Des "choses" que certaines personnes sont capables de voir, de ressentir, mais qui ne sont pas du domaine du matériel... Bienvenue dans un monde encore inexplicable scientifiquement. Comme vous pouvez le voir, une fidèle du blog est devenue mon associée : Passiflore ! Nos articles vous plaisent et vous voulez mettre un lien sur votre blog/site ? Merci de nous le faire savoir par courriel.

GASTON MASPERO :
Né à Paris, le 24 juin 1846.
D'origine italienne, dès sa prime jeunesse, il manifesta des prédispositions pour les langues orientales et traduisit le texte de la stèle de Napata, rapportée par Auguste Mariette.
Ce futur égyptologue partit pour l'Uruguay et en revint en 1868, et Emmanuel de Rougé confia à cet autodidacte de légyptologie un poste de répétiteur à l' Ecole pratique des hautes études, qui venait dêtre créée ; durant la guerre de 1870, estimant quil devait beaucoup à
En 1873, après le décès dEmmanuel de Rougé, il fut élu titulaire à la chaire de philologie et antiquités égyptiennes du Collège de France, mais le Ministère ne nomma Maspero que chargé de cours.
En mars 1874, le ministère le nomma enfin titulaire.
Envoyé en Egypte en 1880, il assista Mariette, très affaibli par le diabète qui aura raison de lui, et prit la direction générale du Service des antiquités égyptiennes, sans la désirer véritablement.
Il découvrit les textes des pyramides, en 1880, qui existaient bien, malgré lintime conviction de son prédécesseur.
Lannée suivante, il va commencer sa carrière par un coup déclat : ayant appris que, depuis quelques années, des antiquités étaient proposées sur le marché, Maspero et ses collaborateurs remontèrent la filière, jusquà deux frères du village de Gournah, Ahmed et Mohamed Abd el-Rassul.
Ce dernier accepta finalement de dévoiler leur secret.
En 1871, Ahmed et lui, recherchant une chèvre égarée, découvrirent une ouverture creusée dans le roc.
En sy glissant, Ahmed se trouva face à une véritable mine dor pour sa famille et, durant dix ans, ils avaient écoulé les antiquités quils prenaient de manière mesurée.
Maspero voyageait alors en Europe et ce fut donc Emile Brugsch, conservateur-adjoint du Musée de Boulaq, qui se vit investi de la mission dexplorer cette caverne dAli Baba, proche de Deir-el-Bahari.
Lorsquil y pénétra, ce quil vit lébahit : une quarantaine de momies, dont certaines appartiennent à des rois célèbres du Nouvel Empire, parmi lesquels Séthi 1er, Ramsès II, Ahmosis et Thoutmosis II.
En quarante huit heures, les corps et la plus grande partie des objets restants sont répertoriés par Brugsch ce précieux butin archéologique, chargé à bord dun bateau, redescendait le Nil, vers Le Caire.
Au début 1886, Maspero entama les travaux de désensablement du Sphinx de Gizeh.
Quatre habitants de Gournah, fouillant à Deir el-Médineh, trouvèrent un puits daccès à une tombe et Maspero put pénétrer dans le tombeau de Sennedjem, un fonctionnaire ramesside.
Les découvertes furent acheminées vers le Musée de Boulaq, bien trop exigu pour les richesses archéologiques qui sy amoncelaient.
Maspero avait déjà soumis un projet pour que le musée fut transféré vers Le Caire.
Il quitta l'Egypte, pour n'y revenir qu'en 1899.
Il dirige le déménagement du musée égyptologique en 1902, c'est la création du Musée du Caire.
Linauguration officielle se fit en novembre 1903, et le sarcophage de Mariette doit être à nouveau changé de place.
Maspero pense quil faudra près de cinquante ans pour emplir totalement le musée du Caire ; il ignore que se profilent de grandes découvertes, dont deux vont se charger de meubler les salles.
A Louxor, dans les temples de Karnak, il fit dégager le site qui fut fouillé méthodiquement.
« Voici vingt mois que nous pêchons la statue dans le temple de Karnak.
... Sept cents monuments en pierre sont déjà sortis de leau, mais ...cest un peuple complet qui remonte à la lumière et qui vient réclamer un abri aux galeries de notre musée. »
La seconde découverte se fera sous la direction de son successeur. (Toutankhamon) En 1904, alors que les Anglais décident de relever de
En 1912, Pierre Lacau, très hésitant, finit par accepter la direction de lInstitut français d'archéologie orientale (IFAO), nouveau nom depuis 1898 de
Mais la santé de légyptologue, qui jamais ne se ménageait, donna quelques inquiétudes et il fut victime dalertes cardiaques.
Aussi, quitta-t-il définitivement lEgypte, en 1914, laissant la direction générale des Antiquités au même Lacau.
Alors quil avait été nommé secrétaire perpétuel de lAcadémie des Inscriptions et des Belles-Lettres, Maspero continuait détudier à Paris, et il assista à une séance le 30 juin 1916.
Il sapprêtait à prendre la parole, lorsquil pria lassistance de lexcuser et se rassit.
Victime dun ultime malaise, il décéda sur son banc.
Sur sa tombe est gravé Ma spero (Mais jespère).
