Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Contacts

  


 

 


 

 

 

 

Visiteurs curieux



7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:27

 

Cette histoire s'est déroulée à la fin du XIXe siècle, dans la ville de Lawrence (Massassuchetts). 

Susie Smith, 17 ans, fille du docteur Greenleaf Smith, était organiste à la salle des fêtes de Webster. Très populaire, elle était entourée de nombreux amis. Alors qu'elle séjournait chez sa soeur qui habitait à Denmark (dans le Maine), au croisement des rues Cedar et Franklin, elle tomba malade. Elle se réveilla un mercredi d'un profond sommeil et dit : "Père, j'ai assisté à mes propres funérailles."

Susie donna des détails, allant jusqu'à énoncer les titres des hymnes que l'on avait entonnés. Son père, sa mère, son frère et sa soeur écoutèrent cette liste lugubre. Bien que malade, elle se comportait on ne peut plus normalement. Mais vers 6 h du soir, elle fut prise de violentes convulsions. Son visage n'avait plus de couleurs et aucun son ne sortait de sa bouche; elle ferma les yeux et s'éteignit. Sa famille qui la veillait sur son lit de mort fut terrassée par le chagrin.

Un long moment s'écoula lorsque soudain, à l'immense surprise de tous ceux présents dans la pièce, les lèvres de la défunte s'entrouvrirent et on l'entendit parler d'une voix profonde et rauque.

- Frotte-lui les bras aussi fort que tu peux, ordonna cette voix étrange.

La famille, stupéfaite, obéit. Elle frotta et massa ses bras inertes et une autre voix ordonna :

- Redressez-la.

 D'un geste tendre, le Dr Smith releva  le corps de sa fille et le mit en position assise, soutenant son pauvre corps par derrière. La jeune fille se remit à respirer. C'est alors qu'une troisième voix, distincte des deux autres, dit :

- S'il m'était possible de déplacer ses jambes pour l'installer au pied du lit, ce serait parfait.

Le docteur fit de son mieux en réponse à cette suggestion insolite quand une force invisible le souleva, lui et sa fille, pour les placer tous deux au pied du lit.

Le corps de la jeune fille était maintenant, encore une fois, possédé par une autre intelligence, plus enjouée et plus animée, et donc plus proche de son hôte légitime. Le docteur était sur le point de demander s'il ne valait pas mieux remettre le corps en position allongée quand cette force invisible les replaça comme ils étaient, en le remettant lui sur pieds, elle dans sa position initiale, et morte selon toute vraisemblance.

Un peu de temps s'écoula, pendant que la famille accablée attendait, triste et incertaine. A la fin, une cinquième voix, douce celle-là, engagea une conversation qui dura trois heures. La voix reconnut que le corps avait été contrôlé par des "esprits". Après ces trois heures, la jeune fille s'endormit dans une espèce de transe. Le lendemain matin, elle ouvrit les yeux, et une sixième voix inconnue demanda :

- Qui suis-je ?

Atterré, le père répondit :

- Tu es Susie Smith.

- Non, et non ! objecta la voix. Susie Smith est morte hier soir.

Cette emprise persista dans ses dénégations toute la journée. Ce soir-là, la jeune fille tomba de nouveau en transe. Le vendredi matin, lasse, la famille nota que son corps subissait plusieurs changements et que les évanouissements étaient fréquents. Vers midi, le corps avait l'air tout ce qu'il y a de plus mort. Le lendemain matin, persuadé que sa fille était enfin partie, le Dr Smith fit préparer le corps pour les funérailles et le fit porter dans une pièce située au rez-de-chaussée. La famille attristée se réunit afin de décider s'il fallait ramener la défunte à Lawrence pour l'y enterrer, ou bien enterrer sa dépouille dans le Maine, où elle était morte.

Ils jurèrent plus tard que, pendant qu'ils se trouvaient dans la pièce faiblement éclairée à discuter de cette question, l'apparition de Susie Smith, dont on entendait nettement les pas, entra. Elle leur dit :

- Ce sera à School Hill, du côté de la route.

Sur ce, l'apparition s'évanouit.

La famille respecta le choix de l'apparition et Susie Smith fut enterrée à Denmark, dans le Maine, du côté de la colline, près de l'école. Six personnalités distinctes avaient momentanément investi le corps sans vie de Susie Smith en présence de sa famille aussi éberluée qu'affligée.

 

Roy M. Frisen, novembre 1954

From the Files of Fate Magazine

 

 

Repost 0
28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 09:08

 


Phénomène d'hystérie ou histoire religieuse ?

 

Autour de la tombe d'un diacre, dans le cimetière Saint-Médard de Paris, ont lieu successivement, entre 1727 et 1732, des guérisons miraculeuses et des crises de dévotion se traduisant par des convulsions corporelles.
L'homme par qui le scandale arrive, le diacre François de Pâris, est mort quelques années plus tôt, en 1727, âgé de 37 ans.
Sa vie a inspiré un tel respect au petit peuple parisien, auprès duquel il avait choisi de vivre, qu'il est mort, comme on dit, en "odeur de sainteté".

Il a constamment pratiqué l'ascèse et la charité.
Or, ce saint à la destinée exemplaire est un membre actif du parti des "appelants", c'est-à-dire un janséniste.  

 

Un prolongement de la querelle janséniste ?

 

En principe, l'affaire janséniste est close depuis la ferme condamnation de l'"hérésie" par la bulle papale Unigenitus (1713).

Ce texte, rejetant les grandes thèses sur la grâce et la prédestination propres aux jansénistes, n'a pas réussi à réduire ceux-ci au silence, en France.

Le jansénisme n'est plus seulement dans ce pays un débat théologique réservé à l'élite : il s'est démocratisé.

Le petit peuple des villes ne l'ignore plus, et il vénère, pour son dévouement, le clergé janséniste.

Se constitue alors, sous la Régence, un parti d'évêques, de moines, de prêtres et même de laïcs qui font "appel" du texte d'Unigenitus au pape, d'où le nom d'"appelants".

Plusieurs de ces chefs sont excommuniés ou déposés après les appels de 1717, de 1720 et de 1727. Or, François de Pâris les a tous signés !

Peut-on reconnaître la sainteté de quelqu'un appartenant à un parti condamné par l'Eglise et par le pouvoir ?  

 

Miracles et convulsions


Pâris est un prêtre appelant modèle : il est célèbre et aimé parmi les pauvres du quartier Saint-Médard, à qui il offre par testament tous ses biens.

Les premières guérisons miraculeuses se produisent autour de son tombeau dès 1727.

Le cimetière devient vite le lieu de rendez-vous d'une foule de candidats à la guérison et de simples spectateurs, de toutes conditions sociales.

On vient se coucher sur la pierre tombale pour se faire soigner, on récolte la terre autour du monument pour en faire des baumes ou des emplâtres.

Le 15 juillet 1731, c'est la controverse : alors que les jansénistes profitent de la publicité que leur font ces miracles, l'archevêque de Paris affirme, dans un mandement, qu'ils sont faux et que doit cesser ce culte des reliques.

Vingt-trois curés parisiens lui adressent alros une requête pour faire reconnaître quatre miracles sur lesquels ils ont un solide dossier de témoignages.

Mais les autorités religieuses répondent par le silence.

Alors, comme s'il fallait des miracles plus démonstratifs encore, la nature du phénomène se transforme.

Les guérisons s'opèrent désormais à travers de longues et douloureuses crises de convulsions.
Ces accès de tremblements incontrôlés, accompagnés de hurlements et de craquements d'os, impressionnent vivement.
Les corps des sujets sont comme possédés, tordus et tirés dans tous les sens par une force mystérieuse qui leur arrache des mouvements désordonnés.

Les yeux sont révulsés, la bouche écumante.
L'effet parfois scabreux de ces scènes n'échappe pas à la police du roi : "Ce qu'il y a de plus scandaleux, dit un indicateur, c'est d'y voir des jeunes filles assez jolies et bien faites entre les bras des hommes, qui, en les secourant, peuvent contenter certaines passions, car elles sont deux ou trois heures la gorge et les seins découverts, les jupes basses, les jambes à l'air...".
Appelés à juger, les médecins du roi ne voient dans le phénomène qu'imposture.
Par peur de troubles, le cimetière est fermé le 29 janvier 1732.

 

Des survivances jusqu'à la Révolution

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là.
Certains convulsionnaires continuent de se donner en spectacle à leur domicile, dans des caves ou dans des salons bourgeois.

Et, surtout, les crises changent de nature : le crops des sujets est comme assiégé, pris de violentes contractions qui nouent horriblement les muscles.
La convulsion n'a plus alors de vertu guérissante : elle est un martyre.

La raideur absolue et étouffante du corps figure la passion du Christ : le secours des spectateurs, qui piétinent et frappent le convulsionnaire, étirent désespérément ses membres pour essayer de les détendre, est un supplice.
Cette souffrance est le prix que paient les sujets pour démontrer, seuls contre tous, la véracité des miracles.
Puis on va encore plus loin : certaines femmes finissent par croire à la vertu des supplices les plus douloureux pour prouver qu'elles ont le secours de la grâce divine.

Ces excès se produisent à partir de 1735 ; on s'éloigne de plus en plus de l'affaire Pâris et les convulsionnaires, décimés par la prison, condamnés par le parlement et même par les jansénistes, se retrouvent marginalisés et privés d'appui.

Désormais, ils exigent d'être traités à coups de barre de fer, d'épée, d'objets tranchants...
À partir de 1745, il n'y a plus que quelques communautés, totalement clandestines.

L'indifférence des autorités, du clergé et du public conduit à une dernière surenchère : la crucifixion.
Certains s'y adonnent régulièrement.
C'est l'épreuve suprême, l'identification totale au corps du Supplicié Rédempteur.

Enfin, à dater de 1789, on n'entend plus parler des convulsionnaires.

 

 


---> Voir aussi : Les possédés de Loudun

Repost 0
24 mars 2006 5 24 /03 /mars /2006 08:03

 

 

 

 


"Elle eut ses convulsions et demanda les secours comme à l'ordinaire.

Elle se fit aussi tirer les seins : elle était assise sur le carreau, sa robe croisée sous son menton, avec deux demoiselles, une de chaque côté ; celle qui était à droite tirait la mamelle droite.

 


Elles tiraient de toutes leurs forces, et pour leur en donner davantage, on tirait ces deux demoiselles par les épaules, de sorte qu'ily avait quatre personnes occupées à ce secours.

 


Pendant cette opération, soeur Françoise s'écriait : "Tirez fort, arrachez !"

 

 



Elle portait ses mains sur sa tête et semblait s'en arracher la peau avec les ongles, elle portait ses mains à moitié fermées sur son ventre et faisait des efforts pour s'arracher les entrailles ; enfin, elle se pressait le cou avec les deux mains comme pour s'étrangler, et alors son front se ridait, ses narines s'ouvraient, elle devenait violette et ses pieds se raidissaient comme si elle eût été pendue."

 

 

 

 


(Archives nationales)

Repost 0
23 mars 2006 4 23 /03 /mars /2006 09:35

 

 


L'histoire des convulsionnaires peut être rapprochée d'un phénomène beaucoup plus courant dans l'histoire de la religion populaire, celui de la possession.

 


Il s'agit des cas où l'on considère que le démon habite le corps d'une personne : les paroles qu'elle prononce (blasphèmes, invectives) et les gestes qu'elle fait (notamment la débauche sexuelle) sont donc imputables non à sa volonté, mais à la présence du démon en elle.

 


L'exorcisme est alors la technique religieuse visant à chasser l'esprit du mal et à libérer la victime.

 

 

 

 

 



Du temps de Jésus

 

 


Les récits de possession et d'exorcisme ne sont pas absents de la Bible.

Dans l'Evangile selon saint Marc, par exemple, Jésus rencontre un homme "possédé d'un esprit impur", d'une telle violence que "personne n'avait plus la force de le dompter et ne povuait le lier, même avec une chaîne".

 


Jésus autorise les démons à sortir du corps de l'homme et à s'incarner dans des porcs dont le troupeau passe à proximité : ceux-ci se jettent alors dans la mer et se noient, mais "celui qui avait été démoniaque" est sauvé.

 

 

 

 

 



A l'époque moderne

 

 


En Europe, les possessions suivent en général les poussées de sorcellerie, dans les mêmes zones (France du Nord, Lorraine, Allemagne, Pays-Bas).

 

Au contraire de la sorcellerie, la possession est un phénomène plus individuel, elle touche plus les citadins que les que les ruraux et suscite plus la compassion que la répression.

 


Les plus célèbres sont les victimes de possession à Aix-en-Provence (1609), à Loudun (1632-1640), à Louviers (1642-1647)

Repost 0
4 août 2005 4 04 /08 /août /2005 00:00

 

Atteintes d'une véritable hystérie, les dix-sept soeurs du couvent des ursulines de Loudun hurlent qu'elles sont possédées par le diable.

Elles donnent un nom à celui qui par le démon est entré en elles : Urbain Grandier, curé d'une paroisse de la ville, en conflit avec la bourgeoisie locale.

Après deux ans d'accusations, Grandier est reconnu coupable de sorcellerie et brûlé. Pourant, les crises de possession des soeurs ne cessent pas.

 

 

Apparitions et possessions

En 1632, la petite ville de Loudun en Touraine compte plus de 14 000 habitants.

Entre mai et septembre, une terrible épidémie de peste tue plus de 3 700 personnes.

La ville est désespérée, traumatisée. Le fléau est ressenti comme un signe de la colère divine : c'est dans une atmosphère de fin du monde qu'apparaissent les premiers cas de possessions.

Au cours de la nuit du 21 septembre, dans le couvent qui abrite dix-sept ursulines, la prieure Jeanne des Anges et deux soeurs voient apparaître l'ombre de leur confesseur, le prieur Moussaut, mort de la peste quelques semaines plus tôt. 

Dans les jours qui suivent, d'étranges phénomènes se manifestent : une boule noire vole à travers le réfectoire, un fantôme se promène dans les couloirs.

Au début d'octobre, plusieurs soeurs manifestent des signes de démence, hurlent et se roulent par terre. Les contorsions se généralisent, tout le couvent est bientôt atteint.

Les prêtres accourent et leur conclusion tombe rapidement : les ursulines sont possédées, victimes du Malin.

Suivant la logique des religieux, Lucifer ne peut pas apparaître s'il n'a été appelé par un sorcier.

Il y a donc quelque part quelqu'un coupable de cet acte démoniaque.

De toute la région, puis de toute la France, des prêtres arrivent. Ils se livrent à des séances d'exorcisme, traquant le diable, cherchant l'homme qui l'a fait venir.

Le 11 octobre, une religieuse possédée, dit-elle, par le démon Astaroth lâche un nom : celui d'Urbain Grandier, curé de l'église Saint-Pierre-du-Marché, au centre de Loudun.

Un coupable désigné, l'accusation est reprise par d'autres soeurs et, en ville, les rumeurs se répandent rapidemment : Urbain Grandier est un sorcier. Le peuple a déjà jugé.

 

 

Grandier, un prêtre qui dérange

Urbain Grandier est un grand et bel homme, vif et intelligent. Il captive son auditoire lorsqu'il monte en chaire, mais on lui reproche son libertinage et, très précisément, son goût pour ses paroissiennes.

L'affaire, restée jusque là religieuse, devient peu à peu politique.

L'homme n'est jamais entré dans le couvent des femmes : mais la ville entière parle de lui, les ursulines le savent et se mettent à rêver de lui.

Les bourgeois de Loudun, eux, critiquent sa hauteur et son extrême ambition. Les capucins, eux aussi installés à Loudun, profitent de la mise en cause de Grandier pour dénoncer en lui l'auteur d'un violent pamphlet contre Richelieu.

Or, le baron de Laubardemont, commissaire du minisitre-cardinal, arrive dans la ville en septembre 1633, pour une mission sans rapport avec l'affaire.

Sur place, il n'entend parler que des crises incessantes des religieuses, des exorcistes qui se succèdent et des présomptions contre le curé de Saint-Pierre.

De retour à Paris, il se fait attribuer le dossier.

Le 8 décembre, il est de retour à Loudun avec les pleins pouvoirs, chargé par Richelieu d'instruire le procès de Grandier.

 

Un procès exemplaire

Le lendemain de son arrivée, Laubardemont fait arrêter Grandier. Il perquisitionne chez le prêtre sans rien y trouver de compromettant et, durant le mois de janvier 1634, il recueille dépositions et témoignages.

Du 4 au 11 février, il interroge Grandier. Le prêtre nie les accusations de sorcellerie puis refuse de répondre aux questions de Laubardemont.

Dans leur couvent, soumises depuis plus d'un an à des exorcismes réguliers, les possédées ne sont toujours pas délivrées. On vient les voir se contorsionner, hurler le nom de leur démon et injurier les prêtres.

Laubardemont décide de les séparer pour examiner chaque cas : cela n'empêche pas le public de venir assister, en foule, aux innombrables exorcismes.

Les médecins, conviés par Laubardemont à obserer les possédées, rendent bientôt leur conclusion : "Toutes lesquelles choses nous jugeons surpasser absolument les forces et les moyens de la nature...".

L'affaire est entendue : les religieuses sont victimes du surnaturel. 

Le procès s'ouvre le 8 juillet 1634. Douze juges ont été désignés, ils viennent de petits tribunaux de la région. Ils lisent les comptes rendus d'instruction de Laubardemont, interrogent les possédées et cherchent sur Grandier des "preuves extraordinaires".

Une cicatrice au pouce désigne ainsi l'endroit, ancienne blessure qu'il se serait infligée pour signer de son sang un pacte avec le diable.

L'insensibilité d'une épaule devient la preuve que le Malin s'est emparé de cette partie de son corps et la fait échapper aux lois de la nature.

Ces preuves sont considérées comme décisives.

Le 18 août, à 5 heures du matin, les juges prononcent la sentence. Deux heures plus tard, Laubaremont vient chercher Grandier dans sa prison.

Il est soumis à la question, c'est-à-dire torturé, puis, dans l'après-midi, amené sur la place du Marché où l'attend son bûcher.

L'hystérie de quelques nonnes coûte la vie à un homme coupable d'avoir été l'objet de leurs fantasmes.

Les possédées sont devenues une attraction que l'on vient voir de loin : les crises, toujours spectaculaires, continuent plusieurs années après la mort de Grandier, jusqu'au jour où la plus virulente des possédées, Jeanne des Anges, change de personnage et devient une visionnaire habitée par Dieu.

 

 

Repost 0
2 août 2005 2 02 /08 /août /2005 00:00

Acte établi par M. de Laubardemont, chargé de l’instruction du procès Grandier.

 

 

 

 

« Ce qui était sensiblement admirable, c’est que (le diable) étant commandé en latin de lui laisser (à Jeanne des Anges) joindre les mains, on remarquait une obéissance forcée, et les mains se joignaient toujours en tremblant.

 

 

 

 

Et le saint Sacrement reçu en la bouche, il voulait, en soufflant et rugissant comme un lion, le repousser.

 

 

 

 

Commandé de ne faire aucune irrévérence, on voyait cesser (ces manifestations), le saint Sacrement reçu descendre dans l’estomac.

 

 

On voyait des soulèvements pour vomir, et lui étant défendu de le faire, il cédait (…)

 

 

Et commandé (le diable) de dire le nom du troisième (la possédée) s’est tourmentée davantage, enfonçant sa tête, tirant la langue avec des mouvements indécents, soufflant et crachant, et s’élevant fort haut.

 

 

 

 

(…) Le corps de la sœur étant couché sur le ventre et retournant ses bras en arrière, y a eu de grandes et violentes contorsions, comme aussi en ses pieds ou mains, lesquels étant enlacés ensemble et même les plantes des deux pieds tellement jointes qu’ils semblaient être collés et attachés ensemble de quelques forts liens, plusieurs personnes s’étant inutilement efforcés de les séparer. »

 

 

Repost 0
1 août 2005 1 01 /08 /août /2005 00:00

 

En 1598, Henri IV promulgue l’édit de Nantes et met un terme aux guerres de Religion.  

 

 

Très vite l’intolérance trouve d’autres voies pour s’exprimer :

  

Le siècle qui commence est plus riche en affaires de sorcellerie et de possession qu’aucun autre.

 

 

 

La sorcellerie touche les campagnes et concerne les pauvres, la possession, les villes et les bourgeois.

 

Au début du XVIIe siècle, des dizaines d’affaires sont instruites en Bretagne, Franche-Comté, Lorraine, Alsace, Poitou, Béarn, Provence…

Les possédés sont des femmes plutôt que les hommes.

Certaines deviennent célèbres : Nicole Aubry, Jeanne Féry, Marthe Brossier.

 

 

L’affaire qui fait le plus grand bruit est le procès de Gaufridy, qui se tient à Aix-en-Provence, et dure plus de deux ans, entre 1609 et 1611.

 

 

 Un livre relatant les faits dans le détail paraît l’année suivante : on ne peut exclure que sa lecture n’influencera pas les cas postérieurs, notamment ceux du Faubourg Saint-Jacques, entre 1621 et 1622, de Loudun entre 1642 et 1647 et d’Auxonne entre 1658 et 1663.

Repost 0
30 mai 2005 1 30 /05 /mai /2005 00:00

En Janvier 1949

 


A Mont Rainier dans le Maryland, dans une famille composé du père, de la mère, de la grand- mère, d'un jeune garçon et d'une tante n'habitant pas cette maison mais y passant beaucoup de temps et ayant de très bon rapports avec son neveu.

 

 


Cette tante, se disait médium et passait son temps à "jouer" à la Oui-Ja , et à initier le garçon à cette pratique.

 


Cette dernière, très dangereuse, permet à l'aide d'une planche où se trouve l'alphabet, et certains autres signes, de prendre contact avec le monde des morts.

 

 

Dans l'ancien testament cette pratique était punie de mort car permettant la venue d'un démon en notre monde.

 

 

 

A la suite de ces jeux, des phénomènes étranges tel que, bruits qui n'aurait pas lieu d'être, grattement dans les murs....

 


Puis les bruits se furent plus insistants, continuèrent même pendant des nuits entières.

 


Des objets se déplaçant seuls, fruits volaient à travers la pièce, la table tournait sur elle-même...

 

Dans la chambre du jeune garçon l'on s'apercevait qu'au matin son matelas portait des traces de griffes !!

 

 

 

Le 26 Janvier, la tante mourût.

 

Le jeune homme en fût très affecté, et se retourna vers la planche de oui-ja de sa tante, dans l'espoir de rentrer en contact avec elle.

 

 

Il changea, devînt renfermé sur lui-même et ses nuits étaient emplit de cauchemars.

 

La famille ne comprenant pas cette situation qui devenait insupportable, se retourna vers l'Eglise pensant y trouver une réponse, ils furent accueillis par le révérant Schuss.

 

 

 

Le révérant entretenait d'étroits rapports avec le Dr . Rhein, docteur en parapsychologie, dans un communiqué entres eux l'on peux lire :

 

"La nuit du 17 au 18 Février, je pris l'enfant avec moi pour la nuit, pour constater de moi même les phénomènes en question, l'enfant s'endormit sur un fauteuil qui peu de temps après se mît glissé seul sur le plancher de la pièce.
Je mis alors l'enfant sur le lit, qui lui aussi se mit à vibrer, le matelas fût mis par terre, et glissa latéralement, sous le lit..."


 

 

L'enfant fût placé en institut psychiatrique sous la responsabilité du Dr. Mablerose, il y eu deux rendez-vous, il ne vînt pas au troisième, en raison certainement de la peur des parents, peur de l'internement qui à cette époque ressemblait plus à un enfermement qu'à un internement.

 

 

 

Le révérant leur proposa une autre explication : la possession.

 

La famille se rendit alors à l'Eglise St James, où ils rencontrèrent le père A.Hugues, jeune prêtre.
Lorsque le prêtre et le jeune homme se sont rencontrés, l'enfant était non comme à son habitude grossier, le téléphone sur le bureau du prêtre se mit à bouger tout seul, la pièce était devenue glaciale.

 

Effrayé, le prêtre conclu à une possession, qui incluait un exorcisme, les conditions requises n'étaient pas toutes réunies, le prêtre était jeune, sans expérience en la matière...

 


Le père Hugues se prépara malgré tout le mieux qu'il pût, il fit admettre le garçon à l'hôpital de Georgetown où devait se dérouler l'exorcisme.

 

 

 

Le premier exorcisme :

 


Devant la très grande agitation de l'enfant, la décision de l'attaché au lit avec des sangles fût prise, Hugues commença alors l'exorcisme...

Plus l'exorcisme avançait, plus l'enfant devenait violent, prononçait des paroles obscènes et blasphématoires.

 


Le prêtre ne se laisse pas influencer et continua sa séance, mais dans un moment de relâchement de celui-ci, le garçon réussi à défaire une de ces sangles, arracha un ressort du sommier, et entailla le bras du prêtre de l'épaule au poignet.

 

Après cette première tentative, il compris qu'il était confronté au Diable en personne ; malgré sa réticence envers le phénomène de possession, cette histoire lui fît changer d'avis du tout au tout.

 

Le garçon une fois la crise passée, rentra chez lui.

 

 


Dès le lendemain matin, le mot "Louis" apparu sur sa poitrine marqué avec du sang comme si il avait été gratté à l'aide d'ongles ou autre chose.

 

Les parents affolés, et originaires de la ville de ST Louis, se rendirent chez l'oncle du jeune homme, habitant cette ville, malgré cela les phénomènes étranges continuèrent.

 

 

La fille de cet oncle, se rendit à l'Eglise St François Xavier pour parler aux prêtres de ce qui se passait chez elle, elle rencontra le père Bishop qui accompagné du père W.Bowdern se rendirent chez la famille.

 

 


Au moment de leur visite le garçon était devenu très agité, blasphémait, et montrait un grand dégoût envers les prêtres et tous les objets religieux en général.

 

 

 

C'est après cette première rencontre que fût écrit l'un des plus complets rapports sur une possession démoniaque au XX° siècle, le père Bowdern tenu un journal de toutes les rencontres avec le démon et de tous les faits qui se passèrent concernant cette affaire.

 

 

 

Mercredi 9 Mars

 


"...des douleurs intenses à l'estomac semblent avoir frappé le jeune garçon, la mère ayant levé la couverture du lit et la veste de pyjama du petit, nous vîmes de longues égratignures en zigzag sur le torse du jeune homme..."

 

 

 

Vendredi 11 mars

 


"...le garçon était endormi quand un flacon d'eau bénites posé à 60 cm de son lit, fût projeté dans l'angle opposé de la pièce.
A notre sortie, un bruit prodigieux se fit entendre venant de la chambre, à notre arrivée, l'armoire avait glissé le long du mur et était maintenant complètement retournée.
Une chaise se déplaça d'environ 60 cm.
Un crucifix et divers objets saints disposés sous l'oreiller, avaient glissés jusqu'au pied du lit.
Quand aux reliques elles étaient éparpillées dans toute la pièce..."

 

 

Il fût décidé qu'il fallait pratiquer un exorcisme.

 

 

Mardi 15 Mars

 


"...le matelas se mît à vibrer, la relique de St Margarette Marie posée sur le lit fût une nouvelle fois projetée à travers la pièce."

 

 

 

Bowdern, se rendit chez son archevêque, il lui conta cette histoire, l'archevêque décida de pratiquer un exorcisme...

 

 

Ce sera le père Bowdern qui pratiquera cet exorcisme, sans connaître la première tentative du père Hugues.

 

 

 

Mercredi 16 Mars

 


Le père Bowdern pris comme assistant le père Halloran, et un autre prêtre.
Ils se rendirent chez la famille en question, puis commencèrent la séance d'exorcisme.
Les premières prières provoquèrent la projection du flacon d'eau bénite contre le mur opposé, le lit se mit avoir des soubresauts.

 

"Le premier Precipio provoqua quand a lui chez le garçon une vive réaction.
Trois larges égratignures apparurent sur la poitrine du jeune homme, à l'énonciation des noms de Dieu, sa Sainte mère et de St Michel.
Les marques les plus profonde furent celle d'une tête de diable sur la jambe droite, l'apparition d'un homme cornu dessiné grossièrement, et l'apparition du mot "Hell" (l'enfer en anglais) sur sa poitrine."

 

 

 

Vendredi 18 Mars

 

"...le garçon a récité son rosaire en notre compagnie..."

 

 

Samedi 19 Mars

 

"...nous sommes arrivés à 19h00, le garçon alla se coucher à 20h00, l'exorcisme fut très violent, provoquant hurlements et ricanements diaboliques..."

 

 

Lundi 21 Mars

 

Il fût décidé d'emmener le garçon à l'hôpital psychiatrique pour continuer l'exorcisme.
Le langage de jeune homme devint obscène et violent, il dit avoir vu l'un des prêtres en enfer, il ne revint plus assister le père Bowdern... « Je suis surpris de te voir ici ! Que fais tu en enfer ? »

 

 

Dimanche 27 Mars

 


"...nouvelle phase de cracha diabolique, il crachait avec une incroyable précision, à 1m50 il pouvait vous touché en plein visage, ses yeux étaient fermés et pourtant il visait parfaitement..."

 

 

Vendredi 1 Avril

 

Pour faciliter les choses l'enfant fut baptisé selon les rites normaux du baptême.

 

 

Samedi 2 Avril

 

Après le baptême, il fallu lui donner l'Eucharistie, ce fût un véritable combat , après cinq reprises où l'Hostie fût recrachée et plus de deux heures d'acharnement, le rosaire fût récité et le jeune homme avala enfin l'hostie.

 

 

Dans le courant de la semaine sainte les phénomènes s'accélérèrent incroyablement, les prières qui avaient l'effet le plus important étaient celles dédies a Saint Michel.

 

 

 

Lundi 18 Avril

 

10h00 : communion plus exorcisme, le Diable s'écriait "Ca ne suffit pas...il doit prononcer un mot, un seul mot et il sera libéré, mais il ne le prononcera jamais..."

 


22h45 : transe mais plus calme que d'habitude pendant la prière dédiée à St Michel, puis d'un coup une voix ferme et grave sortie de la bouche du garçon, "Satan, je suis St Michel et je t'ordonne de quitter ce corps au nom de Dominus immédiatement !!"

 

 


Le garçon fût pris d'un soubresaut, un immense bruit se fît entendre.

 

 


Au même moment les prêtres présents dans l'église virent l'image de St Michel combattant le Démon dans le dôme de l'église.

 

 

L'enfant sorti de sa transe et dit : "Il est parti".

 

Il n'avait aucun souvenir de ce qui lui était arrivé, mais malgré cela gardait l'image de St Michel combattant le Démon.

 

 

 

Pour le père Halloran : "Tout ce que je sais c'est que j'y étais et que je l'ai vu."

 

Bowdern : "N'importe quel enfant de 7 ans peux voir la différence entre un malade et un possédé."

 

Il est mort à 86 ans en 1983.

 

Hugues, quand à lui est mort en 1980.

 

 

Repost 0
26 mai 2005 4 26 /05 /mai /2005 00:00

 

Cette maison de style colonial à trois étages est située dans les quartiers aisés d'Amityville, Long Island, non loin de NewYork.

 

Bien que les propriétaires suivants n'aient pas été gênés par des incidents inhabituels, les Lutz, eux, avaient déménagé au bout de vingt-huit jours.

 

Ils auraient été chassés par des événements surnaturels, sous forme d'activité poltergeist et d'apparitions démoniaques.

 

 

 

En 1977, dans son best-seller The Amityville Horror: A True Story (Amityville, la maison du diable, livre épuisé en France), Jay Anson, depuis lors décédé, relate l'histoire terrifiante des Lutz.

Tiré du livre, le film du même nom sort en 1979 et a un succès retentissant.


En dépit de la controverse, c'est une histoire effectivement terrible qui est à l'origine des affirmations selon lesquelles la maison serait hantée.

 

 

Le 13 novembre 1974, Ronald DeFeo, vingt-quatre ans, abat dans la maison ses parents, ses deux frères et ses deux sœurs.


 


N'ayant pas réussi à convaincre les jurés qu'il avait obéi à l'injonction de voix lui intimant l'ordre de tuer, DeFeo est déclaré responsable de ses actes; inculpé d'homicide sous six chefs d'accusation, il est condamné à vingt-cinq ans de prison pour chacun d'entre eux.


Après cet épisode sanglant, la grande maison d'Océan Avenue est mise en vente à un prix dérisoire, George Lutz, propriétaire d'une compagnie de géomètres qui bat de l'aile, visite la propriété avec sa femme Kathy.

Malgré le passé macabre de la grande demeure, ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs...

 

 

Les sceptiques affirment aujourd'hui que toute l'affaire n'était qu'un canular, une escroquerie perpétrée par les Lutz pour gagner de l'argent.

 

 

Ceux qui croient à l'histoire disent au contraire que la thèse du canular n'a été élaborée que dans le but de décourager les hordes de curieux qui, après la sortie du livre et du film, sont venus en masse à Amityville pour jeter un coup d'œil sur l'attraction locale: la désormais célèbre "maison du diable" qui se dresse au numéro 112 d'Océan Avenue.

 

 

 Voix de l’au-delà

 

Quand les Lutz emménagent avec leurs trois enfants le 18 décembre 1975, une des premières choses qu'ils font est de demander à un prêtre de bénir la maison.

 

Au cours de la bénédiction, le prêtre aurait entendu une voix forte, venue de nulle part, lui disant simplement : "Allez-vous en ! "

 

 Mais cet épisode troublant n'était, pour les Lutz, que le début d'une série d'événements bizarres.

 

 

Selon le livre de Jay Anson Amityville, la maison du diable, la maison fut remplie d'une puanteur irrespirable et la porcelaine de la salle de bains fut tachée d'un dépôt noir résistant à tous les détergents.

 

 La maison fût également infestée de centaines de mouches alors qu'on était au cœur de l'hiver.

 

 

 

La maison du diable

 

Et il ne se passa pas longtemps avant que des manifestations plus graves encore ne se produisent.

 

Un lion de céramique de plus d'un mètre de haut se mit à bouger tout seul.

On trouva des empreintes de sabots fourchus dans la neige tout autour de la maison.

 

Les traces menaient tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds, une prouesse qui aurait nécessité, selon Anson, "une force au-delà de celle d'un être humain".

 

Les Lutz arrivèrent rapidement à la conclusion que la "maison de leurs rêves" était en fait un endroit cauchemardesque hanté par des démons maléfiques.


Kathy Lutz fut la première à être véritablement terrorisée par les entités qui hantaient la maison.

 

Des bras invisibles l'enlaçaient ; des êtres tentaient de la posséder.

 

 «Toute fuite était impossible, écrivait Anson, elle avait l'impression qu'elle allait mourir. »

 

 

Plus tard, des marques rouges très douloureuses apparurent sur sa peau, comme si elle avait été frappée à coup de tisonnier brûlant.


A la même période, George Lutz vécut à son tour des événements étranges.

 

Il entendit une fanfare défiler dans la maison, avec le bruit des bottes et le son des instruments à vent.

 

Il ne vit rien mais retrouva les tables, les fauteuils et le canapé poussés contre les murs du salon, comme pour laisser le passage à la cohorte endiablée.

 

Par-dessus le marché, les Lutz affirment qu'ils eurent plusieurs fois la visite d'êtres démoniaques.

 

Ces entités se manifestaient sous des formes très variées: «immense silhouette encapuchonnée de blanc», «démon cornu» ou encore «cochon diabolique» avec «deux yeux ardents ».


Puis, l'événement le plus extraordinaire, la goutte d'eau qui fit déborder le vase, eut lieu une nuit de début janvier.

 

Cette nuit-là, George n'arrivait pas à trouver le sommeil, et après avoir décidé de sortir boire un verre, il se tourna vers sa femme pour la prévenir.

 

A sa grande stupéfaction, elle ne se trouvait plus à ses côtés ; il leva les yeux : elle lévitait dans les airs !

 

Plus horrible encore : lorsqu'il la tira par la manche pour la faire redescendre dans son lit, elle se rida et prit un instant l'apparence d'une vieille femme hideuse.


C'en était trop pour les Lutz.

Ils quittèrent la maison le 14 janvier 1976. Mais, selon « The Amityvüle Horror Part II », le cauchemar ne s'arrêta pas là.

 

L'auteur du livre, John G. Jones, décrit la façon dont le Diable, resté «lové avec malveillance autour d'elle, la tenant sous sa coupe» poursuit la famille dans ses nouvelles demeures.

En somme, Amityville, métaphore du démon, est partout.


L'histoire d'Amityville allait être la source d'inspiration de nombreux auteurs de livres d'horreur dans les années 1980.

 

La plupart se réclament de la pure fiction, mais quelques-uns prétendent raconter la «'vraie» histoire.

 

Toutefois, dans leur grande majorité, les spécialistes du paranormal affirment qu'il n'y a jamais eu d'histoire «vraie». Selon eux, l'affaire des Lutz serait une pure fiction d'un bout à l'autre.

 

 

 

Imagination

 

Le docteur Stephen Kaplan, par exemple, directeur du Parapsychology Institute of America, a enquêté sur le cas pendant presque vingt ans avant d'écrire en 1995 Thé Amityville Horror Conspiracy (« La conspiration d'Amityville »).

 

 

Il en a conclu que l'histoire était «en grande partie imaginaire».

Beaucoup d'autres spécialistes du paranormal n'ont pas mieux réussi dans la vérification des éléments de l'histoire.

Questionné, le prêtre qui était censé avoir
«béni» la maison répondit qu'il n'était pas entré à l'intérieur.

 

De plus, aucun ouvrier des environs ne se rappelait avoir réparé les dommages occasionnés au bâtiment par les «démons».

 

Et aucune tempête de neige n'avait eu lieu à la date indiquée dans le livre, fait qui rendait improbables les traces de sabots fourchus inscrites «dans la neige».

 

 

 

Une manipulation

 

Bien qu'on ne mette pas en doute la sincérité des Lutz, leur première relation des événements était beaucoup moins impressionnante : ils y parlaient de sentiments et de sensations plus que de phénomènes physiques.

 

De plus, on s'aperçut plus tard que l'avocat de Ronald DeFeo, William Weber, avait basé sa défense en appel sur «c'est la faute au diable» pour faire acquitter son client.

 

Weber reconnut même qu'il avait aidé les Lutz à faire de leur histoire une histoire à sensation, pour prouver que n'importe qui vivant dans la maison d'Amityville pouvait subir l'influence de forces surnaturelles.


Malgré les preuves écrasantes en faveur d'une supercherie, Ed et Lorraine Warren, de la Société pour la recherche psychique de Nouvelle-Angleterre, soutiennent que le récit des Lutz est authentique.

 

Ils ont enquêté dans la maison avec un groupe de chercheurs après que les Lutz l'eurent abandonnée ; ils furent remplis d'un sentiment d'« horreur absolue » en explorant la propriété.

 

Quand Ed Warren descendit à la cave, il dit avoir vu des «milliers de points lumineux», ainsi que des formes sombres qui essayèrent de le précipiter à terre.

 

 

Et quand Lorraine Warren, qui est médium, tenta d'entrer en communication directe avec les êtres hantant la maison, un membre de l'équipe s'évanouit, deux eurent des palpitations et un autre se sentit tellement mal qu'on dut le faire sortir d'urgence de la maison.

 

 

 

Des esprits humains

 

Pour les Wàrren, le «mal» associé à la maison est bien antérieur à la tuerie perpétrée par DeFeo.

 

La propriété aurait été autrefois un asile de fous pour les Amérindiens malades et mourants : « Les esprits inhumains se délectent d'une telle souffrance, affirment les Wàrren; ils infestent les tombes de ceux qui n'ont pas été enterrés en terre consacrée. »


On ne saura probablement jamais ce qui s'est passé au 112 Océan Avenue.

 

Les Cromarty, qui ont emménagé juste après les Lutz, affirment qu'aucun phénomène bizarre ne s'est produit.

 

Ils ont même intenté un procès aux Lutz parce qu'ils étaient assaillis de curieux réclamant des visites guidées.

 

Ils sont parvenus à un règlement à l'amiable.

Son montant n'a pas été dévoilé.

 

Repost 0
25 mai 2005 3 25 /05 /mai /2005 00:00

Il s'agissait le plus souvent de femmes, qui, par moment, ne contrôlaient plus leurs gestes ou leurs paroles, disant des obscénités, jurant, insultant leur entourage, et prétendant être possédées par un démon, Satan, Belzébuth et autres anges déchus.

 

 

Ce ne sera qu'à la fin du XIXème siècle, notamment avec le docteur Charcot, à l'hôpital de la Salpetrière, que la possession sera perçue comme un symptôme de l'hystérie.

 

 

Mais cela ne rend pas compte de certains phénomènes qui s'observent au cours de ces soit-disantes possessions.

Je fais ici allusion à certaines informations que peut révéler la "possédée".

 

 

La situation se rapproche alors de celle que nous avons observé à propos du spiritisme, lorsque le médium prend connaissance d'informations qu'il n'a pas pu acquérir par le moyen de ses cinq sens habituels.

 

 

De même, de nombreux témoignages font état de sujets se mettant à parler une langue qu'ils n'auraient jamais apprise, ou encore mieux, des langues mortes, voire des dialectes, connus que par quelques chercheurs spécialisés (ethnologues...), car n'appartenant qu'à des tribus isolées ou à d'anciens peuples aujourd'hui disparus.

 

 

L'explication rationnelle, souvent fournie d'ailleurs par la psychologie, est celle selon laquelle l'individu aurait déjà entendu la langue en question, durant son enfance.

 

Avec le temps, elle sera ensuite effacée de sa conscience pour se loger dans l'inconscience.

 

 

Durant la crise de possession, forme de crise d'hystérie, où le sujet rentre dans une sorte d'état second, qui n'est pas sans rappeler l'état d'hypnose, des éléments jusque là restés dans l'inconscience referaient surface dans cet état modifié de conscience.

 

 

Je trouve cette situation, tirée par les cheveux concernant la langue étrangère, considérant que même si la personne en question a réellement entendu parlé cette langue lorsqu'elle était enfant, encore faut-il qu'elle soit capable de la reproduire dans un contexte totalement différent.

 

 

Aussi, cette explication tombe à l'eau lorsque l'on a à faire à des dialectes datant de plusieurs siècles et connus que par quelques spécialistes.

 

 

En effet, je pense qu'il est peu probable que la personne ait été éduquée par une nounou, bien française, parlant couramment un vieux dialecte indien ou araméen disparu depuis des siècles, ou seulement pratiqués dans quelques contrés reculées !

 

 

La perception extrasensorielle, si elle permet de posséder des informations se trouvant dans le futur (= prémonition), permet également d'en récupérer qui se trouvent dans le passé ou dans le présent.

Repost 0