, passant outre les objurgations de son ami Belk, décida de se faire opérer le lendemain par Arigo. Celui-ci ne s’émut guère. Il comprit la raison de cette subite décision et prit le parti d’en rire gentiment. Il se montra même malicieux. Cette fois, il ne se servit pas de son couteau de cuisine mais demanda à la foule qui attendait si, parmi elle, quelqu’un n’aurait pas à lui prêter un de ces bons couteaux de poche brésiliens. Avant l’opération, il dit :

- Le savant américain est courageux. Je vais montrer à ce matérialiste ce que faire un esprit. Relevez votre manche, docteur.

Fuller raconte : « Puharich jeta un coup d’œil vers Rizzini pour s’assurer qu’il était prêt à filmer. Puis il se raidit en attendant l’incision. Il voulut regarder mais le guérisseur lui enjoignit de tourner la tête. Moins de dix secondes plus tard, il sentit qu’on lui glissait quelque chose dans la main : c’était un morceau de chair. Son bras présentait une petite entaille d’un centimètre d’où sourdait un tout petit peu de sang. La protubérance avait disparu. Il constatait sans pouvoir y croire qu’il n’avait rien ressenti d’autre qu’un léger attouchement. Ses compagnons lui indiquèrent qu’Arigo avait pratiqué l’incision en un éclair et extrait la tumeur avec ses doigts, et que ni la peau ni le couteau n’avaient été nettoyés ou désinfectés. »

Le docteur Puharich prit évidemment des photos de son bras juste après l’opération, puis de sa cicatrice absolument parfaite. Il restait maintenant à affronter le monde civilisé avec les films et les photos. La réputation d’Arigo franchit les frontières du Brésil. L’église le fit condamner. Mais le président Kubitschek le gracia. Ses exploits sont inouïs. A l’aide d’un couteau et de ses seules mains, ne dit-on pas qu’il enleva à une jeune femme mourante un cancer à l’utérus ! Et que celle-ci retrouva la santé ! Il assura qu’il n’était que la main d’un esprit, celui d’un certain Dr Fritz, mort pendant la Première Guerre mondiale, qui, ayant de son vivant commis beaucoup d’erreurs chirurgicales, était condamné à les réparer et à atteindre la perfection. Et que, pour remplir cette tâche, il lui fallait un médium. Lui, Arigo, travaillait donc comme un automate. Il n’était que la main, l’instrument de cet esprit.

Arigo rédigea aussi des ordonnances fort complexes dépassant de loin les connaissances médicales et pharmaceutiques des citoyens ordinaires. Où aurait-il appris tout cela ? De nombreux médecins vérifièrent la sûreté de son diagnostic. On lui présenta des malades ayant fait l’objet d’examens préalables, il indiqua leur maladie. Les aréopages stupéfaits ne surent que penser. Aujourd’hui, les documents que l’on doit au docteur Puharich plongent dans l’embarras les spécialistes. Arigo mourut le 11 janvier 1971 dans un accident de voiture qu’il avait prédit longtemps à l’avance. Nul n’a jamais pu établir une quelconque imposture. Le mystère de ce « chirurgien au couteau de cuisine » demeure entier. A chaque citoyen de se faire une opinion. Mais, jusqu’à preuve du contraire, il reste préférable de se faire opérer dans un bon hôpital.

 

L'INCROYABLE VERITE

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 17:02

 

Un matin du mois de février 1966, vers 5 heures, un homme rentre chez lui après une nuit harassante. Cet homme, un Américain, s’appelle Cleve Backster. C’est un technicien éminent de la CIA, et son travail n’est pas ordinaire. Il est le premier spécialiste de détection du mensonge. Outre ses interventions sur des cas réels que lui soumettent sans arrêt les autorités de la police, il est chargé de la formation du personnel dans ce domaine délicat. Car cette fameuse machine à détecter le mensonge est, pour le moins, fortement contestée un peu partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis.

Comment fonctionne cet appareil diabolique, magique, en quelque sorte, puisqu’il est capable de violer les défenses psychiques des individus ? Chaque corps humain dispose d’un certain potentiel d’électricité. Ce potentiel se manifeste différemment selon qu’un sujet est calme, paisible, serein, ou au contraire agité, terrorisé, fou de joie, ou simplement inquiet. En branchant des électrodes sur un individu, en soumettant celui-ci à diverses émotions, on peut vérifier ces variations, parfois considérables, sur un graphique enregistré par un stylet relié à l’appareil. Cela ressemble à un électrocardiogramme. Un galvanomètre permet d’animer ce stylet, ou alors, une simple aiguille sur un cadran. Lorsque la police interroge un suspect, elle peut sélectionner avec soin une série de questions élémentaires concernant l’emploi du temps, les déclarations, faits et gestes de ce suspect, puis le plonger dans l’inconscience, brancher sur son corps cette machine à détecter les émotions, le questionner enfin. Si le suspect ne dit pas la vérité, il est censé trahir une certaine émotion due au mensonge, et, dans ce cas, la machine enregistre la variation correspondante. Ce n’est plus alors une émotion ordinaire qu’elle perçoit, mais bel et bien un mensonge qu’elle détecte, d’où son nom.

La méthode est-elle absolument sûre ? A-t-elle une valeur juridique ? On en discute, mais nul ne nie que des résultats spectaculaires ont été obtenus. L’utilisation de cette méthode exige une grande expérience, et beaucoup de sens psychologique. Telles étaient, indéniablement, les qualités de Cleve Backster, lequel inspirait de la considération même aux détracteurs de cette machine et de cette méthode.

En ce petit matin de février 1966, notre spécialiste rentre donc chez lui plutôt très fatigué, dans cet état que tout le monde peut connaître de temps à autre, où la fatigue est telle, la nuit si avancée, qu’on n’a même pas envie de dormir. Backster pénètre dans son bureau, donne de la lumière, se laisse tomber dans un fauteuil, et respire un instant. Devant lui, l’une de ses machines et son galvanomètre. A coté, une plante verte nommée par les botanistes Dracaena massageana, sorte de palmier nain aux grandes feuilles et aux petites fleurs serrées les unes contre les autres. Backster contemple d’un œil absent ce paysage si familier. La plante avait été apportée là, voici peu, par sa secrétaire qui trouvait le bureau trop austère. Et soudain, que se passa-t-il ?  Sous quelles impulsions fait-on ou non, dans ces situations-là, tel ou tel geste ? Nul ne sait vraiment. Toujours est-il que Backster, en un élan brusque et parfaitement irraisonné, branche les électrodes sur l’une des larges feuilles de la plante. Pourquoi ? Il n’en sait rien. Il regarde une seconde ce nouveau spectacle inusité d’une plante branchée à sa machine, puis, mais cette fois en toute logique, il décide de conférer une signification à une initiative au départ absurde. Puisque, Dieu sait pourquoi, cette plante est branchée, autant la solliciter pour voir si elle réagit. Backster se lève, va chercher de l’eau et arrose la plante. Son esprit s’est remis en marche, malgré la fatigue et l’heure matinale. Il raisonne donc : la plante humide doit normalement mieux conduire le courant que la plante sèche. Qui ne sait cela ? Or, il se produisit un fait curieux : le galvanomètre n’indiqua rien de tel. Au contraire, le stylet traçait des courbes descendantes et en dents de scie. Intrigué, Backster remit de l’eau et observa attentivement le résultat. Où avait-il il déjà vu ce genre de courbes ? Tout à coup, en un éclair, il comprit. Sous ses yeux survenait un évènement inouï, incroyable mais pourtant vrai, qui allait changer sa vie et peut-être révolutionner les connaissances humaines : ces courbes ressemblaient à s’y méprendre à celles obtenues lors d’interrogatoires de suspects. Que signifiait cette constatation ? Tout simplement que les plantes, comme les hommes, éprouvent des émotions, en somme qu’elles parlent un langage psychique identique en tous points à celui des êtres humains.

Une telle hypothèse était si inconvenante, à la limite, si grotesque, que Backster en fut saisi de vertige. Et pourtant, la machine, elle, qui n’avait rien à perdre ou à gagner, était formelle : elle obéissait à cette plante en traçant ce genre de courbes. Afin d’en avoir le cœur net, Backster, qui avait maintenant complètement oublié sa fatigue, décida de pousser l’expérience. De même qu’un homme se sentant menacé éprouve une forte émotion, une plante mise dans cet état devrait alors réagir. Backster entreprit donc de menacer la plante. C’était l’heure où les travailleurs les plus matinaux commençaient à se rendre au bureau ou à l’usine. Assurément, aucun d’eux n’imaginait que derrière ces vitres restées éclairées, un fou entendait menacer une plante et obtenir d’elle une réaction de terreur. Backster décida de brûler la feuille sur laquelle étaient branchées les électrodes. Il se préparait à saisir une boîte d’allumettes quand, à sa grande stupeur, le stylet traça une courbe descendante brutale. Backster s’immobilisa, les yeux écarquillés. Avant même qu’il mît sa menace à exécution, la plante avait manifesté sa crainte : avait-elle donc deviné sa pensée ? Avait-elle précédé l’acte comme l’homme est habitué à le faire ? Quand quelqu’un voit un ennemi avancer le bras vers un couteau ou un fusil, il a peur, avant même d’avoir subi l’agression. La plante de Backster n’avait-elle pas réagi de cette façon ?

Backster, devenu fébrile, alluma une allumette et brûla la feuille. Cette fois, le stylet réagit encore, mais bien moins fort, puis, en dépit de la brûlure, il finit par ne plus bouger. Backster en conclut que la plante avait su distinguer entre une menace et son exécution.

Quand le jour fut levé, le monde avait un nouveau chercheur. Certes, Backster n’avait pas de formation scientifique digne de ce nom. Mais sa volonté ne faisait pas de doute : il irait jusqu’au bout de ce phénomène, en tout cas à la limite de ses possibilités. Il alerterait le monde scientifique en lui annonçant : « les plantes pensent et parlent ! » Il recruta des collaborateurs, multiplia les expériences, toutes menées dans les mêmes conditions, et portant sur des plantes aussi diverses que les oignons, les oranges, les bananes, les laitues. Les plantes n’ayant ni des oreilles, ni un nez, ni des yeux, ni un système nerveux, comment pouvaient-elles penser et sentir ? Backster agrandit son laboratoire et étudia ce qui s’appelle aujourd’hui « l’effet Backster ». Il fit une démonstration stupéfiante à un groupe d’études de l’université de Yale. Dans une pièce nue, il installa une plante branchée à une machine à détection, et… une grosse araignée. On vit alors le graphique se modifier d’une façon saisissante, sans doute autant que l’aurait été celui d’un être humain apeuré par l’insecte. Mais Backster  fit plus encore. Il convia un journaliste sceptique à une expérience déroutante. Il relia un philodendron à sa machine. Il proposa d’énumérer sept dates, de 1925 à 1931, parmi lesquelles se trouvait la date de naissance de ce journaliste. Celui-ci devait répondre négativement à l’appel de chaque date, donc, mentir au moins une fois. Lorsqu’il répondit non à l’énoncé de la vraie date, le stylet, jusque là en position normale, descendit brusquement. Puis, à l’appel des autres dates, il reprit sa position initiale. Backster en déduisit aisément la date de naissance du journaliste qui eut beaucoup de mal à revenir de sa surprise. Jusqu’où pouvaient aller ces expériences extraordinaires ? Nul, aujourd’hui, n’est en mesure de le dire.

Backster songea à démontrer que les plantes avaient de la mémoire. Il imagina dans ce but une opération qui dépasse l’imagination. Il banda les yeux de six étudiants. Puis il les aligna devant deux plantes. Il tira au sort celui qui devrait en arracher une, la briser, la piétiner. Ni Backster, ni les cinq étudiants innocents ne devaient connaître le coupable. Le crime n’eut donc comme témoin que la deuxième plante. Après quoi, on relia cette plante à la machine. Les étudiants furent interrogés. L’un d’eux, forcément, mentit. La plante réagit avec vivacité. Le coupable dut donc découvert. Quelle valeur scientifique accorde-t-on aux expériences et découvertes de Cleve Backster ? Les avis sont partagés. Un fait est certain ; Backster ayant publié un article retentissant exposant ses thèses, sept mille scientifiques demandèrent que cet article fût réédité. Grâce à ce succès, il put équiper un laboratoire ultra-moderne et affiner ses observations. Il organisa sa plus belle expérience, en éliminant toute intervention humaine. Il plaça des crevettes dans un récipient sur lequel une machine déversait automatiquement de l’eau bouillante. Des plantes reliées à des galvanomètres furent les seuls témoins de la mort de ces crevettes. Aucun homme ne manipulait quoi que ce soit. Ces plantes réagirent fortement chaque fois que l’eau bouillante fut déversée… Des expériences de Sir Jagadis Chandra Bose démontrèrent ensuite que les plantes réagissaient aux ondes sonores ou électro-magnétiques. Qu’elles sont même capables de transformer du phosphore en soufre, du magnésium en calcium, qu’elles sont sensibles à l’amour, à la haine, à l’attention ou à l’indifférence de leurs propriétaires.

Tout cela doit absolument faire réfléchir et non ricaner ou hausser les épaules. La nature est loin d’avoir livré tous ses mystères, si elle le fait jamais. Un jour, l’homme saura sur les plantes qui l’entourent bien plus que ce que nous savons aujourd’hui. Ce jour-là, les règles de la cohabitation entre hommes et plantes seront bouleversées. Quoi qu’il en soit, quelle aventure aura vécue cet ancien spécialiste de la machine à détecter le mensonge ! Comme l’écrit Peter Tompkins, il avait, selon lui, découvert une force nouvelle, inconnue : peut-être celle de « la vie elle-même ».

 

L’INCROYABLE VERITE

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:50

 

 

Des ampoules qui éclatent, des meubles qui tombent et bien d'autres manifestations très étranges dans une maison à La Roche (Lozère) ont bousculé la raison des gendarmes, pompiers et villageois avant la découverte, cette semaine, d'une explication scientifique.

 

Selon le maire de ce petit hameau d'Albaret-Sainte-Marie , Michel Thérond, un expert a mis en évidence "une faille tellurique très profonde à l'origine d'un puissant champ électrique". Et chassé les esprits frappeurs et autres revenants qui commençaient à s'inviter au pays de la Bête du Gévaudan.

D'après un rapport de la gendarmerie, qui s'est penchée sur l'affaire pendant dix jours, les phénomènes ont débuté le 10 mars dans cette ancienne grange de pierre restaurée par la mairie: un chat est mort. Puis 21 ampoules du logement ont explosé quasi simultanément le 12 mars. Le lendemain, les meubles ont commencé à tomber et des oiseaux sont morts.

Selon la même source, un cyclone semblait avoir frappé les lieux. Tout semblait avoir été jeté au sol. Dans la cuisine, le réfrigérateur était tombé en faisant une vrille pour se retrouver les pieds à l'envers, porte en l'air. Tout comme la lourde bibliothèque renversée, mais dont les ouvrages garnissaient encore les étagères !

Pourtant, les habitants de la maison, un couple avec un garçon, n'avaient ressenti aucune secousse. Pas plus que leurs voisins de l'habitation mitoyenne.

"Aucune fissure apparente au niveau de la bâtisse. Pas de trace d'effraction", avaient noté les gendarmes, pour lesquels "aucune explication rationnelle ne pouvait être donnée".

L'après-midi du 13 mars, le phénomène s'était déchaîné. Les couteaux du vaisselier avaient étrangement quitté leurs rangements et jonchaient le sol. Les portes des placards s'étaient ouvertes de façon inopinée et dans certaines pièces, les meubles gisaient en tas incongrus.

Alors que le village commençait à parler de "l'affaire de La Roche", la vérité est finalement venue de la science. La municipalité, en quête de rationalité, a fait venir un spécialiste des phénomènes électromagnétiques qui a mis en évidence l'existence d'une faille tellurique passant sous la maison et l'habitation mitoyenne. Bien que profondément enfouie, elle serait à l'origine d'un puissant champ électrique plutôt que magnétique.

L'explication relève donc bien du domaine des hommes ou plutôt... des ohms. Des tests effectués au niveau des interrupteurs ont révélé l'existence d'une résistance électrique 10 à 12 fois supérieure à la norme: "Là où on aurait dû être inférieur à 50 ohms, l'expert a mesuré plus de 600 ohms", relève M. Thérond.

"Quand on a constaté que tous les meubles ayant chuté étaient placés soit devant une prise, soit à proximité d'un interrupteur, il ne fallait pas être sorcier pour déduire un lien de causalité. Force électromotrice, c'est le nom du phénomène", résume le maire... Phénomène qui a toutefois pris ici une ampleur peu commune.

 

http://news.fr.msn.com/m6-actualite/insolite/france-en-loz%c3%a8re-la-grange-de-l%c3%a9trange-r%c3%a9v%c3%a8le-son-secret

 

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16 avril 2012 1 16 /04 /avril /2012 15:12
 
Merci d'avoir mis ce document sur le net !
 
Ce doc de la chaîne Allemande ZDF cherche à comprendre comment et pourquoi cette catastrophe a pu se produire, et comment les patrons du nucléaire et le gouvernement y ont fait face.
 
L'enquête montre qu'avant même la catastrophe, il existait un réseau criminel dans l'industrie de l'énergie, qui a gardé secrets de graves erreurs et défauts afin de réduire les coûts.
Pendant des décennies, de nombreux travailleurs et fonctionnaires de haut niveau sont contraints au silence.
 
Des témoins bien informées, comme Kei Sugaoka, ancien ingénieur en sécurité nucléaire, parlent des pratiques criminelles de la société TEPCO.
 
 
Traduction Anglaise Steven Muschalik sous-titrage Jerry Sa
 
Versions sous-titrée en Anglais par StevenMorello en 3 parties : http://youtu.be/0B77engN4qk
 
Vidéo meilleure qualité par bedibik : http://youtu.be/pGsYdDpUSzg
 
Traduction Française: Arielle & kna60:
http://www.dailymotion.com/kna60
 
 

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 19:29
 
Merci à JaneBurgermeister pour la vidéo.
 
Je cite :
 
"Sondages et manipulations : sonder pour gouverner ?
 
Une conférence menée par Alain Garrigou :
 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 06:19
 
Vidéo de ITELE
 
Je cite ;
 
"Une association américaine de défense des consommateurs avait récemment protesté contre la présence, dans le Coca-Cola, du caramel E150d, contenant des particules cancérigènes.
Ceci avait d'ailleurs contraint la marque de changer sa recette dans l'Etat de Californie. Qu'en est-il en France ?"
 
 

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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 18:15

 

Merci à JaneBurgermeister pour la traduction du texte ci-dessous :

 

Lorsque le bâtiment 3 de la centrale de Fukushima Daiichi a explosé le mois dernier [Mars 2011], ceux qui ont vu la vidéo ont été amenés à se demander pourquoi cette explosion a été plus sévère que les autres.

 

Pour ajouter au mystère, il a été signalé que le confinement et le réacteur dans le bâtiment 3 étaient encore intacts.

 

Gundersen traite de plusieurs faits connus sur Fukushima 3 et théorise sur un scénario possible conduisant à l'explosion, impliquant un accident de criticité instantanée.

 

Sources :
http://www.youtube.com/user/kna60
http://fairewinds.com/node/155

 

 


 
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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 07:42

 

 (Medjugorje)

 
 
 
 
 
Les apparitions
 
Le mercredi 24 juin 1981 était jour férié dans la paroisse. Les gens ont gardé l'habitude de fêter la Saint-Jean. Deux jeunes filles de Bijakovici (paroisse de Medjugorje), en vacances chez leur parenté, se promenaient au pied du Crnica, échangeant des propos. Ivanka jeta par hasard un regard en direction de la montagne et y aperçut quelque chose de brillant. En y regardant de plus près, elle vit une apparition insolite, la figure de la Gospa (la Vierge), se tenant au-dessus du sol.
"Regarde donc la Gospa sur la montagne !"
Mirjana, qui n'aurait jamais de sa vie osé penser à pareille chose, répliqua :
"Garde le silence. On pourrait t'entendre. Comment la Gospa pourrait-elle nous apparaître ?"
Et les deux jeunes filles rentrèrent à la maison.
Vers le soir, Milka, soeur cadette de Marija, demanda aux jeunes filles de l'accompagner pour rentrer les moutons. Elles suivirent le même chemin au pied de la montagne. Ivanka s'arrêta une nouvelle fois et leva les yeux vers la montagne.
"Regardez, la Gospa est à nouveau là !" et elle montra du doigt la direction de la montagne.
A leur grand étonnement, Mirjana et Milka virent cette fois-ci également l'apparition qui se tenait un peu plus haut, sur le sommet de la montagne, portant dans les bras, ce qui ressemblait à un enfant. Toutes les trois restèrent immobiles, plongées dans l'admiration, sans rien dire.
Alors Vicka rejoignit les deux jeunes filles qui, avec excitation et d'une voix forte et vive lui dirent d'approcher.
"Que se passe-t-il ? Y a-t-il un serpent ?"
"Non, pas de serpent !" Vicka accourut, mais la vue de l'apparition l'effraya à tel point que, prise de peur, elle se déchaussa et s'enfuit. Au bout de deux ou trois minutes cependant elle revint sur ses pas. Elle comprit que si c'était la Sainte Vierge, il n'y avait rien à craindre.
A ce moment-là, arriva Ivan Dragicevic portant un sac rempli de pommes. Les filles lui signalèrent l'apparition et il la vit. La peur le figea, si bien qu'il en laissa tomber les pommes. Puis il prit la fuite, sans se préoccuper des fruits. Ivan était venu avec un garçon plus âgé que lui, s'appelant lui aussi Ivan. Il n'avait vu qu'une lumière et n'assista pas aux autres apparitions.
De retour chez elles, les jeunes filles ne parvinrent pas à dissimuler leur émotion. Toutefois, elles ne récoltèrent que des moqueries lorsqu'elles se mirent à parler de leur visions. On leur dit qu'elles feraient mieux de ne pas en parler.
 
Le premier entretien avec la Gospa
 
Le lendemain soir, le 25 juin 1981, les jeunes filles se rendirent au même endroit, à la même heure. Il était 18 h 30. Personne ne leur avait donné l'ordre de s'y retrouver, mais elles se sentirent fortement attirées vers ce lieu. Une femme, accompagnée de son enfant, était également venue à cet endroit. Mirjana et Ivanka proposèrent à Vicka et à Ivan de faire venir Jakov et Marija, pensant que ces derniers bénéficieraient aussi de ces visions. Pourquoi avaient-elles invité précisément ces deux jeunes-là ? Parce que ces derniers avaient été les seuls à les croire. La femme vit la Gospa et dit : "Elle vous tend les mains, courez vite sur la montagne." Alors les filles virent la Gospa qui leur fit signe d'approcher. Mirjana et Ivanka montèrent donc rapidement sur la montagne, suivies de Marija, Jakov, Vicka et Ivan. Sur ces entrefaites, plusieurs villageois étaient arrivés. Mais eux ne virent qu'une lueur. Milka n'était pas chez elle ce jour-là; sa soeur Mirjana vint à sa place, vit et continua à voir la Gospa avec les autres voyants. Milka, par contre, n'eut plus de visions à partir de ce jour-là.
Les enfants se rendirent près de la Gospa, se mirent à genoux et commencèrent à prier. Tous pleuraient d'émotion. Comme la maman d'Ivanka était décédée deux mois plus tôt, celle-ci demanda à la Gospa des nouvelles de sa maman. La Gospa répondit : "Elle va bien. Ne te fais pas de souci pour ta maman. Elle est ton ange céleste." Ensuite, ils demandèrent à la Gospa si elle reviendrait le lendemain. "Oui, je reviendrai."
Les personnes présentes virent les jeunes filles parler, mais n'entendirent rien. Alors quelqu'un proposa : "Venez, saisissons-les !" (Cette remarque fut faite par plaisanterie ou par moquerie.) Comme les enfants allaient rentrer chez eux, la Gospa leur dit : "Allez dans la paix de Dieu." Alors, les enfants se retournèrent et tombèrent à genoux, mais la Gospa avait disparu. Le ciel s'illumina, ce que virent également plusieurs personnes de l'assistance.
 
La troisième apparition de la Gospa 
 
Le troisième jour - c'était un vendredi - les gens étaient venus en grand nombre. Les voyants longeaient à nouveau le chemin qui se trouve au pied de la montagne, lorsqu'ils eurent à nouveau une vision. Le ciel s'illumina trois fois. La lumière frappa un point de la montagne éloigné d'une centaine de mètres de l'endroit où la Gospa s'était montrée la veille. Alors que l'endroit de la précédente apparition pouvait être atteint grâce à un sentier qui serpente entre les rochers, le nouvel emplacement se trouvait au milieu d'herbes, de broussailles, de trous, de pierres et de rochers. Les témoins oculaires rapportent que les enfants accoururent vers la Gospa comme portés par des ailes, à travers les pierres, les blocs de rochers et les broussailles épineuses où, normalement, on avance à grand-peine. Aucun des enfants ne se blessa, quoique les buissons épineux rendaient les broussailles presque impénétrables. Aux témoins, ce seul fait parut tenir du miracle.
Les enfants rejoignirent donc rapidement le point précis de l'apparition. Mirjana et Ivanka eurent un léger évanouissement dû à l'émotion. Vicka, aspergeant l'apparition d'eau bénite et de sel, dit : "Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Si tu es la Mère de Dieu, reste. Sinon, va-t-en !" La Gospa répondit par un sourire. Ensuite Mirjana demanda des nouvelles de son défunt grand-père, qu'elle avait beaucoup aimé. Ivanka s'enquit à nouveau de sa mère. - La Sainte Vierge répliqua : " Elle va bien." Ivanka : "Est-ce que maman a dit quelque chose ?" - "Elle a dit que vous deviez obéir à votre grand-maman et l'aider parce qu'elle est âgée." Puis les enfants demandèrent à la Sainte Vierge la raison pour laquelle elle venait précisément à cet endroit et se faisait voir à eux, ajoutant : "Nous sommes comme les autres, nous ne sommes pas meilleurs." La Gospa répondit qu'elle ne choisissait pas les meilleurs, qu'elle était venue ici-même parce qu'elle désirait être parmi les fidèles. Ensuite, elle se retourna et regarda chacune des personnes présentes. Son désir est que les gens se convertissent, qu'ils comprennent toute la nécessité de revenir dans le droit chemin pendant qu'il est encore temps.
A la fin, les voyants demandèrent à la Gospa un signe, afin qu'ils ne soient pas la risée des gens.
 
Les apparitions continuent
 
Le lendemain - samedi - Ivanka posa la question : "Ma Gospa, quel est ton nom ?"
"Je suis la Sainte Vierge Marie."
Mirjana : "On nous accuse de nous être drogués ou d'être épileptiques."
"Mes enfants, il y a toujours eu de l'injustice dans le monde; ici, c'est pareil. il ne faut pas en tenir compte."
Le dimanche, les gens affluèrent déjà en si grand nombre qu'il n'y avait peut-être jamais eu auparavant pareille multitude lors d'une réunion religieuse dans l'Herzégovine.
Mirjana précisa : "Tout à l'heure, nous avons demandé un signe pour cette foule, alors la Gospa s'est retournée et a regardé la foule en souriant."
Pendant les apparitions, la Gospa se tient habituellement à environ 30 cm au-dessus du sol. Parfois, elle semble être debout sur un nuage.
Elle est d'une grande beauté, svelte, et mesure environ 1 m 60. Jakov, dans sa candeur enfantine, dit : "Je n'ai jamais vu de femme plus belle !"
Elle est vêtue d'une longue robe grise qui lui recouvre les pieds. En fait, il est impossible d'en préciser la couleur. C'est un gris qui donne l'impression de ne pas être gris. La tête est couverte d'un voile blanc qui descend jusqu'au sol. Sur la tête, elle porte une couronne aussi brillante que les étoiles. Elle a les yeux bleus, les cils noirs, la bouche petite et rouge, les joues roses; à travers le voile, on distingue des boucles de cheveux noirs. Elle est jeune, paraît avoir vingt ans. On ne se lasse pas de la regarder. Elle parle d'une voix douce à l'intonation normale. Le ton est inexprimable : comme une musique ou un chant.
Quelqu'un demanda aux voyants dans quelle langue la Gospa s'exprimait : "Le croate, bien sûr !" Ils ajoutèrent que la Gospa parlait un excellent croate et non pas le dialecte, comme eux.
Les propos suivants reflètent la joie indicible de voir la Gospa. Ainsi, Jakov déclara : "Si je devais mourir maintenant, je n'aurais pas de regrets, puisque j'ai vu la Gospa !" Mirjana expliqua : "Quelle impatience dans l'attente ! Nous comptons les minutes, regardons tout le temps la montre en attendant l'heure où nous pouvons enfin commencer les prières. Et puis nous sommes dans la crainte d'avoir peut-être fait quelque chose de mal, et qu'elle ne revienne plus. C'est une très grande joie lorsque nous la voyons. Quand je suis auprès d'elle, j'ai envie de pleurer de ravissement."
Au début, beaucoup de gens se moquèrent des voyants. Par dérision, on appela les jeunes filles "Gospica" (diminutif de "Gospa"). Cela les affligeait; elles demandèrent donc à la Gospa un signe qui obligerait tout le monde à les croire. Au bout de quelques jours toutefois, elles ne firent plus attention à ce qu'on disait d'elles.
Elles prièrent la Gospa d'apparaître à chacun, afin que tous puissent la voir. La Vierge Marie répondit : "Heureux ceux qui croirent sans avoir vu !" Elle se retourna à nouveau pour regarder l'assemblée : "Qu'ils croient comme s'ils me voyaient !"
En la fête de Saint-Pierre et Saint-Paul, le 29 juin 1981, une doctoresse désira suivre l'évènement de tout près. Elle demanda si elle pouvait toucher la Gospa. Celle-ci répondit : "De tous temps, il y a eu des incrédules, qu'elle vienne !" La doctoresse a changé depuis. Mais on ignore si sa conversion fut totale.
 
La Gospa apparaît à Cerno et à d'autres endroits
 
Le lundi après-midi, une assistante sociale de Citluk, domiciliée à Bijakovici, invita poliment les enfants à une promenade en voiture à travers une partie de l'Herzégovine. Conduisant à cet effet la voiture d'une collègue de Sarajevo, elle voulait savoir si les enfants auraient également les mêmes visions ailleurs, lorsqu'ils ne pouvaient pas se rendre sur la montagne de Bijakovici. Tous acceptèrent l'invitation des deux assistantes sociales sauf Ivan qui n'était probablement pas chez lui. Ils passèrent par Zitomislici, Pocitelj, Capljina, Kravica et Cerno. En route, on s'arrêta pour manger. Au retour, ils arrivèrent vers 18 h à Cerno, où ils quittèrent la route principale et se trouvèrent bientôt à un endroit d'où l'on aperçoit la montagne Crnica. Les cinq enfants se mirent aussitôt à prier et à chanter - et ils bénéficièrent des mêmes visions que les jours précédents sur la montagne. On conduisit ensuite les enfants jusqu'au presbytère de Medjugorje où on les laissa, parce que les gens revenaient déjà de la montagne.
Pendant l'apparition à Cerno, les voyants demandèrent à la Gospa si elle apparaîtrait également dans l'église paroissiale. Elle fit oui de la tête en souriant. Mais le curé estima qu'il ne fallait pas commencer avant dimanche, parce qu'il n'avait pas l'occasion de l'annoncer plus tôt. Les voyants, confiants, lui dirent de ne pas se soucier de la venue des gens. Tiraillé entre ses doutes et la certitude des enfants, le curé du lieu, Fra Jozo Zovko, demeurait indécis jusqu'à ce qu'il vit de ses propres yeux, ce jour-là, le 1er juillet, les gens venir à l'église peu avant 18 heures. D'abord le vicaire, Fra Zrinko, récita le chapelet devant les fidèles, ensuite le curé célébra l'Eucharistie. Quelques personnes désiraient se confesser et communier.
Cet évènement dissipa la méfiance des deux prêtres envers les jeunes témoins. A l'issue de la Sainte Messe, le curé invita les fidèles présents à commencer de jeûner le vendredi au pain et à l'eau, comme la Gospa l'avait déjà recommandé. Il leur proposa de le faire dans l'intention d'obtenir de Dieu des signes qui permettraient de comprendre les évènements énigmatiques et de connaître sa volonté à ce sujet. De nombreux fidèles accueillirent cette recommandation de bon coeur.
Après la Sainte Messe, les voyants firent savoir aux gens que, selon une communication de la Gospa, ils pourraient se réunir également à l'église et y réciter le Credo, sept Pater, Ave et Gloire au Père, ou encore dire ces prières à la maison. Tout de suite, on commença à dire ces prières à genoux, à l'église, en présence des voyants. Depuis lors, tous les soirs, à 18 heures, une foule de fidèles, si grande que souvent elle ne trouve plus place dans l'église, récite le chapelet ainsi que ces prières et assiste à la Sainte Messe. Les homélies des prêtres comme les prières des fidèles semblent avoir ici plus de force qu'ailleurs.
Depuis ce premier juillet, les voyants virent parfois la Gospa dans l'église, près de la tribune des orgues. A l'issue des cérémonies, ils se rendaient, selon le désir de la Gospa, sur la montagne Crnica pour y bénéficier de l'apparition.
Aussitôt que les gens eurent appris cette nouvelle et qu'ils commencèrent à venir assister en grand nombre aux visions, les voyants se rencontrèrent à différents endroits, dans les champs, au-dessus du village ou au bosquet. Quand les gens commencèrent à affluer là aussi, ils se réunirent dans leurs maisons respectives. La Sainte Vierge apparut dans la maison de tous les voyants, chacun d'eux désirant qu'elle vienne également chez lui. Depuis le mois de février 1982 cependant, les voyants viennent régulièrement dans la chapelle de l'église et, dès lors, c'est là qu'ils rencontrent la Gospa.
 
  
Tiré du livre de Marijan Ljubic, La Vierge Marie apparaît en Yougoslavie (Medjugorje)

 

Merci à Parvati

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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:35

 

Merci à hussardelamort

 


La bactérie E.Coli tueuse... de fermes bio
Mike Adams est un très bon intervenant qui remplace Alex Jones de temps autres.

 

 


 

 

 

 

 

 

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