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Visiteurs curieux



21 juillet 2005 4 21 /07 /juillet /2005 00:00

 

Les folklores européens font souvent référence à des monstres aquatiques qui sèment la terreur dans les rivières et les lacs.

 

Un lien évident apparente ces créatures mythiques aux bêtes que des témoins contemporains disent avoir observées dans le loch Ness ou ailleurs.

 

 

 

L’Ecosse

 

Le folklore écossais abonde en descriptions de « dragons » divers.

 

 

 

La légende la plus célèbre concerne un certain sir John Lambton qui, de retour des croisades, aurait combattu victorieusement, grâce aux conseils d’une sorcière une immense bête, semblable à un ver, qu’il aurait lui-même pêchée et rejetée à l’eau des années auparavant.

 

 

Dans le nord du Pembrokeshire, aux environs de Bryberian, est située par ailleurs une tombe fameuse :

 

« Bedd yr Alfanc » (la tombe de l’Alfanc, un monstre aquatique).

 

Selon la tradition, cet animal, très dangereux, a été capturé par des villageois avec beaucoup de difficultés dans une rivière, avant d’être tué.

 

On raconte enfin qu’au XIIIe siècle un homme qui traversait à la nage le lac de Llyn-Goder, situé au sud-ouest de Snowdon, fut pris en chasse par une longue « chose » ondulante.

 

Au moment où il s’apprêtait à toucher terre, la bête releva la tête et s’empara du malheureux qu’elle entraîna au fond du lac.

 

 

 

L’Irlande et l’Islande

 

Presque tous les lacs irlandais (les « loughs ») connaissent de semblables légendes.

 

 

 

Ainsi, dans le comté de Connaught, saint Mochua de Balla aurait tué un monstre hideux qui infestait un des lacs de la région.

 

On relate aussi la présence d’une anguille gigantesque sillonnant les eaux du lough Rmor et qui fut finalement capturée, ou encore l’histoire d’un crocodile au long cou dont on dit qu’il hantait le lough Mask.

 

 

L’Islande possède elle aussi ses récits de « chevaux des eaux » qui ont pour habitude d’arrirer les voyageurs isolés dans les lacs.

 

 

 

 

 

En France

 

A Rouen, saint Romain, au VIIe siècle, aurait délivré la Normandie de la Gargouille , serpent énorme qui vivait dans les marais.

 

Et on évoque dans d’autres lieux les fameux « chevaux des eaux », notamment à Travaux, ville située sur les rives du Doubs, où le « Drac » emporte les voyageurs pour les noyer dans le fleuve.

 

 

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5 juillet 2005 2 05 /07 /juillet /2005 00:00

 

Où est la tour ?

 

Entre le XVI e et le début du XXe siècle, voyageurs et explorateurs occidentaux se rendant en Mésopotamie se sont efforcés de localiser le fameux édifice.

 

Les uns proposèrent de le situer à Afar Quf, à l’ouest de Bagdad, d’autre à Borsippa, à proximité de Babylone…

Seules les fouilles archéologiques devaient permettre de trancher.

 

 

 

Les preuves archéologiques

 

C’est en 1913 que l’archéologue allemand Robert Koldewey découvre finalement l’emplacement de la tour.

Sa base forme un quadrilatère de 91,55 m de côté.

Son centre, partie la pluie ancienne, est constitué d’un noyau de briques crues, rehaussé au temps de Nabopolassar et de Nabuchodonosor et entouré d’un nouveau parement en briques cuites.

 

Les fouilles ont mis en évidence trois escaliers, deux latéraux et un central, ce dernier, perpendiculaire à la structure du bâtiment.

 

 

 

Le témoignage des textes antiques

 

Ces renseignements sont complétés par les textes antiques : le récit d’Hérodote et surtout la tablette dite « de l’Esagil »conservée à Paris, au musée du Louvre, copiée en 229 avant notre ère d’après un document ancien décrivant le dernier état de la tour.

 

D’une hauteur de 90 m environ, l’édifice comportait sept étages, faits de murs à redans sans doute verticaux.

Le dernier étage abritait les installations cultuelles parées des briques émaillées bleues de Nabuchodonosor.

 

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4 juillet 2005 1 04 /07 /juillet /2005 00:00

 

 

 

 

Le texte de la Genèse rapporte que les hommes, rassemblés dans la plaine de Shinéar après le Déluge, résolurent d’élever une tour gigantesque.

Dieu (Yahvé), alerté de ce dessein, y mit obstacle en « confondant leur langage » de manière que les ouvriers ne puissent s’entendre entre eux.

 

Devenus incapables de travailler de concert, les constructeurs abandonnèrent l’entreprise et se dispersèrent dans différentes directions.

 

La tour inachevée et la ville édifiée autour s’appelaient Babel ou Babylone.

 

 

 

l La légende de la confusion des langues

 

La légende de la confusion des langues a une origine étymologique.

 

Babel est interprété par l’écrivain biblique, qui écrit peut-être au temps de la captivité des Israélites en Babylonie, dans le sens de « confusion »  - confusion des langues, en l’occurrence.

 

De la même manière, parce qu’ils ne comprennent rien au langage des étrangers, et en premier lieu des Perses, les Grecs prennent bien plus tard, l’habitude de designer ceux-ci du nom péjoratif de « barbares » - la répétition de la syllabe « ba » symbolisant la désorganisation apparente des dialectes non grecs, quels qu’ils soient, par rapport à l’organisation rigoureuse de la langue d’Homère.

 

 

De nos jours encore, le langage abondant et confus des enfants est désigné du nom léger de « babil » et l’on qualifie de « blabla » le discours vide de sens d’un orateur peu inspiré…

 

 

Mais la légende d’un châtiment divin par la ramification des langues s’inscrit également dans la nostalgie d’un âge d’or où tous parleraient un langage commun assurant ainsi paix et compréhension.

 

 

Ce rêve s’exprime dans la légende chrétienne de la glossolalie et de la Pentecôte : saint Paul attribue aux premiers chrétiens la faculté de s’exprimer en une langue autre que celle qu’ils parlent d’ordinaire sous l’effet de la transe mystique, et les Actes des Apôtres évoquent le miracle de la descente de l’Esprit-Saint sous la forme du langues de feu, qui dotent les disciples du Christ du don de s’exprimer en des dialectes autrement inconnus d’eux…

 

 

 

l « Que son sommet monte jusqu’au ciel »

 

Mais la légende de la tour repose aussi sur une réalité.

Il existait en effet à Babylone une construction à étage, ou ziggourat d’après le babylonien, d’origine inconnue mais restaurée sous Nabopolassar (625-605 avant notre ère), fondateur de la dynastie chaldéenne, et sous son successeur, le célèbre Nabuchodonosor (605-562).

 

Cette construction s’appelait Etemenanki, « la maison du haut lieu entre le Ciel et la Terre ».

Une inscription datant de Nabopolassar explicite ce nom :

 

« Mardouk (le grand dieu de Babylone) m’a ordonné de planter solidement les fondations de l’Etemenanki, jusqu’à atteindre le monde souterrain, et de faire en sorte que son sommet monte jusqu’au ciel ».

 

 

Une autre, datant de Nabuchodonosor, précise que le décor du sommet était fait « de briques d’émail bleu brillant », soit un ornement de la couleur du ciel, parfaitement adapté pour donner l’impression que l’édifice se perdait dans l’infini azur.

 

 

Rien ne permet cependant de penser que c’est par présomption que les Babyloniens ont entrepris une telle construction.

Ils ont agi sur « ordre » du dieu Mardouk, précise l’inscription la plus ancienne, et semblent l’avoir fait par souci s’assurer l’harmonie entre Ciel et Terre.

 

 

L’historien Hérodote, qui visite Babylone vers 460 avant notre ère, rapporte en effet qu’un dieu rendait visite à une femme qui dormait dans une pièce aménagée dans le haut de l’édifice.

 

Etemenanki assurait donc le lien -l’union- entre deux ordres de réalité opposés : le haut et le bas, le monde des dieux et celui des hommes.

 

 

 

l Un sort funeste

 

Le rédacteur de la Genèse fait ainsi un nouveau contresens lorsqu’il attribue aux constructeurs de la tour de mauvaises intentions.

Même en ce cas, pourtant, le récit biblique mêle encore le vrai et le faux.

 

Des peuples d’origine diverse –donc de langues différentes- ont, comme le dit la légende, travaillé à la construction de l’édifice.

 

 

Une autre partie de l’inscription de Nabuchodonosor en atteste : « Tous les peuples de nations nombreuses (…) je (les) contraignis au travail. »

 

Mais cette diversité ethnique n’a pas empêché l’achèvement des travaux –puisque les plaques d’émail du sommet ont été posées.

 

A l’inverse, il semble qu’un sort funeste se soit en effet acharné sur la tour.

 

 

Construite avec peine –au long de plusieurs règnes-, elle survit peu de temps.

Babylone, passée en 539 sous la domination perse, se rebelle en 482.

 

Xerxès, qui la ramène sous son autorité, exerce des représailles qui causent de sérieux dommages au monument.

 

 

Un siècle et demi plus tard, en 331, lorsqu’Alexandre le Grand établit sa capitale à Babylone, il voit la tour ruinée et souhaite la restaurer.

Mais cela demande un tel travail qu’il renonce à ce projet.

 

 

Par la suite, la tour sert de carrière aux constructeurs des environs qui la réduisent à un amas informe.

Un édifice est alors construit par-dessus.

 

Et, lorsqu’il s’effondre, il couvre les ruines de la tour initiale, la cachant pour des siècles.

 

 

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29 juin 2005 3 29 /06 /juin /2005 00:00

 

 

 

Magnifique forêt de colonnes de pierres, teintée à l’intérieur par les reflets de la lumière passant à travers les riches vitraux, Notre-Dame de Chartres est un des plus importants sanctuaires de France et un monument historique majeur.

 

Sa construction présente encore bien des aspects mystérieux.

 

 

 

Bien avant l’installation des chrétiens sur le site, celui-ci est déjà par les Gaulois.

Le nom même de Chartres a, semble-t-il, une origine culturelle puisqu’il pourrait provenir soit de carns, selon le nom donné aux autels de pierre utilisés par les druides, soit de Carnut-Is, signifiant « lieu sacré des Carnutes », du nom des Gaulois habitant la région lors de la conquête romaine.

 

 

 

 

Au-dessus d’un puits sacré

 

 

Avant la première église, le site est occupé par un temple païen dans lequel s’ouvre un puits sacré d’environ 33 m de profondeur.

 

 

 

 

La légende affirme que c’est dans ce puits, dit « des Saints-Forts », qu’ont été précipités les premiers martyrs chrétiens du lieu.

 

 

Ce puits se trouve dans la crypte, rebâtie et achevée en décembre 1024 par l’évêque Fulbert, après qu’un premier incendie eut détruit la cathédrale en 1020.

 

 

 

 

Par la suite, la crypte devient un lieu de prières à une Vierge noire nommée Notre-Dame-Sous-Terre.

 

 

Les malades de toute l’Europe affluent dans l’espoir de recouvrer la santé, car on attribue des pouvoirs miraculeux à l’eau du puits.

 

 

Les autorités ecclésiastiques décident de faire cesser ces pratiques, qu’elles jugent superstitieuses : le puits est muré en 1654.

 

Il ne sera redécouvert que 250 ans plus tard.

 

 

 

En 1134, un nouvel incendie ravage la cathédrale.

 

Les travaux reprennent.

 

 

 

 

En 1144-1145 est édifié le portail royal, dont les statues constituent un chef-d’œuvre de sculpture.

 

Mais un troisième incendie éclate en 1194.

 

 

Tout est alors détruit, sauf la façade et le fameux portail royal : mais on retrouve intacte au milieu des décombres, une relique précieuse entre toutes – le fragment de la chemise de la Vierge

 

Une nouvelle fois, les travaux reprennent.

 

 

 

 

En moins de trente ans, sans qu’on sache exactement avec quels moyens financiers, et sous la conduite d’un homme dont on ignore le nom, le gros œuvre est mené à bien : dès 1220, la nef et le chœur peuvent être utilisés lors des messes.

 

C’est presque un miracle, compte tenu de l’ampleur des travaux et du résultat obtenu.

 

 

Quarante ans plus tard, l’édifice, complètement achevé, est dédié à Marie, patronne de Chartres, en présence de Saint Louis.

 

 

 

 

 

Un livre de pierre et de verre

 

 

La cathédrale de Chartres est un lieu de culte, mais elle se veut aussi, comme la plupart des églises médiévales, un catéchisme en images à l’intention des illettrés.

 

Ses statues, ses bas-reliefs, ses 2 600 m2 de vitraux décorés offrent un résumé des conceptions théologiques du temps, comme de l’histoire du monde et de l’humanité selon les Livres saints.

 

 

On peut y voir ainsi les principaux événements qui se sont déroulés entre la création de l’Univers (Genèse) et l’avènement du Christ (Nouveau Testament), y suivre les épisodes de la vie de Jésus et les hauts faits des premiers saints.

 

 

Chartres est un livre de pierre destiné à instruire le pèlerin.

 

 

 

 

 

Un étonnant décor

 

 

Mais Chartres possède encore des particularités plus remarquables.

 

Son orientation, d’abord, en direction du nord-est, déconcerte :

 

 

La plupart des églises sont en effet tournées vers l’est, vers la Palestine , berceau du christianisme.

 

 

 

 

Cette anomalie s’explique par la nécessité de prendre appui sur les bases enterrées de l’ancien temple païen, selon les historiens de l’art.

 

Mais, de la sorte, le bâtiment suit les courants telluriques considérés, depuis l’époque gauloise, comme bénéfiques à l’homme : les influx magnétiques, qui épousent les accidents souterrains (nappes phréatiques, failles, etc.).

 

 

 

Le décor de la cathédrale présente aussi des caractéristiques insolites.

 

Un peu partout dans le bâtiment, le visiteur aperçoit des symboles, initiales, poissons ou visages, gravés au burin dans les pierres, marques émouvantes de maçons anonymes.

 

 

Quelques thèmes chrétiens fondamentaux, en revanche, sont curieusement absents.

 

Nulle part, parmi les riches sculptures des façades extérieures, on ne trouve de représentation de la Crucifixion.

 

Cette absence, selon certains auteurs, est la preuve d’un lien associant les bâtisseurs de Chartres avec l’ordre du Temple, accusé de nier la divinité de Jésus.

 

 

Les vitraux même de Chartres n’échappent pas totalement au mystère :

 

 

Par quel secret inconnu ont été obtenues les admirables couleurs des plus belles verrières ?

 

 

Et quel est le sens véritable des figures tracées sur elles ?

 

 

 

 

Les épisodes de l’histoire sainte se prêtent souvent à une double interprétation : littérale pour le peuple, ésotérique pour les initiés.

 

 

Il en va de même pour les formes en rosaces, simples motifs décoratifs pour certains, représentation cryptée des mouvements de la matière sous l’action du feu élémentaire alchimique pour d’autres.

 

 

Enfin, des thèmes astrologiques sont traités dans le décor de la cathédrale : les signes du zodiaque encadrent la grande scène de l’Ascension au tympan de la porte nord, et les personnifications des sept arts libéraux (les disciplines intellectuelles « nobles » correspondant aux sept planètes principales distinguées par le Moyen Age) sont sculptées dans les bordures de la porte sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, l’élément le moins énigmatique de l’église n’est certainement pas le « labyrinthe », un dessin incrusté dans le sol de la nef, constitué par onze anneaux de dalles noires s’enroulant pour former un parcours de plus de 260 m de long : le « chemin » conduit jusqu’au cœur du labyrinthe, jadis marqué par une plaque de cuivre gravée du combat mythique de Thésée et du Minotaure…

 

 

 

 

Etrange motif dans une cathédrale bien étrange…

 

 

 

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28 juin 2005 2 28 /06 /juin /2005 00:00

 

 

Un tel site sacré associé au culte de la Vierge compte évidemment au Moyen Age un certain nombre de reliques exceptionnelles et de faits miraculeux.

 

 

Le lieu fort

 

Dans la crypte s’ouvre le puits des Saints-Forts près duquel se trouvent un autel et une niche qui abritait jadis une Vierge noire.

 

Le culte de cette figure remontait aux Gaulois.

On suppose que c’était alors une représentation de Belisama, la déesse mère.

 

L’ensemble, appelé « lieu fort », peut-être parce que la population s’y réfugiait en cas de danger, a alimenté bien des légendes.

 

Les malades venaient y coucher pour chercher la guérison.

 

Lors d’une grande épidémie aux alentours de l’an 1000, l’évêque Fulbert aurait été soigné par une goutte de lait que la Vierge aurait posée sur sa bouche.

 

 

Le voile de la Vierge

 

En 876, le roi Charles le Chauve vient en pèlerinage et offre le « voile de la Vierge » : une chemise que Marie aurait portée durant sa grossesse, et qui fut plus tard sauvée dans l’incendie de la fin du XIIe siècle.

 

La relique était en effet précieuse : en 911, lorsque Chartres fut assiégée par le duc normand Rollon, le clergé tenta une sortie en portant, telle une bannière, la précieuse chemise.

 

Les Normands, pris de panique, abandonnèrent aussitôt le siège de la ville, pourtant prête à tomber.

 

 

Et les autres reliques

 

Chartres possédait au Moyen Age d’autres reliques vénérées : outre la goutte de lait de Fulbert, soigneusement conservée, le trésor contenait des restes des saints Piat et Taurin, invoqués respectivement, et suivant les besoins, pour obtenir le beau temps ou de la pluie…

 

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23 juin 2005 4 23 /06 /juin /2005 00:00

 

 

 

Connaître l’avenir est un rêve qui hante les hommes.

 

Après les devins païens et les prophètes bibliques vient le temps des mages laïcs.

 

 

 

En 1555 paraît à Lyon la première édition des Centuries astrologiques, quatrains énigmatiques signés par un certain Nostradamus, qui s’impose rapidement comme le plus grand des visionnaires modernes.

 

 

 

Du médecin à l’astrologue

 

 

Michel de Nostre-Dame, dit Nostradamus, d’origine juive, est né en 1503, à Saint-Rémy-de-Provence.

 

 

Ses deux grands-pères sont médecins et c’est la médecine qu’il étudiera lui-même à l’université de Montpellier.

 

 

 

En 1526, une épidémie de peste éclate dans le Languedoc : il soigne les malades avec un dévouement exemplaire, depuis Aix jusqu’à Marseille.

 

 

Il s’établit à Agen, se marie et fait connaissance de Jules César Scaliger, un des plus grands savants d’Europe.

 

Mais, quelques années plus tard, il perd sa femme et ses enfants, victimes d’une nouvelle épidémie de peste.

 

Il se met alors à voyager, allant, disent certains, jusqu’en Egypte – il semble en fait que ses pérégrinations se limitent au midi de la France et à l’Italie.

 

 

Au cours de cette errance se situe peut-être la première manifestation de son don de voyance : un jour, croisant un moine sur la route, il aurait reconnu en lui le futur pape Sixte V et serait tombé à genoux, déclarant : « Je m’agenouille devant Sa Sainteté ».

 

 

Du moins est-ce sans doute pendant cette période d’errance solitaire que son esprit s’exalte, au point qu’il croit se découvrir le don de prédire l’avenir.

 

 

 

L’homme qui prédit sa mort

 

 

En 1546, en effet, il se fixe à Salon, deux ans plus tard, se remarie : il ouvre alors un cabinet médical, vite florissant mais, surtout, il se tourne vers des observations astrologiques.

 

 

C’est à ce moment qu’il rédige, d’abord, un almanach « avec (des) présages » (1550), puis surtout ses Centuries, résultat, semble-t-il de visions qui s’imposent à lui pendant des veilles nocturnes.

 

 

L’ouvrage fait aussitôt sensation, et en juillet 1556, Catherine de Médicis, passionnée d’occultisme, fait venir le devin à sa cour pour qu’il établisse l’horoscope de ses fils.

 

Il annonce alors que trois d’entre eux régneront – prédiction étonnante, qui se vérifiera : les trois garçons monteront sur le trône sous les noms de François II, Charles IX et Henri III.

 

 

Quatre ans plus tard, en 1559, alors que Nostradamus est retourné chez lui, leur père, le roi Henri II, meurt dans un tournoi.

 

La visière mal fermée de son heaume a laissé pénétrer la lance de son adversaire, le comte de Montgoméry, et le souverain agonise, dix jours durant, l’œil crevé et le cerveau atteint.

 

 

Les contemporains se souviennent alors de l’étrange prédiction du 35e quatrain :

 

 

« Le lyon jeune, le vieux surmontera

 

En champ bellique par singulier duelle :

 

Dans cage d’or  les yeux lui crèvera

 

Deux classes une, puis mourir, mort cruelle. »

 

 

 

En l’an 1564, Charles IX confie à Nostradamus l’importance charge de médecin ordinaire du roi.

 

Sinécure prestigieuse, puisque le médecin continue de résider à Salon.

 

Il est alors au faîte de sa renommée, encensé par des poètes tels que Ronsard.

 

 

Deux ans plus tard, il meurt, au retour d’une mission en Arles.

 

De nouveau, un quatrain semble avoir prédit cette fin :

 

 

« De retour d’ambassade, don de roy mis au lieu.

 

Plus n’en fera, sera allé à Dieu

 

Parens plus proche, amis, frères de sang

 

Trouvé tout mort près du lict du banc. »

 

 

 

Et demain…

 

 

Augmentées constamment de la première édition à la mort de Nostradamus, les Centuries sont des ensembles de quatre vers regroupés par groupes de cent (d’où le titre du recueil).

 

 

L’édition définitive des œuvres de Nostradamus comprend la Lettre à César (fils de Nostradamus), l’Epître au très Invincible, très Puissant et très Chrétien Henry Second, roi de France, les Centuries elles-mêmes (finalement au nombre de douze), les Présages cent quarante et un quatrains) et enfin les Sixains (cinquante-huit strophes de six vers).

 

 

Beaucoup de termes latins francisés sont mêlés à la langue du XVIe siècle, ce qui ne facilite pas l’interprétation des prédictions, que l’astrologue a d’ailleurs rédigées volontairement de façon obscure, afin peut-être d’éviter toute poursuite.

 

 

Dans la préface de l’édition de 1555, il manifeste ainsi la crainte d’être poursuivi par l’Eglise et se défend d’être un hérétique. Il dit aussi ne posséder aucun livre de magie.

 

 

Les prophéties couvrent l’histoire de France, et, dans une moindre mesure, celle de l’Europe et du monde, jusqu’au début du XXIe siècle.

 

Pour les inconditionnels du mage, certaines se sont effectivement réalisées :

 

 

>>   Michel de Notre-Dame aurait ainsi prévu la fuite de Louis XVI à Varennes ;

 

 

>>   L’avènement de Napoléon 1er  ;

 

 

>>   L’instauration d’une République après la chute de la monarchie.

 

 

 

En ce qui concerne notre époque, et précisément les années à venir, des commentateurs croient lire dans les quatrains l’annonce de choses peu rassurantes :

 

 

µ   Un troisième conflit mondial, qui partira du Moyen-Orient et au cours duquel Marseille, et Paris, notamment, seront détruites ;

 

 

µ   L’arrivée de l’Antéchrist sur Terre.

 

 

 

 

On saura donc sous peu si les prophéties des Centuries sont justes, à moins que les commentateurs les plus autorisés ne se soient trompés sur leur sens…

 

 

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20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 00:00

 

 

Les récits de personnes affirmant avoir rencontré leur double sont généralement traités comme des cas d’hallucination : hallucination qui peut être dangereuse et entraîner des troubles assez graves chez le sujet pour le conduire au suicide.

 

 

Mais l’inverse se produit aussi : une personne peut n’avoir aucune conscience du double présent à ses côtés, et ce sont les témoignages de l’entourage qui leur font découvrir cette présence.

 

Tel est le cas de l’enseignante française Emilie Sagée au milieu du XIXe siècle.

 

 

 

En 1845, le directeur d’un institut pour jeunes filles nobles, le pensionnat Von Neuwelcke, situé dans l’actuelle Lettonie à environ 60 km de Riga, engage comme professeur de français une jeune femme sous le nom d’Emilie Sagée, qui dit être née trente deux ans plus tôt à Dijon.

 

 

La nouvelle préceptrice, d’un tempérament très gai, fait preuve d’une intelligence et d’un sens de l’éducation qui attirent bientôt favorablement l’attention du directeur, Herr Busch.

 

 

Mais quelques semaines après son arrivée, des rumeurs commencent à circuler parmi les quarante-deux élèves de l’établissement.

 

 

 

D’étranges phénomènes se produisent en effet :

 

A plusieurs reprises, alors qu’une élève dit avoir vu la préceptrice à un bout du bâtiment, un autre affirme l’avoir croisée au même moment à l’autre extrémité du pensionnat.

 

 

Au début, les professeurs ne prêtent guère l’oreille à ces bruits absurdes. Puis l’affaire se complique.

 

 

Un jour, alors qu’alors qu’Emilie Sagée est au tableau noir, en train de donner un cours de grammaire à treize jeunes filles (parmi lesquelles une certaine Julie Von Güldenstubbe à qui on doit plus tard le récit du cas), une silhouette apparaît à ses côtés, imitant ses mouvements à la perfection.

 

 

Le seul détail qui diffère est l’absence de craie dans la main.

 

 

Le double continue à se manifester au cours des semaines qui suivent (il est également vu par des domestiques) et il adopte progressivement un comportement de plus en plus indépendant.

 

 

Ainsi, un jour, les quarante-deux élèves sont occupées à des travaux de broderie dans une pièce du rez-de-chaussée, sous la surveillance d’une maîtresse.

 

Par la fenêtre, les enfants peuvent apercevoir Emilie Sagée dans le jardin.

 

A un moment donné, leur surveillante s’absente… pour être remplacée par le double, immobile et silencieux.

 

Dehors, Emilie Sagée semble subitement avoir des difficultés à se mouvoir.

 

 

Dans la classe, certaines jeunes filles osent s’approcher et constatent que le double de la préceptrice n’offre qu’une légère résistance aux mains, qui le traversent.

 

Il finit par disparaître.

 

 

 

Tous ces événements émeuvent, bien sûr, au plus haut point les jeunes pensionnaires et provoquent de nombreux départs.

 

 

Au bout de dix-huit mois, les parents ayant retiré trente des quarante-deux élèves, le directeur prend la décision de se séparer d’Emilie.

 

Celle-ci soupire, avant de partir, que c’est la dix-neuvième fois qu’elle est obligée d’abandonner un poste, toujours pour la même raison, depuis qu’elle a commencé à donner des cours à l’âge de seize ans…

 

 

 

Julie Von Güldenstubbe reste en contact avec son ancien professeur jusque dans les années 1850.

 

 

Après quoi, on perd définitivement la trace de celle-ci en Russie, où elle a émigré comme préceptrice au service d’une famille.

 

 

 

Alors… hallucination ou phénomène paranormal ?

 

 

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18 juin 2005 6 18 /06 /juin /2005 00:00

 

 

Durant près de 3 ans, du 30 juin 1764 au 19 juin 1767, une centaine de meurtres ensanglantèrent le Gévaudan (un ancien comté correspondant aujourd'hui à la Lozère), l'Auvergne, le Rouergue et le Vivarais.

 

Chaque mois le nombre de victimes augmentait, il s'agissait principalement de femmes, de jeunes filles et d'enfants des deux sexes.

 


Tous les récits de survivants ou des témoins de ces drames désignaient un animal.

 

Mais les blessures, jugées inhabituelles, suggéraient plutôt une "bête" hors du commun.

 

 

 

Face aux innombrables échecs de la population locale, Mr Duhamel, capitaine major de Clermont, reçoit l'ordre du gouverneur militaire du Languedoc de donner la chasse "au monstre".

 

Ils tuèrent une multitude de loups, mais le carnage ne prenait pas fin.

On proposa aux chasseurs des gratifications, cela eut pour conséquence d'augmenter le zèle de ceux-ci mais la Bête était toujours là.

 

 

 

Après l'échec de la mobilisation du 7 février 1765 réunissant soixante-treize paroisses du Gévaudan, trente d'Auvergne et de Rouergue, Duhamel est remplacé par des louvetiers, les Dunneval puis par Antoine de Beauterne, porte arquebuse du roi.

 

 

Beauterne abat un grand loup le 21 septembre qu'il dissèque et présente à la cour.

 

Le 4 octobre un autre est chassé, le 14 une louve, le 15 et le 17, deux louveteaux sont mis à mort.

 

 

Tout redevint calme et la population pensait être débarrassée de la monstrueuse bête.

 

Mais en Décembre 1765, deux femmes sont attaquées, un enfant blessé et une fillette tuée.

 

La cour refuse d'écouter ces histoires prétendant que la bête est bien morte et que ce ne sont que pures coïncidences.

 

Alors la population n'a plus qu'un seul moyen : se défendre avec ses modestes moyens.

 

Mais la liste des victimes ne cesse de s'allonger, six morts en 1766 et dix-huit durant les six premiers mois de 1767.

 


Le 19 juin, Jean Chastel un homme du pays tue une bête qui parut être un loup extraordinaire car sa figure et ses proportions sont bien différentes des loups environnant.


Puis une louve est aussi abattue le 2 juin et l'affaire est dès lors jugée terminée.

 

 

C'est ainsi qu'elle s'arrêtera mais restera non résolue.

 

De nombreux auteurs vont donc s'emparer du sujet en traitant cette histoire comme une intéressante énigme zoologique.

 

La bête à l'époque est pourtant considérée comme un animal réel (loup) fantastique (hybride d'ours ou de singe), exotique (babouin ou hyène), comme un instrument divin (créature du diable ou punition de dieu) ou enfin comme un homme métamorphosé en animal et que l'on appelle plus communément loup-garou.

 

 

Les hypothèses

 

Les hypothèses progressivement devinrent plus rationalistes.

 

On mit de coté les possibilités fantastiques pour mettre en avant le fait qu'il s'agissait soit d'un animal sauvage soit de la perversité d'un être humain, tueurs pervers ou même serial killer.

 

Mais cela n'empêcha pas d'autres personnes de voir là, une possible intervention surnaturelle voire extraterrestre.

 

 

En fait au début la culpabilité des loups n'est pas remise en cause.


Ce n'est qu'avec la multiplication des victimes et des observations qu'émerge une interprétation différente.

 


On crut qu'il s'agissait d'un loup enragé mais les victimes après leur agression n'ont jamais développé cette maladie.

 

Plusieurs faits facilitèrent à l'époque, le passage du loup mangeur d'homme à la bête dévorante et de la bête à un super loup car les paysans lui tiraient dessus mais celui-ci ne semblait rien ressentir et les gens se l'imaginèrent comme une bête indestructible et donc surnaturelle.

 

 

Les preuves en faveur de l'existence de la bête du Gévaudan ont été nombreuses au cours des trois années que dura cette affaire :

 

>>  Tout d'abord il y eut les récits des habitants, dont les témoignages furent recueillis entre le 30 juin 1764 (date du décès de la première victime officielle, Jeanne Boulet, et le 19 Juin 1767 jour où Jean Chastel tira sur un "animal" au confint du Vivarais.


>> Puis les 157 victimes (tués, blesses, ou attaqués), présentant des blessures caractéristiques attribuées à un animal hors du commun (décapitation, scalp, morsures au crâne, ou à la face …).

 

 

Aujourd'hui le « Pacte des loups » a essayé de donner une version de ce qu'il aurait pu se passer en prenant en compte tous ces divers éléments mais qui peut dire aujourd'hui ce qui a pu réellement se passer durant ces trois années, car depuis de multiples hypothèses se sont succédées toutes fondées sur des bases solides mais personne n'a jamais pu dire ce qui s'était réellement passé et qui peut dire si un jour nous le sauront réellement.

 

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16 juin 2005 4 16 /06 /juin /2005 00:00

 

 

Depuis que les lignes de Nazca ont été découvertes dans les années 1930, plus d'une théorie a été proposée pour expliquer les traces sur la surface du désert.

 

 

 

 

Un éminent scientifique en parle comme étant "une des énigmes les plus embarrassantes de l'archéologie".

 

 

Pourquoi les lignes de Nazca représentent-elles un mystère ?

 

En fait, le problème se situe dans la grande variété des dessins (environ trois cents), généralement désignées sous le nom des "géoglyphes".

 

 

On trouve sur le site aussi bien des dessins figuratifs, comme l'araignée, le singe, le héron, le colibri, etc., que des dessins totalement abstraits composés d'une grande diversité de forme là aussi : certains comportent jusqu'à trois cent soixante-cinq angles tandis que d'autres en spirale n'en contiennent aucun.

 

 

 

 

Quel pouvait être le but de toutes ces lignes et géoglyphes ?

 

Vues dans leur ensemble, les lignes de Nazca semblent être un fouillis, dispersé apparemment au hasard sur la plaine, se croisant et créant des intersections sans raison apparente.

 

 

En outre, il y a un grand contraste entre quelques schémas qui ont été parfaitement exécutés, et d'autres qui ont été dessinés sans soin.

Sur plus de 500 km², les dessins ont été tracés en déblayant la fine couche de pierres sombres couvrant le désert pour mettre à nu le sol plus clair.


On distingue trois types de marques :


- Des lignes droites, en zigzag ou en spirale pouvant atteindre 5 km de long.


- Des figures géométriques en forme de bandes de très grandes tailles ressemblant à des "pistes d'atterrissage".


- Des représentation d'animaux dépassant souvent cent cinquante mètres de long.

 

 

 

 

 

Qui était censé voir les figures de Nazca ?

 

En 1969, Erich Von Daniken a émis l'idée que des extraterrestres aéroportés pourraient avoir conçu ces lignes comme pistes d'atterrissage.

 

Cependant, sa théorie se heurte à de nombreux problèmes :

 

Le sol ne serait pas assez dur pour soutenir des atterrissages répétés en raison du poids présumé de ces vaisseaux spatiaux ; 

 

Beaucoup de ces lignes semblent être trop étroites pour des vaisseaux.

 

De plus, Von Daniken n'a pas réussi à expliquer le sens et l'utilité des figures animales.

 

 

La plus grande experte concernant les lignes de Nazca est assurément Maria Reiche, une mathématicienne allemande qui a consacré plus de cinquante ans de sa vie à l'étude et à la protection des Lignes.

 

 

 

Maria Reiche s'est attachée à discréditer la thèse extraterrestre de Von Daniken.

 

 

Sa théorie est basée sur le fait que ce sont les Indiens de Nazca qui auraient construit ces lignes (probablement entre 300 av. J.-C. et 800 après J.-C.).

 

 

Pour appuyer cette thèse, quelques scientifiques ont fait preuve d'ingéniosité pour démontrer comment ces figures ont pu être théoriquement tracées depuis le sol.

 

Jusqu'ici, aucune des deux théories ne résiste à une analyse critique minutieuse.

 

Le premier fragment de preuve repose sur une série de datation au carbone 14 effectué sur des fragments de poterie et de bois qui avaient été laissées sur les lignes par les habitants de Nazca.

 

Les partisans de la seconde théorie prétendent que cela prouve que ce sont les habitants de Nazca qui ont construit les lignes.

 

 

Cependant, la datation de ces fragments ne prouve qu'une chose, c'est que ces habitants vivaient aux alentours de ces lignes, étant donné que les lignes elles-mêmes ne peuvent être datées, l'éventualité que ces lignes étaient préexistantes à la civilisation nazcanienne subsiste.

 


Le deuxième fragment de preuve est la troublante ressemblance qui existe entre les géoglyphes et certains dessins retrouvés sur des poteries à Nazca.

 

C'est un élément important, car cela prouve que les habitants de Nazca ont soit eux-mêmes dessinés les images ou les ont vus depuis le ciel.

 

Des poteries de Nazca sont exposées au musée de la ville voisine d'Ica.

Une poterie est supposée représenter un lézard, une autre représente l'araignée, puis un colibri et encore une autre, une baleine.

Dans tous les cas les similitudes sont floues et certains point clés des géoglyphes sont différents ou manquants sur les poteries.

 

Il existe cinq autres exemples de même nature.

Dans leur acharnement à réfuter la théorie de Von Daniken, les experts semblent avoir oublié qu'il est tout à fait normal pour des artistes de cette époque de reproduire des figures d'oiseaux, d'insectes, de reptiles et des créatures marines.

 

Les experts ne se sont pas demandés pourquoi ces poteries ne sont pas décorées avec les dessins les plus étranges, les trapézoïdes, les lignes entrecoupées et les formes abstraites.

 

 

 

 

Comment Maria Reiche explique-t-elle le but des lignes de Nazca ?

 

Bien que Reiche admette ne pas avoir tiré une conclusion définitive, elle penche fortement vers la théorie d'un calendrier astronomique.

 

Elle pense que les habitants de Nazca employaient les lignes et les figures pour mesurer les points clés de l'année solaire en vue d'une planification agricole.

 

 

En 1968, une étude menée par la Société Géographique Nationale a déterminé que certaines lignes de Nazca étaient dirigées vers des positions du soleil, de la lune et d'étoiles dans le ciel il y a deux mille ans, cela ne pouvant être dû à la seule chance.

 

 

En 1973, Dr Gerald Hawkins a étudié cent quatre-vingt-six lignes avec un programme informatique et a constaté que seulement 20 % d'entre elles n'ont eu aucune orientation astronomique.

 

 

En 1982, Anthony Aveni a obtenu des résultats semblables, tandis qu'en 1980, Georg Petersen précisait que la théorie de Reiche n'a pas expliqué les différentes longueurs et largeurs des lignes.

 

 

Plus récemment, Johan Reinhard a noté que les montagnes environnantes ont fourni un mécanisme prêt à l'emploi et beaucoup plus pertinent pour les Nazcas à utiliser comme calendrier solaire ; les lignes leur auraient ainsi été tout à fait superflues.

 

En plus de cette avalanche d'opinions scientifiques, nous devrions également noter que Reiche, comme Von Daniken, n'a pas expliqué la signification des géoglyphes animaux.

 

 

 

 

Comment pourrions-nous expliquer autrement les lignes de Nazca ?

 

Il ne s'agit certainement pas de routes incas, pas plus que des canaux d'irrigation, puisque la plupart d'entre elles ne mènent pas à des sources d'eau.

 

Toutes les explications pratiques possibles étant épuisées, beaucoup d'auteurs se sont penchés sur le symbolisme des lignes et des figures.

Tous les cultes religieux ont été évoqués, culte ancestral, culte de l'eau, culte de la fertilité et culte de la montagne.

 

 

 

 

Comment le culte des dieux de la montagne explique-t-il les lignes de Nazca ?

 

Johan Reinhard a détaillé diverses traditions antiques, selon lesquelles les dieux de la montagne prennent la forme d'aigles ou de condors.

 

Comme l'explique Reinhard, cette théorie cultuelle explique l'aspect le plus significatif des lignes de Nazca qui est que les figures ne peuvent être vues que par les airs.

 

Les anthropologues attribuent la croyance dans les dieux de la montagne à une base écologique solide, puisque les montagnes sont la source des fleuves et des nuages.

 

 

Quel était le but des lignes de Nazca ?

 

La plaine de Nazca est pratiquement la seule à posséder une telle capacité de préservation des inscriptions, en raison de la combinaison du climat et une terre plate et pierreuse.

 

Sans la poussière ou le sable pour couvrir la plaine, et peu de pluie ou de vent pour l'éroder, les lignes tracées ici tendent à se conserver.

 

 

Ces facteurs, combinés avec l'existence d'un sous-sol de couleur plus claire, fournissent une vaste possibilité d'écriture qui ont idéalement convenu à l'artiste qui a voulu laisser sa marque pour l'éternité.

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11 juin 2005 6 11 /06 /juin /2005 00:00

 

 

 La naissance de l'égyptologie

 

Lorsque Napoléon Bonaparte débarque en 1798 en Egypte, il n'est pas accompagné que de soldats car de nombreux savants l'accompagnent.

C'est ainsi qu'une science nouvelle apparaît : l'égyptologie.

La découverte de la pierre de Rosette comportant un texte bilingue permettra à Champollion de traduire les hiéroglyphes en 1822 et Auguste Mariette découvrira en 1851 les nécropoles souterraines de Memphis.

 

 

Tout au long du XIXe siècle et au début du XXe, l'Égypte est à la mode.

Elle passionne l'Europe et l'Amérique et les expéditions se multiplient.

 

En 1831, le Pacha Méhémet Ali offre à Louis Philippe un des deux obélisques qui ornent l'entrée du temple de Louxor et trente-deux ans plus tard le Khédive Ismail crée le musée du Caire.

Mariette en devient le premier conservateur, et à sa mort un certain Maspero lui succède.

 

 

Dès 1880, les Anglais prennent la relève des français avec l'Egypte Exploration Society de Flinders Petrie.

 

Après la première guerre mondiale, les recherches reprennent dans les années 1920 de plus belle.

 


C'est en 1922, dans la Vallée des Rois, en haute Égypte, que fut découverte la plus grande trouvaille archéologique par un archéologue du nom de Howard Carter.

 

 

 


La tombe de Toutankhamon est la seule tombe royale d'un pharaon du Nouvel Empire jamais mise à jour avec tous ses trésors reposant là depuis trois mille ans et trois cents ans.

 

Mais ses ouvriers le préviennent, une malédiction est attachée à la sépulture, ceux qui la violeront mourront.

 

Or, peu de temps après, plusieurs personnes ayant pris par à l'expédition moururent dans d'étranges circonstances.

 

Malédiction ou coïncidence ?

 

 

 

 Le début de l'aventure

 

Jeune dessinateur et aquarelliste anglais, Howard Carter est un personnage hors du commun.

 

Autodidacte, passionné d'égyptologie, c'est à dix-sept ans, en 1890 qu'il trouve un emploi au British museum.

 

Il est chargé de faire des copies de hiéroglyphes, là commence vraiment la naissance de sa passion.

 


En 1891, il est envoyé sur le terrain et débarque pour la première fois au Caire.

Il apprend " sur le tas ", en particulier comme assistant du célèbre égyptologue Flinders Petrie et du célèbre suisse Edouard Naville, deux brillants fouilleurs.

 

Il ne se contente pas de son travail de copieur et d'aquarelliste, mais apprend rapidement l'écriture hiéroglyphique et devient un chercheur et un égyptologue compétent.

 


Neuf ans plus tard, Gaston Maspero, conservateur du musée du Caire, lui confie un poste d'inspecteur des antiquités ; ses rapports difficiles avec les amateurs venus visiter les fouilles lui font renoncer à cette fonction l'année suivante.

 

Sans emploi, il ne se résout pas à rentrer en Angleterre.

 

En 1906, Maspero lui présente lord Carvarnon, riche passionné d'égyptologie.

 

Il se fait attribuer une concession de fouilles et engage Carter.

Dès la première année, les deux hommes et leur équipe découvrent la tombe d'un prince de la 17ème dynastie, pillée mais où subsiste un certain nombre d'objets encore intacts.

 

Cela décuple l'enthousiasme du lord, d'autant que Carter lui expose son raisonnement qui est le suivant.

 

En effet, il a étudié tout ce qui a trait à ce site prestigieux qu'est la Vallée des Rois et où furent enterrés en grande pompe les plus célèbres pharaons du nouvel empire égyptien entre 1600 et 1100 environ av. J.-C.

 

 

Il a eu l'idée que la Vallée, sise au pied de la Montagne d'Occident, derrière les grands temples funéraires thébains, en face de Karnak, n'a pas livré tous ses trésors.

 

 

 

 

Il a passé en revue les travaux effectués depuis le XVIIIe siècle sur les hypogées royaux qui s'enfoncent dans la roche.

Il connaît les explorations des pionniers de l'archéologie.

Il a épluché toutes les publications des fouilleurs.

Il avait établi des listes de pharaons et mis en regard les tombes qu'ils occupaient.

 

Il demande donc a Carnarvon de reprendre la succession de l'Américain Davis qui venait de trouver une cache secrète avec entre autre un coffret au nom de Toutankhamon.

 

Pour lui, il n'y a aucun doute, il reste une tombe royale qui n'a pas été trouvée, celle de Toutankhamon.

 

Ils sont prêts à se lancer dans l'aventure lorsque la première guerre mondiale éclate.

 

Les deux hommes doivent attendre 1918 pour se remettre à la recherche de la tombe d'un pharaon méconnu.

 


Toutankhamon est né en 1347 av.  J.-C.

On ne sait pas s'il est le fils d'Aménophis III, celui d'Aménophis IV Akhenaton ou celui d'Ay , grand prêtre d'Amon, il est mort en 1338 av. J.-C. à l'âge de 20 ans.

 

 

 

 

Alors qu'il n'avait encore que neuf ans, Toutankhamon se marie à la troisième fille d'Akhenaton et de Néfertiti : elle s'appelait Ankhsenpaaton.

 

Il succédera à Smenkré, bref successeur d'Akhenaton Aménophis IV ou Akhenaton voulut croire en un Dieu unique, Aton, la divinité solaire.

 

 

 

 

Mais suite à des révoltes, Toutankhamon, voulant dire "parfait de vie est Aton", et sa femme se font rebaptiser.

Il devint Toutankhamon et elle Ankhsenamon.

 


Toutankhamon ne gouvernait pas réellement : il était trop jeune.

Ay était son tuteur.

Aidé par le général Horemheb, il était le plus puissant personnage et également le gouverneur de l'Etat.

 

 

Après la guerre de culte (hommage rendu à un ou des dieux), le jeune roi fit la paix avec le clergé puis rétabli l'ancienne religion.

 

Akhenaton devient "le grand criminel".

 

 

Après la mort de Toutankhamon, sa femme épousa Ay, qui devenu successeur de Toutankhamon pour quatre ans puis se fut Horemheb, premier pharaon à ne pas être de descendance royale.

 

 

 

 

 La découverte de la tombe de Toutankhamon

 

 

En 1918, après la première guerre mondiale, les fouilles se mettent enfin en place.

 

L'emplacement choisi par Carter se situe dans une zone que les autres archéologues ont transformée en dépôt pour leurs gravats.

 

Il s'appuie sur une série de propositions rigoureuses : il pense que la tombe doit se trouver dans la zone délimitée par les hypogées de Ramsès IV, de Mérenptah et de Ramsès II, un triangle d'un hectare environ.

 

 

Pendant cinq ans les résultats sont peu concluants malgré les milliers de mètres cube de terre enlevés à la main.

 

On a découvert des fonds de cabanes mais rien à signaler.

 

Le doute s'empare des fouilleurs.

Lord Carnarvon s'impatiente.

Il décide de ne plus poursuivre les recherches au-delà de la campagne de 1922.

Mais pourtant Carter reste confiant.

 

En dernier ressort il revient à ces fonds de cabanes trouvés dès le début.

 

Il décide de raser ces vestiges pour fouiller en descendant jusqu'au sol vierge dans la partie la plus basse de l'ancien ouadi car il pense que si ces constructions datent bien de Ramsès VI (1156 av J.C.) elles doivent être postérieures de deux cents ans au règne de Toutankhamon (1354).

 

 

Le 4 novembre 1922, les ouvriers mettent au jour des marches qui s'enfoncent dans le sol et conduisent à une porte murée scellée de plusieurs sceaux de la nécropole royale au digne d'Anubis.

 

 

Au pied de la tombe de Ramsès IV, un endroit foulé par des milliers de visiteurs et que personne n'avait eu l'idée de regarder.

 

 

 

 

En regardant la porte de plus près il distingue parmi les sceaux un cartouche, celui de Toutankhamon, preuve qu'il a enfin trouve la tombe si longtemps recherchée.

 

Ils attendront le retour de lord Carvarnon, le 23 novembre pour commencer à déblayer la galerie menant à l'entrée de la tombe.

 

Ce passage incliné mène à une deuxième porte, dans laquelle Carter fait un trou pour passer la tête par laquelle apparaissent de multiples richesses.

 

 

 

Les personnes présentes n'en crurent pas leurs yeux, tout n'était qu'or et pierres précieuses.

 

Ils durent se résoudre à reboucher l'ouverture et à placer une solide grille de fer devant la première porte pour préparer la prospection scientifique.

 

Trois autres chambres seront découvertes pleines de trésors et d'offrandes, plus riche que la première.

 

 

 

 

 

 L'avertissement du canari

 

Depuis quelques temps, Carter possède un canari auquel son équipe s'est attachée.

Pour elle, le petit oiseau d'or est un porte-bonheur.

 

Mais quelques jours avant l'ouverture du tombeau, le canari connaît un sort tragique : un cobra se glisse dans sa cage et l'avale.

 

Le cobra est le serpent des pharaons, symbole de la royauté.

Les ouvriers voient dans l'anecdote un mauvais présage.

 

Alors que Carter et Carnarvon se préparent à ouvrir la première porte, un contremaître les met en garde : ils mourront comme l'oiseau, s'ils violent dans le repos de Toutankhamon.

 

 

Les archéologues ne tiennent aucun compte de l'avertissement.

Avec Evelyn, la fille de Carnarvon, et l'égyptologue Callender, qui procède à ses propres fouilles à quelques kilomètres de là, ils pénètrent dans la sépulture et c'est ainsi que sans se soucier du danger découvrent les trois salles remplies de trésors.

 

 

 

 

 

 

 

 L'oeuvre de la malédiction

 

Dans l'année qui suit, lord Carnarvon, à la suite de piqûres de moustiques, est pris de fièvre.

Son état empire rapidement.

On le ramène au Caire : il y meurt le 5 avril 1923 à deux heures du matin.

 

A cet instant précis, toutes les lumières de la ville s'éteignent, les installations électriques viennent de sauter.


La presse qui a eu déjà eu vent de l'avertissement lancé au moment de l'ouverture de la tombe, voit en Carnarvon la première victime de la malédiction : n'est-il pas le commanditaire, le véritable responsable de la violation du repos royal ?

 


La suite des évènements comble les journalistes, avides de sensationnel.

 

George Bénédicte, égyptologue attaché au Louvre, meurt après avoir visité le tombeau.

 

Son homologue américain Arthur Mace connaît le même sort, puis c'est le tour du frère de l'infirmière de lord Carnarvon, du secrétaire de Howard Carter …..

 

 

On dénombre jusqu'à vingt-sept morts mystérieuses.

 

La plupart des victimes sont atteintes de maladie, la presse évoque un virus resté captif de la tombe pendant trois mille ans.

Les analyses n'en révèlent pas la présence.


Le mal aurait-il été transporté par les chauves-souris ?

 

Les journalistes traquent chaque preuve supplémentaire de la malédiction, allant jusqu'à inventer une inscription, " ceux qui pénètrent dans ce tombeau sacré seront bientôt touchés par les ailes de la mort ", qui n'a jamais existé.

 

 

Cette succession de décès ne suffit cependant pas à accréditer l'idée, si séduisante soit-elle, que le pharaon s'est vengé d'avoir été troublé dans son repos éternel.


Outre que le climat de l'Egypte est notoirement malsain, il faut aussi reconnaître que, parmi les principaux acteurs à avoir pénétré dans la tombe, seul lord Carnarvon est mort à l'âge de cinquante-sept ans et de plus en très mauvaise santé depuis longtemps.

 

 

Howard Carter, Evelyn Carnavon et l'archéologue Callender, qui présidèrent avec lui à l'ouverture de la sépulture, ont terminé paisiblement leurs jours, bien des années plus tard.

 

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