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Visiteurs curieux



19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 18:36

 

Je me trouvais dans le salon de mon patron, et c'était jour de repassage, lorsque se produisit l'un des évènements les plus incroyables qu'il m'ait été donné de vivre. Je rapporte les faits tels qu'ils se sont déroulés.

Repasser dans le salon est un vrai plaisir. Une rangée de fenêtres permet au soleil d'entrer à flots dans la pièce, et d'y amener une touche de gaieté. En ce jour d'été de 1951, je fredonnais les paroles d'une chanson pop qui passait à la radio. Soudain, plus de musique. Le poste de radio était en panne. Je pensais que peut-être un fusible avait sauté, ou bien la station avait des problèmes, ou alors il y avait une coupure d'électricité... Mais non, puisque le fer à repasser était toujours en état de marche.

A ce moment précis je remarquai que la pièce avait commencé à s'assombrir. Avec précaution, je mis le fer en lieu sûr, et l'éteignis. Que se passait-il ? Etais-je sur le point de m'évanouir ? Non. Je me sentais parfaitement bien. Une tempête se préparait-elle, cachant du même coup le soleil ? Non. J'étais sortie quelques minutes avant et il n'y avait pas un seul nuage dans le ciel. Que se passait-il donc ?

La pièce prit une teinte gris foncé. Je fis quelques pas en arrière, intriguée, tandis que mes yeux s'accoutumaient à cette relative obscurité. J'aperçus alors, dans le coin de la pièce, quelque chose qui avait tout l'air d'être un rocher. Devenue soudain craintive, je regardais, fascinée. Il me fut impossible de détouner les yeux.

De ce rocher posé à même le sol jaillit une lumière bleuâtre qui éclaira toute la pièce. L'instant d'après une femme apparut, debout sur le rocher.

C'était la créature la plus belle que j'aie jamais vue. Tandis que mes yeux allaient de la pierre à ses pieds nus, du drapé gracieux de sa robe bleue et blanche aux traits sereins de son visage, une prodigieuse sensation de paix s'empara de moi, qui me fit tomber à genoux.

"Ave Maria", dis-je.

Elle me sourit, et la main tendue, paume tournée vers le bas, prononça ces mots : "Dominus Vobiscum".

Ce à quoi je répondis, de nouveau en latin : "Et cum spiritu tuo".

Aussitôt je ressentis une chaleur d'une telle intensité, qu'elle gagnait chaque fibre de mon être. L'instant d'après, la femme et le rocher avaient disparu, le soleil était revenu et l'on entendait la même chanson à la radio. J'étais toujours dans la même position.

Je me relevai et retournai à mon repassage. J'avais le front et les paumes des mains trempés de sueur.

Pendant des nuits et des jours, je songeais à cet évènement, craignant d'en parler autour de moi, de peur d'être traitée de folle. L'idée que la Dame essayait de me dire quelque chose ne m'a jamais traversé l'esprit. Le fait de m'être exprimée en latin me rendait perplexe, je doutais de ma raison; pourquoi m'avait-elle choisie parmi tant d'autres... C'est vrai que j'avais une bonne connaissance du latin, acquise lors de mes années de collège. S'y ajoutaient les préfixes et suffixes des termes médicaux. Mais c'était insuffisant pour traduire ses propos, ou les miens. Un passage à la bibliothèque où je pus consulter un dictionnaire (A-L), et le problème était résolu. J'avais dit : "Salut, Marie", au nom de quoi elle avait dit : " Que le seigneur soit avec toi", et j'avais répliqué correctement : "Ainsi soit-il".

J'allai voir un psychiatre pour qui j'avais travaillé et lui demandai :

- Est-ce que je suis folle ?

Il se mit à rire et répondit :

- Rien que le fait de venir ici et de me poser cette question prouve le contraire. Vous avez un problème ?

Je lui racontai mon histoire.

- Eh bien, il est vrai que de telles choses arrivent. Si vous étiez quelqu'un de très religieux, je dirais que votre imagination vous a joué des tours. Pourquoi est-ce arrivé - et telle que je vous connais, je suis certain que vous dites la vérité - je ne suis pas qualifié pour vous répondre. Peut-être qu'un jour vous aurez la réponse. En attendant, je vais vous donner des somnifères, comme ça vous vous reposerez et vous oublierez tout ça.

 

Mais je ne pourrai jamais oublier ma "Dame du Rocher", et mon ardent désir de la revoir ne s'éteindra jamais.

 

 

Norma Jeffries, San Diego, Californie, février 1963

Compilé par Fate Magazine

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 11:01

 

Merci à Introcrate pour cette vidéo.

 

 

Denis Lévesque, journaliste et animateur de télévision présente une émission pour LCN.

 

Il reçoit, en entrevue, des gens de tous les milieux qui se retrouvent au centre de l'actualité.

 

 


 

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 08:33

 

Merci à Indiana-Jones30 pour la vidéo, tirée de l'émission Mystères.

 

 

Un bouquin très intéressant, sur Fatima et d'autres apparitions mariales, que je conseille de lire est "La Vierge et les extraterrestres".

Pour lire le résumé, cliquez ici.

 

 


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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 09:07


Marie-Madeleine était une prostituée, une pécheresse. Cette représentation a toujours été véhiculée par l'Eglise.
Mais depuis la parution du Da Vinci Code de Dan Brown, on s'interroge sur l'image de ce personnage.

 
Voici un reportage très intéressant, qui nous éclaire sur Marie-Madeleine mais aussi sur l'Eglise.
















Merci à Rapharaons d'avoir mis les vidéos sur le net
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 15:04









Depuis 1968, la Vierge Marie fait de multiples apparitions au-dessus des églises coptes d'Egypte. Des centaines de milliers de témoins ont assisté à l'étrange phénomène.

Pour la première fois, ces apparitions mariales ont été photographiées, et même filmées !

Le Père François Brune est allé enquêter sur place concernant cette incroyable affaire...



Il s'agit certainement d'un phénomène surnaturel les plus spectaculaires non seulement du siècle dernier et de ce siècle commençant, mais de toute l'histoire de l'Eglise et de l'Humanité.

L'explication par hallucination collective ne suffit pas à rendre compte du phénomène.

Il se passe là quelque chose d'extraordinaire que la science n'a toujours pas pu expliquer.

 

 

Un cas unique passé sous silence


Normalement, dans tous les cas d'apparitions religieuses de la Vierge, du Christ ou des saints, seuls quelques voyants privilégiés sont admis à percevoir ces images d'un autre monde.


Or, il n'en a pas été de même lors de ces apparitions de la Vierge en Egypte.
Ce sont des millions d'hommes, Egyptiens ou étrangers, qui ont vu ces formes lumineuses de la Vierge, et cela pendant des mois, voire des années.


Toute la presse de langue arabe en a parlé abondamment, avec des photos à l'appui, non seulement en Egypte mais dans tout le monde arabophone, et même au-delà, comme le Pakistan ou l'Indonésie.

 

 


1968, Zeitoun : premières apparitions

 

Tout commença le 2 avril 1968, par l'apparition de la silhouette toute blanche d'une jeune femme au-dessus de la coupole d'une humble église d'un quartier pauvre du Caire.

Cette église était alors séparée par une rue d'une grande esplanade, qui servait de terminal à une ligne d'autobus.

Les mécaniciens qui se trouvaient là, furent les premiers témoins.

Certains crurent qu'il s'agissait d'une religieuse, d'autres d'une jeune femme qui voulait se suicider.

L'un d'eux courut finalement prévenir le curé de la paroisse, qui comprit tout de suite de qui il s'agissait vraiment...

Le soir suivant, nouvelle apparition. Il en fut de même les jours suivants. Ces apparitions pouvaient durer plusieurs heures, cesser pour se produire à nouveau quelques heures plus tard au cours de la même nuit.

Elles s'espacèrent peu à peu au rythme de deux ou trois par semaine, puis à une ou deux par mois. La dernière au-dessus de cette église eut lieu en 1971.

 

 

 


Des témoins en abondance !

 

Ce sont des foules entières qui ont alors accourue vers Zeitoun. Toutes les rues adjacentes étaient pleines de gens venus voir la Vierge, l'esplanade était littéralement envahie.

Il fallut déplacer le terminal des bus. Les murets des maisons voisines cédèrent rapidement sous la pression de la foule.
Les gens ne sachant pas exactement quand l'apparition aurait lieu, couchaient sur l'asphalte en étendant des couvertures.


Dans l'église, les fidèles priaient et chantaient.
Les premiers jours, certains militaires y virent un signal offert aux bombardiers israéliens. C'est qu'on était juste à la fin d'une guerre [...]


La police crut à une supercherie montée par les chrétiens. Elle fouilla les maisons des alentours à la recherche de quelque projecteur, soupçonnant même des effets d'hologrammes. Mais sur les toits, les terrasses, dans les arbres même elle ne trouva rien.


Les lumières partaient parfois de l'intérieur de l'église, sortant par les fenêtres disposées à la base de la coupole centrale pour éclater ensuite dans le ciel et prendre forme au-dessus de la coupole. Certaines apparitions ont eu lieu même en plein jour, éliminant ainsi toute hypothèse de fraude.

 

 

 

Croix, anges et colombes

 

La Vierge apparaissait toujours très lumineuse. Elle allait et venait entre les coupoles de l'église, d'un angle à l'autre de l'édifice pour que tout le monde puisse la voir.

Elle s'inclinait, bénissait, tenant parfois à la main une croix ou un rameau d'olivier.

Elle portait parfois le Christ enfant, fut quelquefois accompagnée d'anges.

Des sortes d'oiseaux lumineux pouvaient l'entourer ou annoncer sa venue, plus grands que les colombes, illuminés de l'intérieur, ailes déployées mais immobiles, glissant dans le ciel, formant parfois des figures : une couronne autour de la Vierge ou une grande croix.

Les vraies colombes ne volent jamais la nuit et ne font pas de dessins dans le ciel !


Ces apparitions ont été vues par des milliers de personnes, parfois plus de 200 000 en une nuit, peu à peu des millions au fil des mois et des années.


Il ne peut s'agir d'hallucination collective, car des photos ont été prises. Mais l'apparition était chaque fois si lumineuse qu'elle ne permet pas de distinguer sur ces clichés les traits du visage.


De nombreux témoins cependant affirment qu'ils pouvaient parfaitement voir l'expression du visage, toujours plein de bonté, mais souvent triste.

 

 

 

D'étranges guérisons chez les témoins

 

Certains témoins semblent également avoir bénéficié de guérisons miraculeuses à la vue de l'apparition mariale.


Un jour en fin d'après-midi, un homme aperçut la Vierge et croyant qu'elle voulait se suicider, lui cria aussitôt "Madame ! Ne sautez pas !" Joignant d'instinct le geste à la parole, il tendit la main dans sa direction, l'index pointant vers elle.


Or, cet index portait un bandage. Quelques jours plus tôt, il s'était coincé le doigt ; la gangrène s'y était mise, et l'on devait l'amputer de ce doigt le lendemain.

Mais le jour suivant, à l'hôpital, le chirurgien, tout surpris, constata la guérison complète.


D'autres miracles ont suivi, constatés par des médecins, des chirurgiens.

 

 

 


Les apparitions s'étendent à toute l'Egypte


 
En 1982, d'autres apparitions ont eu lieu à Edfou, tout à fait au Sud de l'Egypte; Les tensions étaient alors très vives entre le gouvernement et le chef de l'Eglise copte.

Le Patriarche était assigné à résidence dans un monastère, et mis dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions.


Dans ces jours sombres pour les chrétiens d'Egypte, les apparitions d'Edfou prirent une forme comparable à celle d'hologrammes, mais sans aucune intervention humaine.


Des scènes entières de la vie du Christ se formaient dans l'église sous les yeux des fidèles.

Puis, en 1986-1987, nouvelles manifestations surnaturelles à Choubra, au plein centre du Caire, dans un quartier très pauvre. ce furent d'abord des lumières extrêmement vives, parfois colorées, éclatantes comme des flashs, mais qui balayaient la façade de l'église, sortaient de la base de la coupole centrale, passaient d'un clocher à l'autre.

Il y eut quelques apparitions très nettes et la Vierge aussi.


Comme à Zeitoun, les témoins se racontaient ce qu'ils voyaient pour s'assurer qu'ils voyaient bien la même chose.
Par mesure de sécurité, la police en vint rapidement à interdire l'accès du quartier aux non-riverains dès la tombée de la nuit.

Les apparitions se produisirent alors aux premières lueurs de l'aube.

 

 


Information à la une des médias locaux


Nouvelles manifestations de la Vierge en 1990 dans un monastère près d'Assiout, et sur différentes églises à travers le pays, en 1995-1996, 1997, 1999, 2000, 2001-2002 à Assiout et enfin en 2002 dans le diocèse de Gizeh, près du Caire.

Celles d'Assiout prirent une ampleur particulière : il s'agit de la troisième ville d'Egypte par le nombre d'habitants.


Ce fut un véritable ballet de lumières. Le clergé de la cathédrale copte demanda aux touristes qui se trouvaient là, d'écrire leurs témoignages.

il y en a de tous les pays et de tous les horizons. Des ingénieurs d'Australie, une religieuse de Colombie, des diplomates...


Là aussi, des colombes symbole de paix, apparurent en pleine nuit, glissant dans le ciel.

Bien entendu, toute la presse locale et nationale rendait constamment compte des développements de ces événements, aussi bien les journaux musulmans que la presse de la minorité chrétienne.

Les récits faisaient souvent "la une" de tous les médias avec des photos des apparitions et des photos de l'immense foule, illuminée par les apparitions elles-mêmes.

 

 



Un appel à l'unité chrétienne


Un appel à l'unité des chrétiens. Car il faut préciser que l'immense majorité des chrétiens d'Egypte appartiennent à l'Eglise copte, séparée de Rome à la suite de sombres querelles théologiques dès l'an 451. Mais leur Eglise est ausi ancienne que celle de Rome ou de Constantinople, et elle a continué à vivre et se développer au cours des siècles en toute indépendance.


Lorsque les catholiques viennent en Egypte créer des orphelinats, des écoles, des hôpitaux, des asiles de vieillards, ils ne peuvent pas essayer de convertir les musulmans. Ils seraient immédiatement expulsés du pays.

Ils auraient pu le faire pour aider les coptes, plus pauvres qu'eux, à développer leur propre Eglise.


En fait, ils l'ont fait pour essayer de ramener les coptes à la "bonne" Eglise, celle de Rome.

Donc, dès qu'il y a en Egypte une communauté copte un peu importante, les catholiques ont construit une église. Il y en a partout.


Or, la Vierge n'est apparue que sur des églises coptes.
Cela ne signifie certainement pas que les catholiques soient de plus mauvais chrétiens.

Mais cela montre que, pour la Vierge, les coptes sont aussi bons-chrétiens que les catholiques et que pour être fidèles à Dieu, ils n'ont pas besoin de se soumettre à Rome.


Elle n'avait pas besoin de parler. Certains gestes sont plus clairs que des paroles.
Il devient clair que c'est à eux d'accepter les coptes comme ils sont, sans chercher à les latiniser, les romaniser, les contrôler...

 

 

 

Source : extraits du magasine "Le Monde de L'Inconnu" 

 

 

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Dans cette époque où les hommes ont tendance à utiliser Dieu pour justifier leur haine envers tout ce qui est différent d'eux, par la langue, la culture, les structures sociales, ce message d'amour a une importance capitale.

 

Les chrétiens coptes sont les premiers chrétiens. Ils ont résisté aux conversions de force par l'islam, que de nos jours encore, ils se font assassiner par des islamistes qui considèrent que la seule parole de dieu est celle du coran.


Cela a sans doute une grande signification à notre époque, où on tente de nous faire passer pour apportant "paix et amour", des religions dont les textes font injonction de massacres de ceux qui croient autrement, vivent autrement, flattent les bas instincts inversant en cela nos codes moraux pluri-millénaires, et relèguent la femme au rang animal.

 

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27 juin 2005 1 27 /06 /juin /2005 00:00

 

 

Le suaire est une toile de lin filé de couleur ivoire et tissée à la main en sergé à chevrons, côtelé trois-un, de 4 m de long sur 1, 10 m de large.

 

Elle a été rapiécée à la suite de l’incendie de 1532, et porte des marques d’humidité.  

 

On y distingue deux pâles images brun jaune clair (une de face et l’autre de dos) d’un homme étendu de 1,80 m pesant environ 80 kilos, âgé de 30 à 40 ans et les mains croisées sur le pubis.

 

Soumises à un agrandissement photographique, ces images montrent de nombreuses traces de blessures autour du sommet de la tête (couronne d’épines ?), sur le visage, aux poignets, sur la poitrine et le dos (flagellation), sur les épaules (tuméfactions dues au port d’un objet lourd et rugueux), sur le flanc droit (coup de lance) et sur les pieds (clou).

 

 

 

 

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26 juin 2005 7 26 /06 /juin /2005 00:00

 

 


En l’an 1357, la veuve d’un noble français, Godefroy Ier de Charny, cède à l’église collégiale de Lirey, dans le diocèse de Troyes, un suaire marqué de l’empreinte d’un corps qu’on dit être celui du Christ.

Les vicissitudes de la guerre et de la politique font que le suaire quitte la Champagne en 1418.

On le trouve ensuite à Liège, puis à Chambéry (1453), où il est partiellement détruit dans un incendie en 1532.

En 1578, il arrive à Turin, où il est, depuis, conservé et vénéré par des milliers de fidèles.

 

 

De la Palestine à la Champagne  

Le nom de « Saint Suaire » a été donné il y a quelques siècles au linceul dans lequel Joseph d’Arimathie est censé avoir enveloppé le corps du Christ après la crucifixion.

Entre ce moment-là et la réapparition du linge à Lirey près de quatorze siècles plus tard, on perd totalement sa trace.

Les tenants de l’authenticité du suaire ont retrouvé cependant une piste intéressante, même si elle doit, au départ, beaucoup à la légende.

 

Abgar, un roi d’Edesse (la ville d’Urfa, en Turquie) converti au christianisme au début du 1er siècle, aurait gardé le suaire après avoir été guéri de la lèpre à son contact.

Son successeur étant retourné au paganisme, les chrétiens de la ville auraient dissimulé la relique durant cinq siècles dans une niche.

En 944, les Byzantins, qui la nomment mandylion (mot grec désignant une robe ecclésiastique), l’auraient reprise aux musulmans alors maîtres d’Edesse.

Le suaire serait demeuré à Constantinople jusqu’en 1204, année du premier sac de la ville.

 

Comment, ensuite, le retrouve-t-on en France ?

Peut-être grâce aux Templiers, qui auraient sauvé la relique : un grand maître du Temple de Normandie, qui périt sur le bûcher avec Jacques de Molay en 1314, s’appelait en effet Geoffroy de Charney, une variante de Charny.

Il pourrait être à l’origine de la réapparition du suaire en Champagne, avant 1356.

 

 

Une falsification de génie ?
Mort en 1356 à la bataille de Poitiers, Godefroy Ier de Charny emporte avec lu ile secret de l’acquisition du suaire.

 

Les chanoines de Lirey présentent, eux, la relique comme étant une « figure ou représentation du suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ », formule qui ne tranche pas le problème de son authenticité.

 

Intrigué, l’évêque de Troyes fait procéder à une enquête dont nous ne savons guère que la conclusion : elle aboutit à l’aveu d’un peintre qui dit avoir réalisé l’image. L’ostension de celle-ci est dès lors interdite.

 

En 1389, Geoffroy II de Charny obtient pourtant du légat du pape d’Avignon, Clément VII, l’autorisation d’exposer à nouveau le suaire.  

Les pèlerins affluent aussitôt pour vénérer ce qu’ils considèrent comme l’empreinte incontestable du corps du Christ, et cette crédulité populaire inquiète tant l’évêque de Troyes qu’il renouvelle au bout de quelques mois l’interdiction d’exhiber l’image contestée, cette fois sous peine d’excommunication.

 

Sa décision est cassée dès 1390 par le pape Clément VII, qui demande toutefois aux chanoines de Lirey de bien avertir les fidèles qu’il ne s’agit que d’une

« peinture faite pour représenter le Suaire ».

 

 

 

Lors du séjour de la relique à Liège, l’évêque de la ville condamne encore ceux qui veulent la faire passer pour authentique.

 

Mais, dès le XVIe siècle, elle fait l’objet d’une immense vénération et nul ne songe plus à mettre en doute son authenticité. Pourtant, l’Eglise s’abstient toujours de confirmer celle-ci.

 

 

Rebondissement scientifique  


C’est, paradoxalement, au XXe siècle, au temps des expertises, scientifiques modernes, que le problème de l’origine et de la date du suaire se trouve de nouveau posé, en des termes tout à fait insolites.

 

En 1898, la première photographie jamais faite de l’objet montre, sur le négatif, un luxe de détails invisibles jusque là :

 

 

 

 

 

 

Par la suite, les études se succèdent, à partir de clichés de plus en plus précis, puis d’analyses sur la relique elle-même.

 

Des 1902, un biologiste et un anatomiste français, les professeurs Paul Vignon et Yves Delages, font remarquer l’extraordinaire précision anatomique du dessin porté sur le suaire – précision inconcevable dans les conditions de la peinture du XIVe siècle.

 

Bien plus tard, dans les années 70, le tissu et la poussière le couvrant sont soigneusement étudiés.

Le linge est fait de lin entremêlé de coton, selon un procédé de tissage typique du Moyen-Orient, et les pollens contenus dans la poussière prouvent qu’il a séjourné dans la région du Jourdain et en Turquie – ce sont autant d’indices de son authenticité.

 

En 1978, des examens plus poussés encore sont menés par une équipe internationale comprenant des membres de la NASA.

Ils montrent la présence de traces de sang dans le tissu et mettent en évidence une très étrange particularité dans le dessin figuré sur le linceul : sa reproduction photographique, passée au simple analyseur d’images, produit un effet de relief que ne restituent sur des photographies d’images « normales » que des appareils extrêmement sophistiqués.

 

 

Enfin, plus récemment, une analyse au carbone 14 est effectuée – l’autorisation de la mener avait été longtemps refusée aux scientifiques, de peur que l’examen n’endommage la relique.

Elle confirme la possible authenticité de l’image, en indiquant que le lin composant le tissu du linceul a été cueilli bien avant le Moyen Age, et plus précisément aux environs des débuts de l’ère chrétienne, entre 100 avant notre ère et 200 de notre ère…

 

Mais toutes conclusions scientifiquement incontestables sont purement négatives : si elles rendent peu défendables la version, celle d’un œuvre peinte tardivement par une main humaine, elles ne disent nullement comment, pourtant, l’empreinte d’un corps peut effectivement s’être trouver imprimée sur le linge…

De sorte que la relique peut, désormais plus que jamais, être livrée à la foi et à l’adoration à Turin.
 

Le mystère du suaire de Turin reste entier…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  >> Sur la plaque de verre surgit en effet, non la silhouette pâle et floue que présente le suaire, mais l’image nette d’un homme d’une impressionnante beauté.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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