Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Contacts

  


 

 


 

 

 

 

Visiteurs curieux



7 août 2006 1 07 /08 /août /2006 09:37

Un curé de campagne devient riche à millions

Un jeune prêtre, l'abbé Saunière, est nommé en 1885 à Rennes-le-Château, village des environs de Toulouse.

Ses revenus sont fort modestes mais, quelques années plus tard, à la curiosité générale, il semble disposer brusquement d'une grande fortune.

Lors de sa nomination, Bérenger Saunière a trente-trois ans. Jeune homme au physique agréable, il a un caractère volontaire.

C'est, selon les rumeurs, en voulant rénover son église qu'il fait une intéressante découverte.

 

Bérenger Saunière (1852-1917).

L'étrange curé a emporté son secret dans la tombe.

Un comportement étrange

A l'époque, l'abbé Saunière a peu de revenus : son traitement a été suspendu à la suite de prises de positions politiques et il doit compter sur les dons de ses paroissiens et des produits de la chasse et de la pêche pour vivre.

Il a cependant de l'ambition pour sa cure et veut entreprendre la réfection de l'église.

En 1886, il obtient une avance et commence les travaux.

En déplaçant une des dalles de l'autel, il découvre alors, dit-on, une cavité à l'intérieur de laquelle se trouvent des bijoux wisigoths et carolingiens, ainsi que des parchemins jaunis du XVIIIe siècle, portant des indications correspondant à certaines inscriptions relevées sur le cimetière tout proche.

Le jeune curé se rend à ce moment à Paris pour y faire déchiffrer les parchemins.

Il y rencontre notamment l'abbé Biel, directeur spirituel de Saint-Sulpice. Mais on sait peu de choses de son séjour parisien : il semble avoir trouvé dans les documents des références à Dagobert, roi mérovingien, et à Sion (Jérusalem) ; il passe, sans que l'on sache pourquoi, une grande partie de son temps au Louvre, et achète trois reproductions de tableaux : les Bergers d'Arcadie de Nicolas Poussin, le Portrait de saint Antoine de David Teniers et le Portrait du pape Célestin V.

Enfin on sait qu'il devient l'ami de la chanteuse lyrique Emma Calvé.

A son retour à Rennes-le-Château, l'abbé reprend la restauration de l'église.

Sous une autre dalle de l'autel, il découvre d'autres inscriptions et des bas-reliefs datés du VIe siècle.

A la suite de cette trouvaille, il cesse de travailler dans son église et passe de nombreux jours à parcourir la campagne et revient à chaque fois la besace pleine de cailloux.

Une fortune subite

Le jeune curé a-t-il trouvé un trésor, comme beaucoup l'affirment ?

Il n'en dira jamais rien à personne sauf, peut-être, à sa servante Marie Denarnaud, mais tout porte à croire qu'il a bien découvert une abondante source de revenus : du jour au lendemain, il dépense sans compter, entreprend la construction d'une villa Renaissance et d'un jardin d'hiver, achète des terrains et réaménage complètement l'église à ses frais.

Cependant, son train de vie dispendieux attire l'attention du village et il doit se justifier auprès de l'évêque.

Mais il ne fait nulle confidence à son supérieur et prétend que cet argent provient de personnes fortunées qui lui commandent des messes mais dont il ne veut pas dévoiler l'identité.

L'évêque n'est pas dupe et le suspend de ses fonctions sous l'accusation de trafic de messes.

L'abbé Saunière meurt en 1917, en emportant son secret avec lui.

A sa mort, la fidèle Marie hérite du domaine.

Mais celui-ci se révélant trop vaste à entretenir, elle le vend à un dénommé Noël Corbu.

Elle décède à son tour en 1953, sans jamais avoir soufflé mot de quoi que ce soit. Corbu fouille tout le domaine, en vain.

Cependant la légende de Rennes-le-Château ne cesse, au fil des années, de s'amplifier, et de nombreux chercheurs de trésors envahissent progressivement le village et ses alentours, espérant découvrir l'origine de la richesse de l'abbé.

Sans succès pour l'instant, bien que de nombreuses hypothèses aient été avancées.

La région paisible de Rennes-le-Château est envahie chaque année par les chasseurs de trésor.

Le trésor de Jérusalem ?

L'une d'elles fait référence au "trésor perdu de Jérusalem" que le prêtre aurait retrouvé.

En l'an 70 en effet, les Romains, emmenés par leur futur empereur Titus, s'emparent de Jérusalem, après l'échec de la révolte des Juifs, et le Temple, construit par Salomon, est pillé.

Les richesses  dérobées sont exposées à Rome, puis volées, en 410, par le roi wisigoth Alaric, lors du sac de la ville.

Ce trésor aurait contenu, entre autres, l'arche d'Alliance, la Table d'or du pain sacré, des trompettes d'argent , et le menorah, fameux chandelier à sept branches fait d'or pur et pesant 34 kg.

Or, à la fin du Ve siècle, les Wisigoths ont conquis une grande partie de l'Europe occidentale et construit de nombreuses places fortes, dont certaines dans la région de Rennes-le-Château.

L'abbé Saunière ne pouvait ignorer que l'église du village avait été érigée en 1509 sur un ancien édifice wisigoth, ce que confirme la découverte des bas-reliefs sous l'autel.

Enfin, pour renforcer encore les arguments des partisans de la théorie du "trésor de Jérusalem", un dicton très ancien a cours depuis longtemps dans le village : "Alaric e Alaricou es la fortuna de tres reis" (Entre la montagne Alaric et le mont Alaricou, il y a la fortune de trois rois).

Dernièrement, deux jeunes gens ont annoncé avoir la clef de l'énigme mais ne vouloir la révéler qu'à l'issue de trois livres qu'ils comptent publier à partir de 1992.

Peut-être disent-ils vrai... Sinon, les chercheurs des trésors ont encore de beaux jours devant eux, à Rennes-le-Château.

Le diable du bénitier de l'église de Rennes-le-Château...

L'origine de la subite fortune de l'abbé serait-elle diabolique ?

 

Repost 0
27 juillet 2006 4 27 /07 /juillet /2006 08:14

Près de 200 livres ont été inspirés par la "découverte" de l'abbé Saunière, et ils proposent des versions très variées de l'origine et de la nature du trésor.

L'une de ces versions fait référence à un trésor appartenant aux cathares, très présents dans cette région.

Après la chute de leur fief, Montségur (1244), leurs richesses transportées secrètement hors du château auraient été ensevelies à Rennes-le-Château.

D'autres y voient le trésor de guerre (présumé) du roi Dagobert, déposé vers 660 dans l'ancien comté de Razès, auquel le petit village appartenait.

L'une des versions les plus courantes est celle du trésor des Templiers.

Il aurait été enterré à Rennes-le-Château vers 1314, après la mort du dernier grand maître de l'Ordre, Jacques de Molay.

Partant de récits de Wolfram von Eschenbach (surnommé le "templier souabe"), où celui-ci explique que l'histoire du Saint-Graal se déroule dans le sud de la Gaule et non en Bretagne, des spécialistes ont déduit que c'est ce trésor que trouva en fait Saunière.

Enfin, quelques uns cherchent encore à Rennes-le-Château... l'acte de mariage de Jésus et de Marie-Madeleine !

Repost 0
21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 07:17

La sorcellerie a, depuis toujours, une grande place dans notre société, il y a toujours eu des polémiques à ce sujet et ce n'est pas aujourd'hui que ça va changer...
Laide, ridée et méchante dans les contes de fées ; malicieuse et entêtée dans "Ma sorcière bien aimée"... Toujours des clichés!!!

Aujourd'hui je vais vous expliquer ce qui je pense, a été la plus grande histoire de sorcellerie de tous les temps, le procès des sorcières de Salem.
 

 
Jusqu'au XVIème siècle, les procès pour sorcellerie étaient monnaie courante, le moindre signe qui différenciait une personne des autres faisait de celle ci immédiatement une sorcière (ou un sorcier).

 
En plein été 1692, à Salem, Massachusetts, huit jeunes filles, dont la nièce et la fille du pasteur du village entrent en transe.

Leur comportement est tel qu'on les croit possédées et envoutées.
Elles parlent dans une langue inconnue, prennent des positions indécentes à tout va et traînent des pieds quand elles marchent.

Un médecin les ausculte toutes, une par une et en arrive à la conclusion d'ensorcellement.
L'Amérique, (très puritaine à cette période) est choquée.

 
Les jeunes filles accusent l'esclave du pasteur et deux veuves du village, de sorcières.
Elles seront arrêtées et emprisonnées tout comme soixante autres villageois.


 
En septembre 1692, vingt-cinq personnes (hommes et femmes confondus) sont jugés puis exécutés.

Vingt quatre par pendaison, un seul par écrasement (son corps allongé par terre, puis recouvert progressivement de pierres de taille sur sa poitrine jusqu'à étouffement.
Il a connu ce sort car il n'a jamais avoué qu'il était sorcier).
 
Tous les autres accusés attendent leur pénitence et leur sentence.....


 
Puis en janvier 1693, la Cour Suprême des Etats Unis finit par acquitter tous les accusés. Le gouverneur remet en liberté plus de cent cinquante personnes.

 
Cette libération mettra un terme au cauchemar qu'aura vécu Salem et ses soit disant sorcières...

 
Seulement, après presque 320 années, une question demeure encore en suspens : pourquoi huit jeunes filles issues de bonnes familles puritaines dans l'âme, ont soudainement et simultanément eu des comportement si insensés ?
 
Je vais vous l'expliquer....
 

Trois cent longues années après les faits qui ont remué le village aux sorcières, une psychologue américaine s'est intéressée aux similitudes entre la tragédie de Salem et des malades ayant absorbé les spores d'un parasite qui affectent le seigle : l'ergot.
En Europe, ce parasite est plus connu sous le nom de "Mal des Ardents" ou encore "Feu de Saint Antoine".

Il provoque de violents spasmes musculaires, des hallucinations, jusqu'à vous faire croire que des insectes grouillent sous votre peau.

 
C'est un Abbé qui a découvert ce parasite en 1777.
Il s'introduit dans notre organisme par le système digestif (lorsque nous mangeons du pain de seigle infecté par exemple).

 
Ce champignon se développe quand il fait chaud, humide et pluvieux (basculement des saisons entre le printemps et l'été).

Un habitant de Salem a décrit dans son journal les conditions climatiques de la saison à l'époque du procès, elles sont les mêmes que celles idéales au développement du parasite.

 


 

 

 

 


En 1951, en France, dans le Gard, un village a été la dernière victime de l'attaque de ce champignon.

Le comportement anormal des chiens affectés par ce germe a permit de prouver qu'il était similaire à ceux des jeunes filles de Salem.
Elles étaient donc malades et non pas ensorcelées !


 
De récentes études scientifiques approfondies menées sur ce champignon démontre qu'il s'agit d'un alcaloide polycyclique puissant, un dérivé de l'acide lysergique.

Il atteint le système nerveux et provoque les mêmes symptômes que ceux dont étaient atteintes les jeunes filles de Salem que l'ont croyait victimes d'ensorcellement...
 

L'acide en question dont nous avons tous déjà entendu parler et qui nous semble si démoniaque, connait une forme d'appelation relativement plus courante de nos jours : le LSD.

 
Le fin mot de cette histoire est donc clair, un champignon a provoqué l'état dans lequel se sont retrouvées nos jeunes filles de Salem, et des innocents ont péri par le simple fait que la recherche n'en était pas au stade actuel ou elle en est de nos jours...

 Monument érigé pour la mémoire des innocents accusés et mis à mort en 1695 

Petite Sorcière

Repost 0
4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 09:11

 

 La mort d'Alain-Fournier

 

 

 

 

 

 

 

Le 22 septembre 1914, Henri Alban Fournier, 28 ans, lieutenant de la 23e compagnie du 288e régiment d'infanterie, est tué près de Saint-Rémy-la-Calonne, dans le secteur des Eparges, à une quarantaine de kilomètres de Verdun.

 

Ce mort parmi des milliers d'autres a publié moins d'un an auparavant un chef-d'oeuvre, qui est aussi un énorme succès de librairie : Le Grand Meaulnes, signé Alain-Fournier.

 

La guerre continue.

 

On ne peut pas rechercher tous les cadavres, surtout enterrés à la hâte par l'ennemi.

Dans l'immédiat, on n'est d'ailleurs pas certain que l'écrivain soit mort.

L'éditeur Gaston Gallimard reçoit des lettres d'officiers qui le disent blessé et prisonnier en Allemagne.

 

Certains murmurent qu'il a déserté. Sa famille veut espérer. Ce n'est que plus tard qu'il faut se rendre à l'évidence.

 

Et ce n'est que bien plus tard, en novembre 1991, que l'on retrouve le corps d'Alain-Fournier, parmi vingt autres.

Le squelette a un bras derrière la tête, l'autre le long du corps.

Sur les os des avant-bras, deux galons décolorés rappellent son grade.

 

La découverte est due à un habitant de Saint-Rémy-la-Calonne., petit-fils d'un soldat de 1914.

 

Il a suivi des indications de deux enseignants retraités, Michel Algrain, passionné par le Grand Meaulnes et par son auteur, et Claude Régnaut, qui a collationné et traduit les témoignages des soldats allemands engagés dans les combats. 

 

 

Les premières versions

 

Le 22 septembre, Alain-Fournier est revenu à la tête de la 23e compagnie, après avoir été détaché pendant quelques jours à l'état-major.

 

Le capitaine Boubée de Grammmont, qui fait office de commandant, organise une mission de reconnaissance, avec deux compagnies, la 23e et la 22e.

 

Les sentinelles tentent de le dissuader d'aller plus avant.

Il passe outre. La troupe traverse un bois, en colonne par quatre.

A la lisière, cent mètres devant eux, ils voient bondir une silhouette.

Le capitaine refuse de s'arrêter.

 

D'une tranchée bien dissimulée, un tir nourri se déclenche.

Les taillis empêchent toute dispersion. Les officiers se précipitent, revolver au poing.

Ils tombent, avec une vingtaine de leurs hommes. Les autres fuient.

 

Voilà les faits, tels que les reconstitue en 1924 Jacques Rivière, le beau-frère d'Alain-Fournier, son ami depuis 1903, secrétaire de la Nouvelle Revue Française.

 

Le jeune romancier est mort en héros, victime d'une lâche embuscade.

Mais déjà, les témoignages se contredisent : tel a vu le lieutenant s'écrouler, frappé au front ; pour tel autre, il n'était que blessé, il s'est traîné sous un arbre, il a supplié qu'on vienne à son secours ; tel encore précise  qu'il a été emmené par des brancardiers ennemis.

 

Par ailleurs, on ne s'attarde pas sur la personnalité du capitaine, ni sur ses affirmations comme "A ma compagnie on est tous pour mourrir" ; après 1918, il est peu convenable de dénigrer l'armée victorieuse.

  

 

Une histoire quelque peu différente

 

Les choses prennent une autre dimension avec le témoignage, plus tardif, de Zacharie Bacqué, alors sergent dans la 23e compagnie.

Selon lui, la 22e compagnie est tombée sur un convoi sanitaire ennemi, ce qui explique la mention de brancardiers dans les premiers témoignages. Elle tire. Elle fait des prisonniers.

 

D'autres Allemands, à moins de 50 mètres, font alors feu sur la 23e compagnie, celle de Fournier.

La troupe se protège  dans un fossé, le temps de reprendre ses esprits.

 

Le capitaine ordonne de charger, baïonnette au canon, sous les balles qui sifflent.

 

Il donne l'exemple, suivi des deux lieutenants et d'une quarantaine d'hommes, sur les 300 qui sont sous leurs ordres ; la moitié parvient à en échapper, les autres restent.

  

Tirer sur des blessés est un crime de guerre : les survivants français faits prisonniers ont pu être fusillés en représailles, et parmi eux, Alain-Fournier se trouvait peut-être.

   

On comprend que les rescapés, et d'abord tous ceux qui sont restés relativement à l'abri, cherchent à se justifier.

 

Au campement, une version collective de la bataille est élaborée : un traquenard imaginaire, présenté comme particulièrement traître, justifie la fuite.

 

Et la vingtaine de survivants de l'assaut accepte de se taire, par solidarité.

Seul le sergent Bacqué finit par enfreindre la loi du silence.

  

 

Héroïsme ou crime de guerre ?

  

La version de la mort d'Alain-Fournier est pourtant modulée par le récit du lieutenantallemand Egon Nicolai, du 6e grenadier, texte retrouvé par Claude Régnaut.

 

Juste après les faits, cet officier répond davant un tribunal militaire de son pays des représailles effectuées par son unité, après l'attaque d'un groupe d'ambulanciers par des soldats français.

 

Il s'agit bien des 22 et 23e compagnies ; Egon Nicolai a été le dernier à parler avec un officier français gravement blessé.

Celui-ci lui a "demandé de donner de ses nouvelles à une jeune femme d'une famille Perier. Il (lui) a dit qu'elle était de la famille de l'ancien président de la République".

  

Or on sait qu'Alain-Fournier était l'amant de Simone Perier, belle-fille de Jean Casimir-Perier, président de la République de 1894 à 1895.

  

A partir de là, on peut tout imaginer.

 

Que l'auteur du Grand Meaulnes a été massacré par les Allemands à titre de représailles ou qu'il a été mortellement blessé avant l'arrivée des renforts allemands, victime de la folie criminelle d'un capitaine suicidaire.

  

La première hypothèse a été un moment avancée.

Mais l'analyse des corps retrouvés et celles, notamment, du squelette du lieutenant Alban Fournier, la contredisent finalement.

 

Les résultats des autopsies achevées en juin 1992, ont révélé des impacts de balles peu nombreux, ce qui exclut une exécution.

 

Six crânes ont été retrouvés traversés de part en part par une balle : mais non celui d'Alain-Fournier.

 

Encore n'est-ce pas le signe d'une exécution, mais celui du "coup de grâce" donné, comme cela était d'usage, aux soldats agonisants.

 

Repost 0
26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 07:47

Dans le décor de la Sologne, Alain-Fournier, dans le Grand Meaulnes, nous fait sans cesse osciller entre la réalité et le merveilleux poétique.

Quête impossible d'une femme entr'aperçue, refus de l'adolescence face au monde adulte, foi en l'amitié et fidélité en la parole donnée...

Augustin Meaulnes est passé "de l'autre côté du miroir", entraînant des générations d'adolescents.

La disparition de l'auteur ajoute au mystère du roman.

De plus, sa mort à la guerre en a fait un symbole patriotique.

Ce n'est pas un hasard si, en juillet 1940, quand les écrivains Jean Cassou et Jean Paulhan cherchent un moyen de résister à l'occupant, ils fondent "les Amis d'Alain-Fournier".

Cela explique un succès considérable : près de 60 000 volumes vendus avant 1931, puis, grâce aux éditions de poche, près de 200 000 par an dans les années 1970, et quelque 4 000 0000 au totoal, à la fin des années 1980.

Repost 0
25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 07:45

Si l'on a retrouvé Alain-Fournier, on ignore toujours où se trouvent les corps d'autres écrivains.

Et l'on peut prêver qu'ils ont rejoint le mond e de leurs livres.

En 1914, on perd au Mexique la trace d'Ambrose Bierce.

Américain né en 1842, polémiste féroce, auteur du Dictionnaire du Diable et de nouvelles fantastiques qui explorent les plus macabres replis de l'inconscient.

Sa disparition semble une ultime et volontaire plongée dans l'épouvante et le surnaturel.

Le 7 ou 8 avril 1915, Louis Pergaud est tué au front.

Instituteur franc-comptois né en 1882, réveillant par son humour le roman paysans il tombe dans un conflit bien différent de celui de la Guerre des boutons qui avait fait sa gloire.

Et ceux qui ont retrouvé Alain-Fournier se sont mis en quête de sa dernière demeure.

 

 

Le 31 juillet 1944, l'avion d'Antoine de Saint-Exupéry ne rentre pas.

Juste avant le débarquement allié en Provence, il revenait de reconnaissance.

Né en 1900, chantre de l'aéropostale avec Vol de Nuit, de la fraternité et du combat pour les droits de l' homme avec Terre des hommes ou Pilote de guerre, il tombe probablement en mer, non loin de Nice, retrouvant pour l'éternité le désert.

Repost 0
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 12:01

 

 

 

 

 

L'énigme Stonehenge

 

 

 

 

 

 

 

C'est dans le sud de la Grande-Bretagne, dans la plaine de Salisbury, que se dresse depuis 5 000 ans le plus beau monument mégalithique d'Europe.

 

 

Stonehenge fascine et passionne archéologues, astronomes et ésotéristes.

 

 

Unique par sa conception, le lieu n'a pas encore livré tous ses secrets. Etait-ce un temple, un monument funéraire, ou un observatoire destiné à des relevés astronomiques ?

 

 

 

 

Bien que l'on sache aujourd'hui qu'ils n'en sont pas les bâtisseurs, les Celtes ont de tout temps voué un grand respect à Stonehenge.

Le premier texte mentionnant le iste avec exactitude se trouve dans l'Historia regnum Britanniae de Geaoffroy de Monmouth (1136), un des auteurs du cycle arthurien.

 

 

Stonehenge est, selon lui, une création du druide Merlin, qui, par magie, en a fait venir les pierres depuis l'Irlande.

Il aurait ensuite utilisé les "forces vitales" de l'endroit pour faire apparaître le dragon, et c'est aussi là que tous les nobles d'Angleterre auraient prêté serment au roi Arthur.

 

 

Les auteurs britanniques John Aubrey et William Stukeley, à la fin de XVIIe et au début du XVIIIe siècle, ont fortement contribué à entretenirl'image de Stonehenge comme temple druidique et haut lieu de la culture celte.

 

 

 

Mais, si, à n'en pas douter, le site a été utilisé par les druides pour leurs cérémonies, les lourds mégalithes étaient là bien avant l'arrivée des Celtes sur le sol britannique, et les mystères de Stonehenge n'ont nul besoin de cet apport pour demeurer passionnants.

 

 

 

 

De fantastiques bâtisseurs

 

 

Le monument a été construit en quatre phases, à partir de 2 800 avant notre ère, avec des pierres d'origines différentes.

Certaines proviennent d'Avenbury, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest, d'autres des monts Prescelly dans le pays de Galle, et de Milford Haven, à 250 kilomètres !

 

 

Les "pierres bleues" (rhyolithes), incorporées à la construction au début de l'âge du bronze (IIe millénaire avant notre ère), viendraient d'Irlande.

Chaque monolithe pèse plus de 50 tonnes et l'ensemble, plusieurs milliers de tonnes : comment des peuplades de la fin du néolithique, fortes de quelques centaines d'individus à peine, ont-elles pu acheminer de tels chargements avec des moyens primitifs ?

 

 

Et pourquoi aller chercher si loin des blocs issus de roches différentes ?

 

 

 

Le site de Stonehenge a été élaboré selon un plan extrêmement précis.

Un fossé circulaire de 4 m de large sur 1,50 m de profondeur forme un premier anneau d'une centaine de mètres.

A l'intérieur, sur le talus, un deuxième anneau est dessiné par 56 trous, connus sous le nom de "trous d'Aubrey", du nom d'un des premiers explorateurs du site (1650).

 

 

Toujours concentriques, deux autres anneaux révèlent chacun 30 et 29 autres trous : ils contiennent des ossements humains brûlés.

 

Vient ensuite la partie monumentale de l'ouvrage : les deux cercles de pierres levées couvertes de linteaux enserrant deux autres rangées disposées en fer à cheval.

 

Cinq pierres levées sont isolées : deux, dans la zone de l'anneau des trous d'Aubrey ("pierres de station", destinées à être changées de place), une à l'extérieur, dans l'allée conduisant au monument ("pierre de talon", appelée ainsi à cause de sa forme), une pierre de sacrifice à l'entrée et un autel au centre.

 

 

 

 

 

 

 

La théorie de l'observatoire

 

 

Les nombreux restes humains retrouvés indiquent que le site a souvent, au cours des siècles, été utilisé comme lieu de sépulture.

 

Tout montre cependant que telle n'étais pas sa première vocation.

 

 

Après 1961, en effet, le plan du monument a été étudié par les savants tels que Gerald Hawkins, professeur d'astronomie à Cambridge, et Fred Hoyle, spécialiste d'astrophysique au Californian Institute of Technology.

 

 

Leur thèse est que, pour un observateur placé au centre de la construction, les mégalithes s'ordonnent en des lignes de visée mettant en valeur des phénomènes astronomiques.

 

Les cercles de trous correspondent au système simple d'une machine à calculer gigantesque et primitive mais d'une précision étonnante.

 

 

L'anneau des trous d'Aubrey se rapporterait au cycle des éclipses lunaires : Hawkins montre même qu'en déplaçant six pierres d'un trou chaque année on peut prévoir tous les événements lunaires sur de très longues périodes.

 

 

Enfin, différents angles entre les pierres solitaires matérialiseraient les solstices et les équinoxes, les levers et les ocuchers de soleil et de lune.

 

 

 

Les raisonnements de Hawkins et Hoyle, incontestables sur le plan astronomique, sont cependant critiqués par les archéologues.

 

La multiplicité des époques de construction leur semble contredire la théorie d'un observatoire bâti en connaissance de cause.

 

 

 

Mais pourquoi le même objectif n'aurait-il pas été poursuivi durant plusieurs siècles, par perfectionnement progressif du système ?

 

D'autant que la symbolique du cercle (le Soleil) et celle du fer à cheval (le croissant de Lune) plaident en faveur des astronomes.

 

 

 

Il semble aujourd'hui qu'il n'y ait pas de contradiction entre les constatations des archéologues et des astronomes, et beaucoup s'accordent à reconnaître en tout cas que la précision des emplacements de mégalithes est trop grande pour être le fruit du seul hasard.

 

 

 

 

 

Tempête, arc-en-ciel, ruines : une vision préromantique de Stonehenge, qui en restitue l'atmosphère de mystière (John Constable, Stonehenge, aquarelle, Londres, Victoria and Albert Museum

Repost 0
14 février 2006 2 14 /02 /février /2006 08:44

Les pierres de Stonehenge sont si grosses qu'on les dirait élevées par une race de géants disparus après les premiers temps.

Une tradition relie ces géants mythiques à un autre peuple également légendaire : les Hyperboréens.

Dans la mythologie grecque, les Hyperboréens, qui adorent le dieu Apollon, habitent l'extrême nord de l'Europe.

L'historien Diodore de Sicile (Ier siècle avant notre ère) évoque même un site qui pourrait être Stonehenge : "il y a dans l'île une magnifique enceinte d'Apollon et un temple illustre, (...) ceux qui s'en occupent sont nommés Boréades (...). le dieu visite l'île tous les 19 ans, période pendant laquelle les étoiles reviennent à la même place dans le ciel".

En fait, les Hyperboréens sont très probablement des Ibères, car c'est au Portugal que l'on retrouve les premiers alignements mégalithiques.

Une migration a répandu ce peuple le long des côtes (golfe de Gascogne, Bretagne) jusqu'en Irlande et en Angleterre, où ils érigèrent pour la première fois un  fantastique cercle de pierres.

Repost 0
13 février 2006 1 13 /02 /février /2006 09:31

Les sites mégalithiques sont nombreux, à travers l'Europe (péninsule Ibérique, Westphalie, Hesse, Bassin parisien, Provence, Bretagne...), mais la plupart sont sans conteste identifiés comme des sépultures.

A Antequerra (Andalousie) comme à New Grande (Irlande) ou au Castelet (Provence), tumulus et dolmens recèlent toujours une ou plusieurs chambres funéraires.

Pourant, comme Carnac, Stonehenge échappe à la règle.

Ni couloir, ni chambre funéraire : le monument a certaintement une autre raison d'être.

Outre l'hypothèse de l'observatoire astronomique, les explications les plus diverses ont été proposées.

Stonehenge serait un gigantesque générateur d'énergie, un "nemeton" (lieu sacré), n'hésitent pas à affirmer les tenants de la tradition druidique.

Ceux-ci forment une chaîne humaine autour du monument à chaque solstice pour capter cette énergie et s'en charger, suivant un rituel recréé artificiellement au XIXe siècle.

Un spatioport pour accueillir les OVNIS ?

C'est la thèse avancée par les esprits les plus hardis. La position des pierres correspondrait alors à un balisage destiné à être repéré depuis l'espace.

Pourquoi pas, rétorquent les ingénieurs de la NASA..., si l'on imagine des soucoupes volantes en pierre taillée recouvertes de peaux de bêtes !

Repost 0
30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 09:21

 

 

 

 

Les alignements de Carnac

 

 

 

 

C'est autour du golfe du Morbihan que se dressent les plus fantastiques alignements mégalithiques du monde.

 

 

Trois mille pierres sont encore debout, mais ce sont sans doute près de dix mille menhirs qui formaient l'ensemble d'origine.

Pourquoi des hommes, se relayant pendant plusieurs siècles, ont-ils consacré toute leur énergie à l'élévation d'un tel ensemble ?

 

 

 

 

Il convient tout d'abord de se débarrasser d'une légende popularisée par la bande dessinée : les menhirs ne sont pas l'oeuvre des Gaulois ni des Celtes.

 

 

En effet, même si ces derniers n'hésitent pas, dès leur arrivée, à utiliser les dolmens comme lieu de culte, ceux-ci dominent déjà les landes bretonnes depuis plus d'un millénaire.

 

 

Les civilisations mégalithiques qui les avaient élevés ont alors déjà disparu, après s'être répandues de l'Espagne jusqu'en Angleterre où, arrivées au sommet de leur art, elles ont bâti le monument de Stonehenge.

 

  

 

Un site unique

 

 

Le petit village de Carnac est sans aucun doute la capitale française du mégalithique.

 

Son nom signifie "le lieu des carn" : carn est un mot celtique désignant les amoncellements de pierres (il en est resté "carn" en gaélique, il a donné "cairn" en français et en anglais).

 

 

A Carnac, on trouve tous les types de construction : les alignements sont formés de menhirs isolés, mais aussi de cairn qui forment les tumulus de pierres plates que constituent les dolmens, ainsi que des cromlechs, c'est-à-dire des établissements en forme de cercle.

 

C'est au total plus de 3 000 pierres qui se dressent dans un rayon proche.

Elles ne sont qu'une petite partie de la construction d'origine, qui comprenait sans doute près de  10 000 menhirs, le temps et les hommes en ayant détruit beaucoup.

L'ensemble s'étendait probablement sur huit kilomètres, des alignements de Sainte-Barbe jusqu'à la rivière de Crach : il ne subsiste plus que sur trois kilomètres.

 

 

 

On peut aujourd'hui distinguer trois séries d'alignements.

Un cromlech en demi-cercle ouvre celui du Ménec, au nord du village de Carnac.

Là, répartis sur onze rangées s'élèvent exactement 1 169 menhirs, hauts de 60 centimètres à 4 mètres.

 

L'alignement du Ménec atteint une longueur de 1 170 mètres. Après un court espace vide, 250 mètres plus loin, l'alignement de Kermario se limite à dix rangées et à 1 029 menhirs, hauts de 50 centimètres à 7 mètres.

 

Il est long de 1 120 mètres.

 

 

 

Troisième étape, l'alignement de Kerlescan, 400 mètres en retrait. Treize files de 880 mètres de long regroupent 594 pierres hautes de 80 centimètres à 4 mètres.

Comme l'alignement du Ménec, il est précédé d'un cromlech en demi-cercle.

 

 

En dehors des alignements, le site de Carnac comprend le grand tumulus Saint-Michel, long de 120 mètres et haut de douze mètres, à l'intérieur duquel on trouve plusieurs chambres funéraires.

Il semble postérieur aux alignements eux-mêmes, tout comme le tumulus de Kercado, de trente mètres de diamètre et 3,5 mètres de hauteur.

 

 

Enfin, de très nombreux dolmens et menhirs isolés se rencontrent à proximité, disséminés hors de la zone d'alignement.

 

 

Site de Carnac

 

 

 

 

 

Problèmes de datation

On peut estimer l'âge d'un menhir en datant les petits objets qui ont souvent été disposés au pied de la pierre pour la caler.

Il faut alors se méfier des ajouts postérieurs comme des éléments qui ont pu être en place antérieurement : certaines parties des alignements de Carnac recouvrent des tumulus plus anciens.

Le problème de datation se pose encore en ce qui concerne les motifs décoratifs gravés sur bien des pierres levées.

Victimes de l'érosion, ils sont souvent difficiles à déchiffrer, et il est délicat de déterminer si le même peuple a érigé la pierre et l'a gravée, ou si les sculptures sont l'oeuvre de leurs successeurs.

On estime que les monuments de Carnac ont été élevés par plusieurs générations qui se sont succédé entre le IVe et le IIIe millénaire avant notre ère.

Des pierres pour observer les astres

Menhirs et dolmens ont des fonctions très différentes.

Le dolmen est une sépulture, et, si l'on trouve parfois des tombes au pied de menhirs, elles sont le plus sovuent postérieures à leur érection.

Le menhir est un édifice commémoratif ou votif, mais en aucun cas on ne peut le considérer comme un monument funéraire.

A quoi sert-il ?

C'est à la fin du XIXe siècle, que sont remarquées pour la première fois les correspondances entre les structures des ensembles mégalithiques et les positions du Soleil à certaines périodes de l'année.

Dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant et chaque série forme un angle précis avec la précédente : Kerlescan est orienté selon les levers de soleil à l'équinoxe, Kermario selon le lever au solstice d'été, le Ménec selon les levers intermédiaires.

Certains observateurs voient dans cette disposition des dates correspondant aux principales phases du cycle agricole : une activité alors toute nouvelle pour les peuples occidentaux.

Les théories relatives aux utlisations calendaires et astronomiques se succèdent depuis lors, appuyées par le fait que de nombreux menhirs isolés sont percés d'un trou qui a pu servir comme repère pour la visée.

Mais les premiers observateurs ont eu tort de ne songer qu'à un observatoire solaire : certes, les directions des alignements  correspondent à la position des levers et des couchers de soleil à des dates remarquables, mais les autres astres ne sont pas oubliés.

Partant du constat que la plupart des calendriers primitifs sont semi-lunaires, le professeur A.Thom, dans les années 1970, démontre que Carnac est aussi un observatoire lunaire.

Il détermine que le grand menhir de Locmariaquer, haut de 23 mètres, est sans doute l'élément central d'un grand dispositif destiné à prédire les éclipes.

Plusieurs autres menhirs isolés, éloignés parfois de quinze kilomètres, comme celui de Quiberon, auraient servi de crans de mire, correspodnant à des moments extrêmes de la déclinaison lunaire.

L'ensemble du système, champs d'alignements et cromlechs, constituerait ainsi un véritable instrument d'observation et de prévision, propre à permettre, notamment, la prédiction des éclipses.

Thom, spécialiste de la géométrie des grandes constructions mégalithique, remarque également l'utilistation d'une unité de longueur mégalithique universelle en Europe occidentale, à laquelle il accorde la valeur précise de 0,8293 m.

Les menhirs de Kermario

Repost 0