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Visiteurs curieux



18 août 2005 4 18 /08 /août /2005 00:00

 

 

Rencontre avec l'abominable homme des neiges

 

 

 

Les Tibétains croient depuis toujours que des êtres simiesques et marchant debout, qu'ils nomment Yétis, et que l'on connaît également en Occident sous le terme d'"abominables hommes des neiges", vivent dans les étendues enneigées et sauvages de l'Himalaya.

Cette croyance semble reposer sur des faits tangibles.

 

 

Les témoignages relatifs à la présence de ces "hommes-singes" s'accumulent en Chine après qu'en 1951, un alpiniste anglais, Eric Shipton, eut pris des photographies d'empreintes laissées par ces créatures jusque-là semi-légendaires.

 

Elles donnent lieu à une enquête approfondie et suscitent un regain d'intérêt pour cette énigme.

 

 

 

 

Sur la piste du Yéti

 

Eric Shipton se trouve en compagnie de Michaël Ward, chirurgien et alpiniste britannique, à environ 60 km à l'ouest de l'Everest, au moment où son attention est attirée par de curieuses traces de pas.

Celles-ci sont très larges, plus d'une trentaine de centimètres, profondément enfoncées dans la neige (ce qui suppose une pression considérable, et elles présentent un orteil bien dessiné, en opposition avec les autres doigts du pied.

 

Le zoologiste W. Tschernezsky, membre du Queen Mary College de Londres, qui analyse les moulages réalisés à partir de ces empreintes, conclut qu'elles appartiennent à "un très gros primate bipède, probablement au Gigantopithecus".

 

D'autres photographies, dues à des experts aux noms célèbres, sont prises.

Ainsi, en 1955, l'abbé Bordet, de l'Institut géologique de Paris, suit trois séries de traces distinctes pendant plus d'un kilomètre.

 

Les deux plus grands spécialistes français de l'étude des mammifères estiment que ces empreintes ont été laissées par une créature d'une espèce non encore répertoriée.

 

 

En 1978, Lord Hunt prend lui aussi des clichés de traces de pas fraîches, datant visiblement du jour même, de 35,5 cm de long et de la moitié environ de large.

 

 

 

 

Un type simiesque

 

Les empreintes ne sont pas les seules preuves concernant l'existence du Yéti.

De nombreuses personnes, tel Don Whilans, célèbre pour ses ascensions de l'Everest et du Kangchenjunga, disent avoir aperçu cet être.

 

Leurs récits permettent d'en dresser le portrait.

Il est de haute stature et couvert d'un pelage brun foncé.

Il a le front fuyant, des yeux très enfoncés, une mâchoire saillante et des dents puissantes.

Il marche en écartant largement les jambes et les bras.

Ces derniers sont très longs et descendent jusqu'aux genoux.

Souvent, les témoins font état de la forte odeur qu'il dégage.

 

En 1954, une expédition menée par le scientifique anglais Charles Stonor s'enfonce dans l'Himalaya à la recherche du fameux Yéti.

Seuls des excréments d'une taille et d'un aspect anormaux sont découverts et analysés. Au vu des restes de rongeurs et de verdure qu'ils contiennent, le Yéti semble omnivore.

 

 

 

 

Les trois Yétis

 

La tentative la plus célèbre pour retrouver le Yéti est réalisée en 1960 par Desmond Doig et sir Edmund Hillary, le premier homme à avoir vaincu l'Everest.

Elle est financée par la World Book Encyclopedia.

L'expédition, qui dure dix mois, est équipée de caméras automatiques. Elle recueille des scalps soi-disant de yétis donnés par les autochtones : ils se révèlent appartenir en fait à l'ours bleu, animal dont les apparitions sont rarissimes.

 

 

Au terme de leur missions, les deux hommes concluent que l'abominable homme des neiges n'existe pas.

Paradoxalement, plusieurs années plus tard, Desmond Doig revient sur ses déclarations : il pense que le fait de ne pas l'avoir vue ne prouve pas que cette créature n'existe pas.

 

Le gorille n'a lui-même été découvert qu'en 1901, il y a très peu de temps ! Selon Doig, "l'expécition était trop lourde et trop maladroite".

Il rappelle que les sherpas (guides tibétains) font la différence entre trois types de yétis :

 

          ---> Le dzuteh, imposant et velu, qui attaque le bétail (d'après Doig, il pourrait s'agir de l'ours bleu) ;

 

          ---> Le thelma, qui ressemble à un petit homme et court en ululant et en ramassant des bâtons (pour certains, ce serait un gibbon, bien que la zoologie officielle ne fasse en état de ces animaux dans cette partie du monde), et

 

          ---> Le mih teh, créature simiesque immense au pelage noir et fauve.

 

Quoi qu'il en soit, le grand nombre de photographies d'empreintes prises (dont celles rapportées en 1979 après une expédition scientifique de la Royal Air Force) et les multiples témoignages oculaires n'éclaircissent en rien le mystière ; ces traces de pas semblent dues à une créature bipède beaucoup plus lourde qu'un homme, et qui ne peut, pour l'instant, être rattachée à aucune espèce animale connue.      

 

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13 août 2005 6 13 /08 /août /2005 00:00

 

Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer l'existence du Yéti.

 

Tout d'abord, il pourrait s'agir d'un singe géant encore inconnu, descendant du gigantopithèque vivant au sud de la Chine il y a environ 500 000 ans et dont on a retrouvé des ossements en 1937.

 

Plusieurs théories font référence expressément à des spécimens d'hommes préhistoriques.

Certains pensent au Paranthropus, apparu en Afrique voici trois à cinq millions d'années et dont quelques membres auraient pu continuer à subsister.

D'autres avancent que ces êtres sont en fait des hommes de Néandertal que les hommes de Cro-Magnon chassèrent d'Europe 40 000 ans plus tôt, mais qui n'auraient pas tous été exterminés.

 

Boris Porchnev, décédé depuis, et Bernard Heuvelmans, deux autorités en la matière, penchent pour cette dernière hypothèse.

Quand au Pr Myra Shackley, de l'université de Leicester, elle s'est rendue dans des régions inhabitées de la Mongolie et y a découvert ce qui semble être des outils du Néandertal.

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12 août 2005 5 12 /08 /août /2005 00:00

 

Même s'il demeure le plus célèbre des "hommes-singes", le Yéti n'est pas la seule créature mystérieuse dont on ait signalé l'existence dans les régions les plus désertiques et sauvages de la planète.

 

 

Le Big-foot

 

D'une apparence presque semblable à celle du Yéti, il est originaire du nord-ouest des Etats-Unis et il est certainement celui qui a fait le plus grand nombre d'apparitions.

 

On signale la présence des Big-foot dès 1830 et des milliers de témoignages on été depuis recencés.

Mais le document le plus déroutant est un film d'amateur de quelques minutes, aux images sautillantes, montrant une de ces créatures se promenant dans la forêt.

Il a été tourné en 1967 par un certain Roger Patterson à Bluff Creek, en Californie du Nord.

 

D. W. Grieve, maître de conférence en biomécanique du Royal Free Hospital de Londres, et trois savants russes, Bayanev, Burtev et Donskov, qui ont examiné soigneussement le film, en ont déduit qu'aucun trucage n'avait été employé pour le réaliser.

 

 

Le Sasquatch

 

Il s'agit du nom donné par les Idiens à l'abominable homme du Canada.

 

Sa zone de prédilection est la Colombie-Britanique, c'est-à-dire la région située juste au nord de celle où apparaît habituellement le Big-foot.

C'est, lui aussi, un énorme bipède, velu et aux allures simiesques.

 

 

L'Alma

 

C'est la version russe du Yéti.

 

Les témoignages sont très nombreux et plusieurs chercheurs ont tenté d'élucider son mystère.

Le Pr Porchnev et un médecin, Marie-Jeanne Koffman, ont rassemblé un épais dossier comprenant des moulages d'empreintes et des échantillons de poils et d'exréments.

 

Parmi les témoignages recueillis, celui du lieutenant-colonel V. S. Karapetyan qui a pu, en 1941, dans la région de Buinaksk (Caucase), examiner une de ces alma, prise pour un espion déguisé et capturée par ses soldats.

Pour lui, il ne s'agit pas d'un animal, mais d'une "sorte d'homme sauvage".

 

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8 août 2005 1 08 /08 /août /2005 00:00

 

Bêtes d'une puissance formidable et dangereuse, l'hiver, lorsque la faim les pousse vers les villages, les loups ont longtemps terrorisé les campagnes.

Il ne faut pas s'étonner, dès lors, que l'imagination populaire ait inventé que certains humains pouvaient se transformer en loups et dévorer d'autres hommes.

 

 

Les loups-garous, comme on les nomme, sont au XVe et au XVIe siècle fréquemment évoqués : une véritable psychose règne alors dans le monde paysan, et des individus, accusés de "lycanthropie" - ou capacité à se transformer en loups -, sont jugés par des tribunaux et condamnés, pour avoir commis des meurtres à caractère cannibale sous l'apparence d'un loup.

 

 

 

Gilles Garnier, un loup-garou cannibale

 

Car nul, à cette époque, ne doute de l'existence des loups-garous, dans lesquels on voit la manifestation du diable.

De très savants esprits dissertent sur les cas rapportés. Pierre Mamor, recteur de l'université de Poitiers au XVe siècle, ne montre, par exemple, aucun scepticisme lorsqu'il commente le témoignage suivant : une paysanne aurait vu son mari vomir le bras et la main d'un enfant dévoré par lui alors qu'il aurait pris la forme d'un loup...

 

 

Les annales judiciaires font état de plusieurs procès où comparaissent des gens soupçonnés d'être des loups-garous.

En 1521, en France, deux paysans, Burgo et Vincent, sont ainsi jugés sous cette accusation.

Mais l'un des plus célèbres procès se déroule en Franche-Comté en 1574.

On y juge un nommé Gilles Garnier, accusé d'avoir tué plusieurs personnes, dont des enfants, et de les avoir dévorées après s'être transformé en loup.

La preuve ? Il aurait proposé de cette chair à sa femme ! C'est par un pacte passé avec le diable que Garnier aurait acquis la capacité à se transformer en loup.

 

Plusieurs témoins racontent au procès avoir eu vent de ce pacte ; l'accusé lui-même reconnaît avoir utilisé un onguent magique pour enduire son corps avant d'attaquer ses victimes.

 

Le procès de Garnier se rapproche beaucoup de ceux où l'on juge sorciers et sorcières et le coupable est d'ailleurs condamné à la peine habituelle dans les cas de sorcellerie : le bûcher.

 

 

 

Une "épidémie" étendue et durable

 

En 1589, une affaire assez semblable se déroule en Allemagne : un paysan nommé Pieter Stumf est accusé d'avoir, sous l'apparence d'un loup, assassiné et mangé treize enfants, parmi lesquels son propre fils, de la cervelle duquel il se serait régalé...

Le coupable est exécuté près de Cologne.

 

 

Mais la lycanthropie n'est pas l'apanage des hommes. Des femmes, aussi, sont susceptibles de se transformer en loups.

A Lausanne, en 1604, cinq sorcières métamorphosées en louves enlèvent un enfant et le dévorent, après l'avoir fait bouillir - étrange raffinement culinaire pour celles qui sont censées agir comme des animaux.

Les faits paraissant prouvés, elles sont, elles aussi, brûlées vives.

La hantise du loup-garou est donc immense et des battues destinées à appréhender les créatures immondes sont organisées en France, par exemple, dans plusieurs provinces.

Des cas nombreux sont répertoriés, jusqu'en 1610 environ.

Dans le siècle de la raison - celui de Descartes - obscurantisme et fanatisme continuent de donner libre cours à un zèle assassin.

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7 août 2005 7 07 /08 /août /2005 00:00

Des légendes concernant des hommes qui se transforment en loups sont connues dès l'Antiquité.

Le terme même de "lycanthropie" vient du nom d'un roi grec, Lycaon, souverain d'Arcadie, transformé par Zeus en loup parce qu'il avait osé lui servir, lors d'un banquet, de la chair humaine.

La rigueur des hivers à la fin du Moyen Age et au début de l'époque moderne, la crainte du loup, encore très présent dans les forêts d'Europe au XVe et au XVIe siècle, tout cela peut expliquer l'épidémie de loups garous qui se produit à cette époque.

Mais la conviction qu'une créature humaine peut se métamorphoser en un animal prédateur n'est pas propre au monde occidental.

La figure de l'homme-tigre, celle de l'homme-crocodile jouent un rôle analogue à celle de l'homme-loup dans les légendes indiennes ou africaines, par exemple.

 

S'il est évidemment impossible qu'un homme se transforme effectivement en loup, cela ne signifie pas que quelques esprits malades n'aient pu eux-mêmes se croire capables d'une telle métamorphose.

 

 

 

D'ailleurs, le terme de lycanthropie désigne en psychanalyse une affection dans laquelle le patient s'imagine être un loup : hallucination qui explique sans doute l'étrange déroulement de certains procès et les aveux d'accusés.

 

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5 août 2005 5 05 /08 /août /2005 00:00

 

Le thème de l'enfant-loup inspire quelques mythologie antiques : ainsi l'histoire de Romulus et Rémus, les frères fondateurs de Rome, dont la légende dit qu'ils ont été élevés par une louve.

 

Mais plusieurs cas d'enfants nourris par des loups se sont effectivement produits.

 

 

 

Dans l'Europe médiévale

 

C'est en 1341, en Hesse, qu'il est fait état pour la première fois d'un enfant élevé par des loups.

Le garçon, découvert par des chasseurs, se déplace exclusivement à quatre pattes et saute très haut. Captif, il ne supporte pas sa nouvelle vie, et meurt rapidement.

 

Trois ans plus tard, un nouveau cas de garçon nourri par des loups est mentionné. Cette fois, le retour à la civilisation n'entraîne pas la mort de l'enfant, qui apprend à parler et vit jusqu'à 80 ans.

Les documents évoquent pourtant sa tristesse à avoir été séparé des loups.

 

 

 

Les fillettes de Midnapore

 

La plupart des cas d'enfants-loups modernes ont toutefois été répertoriés aux Indes, plus particulièrement dans la jungle du Bengale.

L'histoire la plus célèbre est celle des enfants de Midnapore. Ce sont deux fillettes, découvertes en 1920 par un missionnaire indien, le révérend J. Singh.

Trouvées dans la tanière d'une louve, les petites sont conduites à l'orphelinat de Midnapore, dont dépend le révérend.

La plus jeune décède rapidement, sans avoir réussi à marcher ni à parler, et la seconde, qui survit neuf ans à sa capture, apprend préniblement à se tenir debout et à prononcer quelques mots.

Un cas récent

Aux Indes encore, mais en 1976, dans une forêt de Sultampur, est trouvé un enfant d'environ huit ans, qui joue avec les louveteaux.

Il est hirsute et sale, ses ongles sont longs comme des griffes.

Les villageois qui l'ont découvert tentent en vain de l'amener à une vie plus civilisée, puis le confient aux Missionnaires de la Charité, à Lucknow, au nord de New Delhi, auprès desquels l'enfant demeure jusqu'à sa mort, en 1985.

 

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25 juillet 2005 1 25 /07 /juillet /2005 00:00

 

 

 

 

Situé dans le nord de l'Ecosse, près d'Inverness, le loch Ness est un lac paisible, d'une profondeur de plus de 200 mètres et de long de 39 kilomètres.

Rien à signaler à l'attention du public si ses eaux ne semblaient habitées par un animal aquatique.

Les apparitions de Nessie, selon le surnom donné au monstre au XXe siècle, sont signalée depuis les temps les plus reculées.

 

Mais c'est un article paru dans un journal local de bonne réputation, l'Inverness Courier, le 2 mai 1933, qui attire sur la bête l'intérêt du public.

 

 

Long cou et tête reptilienne

 

Cet article, dû à Alex Campbell, relate l'apparition du monstre, le 14 avril précédent, devant un couple, Mr et Mrs Mac Kay.

 

Alors que ceux-ci roulent sur la nouvelle route du loch, d'où la vue est excellente, ils remarquent, à leur grande surprise, un remous important à la surface des eaux.

 

Une bête surgit peu après et ils peuvent l'observer pendant une bonne minute avant qu'elle ne disparaisse.

Alex Campbelle relève que "son corps rappelait celui d'une baleine : l'eau ruisselait et tourbillonnait autour d'elle comme un chaudron en ébullition".

Le 8 mai suivant, dans un journal concurrent, le Nothern Chronicle, est employée pour la première fois l'expression "monstre du loch Ness", sous laquelle l'animal devient célèbre et l'objet d'un véritable engouement du public : des caricatures le représentant fleurissent dans tous les hebdomadaires, tandis que les touristes affluent par centaines sur les rives du loch pour tenter de l'apercevoir ou de le capturer.

A tel point que le commissaire d'Inverness se voit contraint de publier un arrêté afin de protéger le monstre et de prévenir le risque qu'il lui soit fait du mal.

 

 

Les témoignages des personnes ayant vu Nessie se multiplient (plusieurs milliers ont été répertoriés depuis) et permettent de dresser une sorte de portrait-robot de l'animal.

Il a une tête reptilienne, un cou bien tendu hors de l'eau et de grands yeux brillants.

Il possède aussi deux bosses, voire trois, sur le dos et une queue mobile qui créé de gros remous autour de lui.

Beaucoup de témoins signalent également la vitesse à laquelle il se déplace, et quelques autres les cris perçants.

Il est d'une nature plutôt farouche et paraît inoffensif.

Il semble même quitter de temps en temps le lac puisqu'un étudiant en médecine, Arthur Grant, le croise sur la route bordant le loch un soir qu'il rentre chez lui en motocyclette.

Il le décrit comme un croisement hybride entre un plésiosaure, reptile préhistorique, et un phoque.

Un monstre photogénique

En 1933, un certain Hugh Gray prend la première photographie du monstre, à une distance de 800 mètres environ.

Les techniciens de la firme Kodak, après analyse du cliché, affirment qu'il est authentique.

A la suite de la publication de la photographie, un article du capitaine de corvette Rupert Gould, venu sur place, récapitule les preuves de l'existence du mosntre dans le très sérieux Times.

D'autres photographies de l'animal sont prises : l'une des plus remarquables date de 1934.

Due à un médecin londonien, le colonel Robert Wilson, elle montre ce qui semble être la tête de la bête et un cou émergeant de l'eau.

Puis, en 1951, un bûcheron employé par la Commission forestière, Lachlan Stuart, photographie pour la première fois les bosses de Nessie seules visibles à la surface.

Le monstre est aussi filmé en 1933, puis en 1936, par un certain Malcom Irvine.

Mais le document le plus célèbre est celui réalisé en 1960 par l'ingénieur en aéronautique Tim Dinsdale, qui a abandonné son métier pour se consacrer entièrement à la recherche de l'animal.

On peut distinguer sur son film une bosse, d'un brun rougeâtre, qui traverse le loch puis tourne et longe la rive opposée.

Les experts qui examinent la pellicule sont incapables de déceler un trucage, mais ils ne peuvent non plus expliquer la forme aperçue.

Dans l'ensemble, les scientifiques sollicités demeurent prudents et hésitent, par peur du ridicule, à se lancer dans des recherches poussées.

L'adversaire le plus acharné du monstre, dans la période récente, est le professeur Maurice Burton, attaché au département d'histoire naturelle du British Museum : le même homme a cependant longtemps affirmé l'existence de l'animal avant de changer d'avis.

A l'inverse, le zoologue hollandais Oudemans a consacré deux mémoires au monstre, concluant à son existence.

Enfin, un Bureau d'investigation des phénomènes du loch Ness a été créé au début des années 60 pour enquête sur la bête mystérieuse et examiner les divers témoignages.        

 

 

 

 Première photo du monstre, prise par Hugh Gray en 1933.

Les spécialistes n'ont décelé aucun trucage.

Le secours du sonar

Ce Bureau ainsi que diverses personnalités intéressées par la recherche de Nessie n'ont pas hésité à faire appel aux techniques les plus modernes.

Mais la topographie particulière du lac rend les investigations difficiles.

Ainsi, en raison de la vase abondante qui recouvre le fond du loch, il n'a pas été possible d'utiliser avec efficacité des caméras sous-marines, et les plongeurs dépêchés n'ont rien pu distinguer.

En outre, le manque de crédit a interdit la mise en service de sous-marins perfectionnés.

Pourtant, en 1972 puis 1975, des images rapportées par la caméra sous-marine mise au point par le professeur Edgerton, du Massachusetts Institute of Technology, ont été analysées par un institut spécialisé de la NASA : l'une d'elles a alors montré le cou et la partie supérieure du corps d'un grand animal de six mètres environ.

Par ailleurs, en 1962 déjà, un microphone sous-marin a enregistré les bruits de l'animal heurtant le fond du lac et plusieurs tentatives réalisées à l'aide d'un sonar (système de détection acoustique sous-marine), dont celle du riche avocat d'affaires américain J. B. Rines, ont permis d'enregistrer des échos de gros objets se déplaçant sous l'eau.

Pour les spécialistes du sonar, il ne fait aucun doute que ces enregistrements prouvent la présence d'animaux aquatiques de grande taille dans le loch Ness.

La théorie selon laquelle il y aurait en fait plusieurs animaux s'appuie sur le fait que les apparitions de Nessie sont très anciennes (saint Colomban, moine irlandais, l'aurait déjà aperçu en 565) - donc qu'il y a eu plusieurs générations de monstres.

Mais la nature exacte de ces bêtes reste un mystère complet.

 

Des cousins d'Amérique ?

Quel qu'il soit, Nessie n'est en tout cas pas le seul monstre lacustre dans le monde.

Il a des "cousins", en Grande-Bretagne d'abord et dans d'autres pays.

Ainsi existent encore en Ecosse les "chevaux aquatiques" ou "Kelpies", mentionnés des nombreuses fois depuis des siècles : en Irlande, des animaux lacustres identiques sont nommés "Pooka" ou "Piast".

D'horribles bêtes aquatiques hantent aussi les lacs d'Australie (le "Bunyip"), du Japon ("Issie"), et de Scandinavie ("Soe-orm" et "Skrimsl").

En Afrique et en Extrême-Orient, des témoignages accréditent encore l'existence de semblables animaux.

Produits d'une imagination humaine aux structures souvent répétitives, ou résultats d'observations concordantes, à quelques variantes près, tous ressemblent décidement au monstre du loch Ness.

Mais le plus connu des monstres après celui du loch Ness est le fameux Ogopogo, surnommé par les Indiens Naïtaka, qui habite le lac Okanagan, long de 128 kilomètres, en Colombie-Britanique (Canada).

Comme Nessie, il aurait été vu des centaines de fois (en 1850 poru la première), photographié et même filmé en 1968 par un certain Art Folden.

Les clichés de ce film montrent un animal mesurant environ 18 mètres de long avec un cou d'une circonférence de 0,90 mètre à la base de la tête.

Nombre de témoignages font aussi état de sa toute petite queue, de ses nageoires et de trois bosses.

Mais Ogopogo est aussi insaisissable que le monstre du loch Ness.

En effet, en 1977, soixante plongeurs, munis de bouteilles d'oxygène, de caméras et de puissants projecteurs, sont descendus dans le lac Okanagan a été créé pour rassembler des preuves.

Le Canada possède d'ailleurs un bestiaire assez important puisque, sans parler de "Caddy", le serpent de mer vu au large de la Colombie-Britannique, et de la bête noire du lac Ponenegamook, situé à l'est du Québec, deux autres animaux, nommés Manipogo, à peu près semblables à Ogopogo, hantent les lacs de Winnipeg et de Manitoba.

Selon A. R. Adams, qui aurait aperçu l'un deux en 1960, ce seraient des "bêtes ressemblant à de gros serpents", avec une tête en forme de losange large d'environ  vingt centimètres.

Les Etats-Unis possèdent également leurs animaux lacustres mystérieux.

D'après les témoignages recensés, on peut diviser en trois groupes les régions concernées : les lacs du Wisconsin, les plaines du Nebraska et les Etats montagneux du nord-ouest.

Les monstres sont tous décrits comme d'énormes serpents ou des sauriens dont le corps ondulant se déplace avec rapidité.

Les témoignages rappellent ceux du monstre du loch Ness et l'un d'eux, observé de nombreuses fois entre 1930 et 1940 dans le lac Payette (Idaho) a reçu lui aussi un surnom : "Slimy Slim" (le "Mince Gluant").

Cependant ces monstres n'ont jamais été photographiés ni filmés et seuls sont disponibles les comptes rendus des témoins, ce qui rend leur existence nettement moins probable.

 

 

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24 juillet 2005 7 24 /07 /juillet /2005 00:00

 

Parmi les nombreuses hypothèses avancées, beaucoup sont de pure fantaisie : oiseau aquatique, anguille géante, requin ou énorme limace de mer, autant d'animaux qui ne correspondent pas aux multiples observations.

 

Une thèse plus séduisante est celle du plésiosaure, reptile géant qui vivait il y a environ 70 millions d'années.

 

Il est certain que les reproductions de Nessie ressemblent beaucoup aux vestiges de cet animal que l'on a retrouvés en Europe : il en serait ainsi un exceptionnel survivant.

 

Des scientifiques contestent cette possibilité en se fondant sur le fait que ces animaux à sang froid n'auraient pu survivre dans les eaux du loch Ness, à basses températures.

Mais des découvertes récentes semblent indiquer que les reptiles préhistoriques ont pu avoir le sang chaud.

Enfin, des spécialistes de la cryptozoologie penchent pour un animal proche de ceux classés sous le nom de "grand serpent de mer".

Le zoologue hollandais Oudemans pense ainsi qu'il pourrait s'agir du'une espèce inconnue de pinnipède (mammifère tel le phoque ou le morse) à long cou.

 

A moins que l'on ait affaire à une nouvelle espèce en voie de spécialisation, c'est-à-dire en cours de transformation, comme l'écrit le Dr Heuvelmans.

 

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23 juillet 2005 6 23 /07 /juillet /2005 00:00

Né en 1916, le Dr Heuvelmans est depuis les années 50 (et la publication de son livre "Sur la piste des bêtes ignorées"), le fondateur et le principal chercheur de la cryptozoologie, c'est-à-dire la science des animaux cachés.

La cryptozoologie traque les bêtes inconnues qui hantent les océans et les terres reculées du globe, des bêtes considérées souvent, et - selon Heuvelmans - à tort, comme fabuleuses.

 

Véritable Sherlock Holmes du monde animal, et membre de certaines des plus prestigieuses sociétés zoologiques internationales, Bernard Heuvelmans a publié des ouvrages essentiels et réputés pour leur sérieux, dont un livre sur le monsre du loch Ness et les autres animaux d'eau douce, en collaboration avec Peter Costello : A la recherche des monstres lacustres.

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22 juillet 2005 5 22 /07 /juillet /2005 00:00

"Elle avait au moins deix mètres de long et, comme elle continuait d'émerger, j'ai pu distinguer un certain nombre de bosses.

J'en ai compté douze, émergeant d'environ trente centimètres, car je les voyais très bien de là-haut.

(...) J'ai vu quelque chose allant de la tête à la base du cou, sur plus d'un mètre de longueur : c'était une sorte de crinière sombre.

(...) Arrivée à la jetée de Glendoe, elle a encore allongé le cou hors de l'eau, là où un ruisseau se jette dans le loch.

Elle n'est pas montée sur le rivage et m'a paru chasser le long du bord.

Je ne vois pas comment elle pouvait se déplacer ainsi sans utiliser des nageoires ou des pattes."

Témoignage anonype publié

dans le Scotsman du 6 juillet 1934

 

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