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Visiteurs curieux



19 juillet 2007 4 19 /07 /juillet /2007 18:59


Née en 1412 à Domrémy-en-Barrois d'une famille de paysans aisés. Jeanne a juste seize ans lorsque, en mai 1428, elle se présente chez le capitaine Robert de Baudricourt, représentant du roi à Vaucouleurs.

Elle affirme être invsestie d'une mission divine : bouter les Anglais hors de France.
Après plusieurs mois d'hésitation, Baudricourt se décide à envoyer Jeanne à Chinon rejoindre le roi Charles.
Elle le rencontre en février 1429 et le convainc de sa mission.


Jeanne devient alors une guerrière. en mai 1429, elle prend part à la défense d'Orléans. Elle participe à la reprise de Jargeau, de Meung, de Beaugency, à la victoire de Patay le 18 juin .

Son histoire se répand et elle devient une héroïne populaire.

Le 17 juillet, Jeanne est aux côtés de Charles VII lorsqu'il est sacré à Reims. Ce jour est celui de son triomphe.



En septembre, elle est blessée au siège de Paris. elle participe encore à de petites opérations, mais, en mai 1430, elle est capturée devant Compiègne par des hommes du duc de Bourgogne. Son procès s'ouvre en janvier 1431.

Le 30 mai, son bûcher est dressé sur la place du Vieux-Marché de Rouen.

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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 10:24


Saint Michel et sainte Catherine


La mission de Jeanne commence ne 1428, lorsque saint Michel et sainte Catherine s'adressent à elle : les voix lui révèlent un détail, resté secret, qui doit convaincre Charles VII.

De fait, à Chinon, alors que le roi a Echangé ses habits avec ceux d'un membre de son entourage, Jeanne, qui ne l'a jamais vu le reconnaît aussitôt.



Une arme magique


En 1429, lorsqu'elle endosse son armure, elle réclame l'épée que lui aurait préparée Catherine : une vision lui apprend que cette épée se trouve dans la chapelle de Fierbois, près de Tours.
Deux écuyers envoyés sur place trouvent, en effet, enfouie sous terre derrière l'autel, une épée rouillée. Dès lors, l'arme acquiert la réputation d'être magique. La rouille, retirée sans effort, révèle une lame brillante.
Son écusson est marqué de cinq croix, le bruit court qu'il s'agit de l'arme de Du Guesclin, de Saint Louis ou de Charles Martel !

Jeanne délivre Orléans, se lance à l'assaut de Paris. Lorsqu'elle est capturée, on ne retrouve pas son épée. Les observateurs manquent pas d'y voir une malédiction...



Auprès de Jeanne, Gilles de Rais


Dernier aspect de la légende de Jeanne : le terrible Gilles de Rais. Maréchal de France, secondant Jeanne dans toutes les batailles, ami le plus fidèle de la Pucelle, GIlles reste dans l'histoire comme un des plus monstrueux assassins de tous les temps.

Après la mort de Jeanne, son ancien confident vit reclus dans son château de Tiffauges, en Vendée. Il y organise d'abominables orgies : des enfants y sont séquestrés, violés, égorgés, Gilles de Rais reconnaîtra plus de 150 crimes et montera à son tour sur le bûcher, dix ans après Jeanne.

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12 juillet 2007 4 12 /07 /juillet /2007 17:03







Une ville de pierres construite dans d'étranges conditions





Lorsque l'Espagnol Cieza de Leon atteint, en 1549, la haute vallée andine de Tiahuanaco, onon loin du lac Titicaca, il découvre des ruines extraordinaires.

Certains ne tardent pas à voir dans ces vestiges la plus vieille ville du monde, ou même les restes d'une ancienne implantation de "divinités" extraterrestes !


De toutes les cités précolombiennes, Tiahuanaco est sans consteste celle qui est et reste la plus énigmatique.
Sa relative proximité avec l'étonnante plaine de la Nazca, aux immenses "dessins" qu'on ne peut apprécier que du ciel, accentue encore le mystère qui l'enveloppe, même s'il semble acquis que les deux cultures n'ont rien à voir entre elles.

 


Les plus hautes ruines d'Amérique

Située à 20 kilomètres de l'extrémité sud de la partie bolivienne du lac Titicaca et à quelque 3 840 mètres d'alitutde, Tiahuanaco s'étend sur environ 120 hectares, avec des vestiges mégalithiques, couvrant environ 16 hectares.

Le paysage, désolé, est flanqué à l'est et à l'ouest de deux chaînes montagneuses atteignant plus de 4 700 et 6 000 mètres.
On ne peut guère imaginer un lieu plus impopre à l'éclosion d'une civilisation avancée...


Le monument le plus connu de Tiahuanaco est la "porte du SOleil", un énorme bloc de pierre dressé et décoré d'une fresque.

Mais on y trouve aussi des restes de temples, (l'un deux pyramidal et un autre en partie souterrain), les vestiges d'un palais, de nombreuses constructions et des idoles taillées dans d'imposants monolithes.


Lors de la découverte par les Espagnols, les ruines étaient beaucoup plus importantes, mais les secousses telluriques, fréquentes dans la région, et le démentelement des murs de la cité au bénéfice d'autres constructions ont eu en partie raison du site jusqu'à ce qu'il soit classé.

Seuls les blocs de pierre les plus gros demeurent aujourd'hui sur place. Quant aux quartiers périphhériques de l'aire mégalithique, leurs habitations en briques séchées au soleil sont rapidement retournées à la poussières après l'abandon, de la ville et il a fallu des observations aériennes pour en découvrir le tracé.


La révélation de leur existence a fait estimer que la population de la ville a pu atteindre 30 000 à 40 000 habitants. Enfin, un fossé artificiel entourait le coeur de la ville.

 


La cité des géants

Dès l'arrivée des Espagnols, la question de l'ancienneté de Tiahuanaco se pose.

Les Indiens d'alors sont incapables de donner le moindre renseignement fiable : ils racontent seulement que la ville a été édifiée en une seule nuit, avant le Déluge, par des géants, et qu'elle a été détruite par un énorme tremblement de terre ou par les "rayons" du soleil. S'appuyant sur ces racontars, certains auteurs en déduisent que Tiahuanaco date de... 300 000 ans et qu'elle est l'oeuvre d'une race humaine géante oubliée !

Mais les fouilles du XXe siècle et les datations au carbone 14 réalisées dans les années 1960 permettent d'établir quatre stades de développement du site : une phase de formation (d'environ 1 000 ans avant notre ère), une phase urbaine (133-374), une phase impériale (374-724) et une phase dite "d'expansion" qui trouve une fin brutale au début du XIIIe siècle. Lorsque les armées incas envahissent Tiahuanaco au milieu du XVe siècle, la ville est donc abandonnée depuis près de 250 ans.


Un autre mystère concerne l'acheminement des monolithes d'andésite, une roche volcanique, et de grès rouge qui ont servi à l'édification des monuments ou à la réalisation des idoles. Le plus lourd d'entre eux, une masse de grès rouge, pèse 131 tonnes.


Le grès semble avoir une origine régionale et la pierre volcanique, elle (dont le plus gros bloc pèse 41 tonnes), vient vraisemblablement de la péninsule de Copacabana, à plus de 80 kilomètres de là, sur le lac Titicaca.


Comment de tels blocs ont-ils pu être déplacés sur de si considérables distances, et alors que n'existe aucun animal de trait ?

Les mythes indiens évoquent un magicien ayant fait déplacer en l'air "au son d'une trompette" les pierres géantes, tandis que des contemporains pensent à une intervention extraterrestre.


D'une manière positive, l'archéologue bolivien Carlos Ponce Sangines a mené diverses expériences.
Il a ainsi montré que vingt hommes suffisaient pour tirer une tonne avec des cordes, et, en tenant compte de l'excellente technique indienne pour le tressage de cordages très solides, il affirme que les monolithes ont pu être traînés sur le sol en utilisant divers procédés pour réduire la friction.
Les blocs d'andésite, quant à eux, ont dû être apportés par voie lacustre, sur des radeaux en balsa, un bois qu'il faut tout de même faire venir de plus de 100 kilomètres.


Mais les problèmes mécaniques posés par le transport des plus gros blocs, notamment ceux dépassant vingt tonnes, restent pour lui sans solution.

 

D'autres mystères pèsent sur la cité.

Apparemment, celle-ci a été abandonnée brusquement. Pourquoi ?
On ne le sait pas.


On ignore tout autant quelle était sa fonction : était-elle un centre religieux, une capitale politique ?

Nul indice jusqu'à présent ne permet de trancher.


Quelle qu'ait été sa fonction, elle devait constituer le coeur d'une culture qui porte aujourd'hui son nom.






Le colosse de pierre semble monter la garde de la mystérieuse cité de Tiahuanaco

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 11:45


L'apogée de l'empire de Tiahuanaco se situe entre 800 et 1 000 de notre ère.

A cette époque, cet Etat partage avec l'empire militaire de Huari, situé plus au nord, la domination des Andes péruviennes.


L'empire de Tiahuanaco s'étend dans une région comprise entre le nord du lac Titicaca, l'ouest de la Bolivie actuelle, le nord du Chili et la côte péruvienne.

 

La religion, fondée sur le culte du Soleil, joue un rôle très important à Tiahuanaco et paraît être intimement mêlée aux affaires politiques.

Un certain nombre de centres administratifs locaux et régionaux ont été retrouvés, ainsi qu'un réseau routier développé rayonnant à partir de Tiahunaco.

 

Les restes de la ville montrent une grande maîtrise architecturale et artisitique.

Les artisans de Tiahuanaco savent travailler à la fois l'or et le bronze.


Les conditions de la disparition brutale d'une telle culture, au début du XIIIe siècle, ne sont pas encore éclaircies.

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8 juin 2007 5 08 /06 /juin /2007 10:36

 






Un "pont" de 20 km observé sur la Lune ?




L'invention de la lunette puis du télescope au XVIIe siècle a permis aux astronomes de scruter la surface de la Lune, astre qui nourrit l'imagination des hommes depuis toujours.
Mais ces observations, tout en fournissant des données scientifiques qui font progresser l'astronomie, n'ont pourtant pas cessé d'alimenter les fantasmes.

Les "mystères" de la Lune relèvent en général de trois catégories : les phénomènes lumineux, les anomalies en surface et les constructions artificielles, ou prétendues telles.
L'affaire du "pont" de la mer des Crises relève de la troisième.


Un pont sélénite ?

Dans la nuit du 29 juillet 1953, l'éditorialiste scientifique du New York Herald Tribune, John O'Neill, observe une nouvelle fois la bordure de la mer des Crises avec son télescope de 10 cm et dévouvre avec stupeur une sorte de "pont" reliant deux promontoires sur le rebord entaillé d'un cratère. Il en estime la longueur à 20 km et prend ausitôt contact avec l'Association des observateurs de la Lune et des planètes pour savoir si d'autres astronomes ont vu la même chose, alors qu'aucune carte n'a jamais mentionné l'anomalie.

La controverse se déclenche très vite, d'autant plus que O'Neill laisse entendre que cette structure est peut-être artificielle. 
Les débats sont encore alimentés par des observations de "motifs géométriques" lumineux au même endroit en 1869.

Dans les mois qui suivent, O'Neill reçoit pourtant l'appui, partiel, de deux grands astronomes britaniques, H.P. Wilkins et Patrick Moore, qui reconnaisent l'existence du fameux "pont", mais sans y voir autre chose qu'une structure naturelle.
De plus, Wilkins, qui utilise un télescope de 40 cm, réduit l'estimation de la taille de l'arche à 3 km, mais écrit qu'il la considère comme "une des particularités lunaires à apparence artificielle les plus étonnanteset les plus mystérieuses".


En avril 1954, à l'inverse, la revue Sky and Telescope publie des photos réalisées en janvier par l'observatoire Griffith de Los Angeles, et qui semblent démontrer que le fameux "pont" est une illusion d'optique née d'un jeu d'ombres et de lumière sur le rebord du cratère.
Les astronomes prennent alors leurs distances avec l'affaire et seul Wilkins persiste dans ses déclarations.

Par la suite, les relevés photographiques très précis opérés par les missions Apollo montrent qu'il s'agit bien d'un jeu d'ombres provoqué par un petit cratère, baptisé Proclus AA, coincé entre les deux promontoires que le "pont" était censé relier. L"énigme" n'était qu'illusion.


Le cratère escamoté

Une autre polémique ayant agité les milieux scientifiques durant plusieurs dizaines d'années se rapporte au cratère Linné, dans la mer de la Tranquilité.

Dessiné pour la première fois en 1653 par Riccioli, le cratère n'est plus qu'une "tache blanche" lors de l'observation de Schröter (5 novembre 1788).

Mais, lorsque Lohrmann braque son télescope le 28 mai 1823, il découvre "un cratère sombre, large de 7 à 8 km".

En  1839, dans leur Atlas de la Lune, Beer et Madler lui accordent un diamètre de 10 km. L'affaire en reste là jusqu'au 16 octobre 1866, date à laquelle Julius Schmidt s'aperçoit que Linné a purement et simplement disparu, observation confirmée par d'autres astronomes. Schmidt remarque ensuite à sa place un nuage blanc.
Par la suite, le cratère reparaît pour disparaître à nouveau.

Le flamboiement est même visible à l'intérieur de Linné au cours d'une éclipse.
Les photographies rapportées en 1971 par Apollo 15 montrent, elles, un cratère d'environ 2,5 km de diamètre et de formation récente. D'après certains scientifiques, parmi lesquels l'Américain James Oberg, ces deux facteurs suffisent à expliquer que Linné puisse apparaître, suivant l'angle du Soleil, comme une tache blanche, un large cratère ou encore un dôme blanc.


A cela il faut ajouter le manque de précision des instruments anciens, qui ont pu faire croire à un cratère plus grand que nature.



La lune, cette inconnue

Cependant, la surface lunaire présente encore de très nombreuses anomalies inexpliquées, y compris après les missions habitées et les envois d'engins robots, qui ont finalement suscité presque plus de questions qu'elles n'en ont résolu.

D'étranges phénomènes lumineux y sont régulièrement observés (dans le cratère Aristarque et dans d'autres), des rayons brillants relient un certain nombre de cratères (tels ceux de Tycho et de Copernic) à d'autres, des distorsions optiques s'y produisent et la surface du satellite montre enfin des formes géobiologiques inexpliquées, lits de "rivières" lunaires, petits cratères à l'apparence étrange - ces derniers découverts par les missions Apollo.

Cela sans parler des bizarres détails à l'apparence artificielle nés du jeu de la lumière sur le relief que certains ont interprétés comme étant des "constructions", tel le pont, ou même des "véhicules" extraterrestres...

 

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5 juin 2007 2 05 /06 /juin /2007 11:24



L'impact sur le public du premier vol d'une sonde lunaire, Lunik 2, le 12 septembre 1959, montre que l'aura d'étrangeté qui entoure la Lune s'est étendue aux vols spatiaux qui la concerne.




Les missions soviétiques


Les tensions de la guerre froide alimentent en Occident les rumeurs les plus folles autour des missions Lunik : le soir du 12 septembre, au cours d'une itnervention radiophonique, le vice-président américain Richard Nixon affirme "qu'il n'y a aucune preuve que la fusée soviétique ait bien atteint la lune" (ce que "démontre" un ingénieur français un peu plus tard).

Après quoi, un écrivain scientifique américain "prouve" que les photographies de la face cachée de Lunik 3 sont en fait...dessinées !

Lorsque la sonde Luna 15 gravite (il est vrai par un étrange "hasard") en même temps qu'Apollo 11 autour de la Lune en juillet 1969, des illuminés affirment qu'il s'agit en réalité d'un vaisseau d'un cosmonaute soviétique espion.




Apollo et les autres


Fierté, à juste titre, du programme spatial américain, le programme Apollo devient la proie d'innombrables commentateurs.

Les ennuis techniques qui marquent les missions (ainsi que ceux de la sonde Surveyor 3 et d'autres) font dire que ces pannes ont été volontairement provoquées soit par des extraterrestres, soit par la NASA elle-même, afin de cacher la présence d'une vie intelligente sur la Lune.

D'autres rumeurs ont trait à des photographies cachées par la NASA après Apollo 12 et qui montreraient des traces de véhicules étrangers sur le sol lunaire, ou la rencontre d'Apollo 11 avec une "armada" de vaisseaux extraterrestres.


L'Américain Bill Kaysing, auteur en 1977 d'un livre proclamant qu'aucun des modules lunaires ne s'est jamais posé et que toutes les missions Apollo ne sont qu'une mystification orchestrée par la NASA et le gouvernement des Etats-Unis...

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 10:25

 

 

Pluie de poissons à Singapour

 

 

Les cieux ne sont pas forcément aussi vides qu'on le croit, et, si les Anciens mentionnent souvent des chutes d'objets et d'êtres vivants du ciel, c'est à l'Américain Charles Fort que l'on doit d'avoir réuni une imposante documentation sur ce sujet, mystérieux par excellence.

Parmi les animaux tombés du ciel, grenouilles et poissons retiennent particulièrement l'attention en raison de la fréquence de leurs "chutes".

 

 

 

 

 

Les poissons de Singapour... et quelques autres

 

 

 

Le 16 février 1861, une secousse tellurique fait trembler la ville de Singapour. Trois jours de pluies diluviennes s'ensuivent.

Lorsqu'elles se terminent, on découvre dans les flaques d'eau couvrant une surface d'environ 20 hectares des milliers de poissons-chats vivant ; les Malais et les Chinois qui les ramassent affirment les avoir vus tomber du ciel, ce qu'aucun des Européens qui rapporte la chose ne peut confirmer.

Une fois asséchées par le soleil, les flaques révèlent d'autres poissons, morts, cette fois.

Le débordement de la rivière Singapour n'explique pas comment des poissons sont retrouvés dans des jardins clos épargnés par l'inondation.

Mais 1861 n'est pas la première apparition du phénomène. Déjà, le Grec Athénée, au IVe siècle avant notre ère, relate trois jours de pluie de poissons dans la région de Chéronée, dans le Péloponnèse, et au Moyen Age, des chutes nombreuses sont rapportées - certains pensent même que poissons et grenouilles naissent à la vie adulte de cette façon... Enfin, avec le XXe siècle et l'apparition des journaux modernes, les cas recensés augmentent en nombre, et ne cessent de croître jusqu'à nos jours.

 

 

 

 

 

Grenouilles et animaux divers

 

 

Plus fréquents encore sont les cas de pluies de batraciens. Un des premiers est enregistré en 1683 ; un certain John Collinges raconte qu'une pluie de crapauds à inondé le village d'Acle, dans le compté anglais de Norfolk, et que le partron de la taverne locale a enfourné des pelletées entières de bestioles dans sa cheminée pour s'en débarrasser.

Les autres animaux fournissent un contingent moindre, mais assez diversifié. On trouve ainsi des souris à Bergen (Norvège) en 1578, des varans dans l'Utah (Etats-Unis) en 1870, des milliers de serpents à Memphis (Etats-Unis également), le 15 janvier 1877, rappoté par le journal Scientific American, ou des crevettes en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), en 1978.

Il existe aussi des observations de pluies d'oiseaux morts. La plupart suivent le schéma habituel, mais le Washigton Post du 26 janvier 1969 relate que, quelques jours plus tôt, un grand vol de canards est frappé de mort subite au-dessus de St-mary's City, dans le Maryland, comme s'il venait d'être touché par une explosion invisible et silencieuse.

D'après le quotidien, les oiseaux souffraient tous de fractures et d'hémorragies avant de toucher le sol.

 

 

 

 

 

Un effet inconnu des trombes ?

 

 

 

Une première explication vient à l'esprit, concernant la plupart de ces "pluies" : elles résulteraient de phénomènes météorologiques.

Des détails confortent cette idée : les animaux sont presque toujours de petite taille et un orage ou une tempête précèdent très souvent le phénomène.

Mais les trombes et autres tornades déposent ce qu'elles emportent sur des surfaces beaucoup plus étendues et moins clairement délimitées que celles où tombent les animaux, et elles sont incapables, naturellement, de trier les espèces et les tailles, d'éliminer les débris ou de déposer au même endroit, comme c'est parfois le cas, des millliers d'animaux vivant d'habitud en solitaires ou en eau profonde.

L'état même des animaux pose problème, car ils arrivent le plus souvent vivants, ou assez frais pour être comestibles, ce qui, dans le cas des poissons, signifie que le transfert s'est fait très rapidement.

Dans ce contexte, les pluies d'oiseaux semblent tenir une place à part, de même que les cas de poissons séchés, parfois décapités, ou pris dans de la glace, ou encore bouillis, ainsi que les observations faites lorsque le ciel est totalement clair.

"Le mécanisme transporteur", quelle que soit sa nature, préfère sélectionner une seule espèce de poisson ou de grenouille, ou de l'animal inscrit au menu du jour", écrit avec humour l'Américain William R. Corliss, réflexion qui résume l'ampleur de l'énigme posée par ces étranges pluies d'animaux dont la seule certitude aujourd'hui est l'authenticité du phénomène.

 

Pluie de chats chiens et fourches, caricature anglaise du XIXe siècle

(Image trouvée dans l'encyclopédie Wikipédia)

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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 09:18

 

 

Né à New York en 1874 et mort en 1932, Charles Hoyt Fort est une des figures les plus marquantes du monde de l'inexpliqué.

Journaliste jusqu'en 1916, un héritage lui permet alors de se consacrer à plein temps à sa passion.

 

 

Il devient un véritable ermite, passant ses matinées dans les bibliothèques à la recherche d'événements extraordinaires et ses après-midi à rédiger des fiches qu'il classe dans des boîtes à chaussures.

 

En 1919, il publie son fameux Livre des Damnés qui sera suivi par New Lands, Lo et Wild Talents, dont le premier exemplaire paraît le jour même de sa mort.

 

 

 

Ignorés du grand public, ces catalogues de faits étranges sont écrits avec un humour cinglant qui s'attaque notamment à l'orthodoxie scientifique. Le talent de visionnaire de l'auteur révèle une curieuse conception poétique du cosmos.

Plus de 60 000 de ses fiches sont conservées à la Bibliothèque nationale de New York.

 

 

 

Avant même sa mort, l'écrivain Tiffany Thayer met sur pied la Fortean Society s'inspirant, comme l'indique son nom , des recherches de Fort (cette société existe toujours) ; mais c'est la parution en 1960 du best-seller international le Matin des magiciens, des Français Jacques Bergier et Louis Pauwels, qui fait accéder Fort à une notoriété mondiale.

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2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 08:57

Matières organiques...

Depuis l'Antiquité, les récits de pluies de sang ou de produits à base de sang jalonnent l'histoire. Plus rares sont les chutes de morceaux de viande ; l'une, dans le Kentucky, est citée par le Scientific American de mars 1876 et déclenche une polémique parmi les savants.

Une autre, le 27 août 1968, accompagnée d'une pluie de sang et s'étendant sur un kilomètre carré, est rapportée par les journaux brésiliens.

Ces cas diffèrent des pluies colorées, tout à fait explicables.

...Végétaux...

Depuis la manne qui, dans la Bible, avait savué le peuple juif, le ciel n'a cessé de distribuer de temps à autre les produits de la terre.

A l'époque contemporaine, plusieurs cas sont ainsi rapportés.

En 1867, c'est une violente grêle de noisettes sur Dublin qui oblige les policiers à se mettre à l'abri et, au cours de l'été 1971, une averse de haricots africains s'abat sur une ferme du Brésil ; le 12 février 1979, des graines de moutarde et de cresson envahissent un jardin anglais de Southampton.

... et morceaux de glace

 

En dehors de la chute d'objets fabriqués (briques, etc.) qui paraît plutôt s'apparenter à un effet bien connu du phénomène poltergeist, il existe des pluies de morceaux de glace.

L'astronome français Camille Flammarion, passionné par ces cas étranges, évoque un glaçon de 5 mètres sur 2 qui serait tombé à l'époque de Charlemagne, mais, dans le Times du 14 août 1849, on peut lire qu'une masse de 6 mètres de diamètre est tombée la veille au soir dans le Rhosshire (Ecosse).

Contrairement aux averses d'animaux, les chutes de glace sont dangereuses, témoin ce mouton qui a le cou tranché par un glaçon de 7 kilos dans le Devon en 1950, ou ce charpentier allemand transpercé par une lance glacée de deux mètres de long sur un toit.

La thèse de la glace d'origine spatiale peut expliquer certains cas, mais sûrement pas lorsque les blocs contiennent des animaux, telle une carpe congelée, en 1896, à Essen (Allemagne)...

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 09:38

Le futur George V a-t-il croisé un fantôme ?

Tout au long de l'histoire maritime, des navires partis pour des destinations lointaines ont fait naufrage, vaincus par des éléments naturels trop forts.

Certains d'entre eux n'ont pas rejoint l'immense cimetière des abîmes et continuent à hanter inlassablement les mers.

Le Hollandais volant fait partie de cette flotte spectrale.

Beaucoup de marins affirment avoir été témoins de ses nombreuses apparitions. Ke okys célèbre d'entre eux reste le jeune duc d'York, le futur roi George V d'Angleterre.

Un témoin prestigieux

Le duc, alors âgé de seize ans, navigue comme enseigne de la Royal Navy à bord de la Bacchante, qui fait le tour du monde. Dans la nuit du 11 juillet 1881, alors que le navire se trouve au large des côtes australiennes, une lueur brille brusquement dans l'obscurité et, à 200 mètres environ, surgit un brick entouré d'un sinistre halo rougeâtre, qui vient couper la route au bateau.

Les mâts et les vergues du vaisseau fantôme se détachent nettement sur cette étrange lumière phosphorescente.

L'enseigne de quart est envoyé immédiatement sur le gaillard d'avant, mais le navire a déjà mystérieusement disparu dans la nuit claire et il n'aperçoit rien.

Le duc d'York ainsi que douze autres membres de l'équipage sont les spectateurs incrédules de ce phénomène étrange.

Le futur George V est persuadé avoir vu le célèbre Hollandais volant, même si le type du navire ne correspond pas vraiment.

La nuit même, dit-on, le marin qui a aperçu le premier le navire spectral tombe d'un des mâts et se tue. Quelques semaines plus tard, l'amiral de la flotte décède. Pour certains, ces événements dramatiques seraient liés à la vision étrange qu'aucune explication rationnelle n'est parvenue jusqu'à présent à éclaircir.

picture of George V

Le roi George V

 

Eternelle errance

La légende du vaisseau fantôme, commandé par un "Hollandais volant", date du XVIIe siècle mais varie selon les versions.

Dans l'une d'elles, le maître du navire - le Hollandais - est un capitaine nommé Barent Fokke qui vit à Amsterdam vers les années 1650.

Ses colères et ses orgies sont célèbres auprès des marins, et son vaisseau est le lus rapide de tous ; il va d'Amsterdam à Batavia en trois mois, exploit exceptionnel à l'époque, qui ne peut s'expliquer, pour beaucoup, que par l'intervention du diable.

Aussi, lorsqu'il disparaît en mer, une tradition naît qui lui fait parcourir à jamais les océans, maudit pour avoir passé un pacte semblable à celui de Faust.

Dans d'autres versions, le triste héros de la légende est le capitaine Van der Staten, qui subit la même punition pour avoir appareillé un vendredi saint.

Mais la légende la plus répandue met en scène le capitaine Van der Decken.

A bord de son vaisseau, celui-ci fait route depuis la Hollande vers les Indes orientales lorsqu'une violente tempête éclate au large du cap de Bonne-Espérance.

Follement confiant dans ses talents de navigateur, et en dépit des supplications de son équipage, Van de Decken défie alors avec arrogance le Tout-Puissant de le faire sombrer. Il échappe au naufrage, mais, en châtiment, de son blasphème, il est condamné à naviguer éternellement sur les mers...

L'histoire est colportée oralement pendant des siècles avant que le poète allemand Heinrich Heine, en 1830, n'en tire une oeuvre écrite ; le marin errant y est délivré de sa malédiction par l'amour d'une femme qui accepte de mourir pour lui permettre de trouver le repos.

Et son navire aux voiles rouges est enfin englouti par les flots... Richard Wagner s'inspire du texte de cette histoire pour composer, en 1843, son opéra le Vaisseau fantôme.

Quelques réapparitions du Hollandais volant

En 1887, l'équipage du navire américain Orion, faisant route de San Francisco à la Chine, remarque un trois-mâts ancien éclairé par une étrange lumière blanche.

Un instant, le vaisseau se rapproche,  puis il disparaît soudainement au moment où les rayons de la lune sont voilés par des nuages. Il a toute sa toile, alors que souffle un vent très violent.

En 1939, un bateau semblable est aperçu de la terre ferme par une centaine de personnes se trouvant sur une plage d'Afrique du Sud, au sud-est du Cap.

Le navire, qui a toujours toutes ses voiles dehors, traverse la mer à vive allure bien qu'il n'y ait pas la moindre brise. Il s'évanouit mystérieusement en un instant.

On voit encore l'étrange trois-mâts une fois en 1942, à Mouille Point, aux abords du Cap, antique silhouette s'approchant de la baie de la Table.

Puis, ses apparitions se raréfient.

L'ère des navires modernes semble lui avoir porté un coup fatal, comme à un certain romantisme de la mer.

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