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Visiteurs curieux



22 mars 2007 4 22 /03 /mars /2007 11:03

Les bateaux n'ont pas le monopole des moyens de locomotion soupçonnés de revenir hanter le monde des vivants, et la Grande-Bretagne semble être particulièrement favorisée en la matière...

Fantômes aériens

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, des riverains de l'aéroport de Beggin Hill, dans le Kent, assurent avoir vu, à plusieurs reprises, un chasseur Spitfire semblant revenir d'une sortie contre la Luftwaffe, faire un rase-motte avant d'opérer un looping de victoire et de disparaître.

Des routes bien mal fréquentées...

En 1936, des témoins d'un accident mortel à Londres assurent devant une cour de justice que le conducteur s'est tué en rentrant dans un mur après avoir évité un bus fantôme roulant sans conducteur.

Celui-ci était déjà connu dans les environs pour descendre à vive allure, au petit matin, la rue de Cambridge Gardens.

Au cours de l'hiver 1940, un dénommé George Dobbs, habitant près de Norhampton, dit être entré en collision avec un cycliste après s'être aperçu que celui-ci n'avait pas de tête.

Mais il n'y eut aucun choc : le cycliste décapité aurait poursuivi sa route comme si de rien n'était, avant de disparaître ainsi que son vélo.

L'omnibus de la mort

La plus étrange histoire est sans doute celle d'un train fantôme aux Etats-Unis.

En 1865, le train funérarire d'Abraham Lincoln stoppe huit minutes à toutes les stations sur son parcours pour que la population puisse rendre un dernier hommage au président assassiné.

Quelque temps après, un train fantôme, drapé de noir et transportant le cercueil du président, est signalé le long du même parcours. Au son d'une musique funèbre jouée par un orchestre de squelettes...

A chaque station, les horloges se seraient arrêtées exactement huit minutes.

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20 décembre 2006 3 20 /12 /décembre /2006 10:05

Des constructions désertées en pleine jungle

Peuple d'Amérique centrale, les Mayas sont les fondateurs d'une civilisation évoluée qui s'étendait sur les actuels Etats mexicains du Yucatan et des Chiapas, et sur le Honduras et le Guatemala.

Mais l'abandon de leurs gigantesques cités demeure un mystère.

Enfouies dans les forêts tropicales, ces villes, de véritables mégapoles, connues depuis le XIXe siècle, forment un complexe réseau architectural. La plus fameuse d'entre elles est l'étonnante cité de Tikal.

Tikal, des ruines monumentales.

Comment une civilisation capable d'ériger de tels monuments a-t-elle pu disparaître si brûtalement ?

 

Une civlisation complexe

Si les Mayas sont surtout des agriculteurs, les poteries retrouvées témoignent de l'habileté de leurs artisans.

Ils possèdent également le premier système d'écriture complet de l'Amérique précolombienne, et leurs connaissances astronomiques sont étonnantes.

La société, théocratique, c'est-à-dire entièrement pensée en fonction d'un ordre religieux, repose sur un système de castes, et des sacrifices humains sont pratiqués.

A l'apogée de leur histoire (entre 625 et 800 de notre ètre), les Mayas construirent de grandes villes.

Ce sont des centre politico-religieux et administratifs, les habitations se répartissant aux alentours de l'agglomération proprement dite.

L'édifice typique du centre-ville est le temple couvert d'une voûte particulière, formée par deux murs parallèles qui vont en s'épaississant vers l'intérieur, et surmonté d'une crête faîtière.

Tikal, une ville gigantesque

Quatre ville se distinguent par des constructions immenses, sont la configuration donne une idée précise de la technique des architectes : Tikal (Guatemala), Copan (Honduras), Palenque et Uxmal (Mexique).

Tikal la plus grande de toutes, s'étend sur environ 10 km2. Au coeur de la cité se trouve une vaste cour rectangulaire destinée aux rites religieux. De part et d'autre de cette cour, s'élèvent en terrasse de gigantesques temples-pyramides à gradins dont le plus haut atteint 70 m. Ils recouvrent les tombeaux des souverains de la cité.

Plus de 3 000 constructions ont été dénombrées, dont de nombreux temples, palais et cours de jeux de balle, répartis sur trois acropoles et reliés entre eux par de larges chaussées.

L'acropole nord, notamment, couvre plus d'un hectare et  comprend seize temples, et sur l'acropole centrale se dresse un palais à cinq étages.

De nombreuses stèles sont en pierre nue - il est possible qu'elles aient été à l'origine crépies avec du plâtre, disparu comme les inscriptions qui y étaient gravées.

Pour le reste des constructions, les Mayas ont fait venir d'autres régions des pierres plus dures.

Lorsque l'on sait qu'ils ne connaissaient pas la roue mais utilisaient un simple système de courroies pour transporter eux-mêmes des objets, on imagine la difficulté qu'ils ont eue pour acheminer de Tikal s'est d'ailleurs échelonnée sur 500 ans.

Un mystérieux abandon

Mais comment une civilisation à ce point brillante a-t-elle pu disparaître si rapidement ?

L'arrêt brutal de la construction des monuments religieux ou politiques est le premier signe de la décadence des Mayas. Pourtant, ce n'est aps seulement la vie culturelle qui se trouve ainsi freinée, puisque la population se met également à décroître, et la plupart des centres sont abandonnés en quelques années;

Ainsi la population de Tikal passe de 50 000 âmes à bientôt 5 000.

A la fin du IXe siècle, il n'y a plus aucune trace d'habitants dans la cité désertée.

Beaucoup d'explications ont été avancées pour expliquer cet abandon. Certaines font état de phénomènes naturels tels que séismes, changement de climat ou encore épidémies.

Mais la géologie de la région contre-dit les deux premières thèses et on ne trouve pas trace d'une hécatombe par maladie.

De même, aucun indice ne nous permet d'affirmer qu'une invasion étrangère est à l'origine de l'exctinction de la culture maya : les quelques poteries découvertes provenant du golfe du Mexique ne sauraient constituer la preuve d'une guerre de conquête.

En se fondant sur la découverte de figurines de souverains mutilées, l'archéologue américain Eric Thompson penche plutôt pour des révoltes paysannes.

Les jacqueries seraient venues à bout du pouvoir des dirigeants politiques et religieux et, bien que les paysans aient continué par la suite à vivre autour des cités, les édifices, faute d'être entretenus, seraient lentement tombés en ruine.

Hypothèse séduisante, mais rendue fragile par le fait qu'on ne trouve, dans les vestiges des cités, aucune trace de luttes sanglantes.

Pour certains chercheurs, l'effondrement de la civilisation maya proviendraient au contraire de causes plus naturelles : un épuisement du sol dû à une culture intensive du maïs.

Mais l'établissment de champs sur des terrasses aurait dû normalement éviter une telle catastrophe écologique.

Aucune des explications avancées ne résout ainsi le mystère de la désertion des cités ensevelies sous la jungle.

 

Le temple I, dit "du Grand Jaguar" à Tikal

(700 de notre ère, Guatemala)

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11 décembre 2006 1 11 /12 /décembre /2006 10:56

"Il s'avéra extrêmement compliqué de réaliser le plan des lieux, d'autant que la jungle envahissait l'ensemble de la structure.

Il ne subsistait aucune pyramide entière, mais au mieux deux ou trois faces pyramidales qui rejoignaient des terrasses ou d'autres constructions de même type.

Au-delà de l'enceinte se trouvaient des murailles, des terrasses et des élévations pyramidales s'avançant dans la forêt, ce qui semait parfois la confusion dans nos esprits (...)

Partout on observait des volées de marches et des élévations pyramidales au sommet desquelles se trouvaient autrefois des édifices ou des autels aujourd'hui effondrés.

Toutes ces marches ainsi que les faces pyramidales étaient peintes, et le lecteur imaginera aisément l'effet que devait produire la ville à l'époque où la forêt ne l'avait pas encore envahie et où les prêtres et les officiants gravissaient les degrés jusqu'aux terrasses, afin de venir vénérer les deixu dans les lieux sacrés du temple (...)."

Extraits de Incidents of Travel in Central America,

Chiapias aind Yucatan,

J.L. Stephens, 1841

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 09:14

La culture méso-américaine comprend plusieurs objets étranges dont l'origine est attribuée, de façon incertaine, à la brillante civilisation maya.

Les crânes de cristal

Deux têtes de mort, grandeur nature et d'un poids de 5 kg, très réalistes et taillées dans du cristal pur, ont été retrouvées. L'une d'elles est conservée au British Museum de Londres.

Sculptée dans un bloc unique, elle représenterait une femme. On ignore tout de l'époque à laquelle elle remonte et de la technique qui a permis de la façonner; elle est tellement impressionnante que les équipes de nettoyage du musée ont demandé qu'elle soit recouverte d'un tissu lorsqu'elles viennent travailler dans la salle.

Les boules géantes du Costa Rica

Découvertes dans les années 30 par la United Fruit Compagny qui s'occupait alors de détricher la jungle du delta Diquis (Costa Rica), ce sont dix pierres de forme parfaitement sphérique et de taille différentes - leur diamètre variant de quelques centimètres à 2,40 m.

La plus considérable ne pèse pas moins de 16 tonnes.

La technique qui a servi à les sculpter a pu être reconstituée. Les sculpteurs ont équarri les blocs, puis leur ont donné la forme qu'ils souhaitaient en les frottan au moyen d'un mélange d'eau et de sable avec une autre pierre.

En revanche, on ne sait toujours rien de la destination cultuelle, magique ou décorative de ces objets.

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10 octobre 2006 2 10 /10 /octobre /2006 11:09

Quand les idées prennent forme

L'idée selon laquelle l'esprit est supérieur à la matière et distinct d'elle se retrouve dans de nombreuses civilisations. Les religieux tibétains, notamment, croient en l'existence d'un principe spirituel capable de créer des formes mentales visibles par tous, les tulpas.

Jusque tard dans le cours du XXe siècle, le Tibet, le "pays de Neiges" comme le surnomment ses habitants, et notamment sa capitale Lhassa, restent interdits aux étrangers. rares sont donc les voyageurs qui parviennent à s'y rendre et à bénéficier des enseignements dispensés par les religieux tibétains - les lamas.

Alexandra David-Neel fait partie de ces privilégiés, et elle est le témoin de phénomènes étranges.

 

L'univers entier : une construction mentale ?

Après un long séjour dans les piémonts himalayens, c'est en juin 1912 que cette Française de quarante-quatre ans se rend dans les "Hautes Terres", le Tibet proprement dit. Elle consigne le souvenir de ce voyage et des suivants dans plusieurs écrits, dont le premier est le Voyage d'une Parisienne à Lhassa, publié en 1927. de nompbreux passages du livre sont consacrés à un phénomène extraordinaire, que les Tibétains nomment "tulpa".

Le tulpa est, pour les Tibétains, la projection matérielle d'une forme conçue  par l'esprit. C'est un "fantôme", si l'on veut, créé par le moine ou l'initié au terme d'une longue méditation. Il peut prendre la forme, indifféremment, d'un animal, d'un paysage, d'un objet ou d'un homme. Ce n'est pas une simple vision, mais un phénomène doué de consistance physique, capable de dégager une odeur, d'émettre des sons, etc.

Comme l'écrit Alexandra David-Neel dans Mystiques et magiciens du Tibet (1929) : "L'odeur d'un buisson de roses fantôme se répandra au loin ; une maison fantôme abritera des voyageurs en chair et en os, etc."

La création des tulpas est expliquée ainsi par les lamas tibétains. Selon leur conception du monde, l'univers autour de nous est une simple vision mentale : rien n'existe dans l'ordre du phénomène, si ce n'est conçu par l'esprit de l'homme.

Le but de l'initiation religieuse est donc d'élargir la capacité de conception de l'esprit humain : son aptitude à faire parsser de l'ordre du potentiel - le vide physique, ou nouménal - à l'ordre du tangible, ou phénoménal, le plus grand nombre de réalités possibles.

L'enseignement des lamas

Accroître la puissance de production mentale est ainsi au centre de l'enseignement religieux des Tibétains. Les exercices qui constituent la formation du jeune moine tibétain sont fondés sur la maîtrise de la respiration (qui lui permet de parvenir à la sérénité de l'esprit) et sur une pratique intense de la méditation.

Celle-ci s'appuie sur un kylkhor, diagramme dessiné sur une étoffe, inscrit sur du papier ou gravé dans la pierre.

Certains kylkhor, plus élaborés que d'autres, représentent de véritables mondes en miniature. En leur centre se trouve un personnage, une divinité tutélaire le plus souvent, appelée Yidam.

Au fur et à mesure de ses progrès, le jeune moine parvient à "animer" son kylkhor, c'est-à-dire à faire en sorte que les scènes qui y sont dessinées et sur lesquelles la méditation s'applique prennent réalité.

L'élève parvient, au terme de son initiation, à comprendre que tout phénomène en ce monde n'est que mirage issu de l'imagination. Il peut dès lors maîtriser ses craintes et ses sensations.

Un lama parvenu à ce stade est censé, ainsi, pouvoir résister au froid au point de survivre à une nuit apssée nu dans la neige : le sentiment de chaleur ou de froid apparaît en effet pour ce qu'il est -une illusion de l'esprit - qu'il combat par une autre illusion, en stimulant par sa volonté la chaleur interne de son corps. L'esprit, dès lors, n'a plus rien à redouter de la matière, il la contrôle entièrement et peut en jouer. La projection de tulpas s'inscrit dans cette logique.

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9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 08:25

que la forme physique appelée par les Tibétains tulpa soit le produit d'une simple hallucination est l'explication qui vient immédiatement à l'esprit des Occidentaux.

Mais il faut croire alors que cette hallucination est collective puisque, dans bien des cas, le tulpa est vu, non seulment par celui qui le suscite, mais aussi par son entourage.

Dans le monde tibétain lui-même, le tulpa est diversement interprété. Pour certains lama, c'est une forme physique à l'existence incontestable : ce qui signifie que l'esprit est capable de susciter des formes physiques.

Pour d'autres cependant, la pensée de celui qui a créé le tulpa s'impose aux autres et parvient à leur faire voir ce qu'elle même perçoit : la création du tulpa relève donc d'un cas de suggestion très forte.

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6 octobre 2006 5 06 /10 /octobre /2006 10:25

Les séances au cours desquelles naissent les tulpas n'ont rien de comparable avec celles du spiritisme occidental : elles peuvent avoir lieu en plein soleil, et elle ne nécessitent nullement la présence d'un médium en transes.

Alexandra David-Neel raconte avoir été témoin de la création de ces formes mentales. En un de ces occasions, elle a vu apparaître le "double" exact de l'homme qui se livrait à l'expérience, et a pu même le toucher.

La forme suscitée avait néanmoins peu de consistance et s'évanouit peu à peu. Dans un autre cas, elle vit se manifester le double d'un lama de sa connaissance, qui se trouvait alors à des kilomètres d'elle.

Alexandra elle-même se préoccupa de vérifier la possibilité de procéder à une telle création.

Au bout de quelques mois de concentration intense, elle parvint à susciter un personnage, qui, selon ses dires, fut vu aussi par des témoins.

Mais son esprit peu expérimenté lui fit perdre le contrôle de sa créature ; l'aspect de celle-ci se modifia jusqu'à devenir extrêmement inquiétant.

A force d'efforts, Alexandra parvint à la chasser de son esprit, et elle disparut à jamais. Mais il arrive parfois, disent les Tibétains, que l'apparition continue d'exister par elle-même et mène une vie indépendante de son créateur.

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2 octobre 2006 1 02 /10 /octobre /2006 09:04

Un satellite photographie un "trou" au pôle Nord

On pourrait croire, au XXe siècle, que la thèse selon laquelle la Terre comporterait une vaste cavité intérieure est devenue définitivement caduque.

Les adeptes de la Terre creuse se recrutent surtout dans les sectes ou parmi les illuminés rêvant d'un gigantesque royaume souterrain habité par des surhommes.

Tous les moyens leur sont bons pour "prouver" la véracité de leur théorie,  y compris le détournement abusif de documents officiels.

Deux photographies énigmatiques

Le 23 novembre 1968, le satellite américain Essa-7 prend une série de clichés du pôle Nord. Moins d'un an et demi plus tard, le ministère du Commerce fait publier deux photographies montrant, l'une le pôle recouvert de nuages et l'autre la même région polaire remplacée par un immense "trou" qui semble découpé à l'emporte-pièce dans la couche nuageuse.

(JPEG)

En juin 1970, la revue américaine Flying Saucers, un magazine à sensation, spécialisé sur le projet des OVNI, publie à son tour les deux documents.

Son rédacteur en chef, Ray Palmer, enfourche immédiatement le vieux cheval de bataille de la Terre creuse. Pour lui, le "trou" sur la photo est l'ouverture donnant sur le monde intérieur où vit une civilisation inconnue qui se manifeste , entre autres, par les OVNI !

En fait, Palmer est un personnage aussi suspect que la théorie de la Terre creuse, et son seul véritable don est de trouver des sujets sensationnels qui font le succès des magazines populaires.

Dans les années 1940, il s'est signalé par ce qu'on appelle alors "l'affaire Shaver", une mystification concernant le continent légendaire de la Lémurie.

Une fois le fameux cliché publié dans sa revue, Palmer tente de réhabiliter la thèse de la Terre creuse en se référant une nouvelle fois à des déclarations falsifiées de l'explorateur Richard Byrd, amiral de l'US Navy mort en 1957 et célèbre pour ses survols des pôles Nord (1926) et Sud (1929, 1933-1935, 1939-1941, 1946-1947 et 1956).

Selon Palmer, Byrd aurait dit avoir découvert en Antarctique un grand passage souterrain par lequel il serait descendu avec son avion vers le centre de la Terre, où il aurait aperçu un pays verdoyant.

Les déclarations réelles de Byrd (qui ne parle que d'une "zone inconnue pour laquelle nous avons dû tant lutter" à propos du désert glacé entourant le pôle Sud) étant disponibles dans le National Geographic d'octobre 1947, la polémique finit par s'enliser d'elle-même.

D'autant plus qu'il est rapidement prouvé que le "trou" observé sur les clichés est dû à un effet d'absence de lumière passager résultant d'une inclinaison particulière du globe terrestre par rapport au soleil.

Des précédents

L'affaire de 1968 ne fait qu'actualiser une polémique aux origines très anciennes. Dès le XVIIIe siècle, on trouve des savants, certains très célèbres, pour imaginer que notre planète est creuse et qu'elle renferme un univers éclairé par un minuscule soleil intérieur. Parmi eux, Edmund Halley, mieux connu par lar découverte de la comète qui porte son nom.

A la décharge de ces savants, il faut dire qu'on ne sait pas, à l'époque, qu'une étoile d'aussi petite taille est une impossibilité physique.

Le mythe est entretenu ensuite au XIXe siècle (surtout par l'Américain Symmes) et au XXe siècle. Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, une expédition est même ontée par le gouvernement nazi en direction du Grand Nord pour tenter de prouver l'existence d'une entrée vers el monde intérieur !

Plus récemment, le pseudo-lama Lobsang Rampa (un anglais du nom de Cyril Henry Hoskins et qui n'a jamais mis les pieds au Tibet), auteur en 1956 du best-seller international le Troisième Oeil, se fait le champion de la Terre creuse.

Dans l'un de ses derniers livres, il consacre un chapitre entier à ce thème en comparant notre planète à une noix de coco percée à chacune de ses extrémités et vidée de son lait...

Comme ses prédécesseurs, il évite bien d'expliquer comment les eaux des océans ne se déverseraient pas dans le "trou" du pôle Nord. Mais il prétend en revanche que, si aucun astronaute n'a vu les fameux orifices, c'est qu'ils sont trop occupés par d'autres tâches.

Quant aux explorateurs polaires, rien ne prouve, en fait, qu'ils ont atteint réellement les pôles, ce qui expliquerait pourquoi ils n'ont pas découvert de "trou". Et, pour Rampa, les aurores boréales ne seraient que "le reflet du soleil interne".

Ce genre de déclaration pour le moins hasardeuse ne l'empêche pourtant pas de se moquer des tenants de la Terre plate (une association anglaise défend cette théorie) qui proclament; eux, que toutes les photos prises de l'espace ont été volontairement truquées pour cacher la vérité...

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31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 11:17

Si elle est une absurdité scientifique, l'idée de la Terre creuse a donné naissance à des ouvrages de science-fiction parfois excellents.

Un modèle.

En 1820 paraît un roman, Symzonia, signé par un certain Captain Adam Seaborn, que l'on soupçonne être le capitaine John Cleve Symmes, héros américain de la dernière guerre contre les Anglais en 1812.

Il est persuadé de l'existence d'une contrée riche et chaude au coeur de la Terre et fait même campagne, mais en vain, pour obtenir du Congrès des fonds pour une expédition au pôle Nord, destinée à trouver l'entrée vers le pays fabuleux.

Le texte de Seaborn sert en tout cas de modèle, par la suite, pour toute la littérature qui s'empare du thème de la Terre creuse.

Des romans importants.

Le plus connu du genre est, sans aucun doute, Voyage au centre de la Terre, de Jules Vernes (1864), avec son monde intérieur habité par les dinosaures.

Un univers, lui aussi préhistorique, et éclairé par le fameux Soleil central, sert de toile de fond à la série de Pellucidar d'Edgar Rice Burroughs, qui débute avec Au coeur de la Terre (1914) pour se poursuivre avec six autres volumes dont l'un, Tarzan au coeur de la Terre (1930), voir le célèbre héros se frayer un passage dans l'univers souterrain.

Bulwer-Lytton et les nazis.

En 1871, sir Edward Bulwer-Lytton, auteur des Derniers Jours de Pompei (1834) publie la Race à venir, une utopie souterraine dont les personnages, réfugiés de la surface depuis plusieurs milliers d'années, sont des sortes de surhommes, à la force entretenue par un mystérieux "fluide Vril", et qui ne devraient pas tarder à venir régner sur nous.

Cette fiction connaît l'étrange destin d'inspirer certaines sociétés secrètes, notamment dans l'Allemagne prénazie, la Loge lumineuse, connue aussi sous le nom de Société du Vril.

Ses disciples croient pouvoir domestiquer le Vril, l'énergie intérieure, et devenir ainsi des surhommes. Parmi eux, on trouve Rudolph Hess et d'autres nazis de la première heure.

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30 août 2006 3 30 /08 /août /2006 08:00

Avant que la science, ou une pseudo-science, et la littérature ne prenne possession, à l'époque moderne, du thème de la Terre creuse, les religions anciennes, puis encore le christianisme, affirment la croyance en l'existence d'un monde souterrain, qu'ils réservent généralement aux dieux et aux morts.

Les civilisations de l'Antiquité situent ainsi les Enfers à l'intérieur de la Terre, par opposition aux contrées aériennes réservées aux bienheureux.

C'est le cas des dieux grecs, par exemple, pour qui le séjour aux Enfers apparaît comme un exil : Déméter n'aura de cesse de ramener Proserpine, sa fille enlevée par le dieu du monde souterrain Hadès, à la lumière.

Elle obtient de Zeus de voir Proserpine sur l'Olympe la moitié de l'année. C'est encore des Enfers qu'Orphée tente d'arracher son épouse Eurydice, et sous la terre que le héros babylonien Gilgamesh va visiter Outanapishtim, un autre héros rescapé du Déluge.

Dès l'Antiquité, la notion d'enfer glisse ainsi peu à peu des dieux aux simples mortels.

Les religions asiatiques connaissent aussi ce monde intérieur : les bouddhistes l'appellent Agartha.

C'est là, selon eux, que vit le roi du monde.

Pour les chrétiens, le souterrain est associé à la damnation, le supplice des âmes perdues a lieu sous le monde terrestre, dans l'antre infernale de l'ange déchu, Satan.

Enfin, tout un ensemble de légendes concerne l'existence d'un monde souterrain qui n'est pas obligatoirement réservé aux morts : une tradition américaine veut ainsi que les Incas aient dissimulé leur immense trésor après l'invasion des conquistadores en se réfugiant avec lui dans une contrée souterraine ; en Irlande, dans l'esprit des gens du pays, un peuple mythique, les Tuatha de Danaan, qui partirent pour fuir des envahisseurs étrangers, serait venu s'installer sous terre pour s'y confondre, à la longue, avec les fées.

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