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Visiteurs curieux



6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 08:16

 

Merci à Parvati

 

 

Un jour de 1936, entre Siano et Catanzano, deux petites villes italiennes, on découvrit le corps d'un jeune homme de 19 ans, Giuseppe Verardi. Il gisait sous un pont, recouvert uniquement de ses sous-vêtements. On trouva ses vêtements répandus un peu à l'écart. Les autorités de Siana décrétèrent que Giuseppe s'était donné lui-même la mort. La famille et les amis du jeune hommme accueillirent ce verdict avec scepticisme car on voyait mal comment une simple chute de 10 mètres pouvait être à l'origine de toutes les blessures dont il portait les traces.

 


La mort de Giuseppe était une affaire classée depuis longtemps lorsque, le 5 janvier 1939, un drame étange se déroula dans la petite ville. L'actrice principale en fut Maria Talario, une jeune fille de 17 ans, qui n'avait jamais connu Giuseppe ni sa famille. Elle traversait, en compagnie de sa grand-mère, le pont sous lequel on avait trouvé Giuseppe lorsqu'elle fut saisie d'un mal étrange, d'une sorte d'envoûtement qui la fit tomber à genoux et délirer. Aidée de sa grand-mère et d'un passant, elle réussit à rentrer chez elle. Mais, lorsqu'elle retrouva ses sens, elle n'était plus la Maria que l'on avait connue. Sa voix avait pris une curieuse tonalité masculine et elle prétendait être Giuseppe Verardi.

  


Le spectre de Giuseppe s'empara alors totalement de Maria. Il alla même jusqu'à écrire à sa mère, qui reconnut sans hésiter l'écriture de son fils. Le même soir, il força Maria à mimer une scène curieuse au cours de laquelle il revécut sa dernière nuit à Sieno. L'esprit qui possédait Maria feignait de boire et de jouer aux cartes, tout comme Giuseppe l'avait fait durant sa dernière soirée passée à Siano. L'esprit ingurgitait un verre de vin après l'autre, alors qu'il était bien connu que Maria ne buvait jamais plus d'un verre de vin aux repas. Puis, le spectre entreprit de mimer un combat qui l'avait opposé à son partenaire aux cartes et qui avait sans doute eu lieu sur le pont.

  


Le lendemain, la mère de Giuseppe vint rendre visite à Maria. Aussitôt l'entité la reconnut et lui décrivit les blessures qu'on avait trouvées sur son cadavre. Il donna aussi les noms de ses meurtriers - peu d'entre eux vivaient encore à Siano. Mme Verardi retourna ensuite chez elle où elle pria pour que l'esprit de son fils quitte le corps de Maria. Un peu plus tard le même jour, Maria s'engagea sur le pont fatal, toujours envoûtée par l'esprit de la victime. Elle en descendit, enleva ses vêtements et s'étendit par terre, exactement dans la position où l'on avait trouvé le corps de Giuseppe. Quelques minutes plus tard, lorsqu'elle revint à elle, Maria avait complètement oublié ce qui lui était arrivé.


En 1939, la presse fit grand bruit autour du retour des mânes de Giuseppe. Ernest Bozzano, un des plus grands spécialistes italiens de parapsychologie de l'époque, a étudié le cas, sur lequel il a publié une analyse en 1940.

 

Charles Berlitz, "Les phénomènes étranges du monde".

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:29


Certaines personnes ont des réminescences de vies antérieures et d'autres (comme moi par exemple), n'ont aucun souvenir.


Tout cela me pousse à me poser des questions sur l'existence réelle de la réincarnation. Existe-t'elle vraiment ?

Est-ce un parasitage d'une entité ? Ou est-ce autre chose ?

Je remercie Parvati, qui m'a envoyé ces deux textes qui nous font réfléchir.



Le cas de Saïd Bonhamy, que Ian Stevenson étudia en profondeur, en est un exemple tout à fait typique. Bonhamy était un druze (membre d’une secte musulmane qui enseigne la réincarnation) qui mourut dans un accident de la route au Liban en 1943.

Six mois plus tard, sa soeur donnait naissance à un fils. Lorsque le garçon apprit à parler, les noms des enfants de Bonhamy furent pratiquement les premiers mots qu’il prononça. Il décrivit également l’accident de camion qui avait mis un terme à « sa vie précédente » et qui créa chez lui une phobie de ces véhicules.

Il s’agissait donc d’un cas splendide de souvenirs d’une vie antérieure, mais un problème surgit. En effet, dans une ville située à une quarantaine de km de là, naquit en 1958 un garçon nommé Iwad Ilawar. Quand il eut deux ans, Iwad se souvint lui aussi d’une vie antérieure apparemment en tant que Saïd Bonhamy ! Il se rappela l’accident de camion, le nombre d’enfants qu’il avait, etc.

De plus, il était également sujet à une peur morbide des camions. Enfin, il parla d’une ancienne maîtresse, Jumille, que Stevenson parvint à identifier comme étant l’amante non pas de Bonhamy, mais de son cousin.

 




Par ailleurs, nous sommes confrontés à l’histoire déconcertante de Jasbir Lai Jat, un Indien de trois ans et demi qui, après avoir réchappé de justesse à la variole en 1954, se mit spontanément à parler d’une vie antérieure en tant que Sibha Ram, qui avait vécu dans un village des environs.


Il déclara que son père s’appelait Shanka, qu’il était mort après avoir mangé des sucreries empoisonnées pendant
un défilé de mariage (ce qui l’avait fait tomber d’un chariot), et relata nombre d’évènements véridiques de la vie de Ram.

Lorsqu’on l’emmena de son village dans l’Uttar Pradesh à la bourgade voisine de Vehedi, où Ram avait résidé, l’enfant reconnut sans se tromper plusieurs des anciens membres de sa famille et leur parla de sa vie passée avec force détails. Tous ces faits furent vérifiés par Ian Stevenson pendant un voyage d’études effectué en Inde en

1961.

 

Une fois de plus, nous avons là un superbe cas de réincarnation, sauf qu’un élément incite à la prudence : en fait, Sibha Ram de mourut pas avant la naissance de Jasbir, mais uniquement quand ce dernier avait trois ans.

Comment est-il possible de rendre compte de ce récit insolite ? De possession ? De transmigration de l’âme ? J

asbir est-il vraiment mort pendant sa variole, son corps ayant alors été ranimé par l’esprit de Sibha Ram ?

 

A tout le moins, de tels récits nous font réaliser que ces exemples de mémoire extracérébrale ne sont en aucun cas des preuves formelles de la réincarnation.

Les données que l'on peut extraire de ce type de cas ne sont pas assez nettes, remplies qu'elles sont de paradoxes qu'il est impossible de passer sous silence.


Comment est-il possible de rendre compte de ces récits insolites ? De possession ? De transmigration de l’âme ?


Jasbir est-il vraiment mort pendant sa variole, son corps ayant alors été ranimé par l’esprit de Sibha Ram ?

 


La vie après la vie
, Scott Rogo

 

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13 septembre 2005 2 13 /09 /septembre /2005 00:00

La réincarnation est le retour du principe spirituel dans une nouvelle enveloppe charnelle. Pour un être humain, cette enveloppe est toujours un corps humain. Mais on peut se réincarner soit sur la même planète où l'on a vécu sa dernière existence, soit sur une autre planète.

 

On ne peut fixer un temps précédant le retour dans un corps matériel, pas plus qu'on ne peut fixer un temps pour la vie terrestre. Des êtres humains passent trois ans sur terre, et d'autres y vivent quatre-vingt-dix ans. Si l'on disait que l'homme vit sur terre trente ans, on parierait comme un amateur de statistique, mais pas comme un observateur des lois réelles.

 

L'esprit doit entrer dans un nouveau corps, mais cela se fait petit à petit et n'est achevé qu'à la naissance. Mais certains esprits changent d'avis après coup et craignent tellement la renaissance que cela aboutit parfois à une fausse-couche ou à un enfant mort-né.

 

En général, les jeunes enfants de deux à trois ans ont très souvent des réminiscences de leurs vies antérieures. Les souvenirs s'estompent vers sept ou huit ans, lorsque l'enfant est mieux intégré dans la vie terrestre

 

Certaines de nos aptitudes peuvent disparaître d'une vie à l'autre, être comme en sommeil, lorsque l'esprit désire en acquérir d'autres. Mais les premières ne disparaissent qu'en apparence et peuvent s'épanouir davantage dans une vie ultérieure.

 

Un esprit attardé peut avoir choisi une famille évoluée dans le but de s'améliorer - ceci constitue une épreuve pour la famille choisie - alors qu'un esprit évolué peut s'incarner dans un cadre déplaisant, même dans un corps infirme, pour subir une épreuve nécessaire et développer des qualités qui lui manquent.

 

Disons tout de suite qu'avant de venir se réincarner dans une planète, l'être spirituel se prête à la perte de la mémoire des existences antérieures. La réincarnation a, en effet, été enseignée comme un mystère ésotérique dans toutes les initiations de l'Antiquité.

 

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12 septembre 2005 1 12 /09 /septembre /2005 00:00

 

 

 

 

Depuis le début de toutes les religions, la réincarnation a été considérée comme une alternative à la mort.

 

 

Les premiers à en avoir parlé, sont les égyptiens, quoique cela ne soit pas reconnu par l’Egyptologie officielle, mais dans plusieurs passages du Livre des Morts, il en est fait mention.

 

 

Plus connus sont le Bouddhisme et l’Hindouisme, qui ont perpétué l’idée de réincarnation jusqu’à nos jours.

 

 

Au Tibet, quand on parle de réincarnation, on ne peut s'empêcher penser au Dalaï-lama dont tout le monde a retenu qu'il est l'incarnation actuelle du premier Dalaï-lama.

 

 

En Grèce au 7ème et 6ème siècle avant Jésus Christ, l'orphisme, doctrine théologique admettaient l'immortalité de l'âme. L'âme impure était soumise à des réincarnations successives

 

 

Dans les évangiles, le Christ a fait plusieurs fois référence à des vies antérieures :

 

" Jésus dit alors: Je vous le dis, en vérité, parmi les enfants des hommes, il ne s'en est pas levé de plus grand que Jean, le Baptiste. Si vous voulez le comprendre, lui-même est Elie qui devait revenir, que celui-là entende, qui a des oreilles pour entendre " (Saint Mathieu, XI, 11-15).

 

 

" En vérité, je te le dis : nul, s’il ne naît à nouveau, ne peut voir le royaume de Dieu "(Saint Jean III,3)

 

 

Au sujet d'un aveugle de naissance, Jésus, qu'on interrogeait sur les raisons cette cécité, : "Ce n'est pas lui ni ses parents qui ont pêché…." (Saint Jean, IX-3)

 

 

Rappelons-nous que jusqu’en l’an 553 de notre ère, la réincarnation faisait partie de la religion chrétienne, mais a été mis à l’index après le concile de Constantinople, simplement parce que, dit-on, le concept de la réincarnation gênait l’impératrice Théodora (qui avait beaucoup à se reprocher !) et ne voulait pas accepter qu’elle puisse être d’un rang inférieur dans une vie future. Cette croyance fut donc éliminée, mais non totalement interdite, et elle ne fut jamais déclarée anathème.

 

 

Dans le Zohar : " Toutes les âmes sont soumises aux épreuves de la transmigration ".

 

La Kabbale affirme que les renaissances permettent aux hommes de se purifier.

 

Plus près de nous, au 13e siècle, les cathares disaient : "Nous sommes venus trop tôt ; nous reviendrons dans 700 ans".

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11 septembre 2005 7 11 /09 /septembre /2005 00:00

 

 

 

 

Il est intéressant de par son idée de justice immanente. Il permet aussi de comprendre et d’accepter les pires épreuves.

 

 

Mais malgré les preuves qui s'accumulent, la Réincarnation a beaucoup d'adversaires, car, depuis des siècles, on nous a répété qu'on ne disposait que d'une seule vie pour gagner le Paradis, sinon l’Enfer vous ouvrait toutes grandes ses portes. Mais comment parvenir à la perfection en une seule existence ? A ce compte, bien des gens ne pourraient être sauvés.

 

 

Pourquoi ne pas admettre d'autres vies, d'autres épreuves pour ceux qui ne sont pas encore parfaits, afin de les faire réfléchir davantage, de reconnaître leurs erreurs passées et de leur donner la chance de les corriger ?

 

 

La nouvelle incarnation d’une âme sur terre dépend du degré d’évolution acquis dans les vies passées.

 
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9 septembre 2005 5 09 /09 /septembre /2005 00:00

Tout acte est le mûrissement d'une cause antérieure et celui-ci aura une conséquence dans le futur.

 

 

 

Ce que nous sommes aujourd'hui est le résultat des actes passés et ce que nous effectuons maintenant, déterminera l'avenir. 

 

 

Cette loi de causalité du karma est ce qui conditionne toute notre existence.

 

 

Cependant, tous ces conditionnements ne sont pas définitifs car nous avons une certaine part de liberté et, quelles que soient les circonstances, il demeure toujours une possibilité de choix.

 

 En résumé, il y en a deux :

 

   ---> Soit de progresser vers la lumière de l'éveil,

  ---> Soit de régresser vers les ténèbres de l'ignorance.

 

 

 

 C'est la raison pour laquelle nous avons le libre arbitre

Bien que nous soyons prédisposés depuis la naissance, ces propensions ne nous déterminent pas totalement.

Il est donc en notre pouvoir de nous libérer ou de nous aliéner.



Tout acte en bien ou en mal, du corps, de la parole et de l'esprit aura une conséquence bonne ou mauvaise, dans cette vie, dans la suivante ou bien après.


Il existe un très grand nombre d'actes nuisibles, mais on peut les ramener à dix.

 

Trois pour le corps : le meurtre (et le suicide), le vol et l'inconduite sexuelle ;

 

Quatre pour la parole : le mensonge, la calomnie, les paroles blessantes et les paroles inutiles ;

 

Et trois pour l'esprit : la convoitise, la malveillance et les vues fausses sur la nature essentielle de la réalité.

Les dix actes positifs consistent à abandonner les dix actes négatifs.

Il s'agit de protéger la vie des êtres animés, de pratiquer la générosité, et d'avoir une conduite éthique, de dire la vérité, de créer l'harmonie entre les gens, de parler de manière pacifique et de tenir des propos sensés ; d'avoir peu de désirs tout en étant satisfait de ce que l'on a, de développer la bienveillance en soi et d'adhérer à ce qui est authentique (loi du karma, réincarnation, etc.).



En bref, il est dit dans le Dharma : « Sont négatifs les actes engendrés Par le désir, la haine et l'ignorance ; Ils sont la source de toute souffrance et des états d'existence inférieurs.

 

 

Sont positifs les actes qui résultent de l'absence de désir, de haine et d'ignorance ; Ils engendrent les mondes heureux Et le bonheur dans toutes les vies. »

 

 

Évidemment, une personne récoltera inéluctablement le fruit de ses actes et ne pourra pas les transférer à quelqu'un d'autre ; ceux qui sont positifs engendreront le bonheur et ceux qui sont négatifs, la souffrance.

 

 

Si on peut comprendre cette notion de karma au niveau individuel, il est quelquefois difficile d'admettre que l'on ait à subir les conséquences de certains actes au niveau collectif comme, par exemple : les guerres, les fléaux, les calamités, etc.

 

 

En fait, le karma collectif est la réunion de multiples karma individuels.

 

 

On peut le remarquer au niveau des groupes humains qui se réunissent pour des raisons sociales, religieuses, politiques et autres ; plus il y a de gens concernés, plus l'impact est puissant.



Dans la perspective du bouddhisme, il n'y a pas de jugement ultime autre que la loi de rétribution karmique.

 

 

Le destin n'est pas non plus une fatalité, mais la loi naturelle de cause à effet.

 

 

Ainsi, à chaque instant de notre vie, nous pouvons transformer notre karma négatif en positif et améliorer encore plus notre karma bénéfique.

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18 juillet 2005 1 18 /07 /juillet /2005 00:00

 

Acte, travail, effets de l'acte, enchaînement des causes et des effets ; sort qui nous est réservé par nos actions passées dont les effets ne sont pas encore épuisés ; acte sacrificiel.

Donc notre naissance prochaine sera déterminée par les actions que nous aurons faites dans ce monde.

 

Notre naissance actuelle est par conséquent le résultat de notre passé.

 

 

Notre entrée dans ce monde-ci a été déterminée exactement par nos passages antérieurs.

 

 

Nous sommes dans ce monde par l'effet de nos propres actions.

 

 

Tout comme nous sortons avec le total de nos actions présentes, de même nous voyons que nous sommes entrés avec le total de nos actions passées.

 

 

Chacun de nous cherche tous les jours à préparer le lendemain.

 

Aujourd'hui nous décidons du sort de demain ; demain nous déciderons du sort du jour suivant.

 

 

Il est tout à fait logique de raisonner de la même façon en remontant en arrière.

 

Nous nous emprisonnons par notre Karma, comme une chaîne attachée à notre cou.

 

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17 juillet 2005 7 17 /07 /juillet /2005 00:00

 

 

 

En Inde, la réincarnation est considérée comme un fait incontestable.

 

Pourtant, même les bouddhistes sont surpris que certains puissent conserver le souvenir de leurs « vies antérieures ».

 

Plusieurs cas ont été enregistrés et étudiés par les scientifiques, l’un des plus troublants est celui de Shankar.

Le 19 janvier 1951, Munna, un petit garçon de six ans, joue devant la boutique de son père coiffeur à Kannauj, une ville importante du nord de l’Inde.

 

Deux inconnus surgissent.

 Sans se faire remarquer, ils enlèvent l’enfant.

 Son père, Sri Jageshawar Parsad, constate son absence et s’inquiète.

 Il fait rechercher Munna.

 Quelques heures plus tard, on retrouve le petit cadavre égorgé au bord d’une rivière.

 

 

 Deux hommes sont bientôt arrêtés.

 L’un deux avoue le meurtre puis se rétracte.

 

 

 Aucune preuve formelle de leur culpabilité ne peut être établie.

La police doit les relâcher.

La famille de Munna reste désemparée, sa mère est atteinte de graves troubles nerveux.

 

 

 

 

 

 Munna réincarné ?

 

 

Six mois après la mort de Munna, un petit garçon naît dans un autre quartier de Kannauj.

 Dès ses premiers mots, l’enfant manifeste un comportement étrange.

 

A deux ans, il parle de son « autre maison », dans laquelle il aimerait retourner.

Il voudrait voir ses « autres parents » et ne cesse de réclamer des jouets, qu’il décrit très précisément, et qu’il n’a jamais eus.

Parfois, Shankar est saisi de grandes frayeurs.

Il raconte comment, dans son « autre vie », deux hommes l’ont égorgé.

Depuis sa naissance, le garçon a sous le menton, barrant toute la largeur du cou, une marque mystérieuse qui ressemble à une longue cicatrice.

 

En 1954, l’histoire de Shankar fait le tour de la ville.

 

Devant plusieurs témoins et à plusieurs reprises, il raconte « son » meurtre.

 

Il donne des détails qui n’ont jamais été connus du public mais qui correspondent à la confession de l’accusé qui s’est ensuite rétracté.

Jageshwar est en entend parler, il est troublé.

  

Il veut rencontrer Shankar, mais son père, Babu Ram, s’y oppose.

L’affaire commence à l’inquiéter et il craint qu’on puisse lui retirer son fils.

 

Jageshwar insiste

Le 30 juillet 1955, il parvient à rencontrer Shankar et sa mère.

L’enfant, qui vient d’avoir quatre ans, reconnaît Jageshwar et se jette dans ses bras.

 

 

¯ Une affaire truquée ?

 

Dès 1956, le Pr Atreva, de Bénarès, s’intéresse au cas de Shankar.

Il interroge l’enfant et effectue des recoupements.

 

 

Shankar fournit des détails sur la vie de Munna que seule sa famille peut connaître, et ses récits quant au meurtre ne varient jamais.

 

 

Le Pr Atreva en obtient confirmation auprès de la mère de Shankar, de ses instituteurs et de ses voisins.

 

 

 

Babu Ram, mécontent de tout ce tapage, bat son fils et lui interdit de parler de son « ancienne vie ».

 

 

 

Jageshwar, qui ne doute plus que Shankar et Munna ne font qu’un, tente de faire rouvrir le procès des meurtriers présumés.

 

La justice indienne refuse cet étrange « témoignage de la victime ».

 

 

 

De 1956 à 1965, l’affaire est étudiée non seulement par le Pr Atreva, mais encore par le Dr Jamuna Prasad et le chercheur américain Ian Stevenson.

 

 

 

Ils tentent de déterminer si une manipulation est possible.

Première hypothèse, les familles sont complices.

Pour quel motif ?  

 

 

Aucune des deux ne tire le moindre profit financier de l’affaire.

Jageshwar verrait-il là le moyen de faire condamner les assassins de son fils, en inculquant de faux souvenirs à Shankar ?

Peu probable.

 

 

Il est d’ailleurs presque impossible de faire apprendre si parfaitement une leçon à un enfant de cet âge : au fil des années, Shankar ne se contredit jamais dans ses récits.

 

 

 

Enfin, Babu Ram se montre constamment hostile aux déclarations de son fils.

 

 

 

¯ Cryptomnésie, télépathie ou réincarnation ?

L’hypothèse de la cryptomnésie, ma « mémoire cachée », peut être envisagée.

 

Cette théorie fait appel à la psychanalyse. 

 

Dès son plus jeune âge, l’enfant pourrait avoir inconsciemment enregistré des conversations de ses parents se rapportant au meurtre de Munna.

 

Il se serait identifié au garçon et, naturellement, aurait raconté « son histoire » en grandissant.

 

 

Mais, une fois de plus, la même objection revient : comment aurait-il pu dans ce cas évoquer des détails que même ses parents ignoraient ?

 

Et comment expliquer une marque de naissance si proche de la cicatrice de Munna ?

 

 Force est donc d’admettre qu’aucune hypothèse « logique et rationnelle » ne peut être appliquée à l’affaire Munna-Shankar.

 

 

 

Les chercheurs américains de la Société de recherche psychique ont ainsi répertorié plus d’une centaine de cas à travers le monde qui, après examen attentif, restent inexplicables.

 

 

 

Pour certains, la clef de l’énigme se trouve dans la télépathie : Shankar, pour des raisons que l’on ignore, a inconsciemment été en contact avec la mère de Munna, personne à l’équilibre psychique perturbé.

Sans s’en rendre compte, il a été victime de cette projection.

 

 

Mais, pour une majorité d’Indiens, la véritable solution est à la fois plus troublante et plus banale : Shankar est tout simplement la réincarnation de Munna.

 

 

 

 

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16 juillet 2005 6 16 /07 /juillet /2005 00:00

 

Dans la tradition indienne, le sage maître Samyutta Nikâva évoque la samsara, la ronde des âmes qui se réincarnent.

 

Elle peut s’arrêter que si l’homme parvient à la pureté.

Il atteint alors la délivrance et le nirvâna (paradis) :

 

« Quelle est, pensez-vous, ô disciples, la masse des eaux du grand océan ou celle des larmes que vous avez versées au cours de votre long pèlerinage, allant perpétuellement vers de nouvelles naissances et de nouvelles morts, unis à ce que vous haïssez, séparés de ce que vous aimez ?

Sans commencement et sans fin est cette ronde.

Inconnaissable est le commencement des êtres enveloppés dans l’ignorance qui, poussés par le désir, sont conduits vers des renaissances, poursuivant cette ronde de renaissances.

 

Ainsi, depuis longtemps avez-vous souffert les douleurs physiques et les douleurs morales.

 

Vous avez engraissé le sol des cimetières assez longtemps pour être dégoûtés de cette existence, assez longtemps pour vous en détourner, pour vous en libérer. »

 

 

Samyutta Nikâva, Commentaire sur le Bardo

 

 

 

P.S. : peut-être rien à voir avec le contexte, mais le film nommé "Samsara" est actuellement en vente... savez-vous de quoi il s'agit ? Est-ce dans l'esprit de l'article ?

 

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15 juillet 2005 5 15 /07 /juillet /2005 00:00

 

­L’Antiquité méditerranéenne

 

La notion de réincarnation apparaît dans plusieurs courants philosophiques et religieux de la Méditerranée antique :

Orphisme égyptien, manichéisme, pythagorisme et néoplatonisme.

 

Autre facette d’un culte des ancêtres largement pratiqué dans les religions anciennes, cette notion est aussi une façon de rapprocher le monde des vivants de celui des morts.

 

 

 

­ Sociétés africaines

 

Dans certaines ethnies, la croyance en la réincarnation joue un rôle social important.

Chez les Ashanti, au Ghana, par exemple, le « sang » renaît par a lignée maternelle, alors que le « principe masculin » est renvoyé au culte des ancêtres, l’âme rejoint, quant à elle, la divinité.

 

 

En revanche, les Kikuyu du Kenya distinguent deux âmes chez leurs morts :

L’une « sociale » ou collective se réincarne en un autre individu,

L’autre regagne le monde des ancêtres.

 

 

 

­ Un mode occidentale aux XIXe et XXe siècles

 

Au XIXe siècle, nombre d’occidentaux sont attirés par ces doctrines, évoquées dans les textes de plusieurs occultistes.

 

C’est le spirite Allan Kardec qui lance le mouvement en 1857, utilisant la réincarnation comme fondement de sa « religion universelle ».

 

 

Dans les années 1930, une Britannique, Joan Grant, publie plusieurs ouvrages sur ses vies « antérieures » ; elle se souvient d’avoir été fille d’un pharaon, d’avoir vécu dans la Grèce d’Alexandre, dans l’Angleterre médiévale et pendant la Renaissance en Italie.

 

 

Certaines de ses déclarations sont surprenantes, mais les destins exceptionnels qu’elle s’attribue à chaque incarnation contribuent à mettre en doute sa sincérité.

 

 

La seconde moitié du XXe siècle voit un regain d’intérêt pour les doctrines orientales, et de nombreuses personnalités, jusqu’au couturier Paco Rabanne, affirment leur croyance en la réincarnation.

 

 

 

­ Croyances orientales

 

Mais c’est en Asie que le principe de la réincarnation reste le plus répandu : en Inde, bien sûr, mais aussi en Chine, au Japon, en Mongolie, au Tibet, en Indonésie…

 

Le cas le plus célèbre est celui du dalaï-lama, guide spirituel tibétain : chaque dalaï-lama est la réincarnation de son prédécesseur.

Il est difficile d’obtenir des chiffres exacts sur le nombre de croyants, surtout en raison de l’athéisme officiel de la Chine qui masque snas doute une grande partie des fidèles, mais on peut dire qu’aujourd’hui plus d’un milliard de personnes appartiennent à une religion qui admet la réincarnation.

 

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