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Visiteurs curieux



29 janvier 2006 7 29 /01 /janvier /2006 09:21

Une faible partie seulement des monuments édifiés pendant le néolithique et au début de l'âge du bronze sont encore intacts aujourd'hui.

Au cours des siècles, la plupart ont été saccagés, démontés ou tronçonnés.

Les Romains utilisent les pierres des cairns pour paver les routes.

Ils sont les premiers à débiter les menhirs en pierre de taille pour construire des maisons.

Les chrétiens, soucieux d'éliminer toute trace des anciennes croyances, font abattre les dolmens ou sculpter des croix dans les menhirs.

Au XVIIe siècle, en Loire-Atlantique, un prêtre zélé fait démolir tous les ensembles méglithiques de sa région pour construire une énorme rocaille avec "les débris d'un culte sanguinaire".

Deux cents ans plus tard, les pires ennemis des mégalithes sont les archéologues amateurs, chercheurs de trésors, qui renversent les pierres et défoncent les tertres dans l'espoir de retrouver des bijoux d'or.

Aujourd'hui encore, les archéologues doivent livrer un combat incessant : en 1974, dans une lettre à son préfet, le maire d'une petite commune annonce qu'il a fait raser un dolmen "obstacle à l'utilisation rationnelle des sols"... 

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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 09:34

Alors que les peuples qui, en Europe de l'Ouest, élèvent des mégalithes sont encore des chasseurs et rarement  des agriculteurs, au Proche-Orient on cultive le sol depuis trois mille ans et on coule le bronze depuis cinq siècles.

Les Mésopotamiens ont inventé la roue et les pictogrammes, les Egyptiens la voile et les hiéroglyphes.

L'Egypte est unifiée par le pharaon Narmer (ou Ménès en grec) qui fonde la première dynastie thinite.

Les cités et les temples sumériens s'élèvent et on y découvre l'écriture cunéiforme.

L'agriculture se développe en Afrique centrale, alors qu'en Chine la mythique dynastie Xia construit sa première cité à Liangchengzhen.

Dans les îles Cyclades de la mer Egée se développe la première civilisation grecque.

L'Occident est encore dans la préhistoire alors que le Proche-Orient entre dans l'histoire.

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9 décembre 2005 5 09 /12 /décembre /2005 14:43

  

 

Le destroyer fantôme de l'US Navy

 

 

 

 

La Seconde Guerre Mondiale voit proliférer dans les deux camps ennemis des expériences destinées à mettre au point de nouvelles armes "définitives".

 

La plus étrange de ces armes a peut-être été testée dans l'arsenal de Philadelphie, aux Etats-Unis, en 1943.

 

Les premières rumeurs concernant l'expérience se diffusent dans les années 50.

L'US Navy dément aussitôt mais, par la suite, plusieurs enquêtes semblent montrer que quelque chose d'étrange s'est en effet produit en 1943 au large des côtes américaines.

 

 

 

 

 

L'enquête du Dr Jessup

 

 

En 1955, le Dr Morris K. Jessup, un astrophysicien, publie un ouvrage sur les OVNI intitulé The Case for the UFO ("le cas des OVNI°).

La même année, au milieu du mois d'octobre, il est contacté par un certain Carlos Miguel Allende, qui révèle rapidement s'appeler en fait Carl Allen.

Allen envoie à Jessup trois lettres, rédigées dans un style déroutant, dans lesquelles il prétend avoir été le témoin d'une étrange expérience de l'US Navy.

 

Cette expérience, fondée sur des travaux du grand savant Albert Einstein, se serait produite en octobre 1943, au large de Philadelphie.

 

 

D'après Allen, elle aurait eu pour but de rendre un escorteur invisible et de lui faire parcourir quasi instantanément la distance entre Philadelphie et la base navale de Norfolk.

 

L'auteur des trois lettres rattache l'affaire aux OVNI - et s'adresse donc à Jessup - parce qu'il pense que c'est par un type de propulsion similaire que les vaisseaux spatiaux extraterrestres pourraient se déplacer.

 

 

Allen révèle encore les conséquences de 'lessai de l'US Navy : l'équipage de l'escorteur aurait été victime d'effets secondaires terribles.

Certains hommes seraient morts, d'autres, devenus fous, et d'autres enfin se seraient volatilisés, quelquefois dans des conditions particulièrement épouvantables (combustion lente du corps) et, dans certains cas, longtemps après la fin de l'expérience.

 

 

 

Le Dr Jessup enquête et arrive à la conclusion qu'un essai militaire a effectivement eu lieu en 1943, visant à tester l'effet d'un champ magnétique puissant sur un navire (l'Eldridge) et son équipage, et qu'il a été effectué dans un bassin du port militaire  de Philadelphie.

Dès le début de l'expérimentation, l'escorteur aurait été enveloppé dans un cocon de lumière verte et aurait commencé à disparaître jusqu'au niveau  de sa ligne de flottaison.

 

 

Plus tard, le même phénomène se serait répété, en pleine mer, cette fois, et de manière plus complète, puisque l'escorteur aurait disparu complètement pendant quelques minutes.

 

C'est à ce spectacle qu'aurait assisté Carl Allen alors qu'il se trouvait sur un cargo, l'Andrew Furuseth, faisant partie d'un convoir escorté, entre autres, par l'Eldridge.

Toujours selon l'enquête de Jessup, des bruits auraient alors couru selon lesquels l'escorteur aurait surgi brièvement, tel un fantôme, en rade de Norfolk, à 400 kilomètres plus au sud.

 

 

 

Entre-temps, l'US Navy convoque Jessup pour lui montrer un exemplaire de son livre envoyé par un expéditeur anonyme et annoté largement à la main.

Ca et là se trouvent des références à l'expérience de 1943.

L'écriture est celle de ...Car Allen. Ce sont surtout ces détails qui semblent intéresser la Marine.

Celle-ci fait tirer, par la société Varo Corp, de Dallas, 127 exemplaires de l'édition annotée, pour la distribuer à certains de ses services à fin d'étude approfondie.

Ne parvenant pas à découvrir le mystérieux Allen, l'Us Navy propose une collaboration à Jessup, qui refuse.

D'ailleurs, en avril 1959, celui-ci en proie à de graves problèmes personnels, se suicide.

 

 

 

 

Que s'est-il passé à Philadelphie ?

 

 

Après la mort du Dr Jessup, l'enquête s'enlise.

L'affaire ne redevient d'actualité qu'à la fin des années 1970, sous l'impulsion de Charles Berlitz, auteur d'un ouvrage sur le triangle des Bermudes, et de William L. Moore, qui s'intéresse depuis longtemps aux OVNI.

 

Dans leur livre, Opération Philadelphie, ils récapitulent les éléments conus, après avoir retrouvé, presque par hazard, l'énigmatique Carl Allen, que la Marine américaine n'avait pas réussi à localiser vingt ans plus tôt.

 

 

 

Leurs découvertes peuvent se résumer ainsi :

- Premièrement, Allen était bien marin sur l'Andrew Furuseth, et celui-ci se trouvait effectivement au large de Philadelphie à la date dite, ainsi que l'Eldridge l'escorteur concerné.

 

- Deuxièmement, même après trente ans, il se trouve encore un certain nombre de personnes, dont beaucoup demandent l'anonymat, pour affirmer que des expériences bizarres et tournant autour des champs magnétiques ont effectivement eu lieu dans le port militaire de Philadelphie.

 

- Troisièmement, il apparaît qu'Einstein a bien en effet travaillé épisodiquement pour la Marine en 1943.

 

 

Cependant, la fantastique version concernant une expérience sur l'invisibilité et le déplacement instantané n'est pas la seule explication fournie par les témoins.

Des sources de Berlitz et Moore parlent aussi d'un système révolutionnaire pour lutter contre les terribles mines magnétiques allemandes, et surtout certaines dépositions évoquent une tentative d'invisibilité... radar.

 

 

 

Mais, dans tous les cas, demeure la constante d'une catastrophe humaine qui aurait mis un terme à la tentative.

De fait, on a déterminé depuis que les champs magnétiques puissants sont néfastes à la santé et à l'équilibre mental.

 

 

 

Voilà qui pourrait expliquer au moins la folie, ou même la mort, de quelques-uns des marins, ainsi que le refus de l'US Navy de parler de l'"Expérience Philadelphie".

 

 

Mais bien des zones d'ombres demeurent dans cette mystérieuse affaire....

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25 novembre 2005 5 25 /11 /novembre /2005 10:53

Voici ce que déclare le Bureau d'information de l'US Navy dans une lettre circulaire adressée à des particuliers :

"Au cours des années passées, nous avons reçu d'innombrables demandes de renseignements au sujet de la prétendu "Expérience de Philadelphie" ainsi que du rôle supposé qu'y aurait joué le Bureau de recherche navale (BRN).

[...] En ce qui concerne l'Expérience de Philadelphie, le BRN n'a jamais fait de recherches sur l'invisibilité, ni en 1943, ni à aucun autre moment (le BNR n'a été fondé qu'en 1946).

A la lueur des connaissances actuelles, nos scientifiques estiment qu'une telle expérience est totalement impossible et ne relève que du domaine de la science-fiction.

Une décovuerte d'une telle importance, si elle avait eu lieu, n'aurait sans doute pas pu demeurer secrète pendant tant d'années."

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21 novembre 2005 1 21 /11 /novembre /2005 13:04

Le rayon de la mort de Marconi

En 1936, le célèbre physicien Marconi aurait mis au point un appareil capable d'arrêter à distance l'alimentation électrique de n'importe quel moteur à magnéto, y compris celui d'un avion en vol.

Une expérience aurait permis d'abattre en vol, à quelque 2 000 m d'altitude, deux avions, et une autre d'arrêter momentanément la circulation surl l'autoroute entre Rome et Ostie.

Devant le succès de ces expériences, Marconi aurait pensé perfectionner son "rayon de la mort" afin qu'il puisse également paralyser les êtres humains.

Une intervention du pape Pie XI aurait fait suspendre définitiviement ses recherches à ce fidèle catholique, privant ainsi l'Italie fasciste de Mussolini d'une dangereuse arme secrète.

La "soucoupe volante" nazie

Après de longs essais, un prototype expérimental du V7 aurait réussi à voler en 1944 au-dessus du fameux centre d'essais de Peenemunde, en Allemagne.

L'appareil aurait consisté en un disque d'environ 40 m de diamètre, propulsé par 12 turboréacteurs à gaz BMW.

Il aurait été prévu pour atteindre 2 500 km/h et dépasser 20 000 mètres dans sa version définitive.

Mais les bombardements alliés sur Peenemunde auraient détruit en partie l'engin.

Les éléments récupérables auraient alors été transférés au centre de recherche de Stettin, en Pologne, afin d'être utilisés pour la construction d'un autre prototype.

Nul ne sait ce qu'il est adevenu du V7 après le déferlement de L'Armée rouge dans la région.

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4 octobre 2005 2 04 /10 /octobre /2005 00:00

Les pouvoirs paranormaux

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, le phénomène spirite met en évidence les pouvoirs psychiques de certaines personnes et pose le problème de leur explication.

C'est à cette tâche que se consacre la parapsychologie, au travers de l'examen de certains sujets particulièrement doués comme Daniel Dunglass Home.

Né en 1833 à Currie, village proche d'Edimbourg, Home apparaît aujourd'hui comme le plus grand médium de tous les temps.

En 1868, devant de nombreux observateurs, il se livre à une prestation qui démontre de façon apparemment incontestable la puissance de ses dons psychiques.

Lévitation

Le 16 décembre 1868, en Angleterre, Home se trouve en compagnie de plusieurs personnes, lord Adare, lord Lindsay, le capitaine Wynne et Smith Barry, lorsque, en état de transe, il commence à s'élever dans les airs.

En flottant, il sort par une fenêtre de la maison où tous se trouvent, passe à 20 m au-dessus du sol et rentre dans le petit salon voisin par une autre fenêtre.

Il revient  ensuite dans la chambre avec lord Adare.

Celui-ci ne comprenant pas comment il a fait pour passer par une fenêtre à demi ouverte, il s'exécute une seconde fois.

Il s'élève à nouveau du sol et passe par la fenêtre, tête la première, corps presque horizontal et apparemment rigide.

Ce n'est ni la première ni la dernière fois qu'il se livre à ce type de prestation.

Déjà, en 1866, Home s'est élevé jusqu'au plafond d'une pièce et y a tracé au crayon une croix pour prouver aux témoins qu'ils n'avaient pas été victimes d'une hallucination collective.

Il s'élèvera ainsi dans les airs, devant des témoins, une cinquantaine de fois au cours de sa carrière.

Des talents précoces

Dès l'âge de quatre ans, le futur médium  a étonné son entourage en annonçant des événements quelque temps avant qu'ils se produisent.

Il semble tenir ses facultés psychiques de sa mère, réputée elle aussi pour ses dons de "double vue".

A neuf ans, devenu orphelin, il quitte son village natal pour la Nouvelle-Angleterre (Etats-Unis), en compagnie de sa tante, Mme Cook, qui l'a adopté.

Sa santé est fragile et il souffre de tuberculose.

A treize ans, il annonce la mort d'un de ses camarades, Edwin - qui décède trois jours plus tard.

Quelques années plus tard, des coups résonnent dans la maison familiale et des tables glissent à son approche : la multiplication des incidents oblige le jeune homme à quitter sa tante, esprit superstitieux, qui l'accuse d'être possédé par le diable...

On est alors en 1851, peu de temps après les événements étranges survenus chez les Fox à Hydesville et qui marquent la "naissance du spiritisme".

Beaucoup de gens, déjà, s'intéressent aux phénomènes qu'on nommera ensuite "paranormaux".

Les capacités surprenantes du jeune homme attirent l'attention.

Un nombre impressionnant de preuves

Commence dès lors une carrière internationale qui lui fait parcourir l'Europe.

Home est un homme doux, aimable, charmeur, qui se plaît dans un certain luxe, même s'il refuse toujours de faire payer ses démonstrations.

Les crous se disputent sa personne ; il compte parmi ses admirateurs et protecteurs l'empereur Napoléon III, le tsar de Russie et le roi de Bavière.

En Italie, en revanche, les autorités, notamment religieuses, ne goûtent fuère ses donset le font expulser.

En 1862, il publie ses Mémoires : Révélations sur ma vie surnaturelle.

Le caractère exceptionnel du cas de Home consisete dans le nombre de preuves apparemment solides (des centaines de témoignages existent) concernant ses pouvoirs et leur étendue.

Un commission dépêchée par l'université Harvard atteste qu'en présence du médiumune table s'est déplacée et élevée de plusieurs centimètres, tandis que le plancher a vibré.

L'influence du médium agit quelle que soit l'"ambiance" du local où il opère, et les observateurs peuvent continuer de discuter sans que cela gêne le moins du monde son action.

Lorsqu'il est en transe, les phénomènes (dont il ne peut expliquer la nature) sont de caractères divers :

   * Lévitations bien sûr, mais aussi

* Clairvoyance,

* Elongation du corps,

* Matérialisation d'objets et d'ectoplasmes,

* Télékinésie ou déplacement d'objets situés au loin,

* Musique se faisant entendre dans la pièce,

* Phénomènes lumineux divers,

* Voix d'esprits,etc.

Il peut encore tout aussi bien manipuler des braises sans se brûler.

Sir William Crookes, chimiste de renom et découvreur du thallium (1861), intrigué par le renom du médium, a rencontré celui-ci et testé ses capacités plusieurs années durant.

Le résultat de son enquête, publié en 1871 dans le Quarterly Journal of Science, lui est entièrement favorable.

Le savant détaille les expériences auxquelles il a demandé à Home de se soumettre et constate que le médium a pu notamment faire bouger à distance, sans qu'aucune supercherie ait été décelée, un accordéon dont les touches se sont mises à jouer seules.

Homme a également été testé une fois à Saint-Pétersbourg (1870), mais ses dons n'ont alors pas agi.

Ce qui n'étonne pas Crookes.

Lui-même, au cours de certaines séances, a eu peu de résultats : les pouvoirs de Home ne se manifestent pas continuellement sur simple demande - ce qui semble plutôt consituter un argument en sa faveur.

Quand le médium meur, en 1886, de la tuberculose dont il souffre depuis son enfance, aucune fraude n'a jamais pu être révélée contre lui.

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3 octobre 2005 1 03 /10 /octobre /2005 00:00

Les phénomènes psychiques, ou pouvoirs paranormaux, peuvent être rangés en plusieurs catégories.

Il y a ceux concernant la communication, c'est-à-dire la connaissance soit des pensées d'autrui (télépathie), soit de l'avenir (clairvoyance et précognition), dont le médium bénéficie directement ou qu'il se procure par l'intermédiaire d'objets tels que boule de cristal ou tarot.

D'autre part, il y a l'action de la pensée sur la matière comme la télékinésie et la psychokinésie (déplacement ou torsion d'ohjets),l'action sur le corps lui-même (lévitation) ou encore la radiesthésie (faculté permettant, à l'aide d'une baguette ou d'un pendule, de découvrir des objets ou des corps disparus).

A tout cela, il faut ajouter les guérisons psychiques et  celles provoquées par certains guérisseurs.

La parapsychologie est la branche scientifique qui étudie les phénomènes psychiques.

Longtemps boudée par les organislmes officiels occidentaux, elle a fini par s'infiltrer, en France, à l'université de Toulouse Le Mirail avec le laboratoire de parapsychologie dirigé par le Pr Y. Lignon (auteur de l'Autre Cerveau, 1992), sous l'influence de précurseurs aux talents reconnus, les Prs Gely, Richet (prix Nobel de médecine 1913), le Dr Osty et l'ingénieur chimiste R. Warcollier.

Aux Etats-Unis, de même, le Pr J. B. Rhines a procédé à de nombreuses études sur la télépathie dans le laboratoire de l'université de Duke.

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2 octobre 2005 7 02 /10 /octobre /2005 00:00

Pour les spirites, les médiums sont les intermédiaires entre les hommes et les esprits.

Pour les parapsychologues, ce sont des sujets possedan des pouvoirs psychiques.

A quelques reprises, des médiums ont été surpris en train de tricher : ainsi Eusapia Palladino, au XIXe siècle , et Uri Geller, plus près de nous.

Mais, les pouvoirs "psy" ne se manifestant pas à volonté, on peut concevoir que certains médiums, très sollicités, résistent mal à la tentation de recourir à des subterfuges en cas d'impuissance.

Ce qui ne met pas en cause, forcément, la réalité de leurs pouvoirs.

Le XIXe siècle

Ce siècle est riche en médiums, et il est difficile d'opérer un choix.

Citons cependant les frères Davenport, qui, ligotés, sont capables de déplacer des objets lointains et de s'élever eux-même dans les airs.

Ou encore Eusapia Palladino, qui fut examinée par plusieurs savants, dont le criminologue C. Lombroso (Hypnotisme et Spiritisme, 1911) et l'astronome Camille Flammarion (les Forces naturelles inconnues, 1907).

Le XXe siècle

Le Français Jean-Pierre Girard et l'israélien Uri Geller sont des télékinésistes capables de tordre des objets métalliques sans les toucher.

Lors d'un passage à la télévision se produit un phénomène de '"contagion" paranormale, pour reprendre les termes du spécialiste R. Tocquet, et cuillers, clés ou montres de téléspectateurs se tordent également.

Les témoignages sur ces effets sont si nombreux que le standard téléphonique disjoncte à la télévision anglaise (B.B.C.), le 23 novembre 1974.

En U.R.S.S.

Dans l'ancienne Union soviétique, de nombreux savants ont mené des études sur les phénomènes paranormaux.

Le médium Nelya Mikhailova a fait en particulier l'objet d'expériences célèbres dont els séquences ont été filmées.

Un document montre ainsi cette femme médium séparant à distances, sous contrôle strict, dans un saladier de verre situé à 1,80 m d'elle, le jaune et le blanc d'un oeuf, puis les réunissant à nouveau.

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27 septembre 2005 2 27 /09 /septembre /2005 00:00

Possesseur d'un antique manuscrit, un écrivain public mystérieusement enrichi aurait découvert la pierre philosophale recherchée depuis la plus haute antiquité par des générations d'alchimistes.

Est-il réellement parvenu à réaliser le Grand Oeuvre : la transmutation des métaux ?

L'histoire de l'alchimie occidentale commence au XIIe siècle en Espagne, alors frontière entre le monde occidental et monde arabe.

Les catholiques reprennent peu à peu la péninsule Ibérique et s'approprient les trésors des bibliothèques arabes, riches en textes sur la médecine, les mathématiques, l'astronomie et l'alchimie.

Les Européens découvrent les écrits de Djabir ibn Hayyan et Muhammad ibn Zakariyya al-Razi (Geber et Rhazes en latin), alchimistes arabes des VIIIe et IXe siècles, outre les traductions de textes arabes, de nombreux manuscrits originaux circulent en Europe.

La plupart ne sont que des livres de recettes chimiques élémentaires, sans portée ésotérique.

Il est difficile d'en déterminer les auteurs et les dates : les alchimistes emploient souvent des noms d'emprunt.

Aux XIVe et XVe siècles, l'alchimie est au sommet de sa gloire.

Le livre d'Abraham le Juif

C'est à Pontoise, aux alentours de 1330, que naît Nicolas Flamel.

Ses parents sont d'origine modeste, mais il apprend à lire et à écrire le français ainsi qu'un peu de latin auprès des bénédictins.

Il devient apprenti écrivain public chez maître Gobert, puis rachète une charge de juré-librairie-écrivain.

Son échoppe est sise près de l'église Saint-Jacques-la Boucherie, dont il reste aujourd'hui encore la tour Saint-Jacques.

Dans sa boutique, à l'enseigne de "La fleur de lys", il dresse les comptes des petits commerçants, apprend aux bourgeois à signer de leur nom, copie et enlumine des manuscrits : l'imprimerie n'existe pas encore.

D'après ses récits, un ange lui apparaît une nuit en songe et lui montre un ouvrage extraordinaire. Mais il se réveille avant d'avoir pu en lire le contenu.

Intrigué, il garde le rêve en mémoire.

En 1357, un homme entre dans sa boutique et lui propose un volume relié de cuivre.

Flamel reconnaît le volume : il l'a vu dans les mains de l'ange.

Il n'hésite pas et l'achète pour la somme de deux florins.

L'ouvrage, signé Abraham le Juif, porte sur la première page une malédiction destinée à ceux qui oseraient aller plus loin dans la lecture, à l'exception des prêtres et des écrivains.

Entrant dans cette dernière catégorie, Flamel se sent protégé et commence à lire.

Le volume provient sans doute des affaires abandonnées d'un juif arrêté ou ayant fui précipitamment pour échapper au bûcher.

Il contient vingt et un feuillets couverts de textes alchimiques que Flamel ne comprend pas.

La route pour Saint-Jacques

Pendant près de vingt ans, Nicolas Flamel tente avec l'aide de sa femme, Pernelle, de déchiffrer les mystérieux feuillets.

Il ne délaisse pas sa boutique, mais, chaque soir, passe plusieurs heures courbé sur le manuscrit hermétique.

Pourtant, le travail ne progresse pas et il désespère.

Les alchimistes consulté ne parviennent pas plus que lui à éclairer le texte mystérieux.

Il voudrait trouver l'aide d'un savant hébraïque, mais les juifs, persécutés depuis le très catholique Philippe le Bel, ont fui la France ou se sont convertis pour se fondre dans l'anonymat.

C'est en 1378, lors d'un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, que Flamel rencontre maître Canches, vieux médecin juif converti.

Maître Canches, enthousiaste, est persuadé qu'il s'agit d'un livre ayant trait à la kabbale, ancienne tradition juive ésotérique fondée sur l'interprétation mystique de l'Ancien Testament.

Le médecin décide d'accompagner Flamel à Paris pour voir le manuscrit original.

En chemin, il explique au Français ses clefs d'interprétation et les deux hommes se mettent au travail sur les extraits emportés par l'écrivain.

Mais, déjà malade avant sa rencontre avec Flamel, maître Canches doit s'arrêter à Orléans.

Il agonise plusieurs jours et meurt sans avoir vu Paris ni le manuscrit original d'Abraham le Juif.

De l'or !

Grâce à son aide cependant, Flamel en sait assez pour poursuivre ses recherches.

Pendant deux années, il étudie le manuscrit et tente des expériences.

Dans ses textes, il racontes que c'est le 17 janvier 1932 qu'il parvient à un premier résultat : "La première fois que je fis la projection, ce fust sur du mercure, dont j'en convertis demy-livre ou environ en pur argent, meilleur que celuy de la minière, comme j'ay essayé de faict plusieurs fois".

Selon ses dires, Flamel a découvert l'élixir blanc, le petit magistère, qui transmute le mercure en argent.

Il se sait proche du Grand Oeuvre, proche de l'or.

C'est en avril, trois mois plus tard, que Flamel réalise l'élixir rouge, la pierre philosophale.

"Je fis la projection avec de la pierre rouge sur semblable quantité de mercure, en présence encore de Pernelle seule, en la même maison, le vingt-cinquième d'avril suivant de la même année, sur les cinqu heures du soir, que je transmuay véritablement en quasi autant de pur or, meilleur très certainement que l'or commun plus doux et plus ployable."

A cinquante-deux ans, le petit écrivain public détient un pouvoir plus grand encore que celui du roi : il peut fabriquer de l'or.

Mais il reste discret et ne modifie pas ses habitudes de vie, de crainte d'attirer l'attention.

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26 septembre 2005 1 26 /09 /septembre /2005 00:00

La fortune de Flamel

Cette histoire tirée des textes que l'on dit rédigés par Flamel lui-même, dans lesquels bien entendu il ne parle jamais clairement de sa méthode de travail, se contentant dévoquer ses "projections".

Mais un fait demeure : Nicolas Flamel, après 1382, devient un homme très riche.

Il participe à de nombreuses oeuvres de charité, fonde quatorze hopitaux et trois chapelles.

Les rumeurs sur sa fortune courent dans la capitale.

D'où vient l'or ?

Pour les uns, aucun doute, il possède le secret de la pierre philosophale ; pour d'uatres, c'est simplement sa boutique d'écrivain qui lui assure de bons revenus : il a, à son service, plusieurs copistes et parmi sa clientèle on trouve alors les meilleures familles de Paris.

Dans Trésor de Recherches et Antiquitez Gauloises et Françoises, Borel, médecin et conseiller de Louis XIV, écrit en 1655 : "Aussi vint-elle (la richesse de Flamel) aux oreilles du roi, qui envoya chez lui monsieur Cramoisy, maître des requêtes, pour savoir si ce qu'on lui en avait raconté était véritable, mais il le trouva dans l'humilité, se servant même de vaisselle de terre.

Mais, pourtant, on sait par tradition, que Flamel se déclara à lui, l'ayant trouvé honnête homme, et lui donna un matras plein de sa poudre, qu'on dit avoir été conservé longtemps dans cette famille, qui l'obligea à garantir Flamel des recherches du roi."

Après la mort de Flamel, le22 mars 1417, sa maison et sa tombe sont mises à sac par des gens qui cherchent la cachette de la pierre philosophale.

Ils ne trouveront rien.

Le livre d'Abraham le Juif réapparaît, deux siècles plus tard, dans les mains de Richelieu.

On ne sait aujourd'hui ce qu'il est devenu.

La pierre philosophale

D'après ce qu'on sait des pratiques alchimiques en général, on peut reconstituer ce que recherchait Nicolas Flamel et quelles furent ces pratiques.

Depuis toujours, c'est à la découverte de la pierre philosophale que s'attachent les alchimistes.

Elle représente pour eux, non seulement le moyen de réaliser la transmutation tant souhaitée, mais elle est aussi porteuse de médecine universelle et d'immortalité.

La fabrication apparaît comme un processus long et complexe.

L'alchimiste doit tout d'abord extraire sa matière première des profondeurs du sol, puis procéder en quatre étapes :

- Rendre la matière liquide,

- Evaporer l'eau superflue pour obtenir un produit visqueux,

- Séparer et purifier chacun des éléments de la matière,

-Enfin réunir ces esprits purs pour former la pierre philosophale.

C'est donc un expert qui doit maîtriser plusieurs techniques : "l'Oeuvre au noir", qui est l'art de débarrasser la matière de ses impuretés ; "l'Oeuvre au blanc", qui permet de fabriquer la pierre blanche transmutant les métaux vils en argent ; et "l'Oeuvre au rouge", qui produit la pierre rouge transmutant le mercure en or.

Le langage alchimique ne peut être dissocié du langage alchimique symbolique : "l'Oeuvre au noir" est aussi la mort, "l'Oeuvre au blanc" la restitution de l'âme au coeur purifié, et "l'Oeuvre au rouge" la vie spirituelle éternelle.

La tranmutation possible ?

Peut-on aujourd'hui penser que Nicolas Flamel a réussi à transmuter le métal vil en or ?

La pensée scientifique moderne, depuis le positivisme du XIXe siècle, considère comme impossible toute transmutation : on sait alors déjà que le plomb, le mercure, l'or ou l'argent sont des éléments simples.

Imaginer que l'on puisse changer l'un en l'autre est, depuis les travaux de Lavoisier en 1772 qui marquent la naissance de la chimie moderne, une absurdité.

Cette logique d'une science sûre d'elle et des répçonses définitives qu'elle fournit n'est plus celle des chercheurs actuels, plus modestes et moins affirmatfis que leurs aînés.

Nous savons désormais que, si l'or est un élément simple, chacun de ses atomes est composé d'électrons et d'un noyau de protons.

Les scientifiques peuvent aujourd'hui réaliser le Grand Oeuvre, cher aux alchimistes, à l'aide d'un accélérateur de particules et de réactions nucléaires.

Seul inconvénient de cette alchimie moderne, par ailleurs évidemment inaccessible à l'alchimiste du XVe siècle, chaque atome d'or produit coûterait des millions de fois sa valeur marchande !

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