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25 septembre 2005 7 25 /09 /septembre /2005 00:00

La lecture d'un ouvrage alchimique - du type du livre d'Abraham le Juif qu'avait utilisé NIcolas Flamel - est extrêmement ardue pour un non-initié.

Le langage alchimique semble abstrait, absurde, incompréhensible : il est en réalité ésotérique et mystique, saturé de codes, de symboles, de références destinés à égarer le profane.

Pièges et détours s'y succèdent.

"L'alchimiste considère cette difficulté d'accès comme essentielle, car il s'agit de transformer la mentalité du lecteur afin de le rendre capable de percevoir le sens des actes décrits", explique l'écrivain français contemporain Michel Butor.

"Le langage alchimique est un instrument d'une extrême souplesse qui permet de décrire des opérations avec précision tout en les situant par rapport à une conception générale de la réalité."

La première recherche de l'apprenti est donc celle du sens, avant celle du procédé.

Le novice doit avant tout comprendre les lois quirégissent le monde de l'alchimie.

Si certains symboles, certains mots sont communs à l'ensemble des alchimistes, la plupart d'entre eux ont délibérément créé leur propre codification.

On ne peut donc pas espérer trouver une clef universelle qui éclaire l'ensemble des écrits ; seule une lente et patiente initiation permet d'accéder au savoir.

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24 septembre 2005 6 24 /09 /septembre /2005 00:00

Dans son ouvrage Des divers arts, le moine du VIIe siècle Théophile, de son vrai nom Rogerus, qui vivait dans le nord de la Germanie, nous explique comment les alchimistes fabriquent de l'or espagnol, un or particulièrement souple et facile à travailler.

Tout d'abord, il faut générer des basilics, reptiles pondus par un vieux coq :

"Ils ont sous terre une chambre dont le haut, le bas et toutes les parties sont en pierre, avec deux petites fenêtres si étroites qu'à peine on voit quelque chose à travers.

Ils y mettent deux vieux coqs de douze ou quinze ans, et leur donnent suffisamment à manger. Ceux-ci, quand ils sont engraissés, par la chaleur de leur embonpoint s'accouplent et pondent des oeufs.

Alors on ôte les coqs, et l'on met pour couver les oeufs, des crapauds : on leur donne du pain en nourriture. Les oeufs couvés il en sort des poulets mâles comme les poussins des poules, auxquels au bout de sept jours croissent des queues de serpent ; aussitôt, si la chambre n'avait un pavement de pierre, ils entreraient dans la terre.

Pour prévenir cela, ceux qui les élèvent ont des vases d'airain ronds, de grand capacité, perforés de toutes parts, dont les orifices sont resserrés : ils y placent ces poulets, bouchant les orifices avec des couvertures de cuivre, les enfouissent  sous la terre ; et les poulets se nourrissent six mois de terre fine qui pénètre par les trous.

Après cela, ils enlèvent les couvercles et allument un grand feu jusqu'à ce que les animaux soient dedans entièrement brûlés.

Lorsque c'est refroid, ils retirent et broient soigneusement, y ajoutant un tiers de sang d'homme roux : ce sang desséché sera trituré.

Ces deux choses réunies sont détrempées de vinaigre fort dans un vase propre.

Ensuite, on prend des lames très minces de cuivre rouge très pur, on y met de chaque côté une couche de cette préparation, et l'on met au feu.

Quand elles ont chauffé à blanc, on retire, on éteint et on lave dans la même préparation : on fait ainsi jusqu'à ce que la préparation ronge le cuivre de part en part, et prenne de là le poids et la couleur de l'or.

Cet or est propre à tous les ouvrages."

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23 septembre 2005 5 23 /09 /septembre /2005 00:00

L'alchimie occidentale naît aux environs des IIe et IIIe siècles avant notre ère, à Alexandrie puis gagne l'Europe  par l'Espagne arabe.

Mais cet art était pratiqué bien avant, notamment en Chine.

Les conditions qui ont présidé à son apparition en Asie et son évolution, ne sont pas sans expliquer un certain nombre d'aspects de l'alchimie occidentale.

Une tradition extrêment ancienne

L'histoire de l'alchimie en Chine se confond avec l'histoire de la métallurgie.

Dès l'âge du bronze, les puissantes confréries de forgerons donnent un caractère magique à leurs réalisations et entourent la fonte d'un rituel ésotérique.

A l'âge de fer, sous l'influence du taoïsme, l'alchimie devient en Chine une discipline autonome.

Comme l'alchimie occidentale le fera plus tard, elle s'oriente autour de trois pôles : transformation des métaux, recherche cosmologique et recherche de l'immortalité.

La recherche de l'or mais aussi d'une longue vie

Un texte de Sima Qian, l'"Hérodote oriental" du Ier siècle avant notre ère, relate les recommandations du magicien Li Xaoiun à l'empereur Wou-Ti, qui vécut un siècle avant lui : "Sacrifiez au fourneau, et vous pourrez faire venir des êtres. Lorsque vous aurez fait venir ces êtres, la poudre de cinabre pourra être transmuée en or jaune ; quand l'or jaune aura été produit, vous pourrez en faire des ustensiles pour boire et pour manger.

Alors votre longévité sera prolongée, vous pourrez voir les bienheureux de l'île Ponglai qui est au milieu des mers.

Quand  vous els aurez vus et que vous aurez fait les sacrifices feng et shan, alors vous ne mourrez pas."

 

Wou-Ti ne put sans doute pas respecter intégralement les conseils de son magicien : malgré une exceptionnelle longévité (il occupe le trône pendant cinquante-tois ans), il meurt en 87 avant notre ère.

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17 septembre 2005 6 17 /09 /septembre /2005 00:00

Dans l'un des livres qui lui ont été attribués, l'alchimiste raconte l'origine de sa vocation, la découverte, par hasard, d'un très ancien grimoire :

"Moy, Nicolas Flamel, éscripvain, ainsi qu'après le deceds de mes parents je gagnais ma vie en nostre art d'écriture, faisant des inventaires, dressant des comptes et arrestant les despenses des tuteurs et mineurs, il me tomba entre les mains pour la somme de deux florins un libre doré fort vieux et beaucoup large, il n'estoit point en papier ou parchemin, comme sont les autres, mais seulement il estoit fait de deliées escorces (comme il me semblait de tendres arbrisseaux.

Sa couverture estoit de cuivre bien délié, toute gravée de lettres ou figures estranges. Quant à moy je crois qu'elles pouvoient bien estre des caractères grecs ou d'autre semblable langue ancienne.

Tant y a que je ne les sçavois pas lire, et que je scay bien qu'elles n'estoient lettres latines ou gauloises, car nous y entendons un peu.

 

Quant au dedans ses feuilles d'écorce étaient gravées et d'une très grande industrie, écrites avec une pointe de fer, en belles et très nettes lettres latines colorées.

Il contenait trois fois sept feuillets, car iceux estoient ainsi contez en haut du feuillet, le septiesme desquels estoit toujours sans escripture, au lieu de laquelle il avoit peint une verge et des serpens s'engloutissans, au second septiesme, une croix où un serpen estoit crucifié, au dernier septiesme estoient peins des deserts au milieu desquels couloient plusieurs belles fontaines dont sortainet plusieurs serpens qui couroient par cy et par là.

Au premier des feuillets, il y avoit écrit en lettres grosses capitales dorées : "Abraham le juif, prince, prestre, levite, astrologue et philosophe à la gent des juifs, par l'ire de Dieu dispersée aux Gaules Salut. D. I."

Après cela il estoit remply de grandes exécrations et malédictions (avec le mot Maranatha, qui y estoit souvent répété) contre toute personne qui jetteroit les yeux sur iceluy, s'il n'estoit sacrificateur ou scribe."

 

Explication des figures hiéroglyphiques mises par moy Nicolas Flamel, escripvain, dans le cimetière dans Innocents, en la quatrième arche (1409)

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5 septembre 2005 1 05 /09 /septembre /2005 00:00

"Il est possible que des phénomènes électromagnétiques interviennent également.

Mais il s'agit surtout d'une force spirituelle qui agit à travers moi.

Cette force ne vient pas de moi.

J'ai l'impression d'être un canal par lequel passe cette force, ou peut-être ne suis-je qu'un instrument de cette force... (je vois s'il faut opérer) à la couleur de l'aura (le double parfois visible de l'homme) du patient et à la couleur de mes mains !

Mes mains changent de couleur lorsque je les tends vers le patient.

Lorsque je vois du jaune, je peux opérer : si mes mains prennent une couleur orange ou rouge au cours de l'opération, je dois interrompre immédiatement mon intervention, autrement je mettrais la vie du patient en danger.

Je donne alors au patient des remèdes et lui fais suivre un traitement magnétique, qui le fortifiera.

Et souvent, dans un cas pareil, je peux opérer ultérieurement (...).

Souvent, nous autres guérisseurs philippins, pouvons apparemment amener une amélioration dans des cas désespérés ou tout au moins calmer des douleurs, parfois même les guérir complètement.

On ne doit jamais perdre la foi(...). Je n'ai encore provoqué la mort d'un seul de mes patients".

 

Interview de Tony Agpaoa en 1978 (extraits)

 
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4 septembre 2005 7 04 /09 /septembre /2005 00:00

Des médecins qui soignent avec les mains

Traiter le corps par l'esprit est une vieille ambition de l'homme.

La science occidentale en réfute totalement l'éventualité alors que d'autres pratiques, telle la médecine chinoise, sont moins réticentes.

L'Eglise, pour sa part, semble admettre implicitement la possibilité d'une action de l'âme sur le physique en officialisant des guérisons miraculeuses.

La polémique connaît un regain d'actualité à partir des années 1970avec les méthodes des guérisseurs philippins "opérant" leurs patients sans l'aide d'aucun instrument de chirurgie.

Une équipe scientifique occidentale se rend sur place pour enquêter sur le sujet.

Opération sans anesthésie

La plupart des guérisseurs philippins appartiennent à l'Union spirite chrétienne, issue de la Société spirite fondée en 1857 par Allan Kardec.

Toute leur formation consiste en la pratique de l'humilité, la prière et l'apprentissage des chapitres de la Bible qui traitent de la guérison.

Aucun d'eux n'a de connaissance particulière en médecine et aucun ne peut expliquer  en termes scientifiques comment il procède pour opérer.

L'équipe de scientifiques dirigée par un certain George Meek qui se rend aux Philippines en 1973, puis en 1975, est composée de chercheurs venant de sept pays et spécialisés dans des disciplines diverses (médecine, biologie, parapsychologie, chimie, prestigiditation...).

Ils voient un grand nombre de guérisseurs, et suivent notamment les expériences du plus célèbre d'entre eux, Tony Agpaoa.

Les opérations réalisées par celui-ci suivent toutes le même schéma.

Le patient est étendu sur une table et, la plupart du temps, il garde ses vêtements.

Seuls le ventre et parfois la poitrine sont découverts.

Une serviette est le plus souvent placée sur les vêtements afin qu'ils ne soient aps tachés.

Le guérisseur s'approche alors du patient et, à l'aide d'un coton mouillé, nettoie le ventre en le frottant très fort.

Il pétrit alors la chair doucement, puis plus fermement.

Un liquide écarlate apparaît assez rapidement et les doigts ensanglantés de l'homme semblent pénétrer dans la chair.

Lorsqu'il s'agit d'opérer une tumeur, le guérisseur extrait celle-ci après l'avoir poussée avec sa main.

Il malaxe à nouveau la plaie, puis frotte la chair avec un nouveau coton.

La plaie - si plaie il y a - est refermée et ne laisse voir aucune trace d'incision.

La patient ne ressent aucune douleur pendant toute l'opération, qui ne dure pas plus de deux à trois minutes : il peut se relever immédiatement et repartir.

L'opinion des scientifiques

Des milliers de malades viennent se faire soigner par ces guérisseurs peu ordinaires.

Au Brésil, il existe également des guérisseurs qui opèrent à peu près de la même façon.

Parmi eux, un certain José Arigo, aujourd'hui décédé.

Ce dernier effectuait des ablations chirurgicales très rapides, à l'aide d'un simple couteau, sans qu'il y ait eu, semble-t-il, d'infection post-opératoire.

Ces méthodes sont rejetées par la médecine officielle, qui, avant 1973, n'a jamais cependant réellement étudié le phénomène, se contentant de le nier en s'appuyant sur les lois connues de la physiologie.

Une enquête de l'Association médicale américaine menée en 1960 a conclu laconiquement que la plupart de ces guérisseurs sont des escros.

En revanche, l'enquête menée par George Meek, en dépit de quelques fraudes relevées, constate la réalité des faits et la "matérialisation du sang, des tissus et des organes humains ainsi que d'objets non humains".

Les films réalisés sur le sujet ne sont pas vraiment probants.

L'existence de clichés (pris souvent de loin) exclut tout au moins l'éventualité d'une hypnose collective.

On distingue, sur les images, les mains du guérisseur, un liquide rouge qui peut être du sang, et des filaments.

Les examens faits après les opérations montrent, quant à eux, que le sang recueilli ne correspond pas toujours au groupe sanguin des patients et qu'il est parfois d'origine animale...

Sigrun Seuteman, un médecin homéopathe de Karlsruhe qui a supervisé plus de 6 000 opérations, estime que, dans 98 % des cas, le tissu conjonctif qui se matérialise à la surface du corps n'est pas humain.

il constate néanmoins qu'un grand nombre de patients a effectivement subi une amélioration spectaculaire de l'état pathologique après intervention.

Les parapsychologues sont également très sceptiques sur les pouvoirs réels des guérisseurs, et les enquêtes menées en 1968 par l'un d'entre eux, le Pr Hans Bender, ont conclu à des fraudes.

Pour eux, aucune modification organique postopératoire n'est jamais observée et les tissus matérialisés sont souvent d'origine animale.

Mais Lvall Watson, biologiste, spécialiste des phénomènes paranormaux, et qui a assisté à de nombreuses opérations, n'a pas réussi à découvrir de supercherie.

On le voit, le sujet est fortement controversé et, avec ces déclarations contradictoires, il est difficile de se faire une idée claire du problème, même si à priori, de telles opérations peuvent paraître fantaisistes : la véritable question, en ce cas, porte sur la manière dont est effectuée la fraude, c'est-à-dire sur l'apparition du sang et des tissus étrangers au patient et qui sont exhibés après l'opération.

 
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3 septembre 2005 6 03 /09 /septembre /2005 00:00

A côté de la multitude de charlatans, un certain nombre de guérisseurs honnêtes semblent connaître d'incontestables réussites.

Une partie non négligeable d'entre eux exercent leur talents sans demander de rémunération.

Il est certain cependant que, comme le souligne Robert Tocquet, spécialiste des phénomènes paranormaux, "l'agent de guérison ne provient pas essentiellement du guérisseur, mais qu'il a pour origine, le malade lui-même".

On peut ranger ces guérisons en différentes catégories.

Les guérisons religieuses

Elles sont fondées sur l'influence transcendante de divinités - ou du Dieu unique, selon les religions.

Les exemples les plus classiques sont les guérisons miraculeuses survenues à Lourdes.

Les soins magiques

Ils reposent sur l'idée qu'un lien unit êtres et choses et que toute partie isolée d'un organisme est toujours en relation avec lui.

D'où le choix de traitements "sympathiques" : utilisation d'onguents, de talismans, potions magiques, transfert de maladies, envoûtements curatifs...

Les traitements magnétiques

Ils sont fondés sur des manipulations physiques qu'opère le guérisseur afin de capter et renforcer le fluide vital du patient.

Mesmer en a été un des principaux artisans.

Les traitements psychiques

Le Dr Dubois est l'un des précurseurs de ces traitements au début du siècle et Emilie Coué, notamment, a continué son enseignement en le perfectionnant.

Ils reposent sur la suggestion et consistent  à abaisser le seuil de conscience du patient et à le conditionner.

Les soins psychanalytiques

C'est la médecine psychosomatique qui les utilise.

Ils sont fondés sur l'interprétation symbolique de la maladie et le but est de permettre au patient de recouvrer son libre arbitre. 

 
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25 août 2005 4 25 /08 /août /2005 00:00

La découverte de l'homme de Similaun est tout à fait extrordinaire : si, fort probablement, nous ne saurons jamais qui était réellement l'homme et comment il est mort, la somme d'informations qu'il nous apporte est inespérée.

 

En effet, jamais le corps d'un homme d'une époque aussi reculée n'a été découvert avec sa peau et tout son matériel conservé.

Seuls les "hommes des tourbières", tel "l'homme de Tollund", peuvent lui être comparés, mais ils ont été sacrifiés, pour des raisons inconnues, quelques siècles à peine avant notre ère.

L'existence de tatouages, présumée depuis longtemps, n'avait jamais pu être prouvée. C'est désormais chose faite.

On a même pu les observer en détail.

On savait d'autre part que les populations du néolithique se servaient de l'arc, depuis bien longtemps déjà, mais sans qu'on puisse imaginer la taille réelle de l'objet, ni la façon dont les flèches étaient préparées.

Aucun document aussi précis ne nous était non plus parvenu sur la façon dont s'habillaient ces lointains ancêtres.

La découverte de l'homme de Similaun nous fait entrer de plain-pied dans la vie quotidienne des hommes de la fin du néolithique.

 
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24 août 2005 3 24 /08 /août /2005 00:00

Un chasseur tombe dans les glaces des Alpes

 

Le 19 septembre 1991, deux excursionnistes partis pour l'ascension du glacier autrichien de Similaun, à 3 300 mètres d'altitude, découvrent, dans la glace, un homme gelé depuis plus de quatre millénaires.

Qu'est-il donc venu faire cet homme, un jour d'automne des environs de 2 000 ans avant notre ère, en haut de ce glacier ?

Parti pour une expédition dont il ne devait jamais revenir, il a pris toutes les précautions pour lutter contre le froid et la faim.

Chaudement habillé, il a ses armes de chasse et tout le nécessaire pour allumer un foyer avant de redescendre dans la vallée.

Macabre découverte

Les deux promeneurs allemands découvrent le spectacle suivant : une tête et deux épaules qui émergent de la glace. S'agit-il du cadavre d'un promeneur égaré ?

Son aspect est étrange. Assitôt alertés, les policiers se rendent vite compte que ce mort n'est effectivement pas ordinaire : desséché comme une momie, il n'a vraiment plus que la peau sur les os.

L'homme extrait, avec les objets qui l'accompagnent, de son cercueil de glace, les témoins réalisent que c'est du fond des âges qu'ili a surgi.

L'individu est dans un état de préservation exceptionnel (parties molles, os et peau bien conservés).

De sexe masculin, il semble avoir entre 25 et 35 ans.

Ses cheveux sont bruns et il les porte courts.

Son corps est tatoué. Les tatouages ont été faits avec des pigments noirs à base de charbon de bois.

Ils représentent une croix au-dessus du genou gauche, s'étalent en bracelet autour du poignet et de la cheville, et en stries régulières dans le bas du dos.

Attaché par un lien de fibre végétale à son cou, l'home porte un petit disque de pierre blanche percé. Il peut s'agir d'un bouton ou, plus probablement, d'une parure, une sorte de médaillon.

Toutes ces observations nous livrent du mort une vision saisissante de réalité. 

Elles en disent cependant moins sur les conditions de son décès.

Son corps ne paraît pas comporter de traces de meurtrissure ou de fracture. Les blessures que l'on peut apercevoir derrière la tête semblent avoir été faites après la mort.

Peut-être sont-elles dues à des rapaces ou à des charognards...

Equipé pour la montagne

Les vêtements que porte l'homme devaient lui permettre d'affronter des températures basses. Partant pour la haute montagne, il s'est chaudement vêtu.

Sa veste de fourrure, très bien cousue, laisse cependant apparaître, par endroits, de grossiers raccommodages.

Par-dessus sa veste, il a jeté une cape coupe-vent imperméable, faite de joncs tressés.

Ses chaussures en cuir sont rembourrées de paille afin de protéger ses pieds du froid.

S'il s'agit d'un chasseur, comme semble l'indiquer sa panoplie, quel gibier venait-il chasser à de si hautes altitudes ?

Il possède, en effet, un grand arc, d'environ 1,80 mètre et quatorze flèches dans son carquois.

Deux étaient d'ailleurs prêtes à servir puisqu'on a retrouvé leurs pointes faites en silex collés avec de la poix et un empennage de plumes soigneusement disposées.

Pour transporter son gibier, il s'est muni d'une gibecière, sorte de hotte en bois, en noisetier pour l'armature et en mélèze pour les lattes.

Afin d'attacher ses proies, il a encore emporté des cordes d'herbes et de tendons tressés.

Une partie de ce gibier devait être consommée sur place, cuite dans le foyer qu'il allume le soir, afin de se réchauffer pour la nuit et d'éloigner les animaux sauvages.

Il a, bien entendu, sur lui tout ce qu'il faut pour faire rapidement du feu : des pièces à feu en bois de saule, des pyrites et de l'amadou.

Il s'est équipé pour une expédition de plusieurs jours puisqu'il a emporté des vivres : quelques céréales, des prunes sauvages, qui nous indiquent que c'est alors l'automne, et des morceaux de viande.

Ce dernier point est curieux : s'il s'est pourvu de viande, c'est que, peut-être, il n'était pas certain d'en trouver sur place. La chasse était-elle vraiment le but principal de son expédition ?

Un prospecteur de métal ?

Une autre hypothèse fait de cet homme un prospecteur de métal.

Il y avait, à l'époque, des filons de cuivre à l'air libre dans cette région.

En plus de sa panoplie de chasseur, le cadavre porte une hache, qu'il serre encore dans sa main quand il est découvert. 

Celle-ci est formée par un manche en bois d'if coudé et d'une lame trpézoïdale. la lame est, nnon pas en fer, mais en cuivre qui, après analyse, a montré quelques traces d'arsenic et d'argent.

Qui était-il donc pour posséder, 3 500 avant notre ère, un outil aussi précieux ?

Les haches existaient, fort nombreuses à cette époque, mais elles étaient en pierre polie et, seulement dans des cas exceptionnels, en métal.

L'alliage de cette hache n'est pas très bien réalisé, mais témoigne des premiers tâtonnements de l'homme en matière de métallurgie.

A la ceinture, dans une petite sacoche faite d'herbes tressées, l'homme porte encore un poignard au moanche en bois de frêne, à la lame de silex, taillé et non poli : autre étrangeté car, cette fois, c'est un outil d'une technique grossière, qui devait valoir peu.

    

 
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23 août 2005 2 23 /08 /août /2005 00:00

Découverte archéologique ou canular ?

Trop beau pour être vrai ?

Lors de toute découverte de cette ampleur, le doute est toujours de mise.

Aussi cette conservation, pas trop exceptionnelle, a-t-elle fait couler beaucoup d'ence lors de la diffusion de la nouvelle.

Le secret du glacier

Selon les géologues, qui conaissent l'incroyable mobilité des glaces et la vitesse de déplacement annuelle des glaciers, il est tout à fait impossible que le glacier n'ait pas, très rapidement, rejeté le corps ou l'ait du moins tellement déchiqueté qu'il aurait dû être dans un état complètement méconnaissable.

Figurant ou père zurichois ?

Certains avacent qu'il s'agirait d'un figurant de cinéma égaré lors d'un tournage avec tout son déguisement !

Quel film ayant pour sujet la préhistoire fut donc tourné dans cette région des Alpes ? De même une Zurichoise affirme reconnaître son père, disparu dans cette région quelque vingt ans plus tôt.

 

Le résultat du carbone 14

Heureusement, toutes ces hypothèses, certes parfaitement plausibles, sont contrebalancées par l'examen effectué au carbone 14 sur l'attirail de l'homme de Similaun.

Le test permet d'établir une datation relativement précise étant donné la grande distance temporelle : la hache peut être ainsi située entre 3 500 et 2 600 avant notre ère.

 
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