Des "choses" que certaines personnes sont capables de voir, de ressentir, mais qui ne sont pas du domaine du matériel... Bienvenue dans un monde encore inexplicable scientifiquement. Comme vous pouvez le voir, une fidèle du blog est devenue mon associée : Passiflore ! Nos articles vous plaisent et vous voulez mettre un lien sur votre blog/site ? Merci de nous le faire savoir par courriel.
Né de la combinaison de deux anciens mots allemands signifiant « esprit frappeur », le terme poltergeist recouvre les phénomènes de hantise, souvent destructrice, qui peuvent sacharner sur un lieu ou sur des personnes.
Les poltergeists ne constituent à peu près que 7 à 8 % des manifestations dites « psi » (se rapportant à la parapsychologie), mais ils présentent lavantage de pouvoir être étudiés en raison de leur durée.
Un cas récent, survenu en Angleterre, est devenu un « classique du genre », au point que le chercheur anglais Guy Playfair lui a consacré un livre très documenté : « Cette maison hantée ».
± Premières manifestations de lhôte inconnu
En 1977, à Enfield, Royaume-Uni, vit la famille Harper, qui se compose de la mère, séparée du père, et de quatre enfants : Rose, 13 ans ; Janet 11 ans, Pete, 10 ans ; et Jimmy 7 ans.
Le soir du 30 août, les lits de Pete et Janet, qui dorment dans la même chambre se mettent à bouger.
Le soir suivant, Mrs Harper découvre la commode de la chambre en train de se déplacer toute seule sur une cinquantaine de centimètres.
Elle fait venir les voisins, qui constatent quon entend les coups mystérieux, puis elle appelle la police.
Celle-ci ne peut rien faire.
Le lendemain, vers la même heure, ce sont les jouets des enfants qui sont lancés par une main invisible.
Lentourage avertit alors la presse et la rédaction du Daily Mirror contacte
Sous leurs yeux, jets et chutes dobjets se poursuivent.

Une femme médium vient dans la maison.
Au cours dune transe, elle affirme que la hantise est centrée sur la petite Janet et que plusieurs « entités » puisent leur énergie dans les auras de Janet et de sa mère.
La médium les « soigne » et les manifestations cessent alors presque totalement pour plusieurs semaines.
± Le cas se complique
A la fin du mois doctobre, tout recommence, cette fois avec plus de violence.
Des meubles sont déplacés, des couvertures arrachées aux lits, des flaques deau (dont une aux contours de silhouette humaine) apparaissent sur le sol de la cuisine, une grille de cheminée tombe sur loreiller de Jimmy, tout près de sa tête, un radiateur à gaz est arraché dun mur.
Grosse et Playfair essaient, au moyen dun système de bruits, de communiquer avec l « entité », qui dit avoir vécu trente ans dans la maison puis se lance dans des discours dépourvus de sens.
Plus tard, les enfants voient des silhouettes et des ombres dans la maison.
Devant de nombreux témoins, l « entité » malmène un peu les deux fillettes et laisse un message disant quelle refuse de partir.
Pendant que le poltergeist pourrait être luvre de Rose et Janet,
En fait, il devient clair que tout tourne autour de Janet.
Celle-ci présente de plus en plus de signes de « possessions » (convulsions, transes, etc.).
En décembre, le poltergeist ajoute des sifflements et des aboiements à sa panoplie et lentité, par lintermédiaire dune étrange voix désincarnée, dit sappeler Joe Watson.
Par la suite, elle change plusieurs fois de voix et didentité ; mais toujours, elle insiste sur le fait quelle parle pour une personne morte.
Ses interventions sont, en outre, souvent dune extrême grossièreté.
Le poltergeist montre plus tard dautres talents et sattaque de plus en plus violemment à Janet essayant de létrangler avec les rideaux et la poursuivant avec un couteau flottant en lair.
Les lieux commencent à sentir mauvais, deux feux se déclarent dans des tiroirs, les deux poissons rouges sont tués dans leur bocal, et des messages obscènes apparaissent sur les murs.
Un autre médium vient alors soccuper du cas en « soignant » les auras de toute la famille, et le calme revient pour quelques semaines.
± La fin du cauchemar
La suite des événements prend la tournure dune hantise plus « banale », avec apparitions fugitives de personnages divers, parmi lesquels un double de Maurice Grosse.
Janet fait un séjour à lhôpital, au cours duquel lactivité du poltergeist se réduit considérablement.
Lorsquelle revient, en bien meilleure santé, le phénomène touche à sa fin.
Un médium hollandais du nom Gmeling-Meyling met un terme définitif aux manifestations après avoir opéré, dit-il, une intervention sur le « plan astral ».
Vers avril 1979, tout se termine enfin.
Quelle que soit lexplication à donner à ce poltergeist fameux (plus de 1 500 incidents enregistrés), il est à noter que lon retrouve au départ une situation de forte tention née du divorce récent des parents ainsi que des enfants approchant de la zone de turbulence mentale et physique de la puberté.
Lhistoire du phénomène montre quil se développe souvent sur ces bases-là.
