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Des "choses" que certaines personnes sont capables de voir, de ressentir, mais qui ne sont pas du domaine du matériel... Bienvenue dans un monde encore inexplicable scientifiquement. Comme vous pouvez le voir, une fidèle du blog est devenue mon associée : Passiflore ! Nos articles vous plaisent et vous voulez mettre un lien sur votre blog/site ? Merci de nous le faire savoir par courriel.

L'écriture à quatre mains

 

 

C'est à la nuit tombée, que le noir me fait peur.

C'est lorsque les heures s'allongent que les yeux fermés j'entends les bruits qui se propagent dans la maison.

Le moindre mouvement me fait sursauter et je me découvre à me faire peur moi-même parfois.

C'est à la nuit tombée que je sens une présence dans ma chambre.

J'ai peur, je me cache sous mes couvertures.

J'ai peur que l'on vienne me faire du mal. Pourquoi ai-je ce sentiment si bizarre, que la mort est à portée de main.

Je ne sais pas qui est là, mais je sais qu'il y est.

Comme le grand méchant loup dans la bergerie, je sais qu'il me quête comme sa future proie. Et j'ai peur.

J'ai tellement peur que, sous mes draps, je n'arrive pas à trouver le sommeil. J'ai peur de mourir pendant mon sommeil, sans savoir qui il est et pourquoi il est venu me chercher.

Je voudrais qu'il s'en aille, qu'il me laisse seule dans ma chambre peinte de la nuit noire.

Pourtant, pendant combien d'années est-il entré dans ma chambre, sans jamais frapper à la porte, sans jamais se montrer vraiment.

Pourtant, il était toujours là, il ne venait pas toutes les nuits, mais régulièrement et au fil des années, ce sentiment de mort n'a jamais quitté ses visites.

C'est au fil du temps pourtant que j'ai appris à comprendre qui il était et pourquoi il venait me rendre visite.

Je ne sais pas si c'est dans le regard, que j'ai croisé un jour sur une vieille photo en noir et blanc, que j'ai enfin compris que c'était lui.

Lui, l'homme que je n'avais jamais connu et qui a pourtant accompagné mes pas. J'ai appris à vivre avec ses visites.

Dès que je le pouvais, je tentais d'en savoir plus sur lui lorsqu'il était en vie, afin de mieux le connaître et de savoir quel homme il avait été.

Sans jamais l'avoir vu, où si jeune que je n'ai aucun souvenir de notre rencontre, j'ai enfin su qui il était.

J'ai alors appris à vivre avec ses visites, et son intrusion dans ma chambre alors que la nuit était tombée ne me dérangeait plus.

Peut-être venait-il, en pleine journée, mais c'est la nuit que je le sentais près de moi.

Je comprenais, au fil des mois, qu'il venait veiller sur mes rêves afin que mes nuits ne soient jamais remplies de cauchemar.

C'est alors qu'un soir, sa main s'est posée sur moi.

Comme chaque soir, je m'étais cachée sous mes couvertures, j'avais gardé cette habitude de mon enfance et les ombres de la nuit, même amicales soient-elles, continuaient à me faire peur.

J'ai été surprise de ce premier contact, puisqu'il avait mis plus de vingt ans à se manifester réellement.

Peut-être attendait-il que je sois assez forte pour pouvoir l'accepter.

La douceur de ses doigts dans mes cheveux m'a rassurée, et même si cette sensation m'a paru plus qu'étrange, je suis restée immobile dans mon lit, écoutant le silence qui se faisait autour de moi.

Puis une voix est montée.

Ce ne sont pas mes oreilles qui l'ont entendue, il s'adressait au coeur de sa petite-fille.

Il savait qu'ainsi je pourrais comprendre le message qu'il avait à me délivrer. Il savait qu'un nouveau tournant se préparait dans ma vie, mais aussi dans celle de ma famille.

Il me dit qu'il serait là pour m'aider, qu'ensemble nous arriverions à chasser le mal qui avait pénétré dans la maison.

Mes prières se feraient à deux voix.

Pendant plus de cinq mois, il ne vint pas me voir, je me demandais s'il ne m'avait pas oubliée depuis sa dernière visite.

Pourtant un soir, il refit ce même geste.

Cette fois pourtant, je ne ressentais pas la chaleur de son premier geste.

Mais de nouveau il s'adressa à mon coeur et j'entendis ces mots : " Tu vas avoir beaucoup de peine, tu vas beaucoup pleurer mais sois forte. "

Quelques minutes plus tard, le téléphone sonnait.

Je décrochai celui de ma chambre.

Ma cousine de Lyon avait un message important à donner à mon père.

Il était presque onze heures, et lorsque je lui dis que ma cousine était au téléphone, il me demanda de lui dire si c'était important.

Alors mon père décrocha le téléphone situé dans le salon et je raccrochai celui de ma chambre.

Je commençais à trembler, je redoutais la nouvelle plus que tout. Ma mère vint me voir dans ma chambre, mais je pleurais déjà sachant d'avance ce qu'elle allait m'annoncer.

Elle fut surprise, lorsque je lui dis : " Je sais ".

Mais dans la peine, elle ne prêta pas attention que je savais déjà la mort de ma tante.

Je pleurais toute la nuit, seule dans mon lit, l'appelant, lui demandant de recueillir sa fille dans cet endroit qu'il avait déjà rejoint depuis tant d'années.

Mes parents se sont envolés vers la maison familiale demandant à ma soeur de ne pas me laisser seule, pendant les quatre jours à venir.

Pourtant, j'aurais voulu rester seule, sans doute pour être face à moi-même et à ma peine.

Je voulais pleurer tout mon soûl et à la nuit tombée je filais dans ma chambre et je pleurais dans le noir.

Je me cachais sous mon oreiller et je pleurais.

Je pleurais cette femme que j'avais tant aimée et qui était de plus la voisine de mes parents.

Comment ferais-je lorsque j'irai là-bas et que je ne pourrais plus la voir et l'appeler à travers la porte mitoyenne du jardin.

Depuis, il n'est plus jamais revenu. J'ai déménagé et il a dû chercher mon adresse pendant longtemps.

Mais dans mon nouvel appartement, il n'est jamais venu. C'est alors qu'il a fait quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas.

Je venais passer quelques jours avec mes parents, et je venais pour la première fois avec l'homme que j'aimais.

Alors que je venais de me recueillir sur sa tombe et le quittais dans un au-revoir, il fit de nouveau ce geste affectueux pour moi.

Pourtant, je me retournai, qui avait pu avoir ce geste pour moi. ça ne pouvait pas être celui qui était entré dans mon coeur à peine cinq mois plus tôt.

Il était certes à côté de moi, mais bien trop loin de moi, pour avoir pu faire ce geste.

De plus, il n'y avait qu'une personne qui s'identifiait à moi de cette façon.

C'est alors que j'écoutai au plus profond de moi sa voix qui s'élevait.

Cette fois, il avait l'air plus serein que la dernière fois. De nouveau il me parla et toujours de la même façon.

"Tu as choisi la bonne personne, pourtant tu vas avoir des moments bien difficiles. Sache que je serais là, je t'aiderai parce que l'amour qu'il y a entre vous est pur et sincère. Courage, j'accompagne tes pas".

Son message était devenu une véritable prophétie. Mais je savais qu'il était là et je tenais bon, contre vents et marais.

C'est alors, qu'il s'est manifesté autrement.

Il ne venait plus la nuit, il ne venait plus pour me délivrer un message.

Il ne venait pas quand il le voulait, mais quand je l'avais décidé. Il venait lorsque le stylo à la main, j'écrivais.

C'est ainsi que j'ai commencé à transcrire ce qu'il me dictait. Mais je ne l'entendais pas.

Il posait sa main sur la mienne, et ensemble nous écrivions.

Pendant des heures, nous restions là ensemble à parler de ce qui nous touchait.

Pendant des heures, nous restions silencieux et seules nos mains parlaient.

Les yeux dans le vague, entre deux phrases, j'attendais qu'il continue l'histoire que nous avions commencée ensemble.

Parfois, je savais où il voulait me guider dans l'écriture que j'avais toujours recherchée et je l'aidais à s'exprimer dans une langue qu'il avait parfois du mal à contrôler.

Désormais, il ne guidait plus uniquement mes pas, mais aussi mes mots que j'utilisais pour mieux contrôler mes maux.

Les heures filaient lentement entre les lignes que nous remplissions à quatre mains.

 

 
Voilà, je reviens de lire les lignes copiées, j'en ai une boule dans la gorge et les larmes aux yeux.
J'ai aussi fait des rêves prémonitoires (avec des endroits que j'ai reconnus en les vivants pour de vrai). Mais pas très important pour moi. Comme une grande table ronde dans un restaurant avec des gens pour certains que je n'avais jamais vus.
Ou comme le jour de mon bac blanc où j'ai rêvé que j'allais être en retard, et ça n'a pas loupé. Une chance j'ai pris cela au sérieux et j'ai réussi à arriver pile poil.
J'ai souvent aussi rêvé d'un homme qui me voulait du mal (et une voyante m'a confirmé cela, je sais qui il est) et je le voyais dans une rue. J'avançais pour essayer de lui échapper mais petit à petit je n'y arrivais plus. Je restais sur place comme paralysée.

Le plus important est le texte que j'ai fait, c'est de cela que je voulais parler. De cette présence, qui est là depuis des années, dans des moments très importants et délicats de ma vie.

Si tu as des questions, n'hésite pas. Car je doute que peut-être parfois, ça ne doit pas être clair.

Ce texte fait parti des textes que j'ai écrit et qui sont sur mon site : http://odete.free.fr
A bientôt
 
 
 
>> Merci Odete *Van/Fée
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I
Malheureusement, ma soeur ne croit pas à tout ça, et la connaissant, c'est même pas la peine d'essayer de la convaincre. Elle vit ds son monde. Pourtant, je suis sûre que ça pourrait l'aider comme moi ça m'a aidée.
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F
>> Oui, mais quand la personne est tellement butée, ça ne sert à rien d'insister. Des événements qu'elle qualifiera de bizarres lui arriveront peut-être et à ce moment là elle se tournera vers vous. *Van
I
Pas seulement ça, je lui demande de partir, de s'élever, je demande qu'on l'aide à trouver le repos, que même si je l'aime très fort, je n'ai plus besoin d'elle.<br /> Mais ma plus jeune soeur ne s'est jamais remise de la mort de maman ( pourtant ça fait plus de 30 ans!) Est-ce la culpabilité par rapport à ça qui l'empêche de partir?
Répondre
F
>> Peut-être que votre soeur empêche votre mère de partir, car elle n'est peut-être pas en paix. Avez-vous déjà parlé de tout cela à votre jeune soeur ? *Van
I
J'ai aussi communiqué de cette manière avec ma maman qui s'est suicidée quand j'avais 13 ans. Mais j'ai renoncé définitivement le jour où j'ai écrit une page entière de" je vous ai abandonnés ". Elle n'a pas trouvé le repos...
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F
>> Avez-vous déjà prié pour elle ? *Van
S
je voulais juste dire que ton experience je l'ai vecu avec mon pere décédé au moi d'aout dernier . lui et moi n'avions pas eu le temps de faire vraiment connaissance (ce n'ai pa lui qu'il ma élevé) , je le voyai de temps en temps lui rendant visite par simple politesse je dois avouer .mais je me suis rendu compte a sa mort qu'une parti de moi etait parti avec lui, il est venu me rendre visite plusieur fois apres sa mort ce qui ma effryer c'est vrai. maintenant nous communiquon par ecrit comme toi, et je dois dire que je suis de plus en plus sereine car je sais que malgrés tout il sera toujour la pour moi.<br /> je te remercie pour cet emouvant temoignage<br /> et merci pour ce superbe site <br /> sabrina
Répondre
F
>> Merci à toi Sabrina de tes compliments. Tu vois, tu n'es pas seule à avoir ce don. Et c'est génial que tu sois heureuse. Merci aussi d'avoir posé ta petite graine. Elle ne fera que se renforcer au fil des années. *Van/fée