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Visiteurs curieux



28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 16:30

 

Bob Salton, forestier de son état, travaillait pour la Timber Management* de "Region III"**, basée à Albuquerque (Nouveau-Mexique). Son travail exigeait des déplacements fréquents dans les zones boisées pour inspecter les coupes et évaluer les aires d'abattage qu'on lui proposait.

Il avait l'habitude de dire : "Ne te fais pas de souci quand tu es dans les bois. Nous, les féroces bûcherons, avons un ange gardien qui s'adresse à nous en cas de danger." Il était bien placé pour le savoir.

Un été il s'en alla dans une forêt située à des miles au sud de Flagstaff (Arizona). Il repéra une petite clairière qui paraîssait être l'endroit idéal pour camper pendant les quelques jours qu'il y resterait. Lorsqu'il revint au camp, l'après-midi du troisième jour, il entendit un roulement, comme un coup de tonnerre, suivi d'une voix de stentor :

- Robert, espèce de fou ! dit la voix. Pour un forestier expérimenté, tu as choisi un endroit dangereux pour dresser ta tente. Ecarte-toi de là !

 Abasourdi, Bob regarda autour de lui. Le ciel était clair et il se savait seul, mais il voyait bien qu'il avait négligemment dressé sa petite tente sous le plus grand des pins. Tout en préparant son souper il médita à propos de cet étrange commandement puis, dans un haussement d'épaules, le mit sur le compte d'une imagination débordante. Mais il ne put se départir d'un certain malaise. Il lui était impossible d'ignorer cette voix. Tout fatigué qu'il était, il déplaça son camp de deux mètres plus avant dans la clairière au milieu d'un bouquet de chênes.

Lorsqu'enfin il eût terminé, Bob se glissa quelque peu honteusement dans son sac de couchage et sombra dans un sommeil agité.

Quelques heures plus tard, un fracas épouvantable et le rugissement de la pluie mêlée au vent le réveillèrent en sursaut. Il regarda autour de lui et vit que le pin, dont les morceaux jonchaient le sol, avait été désintégré par la foudre. Si Bob n'avait pas tenu compte de cette injonction, venant de la voix de la forêt, il ne serait pas là pour nous raconter son histoire.  

*exploitation forestière  **3ème secteur

 

William L. Chapel, Tombstone, Arizona, février 1970

Compilé par Fate Magazine

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 16:01

 

 

C'était l'année 1994. J'étais chauffeur routier pour une compagnie basée à Phoenix. Une nuit, je tractais un chargement de minivans de Louisianne à Phoenix à l'aide d'une Chevy d'onze tonnes, équipée d'une remorque de 14,8 mètres. Ce camion n'arrêtait pas de faire des siennes. Il semblait vouloir me résister et il marchait mal. Je ne pensais pas qu'il tiendrait jusqu'à Phoenix. Lorsque j'arrivai à El Paso, je me garai tant bien que mal à la station-essence réservée aux camions. J'étais fatigué, j'avais mal à la tête, et mon bras "foutu" me lancinait.

Je bus un café et bavardais avec quelques-uns des routiers. Je savais que je devais me reposer, mais le trajet de retour jusque chez moi m'angoissait. En quittant le relais je vérifiai le kilométrage, que j'enregistrai mentalement, et sortis. Je vis un panneau "Sortie 3" pour l'Autoroute 13. Quelque chose me dit que je devais la prendre.

Je n'en croyais pas ma chance. Il n'y avait aucune circulation. La route se présentait telle un ruban, clair et net. La chaussée était lisse et même mon camion roulait impeccablement, on aurait cru qu'il était neuf. Je notai l'absence de décor, de même que des panneaux indicateurs. Tout ce qu'il me fut donné de voir, c'étaient trois vieux cimetières amérindiens. J'estimai que j'avais au moins sept heures de route devant moi; j'étais donc content que la route fût bonne et que mon semi-remorque fût en parfait état de marche.

Comme je n'avais plus mal à la tête, l'absence de relais pour les camions ou quoi que ce soit d'autre ne me posait aucun problème. Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher de m'interroger au sujet de l'Autoroute 13. J'avais entendu dire que si un routier allant d'El Paso à Phoenix avait de sérieux ennuis, il se retrouverait sur l'Autoroute 13 et serait protégé jusque chez lui. Je ne pouvais m'empêcher de penser à ces routiers qui disaient qu'ils avaient emprunté "l'autoroute fantôme". L'un d'eux avait été malade à crever en arrivant à El Paso, mais il était fermement décidé à retourner à Phoenix. Une fois à Phoenix, les médecins découvrirent qu'il avait eu une attaque cardiaque, mais il avait pu conduire sans risques les quelques 120 km avant de s'effondrer.

Je regardai par la fenêtre et là, à gauche, assis tranquillement au-dessus d'un rocher plat, se trouvait un loup énorme, d'un blanc immaculé. Il ne bougeait pas d'un pouce, tout en me dévisageant de ses yeux verts perçants. J'avais à peine dépassé le loup que je vis enfin le premier panneau indicateur. Je ne pouvais croire ce qu'il disait : "Etat d'Arizona, 9 miles" (2,7 km). J'avais pris la route moins de deux heures avant !

Je débouchai bientôt sur la sortie de l'Autoroute 13, la seule que j'aie vue. Le panneau indiquait : "Phoenix, 18 miles" (5,4 km). J'arrivai au garage exactement deux heures après être parti pour El Paso, alors que le trajet prend normalement sept heures. Juste après avoir remonté la 35ème avenue de Phoenix, le camion se remit à faire des siennes. Mon mécanicien ne comprenait pas comment j'avais pu parcourir les 123 km, et moi non plus, mais je serai éternellement reconnaissant à l'Autoroute 13, l'Autoroute fantôme.

 

John Gerzabek, Phoenix, Arizona, mars 1997

Compilé par Fate Magazine

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 17:10
 
 
Du pénis de cheval, le chef Xiao Shan dit qu'il est l'ingrédient le plus délicat de son bouillon d'organes génitaux, un régime "végétarien" auquel on prête souvent, en Asie, des vertus aphrodisiaques.
 
 
 

Des pénis de cheval, d'âne, de cerf, de chien et de bouc (de droite à gauche)  AFP/Archives

Des pénis de cheval, d'âne, de cerf, de chien et de bouc (de droite à gauche)

AFP/Archives

 

"Tant la texture que le goût (du pénis de cheval) sont agréables. C'est également bon pour la santé", affirme le cuisinier, héritier d'une longue tradition familiale.

Phallus et testicules d'âne, de bouc, de chien, de taureau et de cerf complètent le ragoût proposé pour 200 dollars dans son restaurant pékinois. On peut y déguster aussi les parties du bélier, du yak, mais aussi du serpent et du phoque, pourvus de deux pénis chacun.
Les organes sont découpés avant d'être joliment disposés sur un lit de laitue dans un plat en verre.
Selon une responsable de Guolizhuang, l'unique chaîne de restaurants chinoise spécialisée, sa carte insolite est très populaire auprès des hommes d'affaires et des fonctionnaires.
L'immense majorité des clients sont des hommes en quête de virilité qui espèrent améliorer leurs performances sexuelles.
"Les Chinois croient qu'on peut revitaliser certaines parties du corps en les nourrissant avec le même organe" pris sur un animal, justifie Li Yanzhi. "Manger des pénis et des testicules rend un homme plus fort et lui garantit une vie sexuelle épanouie".
Ces croyances n'ont jamais été étayées scientifiquement mais elles restent vives en Asie.
"Les hommes le consomment pour être vigoureux au lit"
A Lahore, la capitale économique du Pakistan, on consomme le Takatak, sorte de ragoût composé de coeur, de cervelle, de reins et de gonades de bouc et de bélier.
"Les hommes le consomment pour être vigoureux au lit", raconte le chef Faher Hayat, qui rehausse le tout d'oignons, tomates, gingembre, poivre et coriandre.
En Indonésie, pays musulman le plus peuplé du monde, on affectionne pour les mêmes raisons le sang frais de serpent.
Dans la vieille ville de Jakarta, les clients choisissent pour 70.000 roupies (environ 4,5 euros) un reptile vivant. Le vendeur lui coupe la tête et récupère le sang dans une tasse de thé ou un verre.
Une cuillère de miel est ajoutée au breuvage pour en adoucir l'amertume. Prescrit pour la libido, le sang de serpent serait aussi bénéfique dans le traitement du diabète et de la tension artérielle.
A Pékin, Wei Jingsheng, 47 ans, est un client régulier de la cuisine... testiculaire.
"Ca marche très bien", assure cet entrepreneur en BTP. "Depuis que j'en consomme, je ne perds plus mes cheveux et maintenant je me sens plein d'énergie du matin au soir. Avant, je devais me coucher à minuit pour être en forme. C'est fini. Chaque aspect de ma vie est devenu fantastique".
Réputé pour avoir de multiples partenaires sexuels, le cerf est particulièrement prisé. "Un pénis de cerf a le même pouvoir que trois pénis de taureau", assure Du Yuemei.
Nutritionniste attitrée du restaurant, elle va d'une table à l'autre informer les commensaux des propriétés de chaque organe, évoquant malicieusement les exploits sexuels de la faune sauvage.
Une fois les clients avisés, une serveuse plonge les appendices émincés dans une soupe de coeur de cerf et de bouillon de canard.
Les verges de taureau et de bouc sont les premières sorties du pot fumant sur le feu. Alors, quel est le goût de la verge?
Celle du taureau rappelle simplement la viande de boeuf, n'était sa texture plus ferme qui la rend difficile à avaler.
La verge de bouc est à la fois flasque, caoutchouteuse et légèrement filandreuse, un peu comme un bâton de réglisse sans saveur.
L'âne est fade, alors que le cheval est dense et de fait l'élément le plus fort du plat.
Le cerf est lui aussi pénible à la mastication tandis que le chien sauvage de Russie s'avère nettement plus épicé.
Les testicules en revanche se révèlent moelleux, entre tofu et pâté.
Le chien est le seul produit importé du restaurant pékinois --et le seul animal doté d'un os pénien: celui-ci, retiré de la viande servie, est offert aux clients à la fin du repas dans une petite boîte rouge...
Publié le vendredi 4 octobre 2013 
 
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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 13:14

 

Bigfoot existerait-il réellement ? C'est en tout cas ce que pense un groupe de scientifiques. Quelques chercheurs, spécialisés dans l'étude du mythe, pensent avoir capturé une vidéo de la créature (pour voir la vidéo, cliquer sur le lien au bas de la page). Cette dernière a été présentée mardi, lors d'une conférence à Dallas.     

Une carrure de rugbyman, un corps recouvert de poils, Bigfoot, le cousin américain du Yéti n'a plus besoin d'être présenté. Mais si beaucoup le classent parmi les créatures sorties de l'imagination, certains continuent d'alimenter le débat sur son existence. Et des scientifiques viennent d'ajouter une nouvelle couche. Lors d'une conférence, ils ont annoncé posséder des preuves vidéo attestant que Bigfoot (ou Sasquatch) existe bien.

Plus précisément, ils auraient réussi à capturer une vidéo d'un spécimen endormi dans les bois du Kentucky. Une supercherie de plus ? Peut-être mais les chercheurs ont précisé qu'ils possèderaient également des échantillons de sang et de cheveux, et donc de l'ADN, pour confirmer leurs dires.

Les images d'un Bigfoot endormi

 Les scientifiques menés par Melba Ketchum, spécialiste en génétique, ont présenté les images d'un "jeune Sasquatch brun dormant dans les bois", le 1er octobre dernier lors d'une conférence tenue à Dallas. Le spécimen aurait été filmé en personne par des chercheurs "après avoir été suivi avec sa mère" (à partir de 0'16 sur la vidéo). D'après Adrian Erickson, chercheur du Sasquatch Genome Project, les images permettraient même d'évaluer le rythme de respiration du spécimen.

 Ce nouvel élément s'ajoute à d'autres séquences déjà récoltées et montrant selon les scientifiques, des spécimens de Bigfoot, mais aussi aux autres données récoltées depuis 5 ans. En effet, les chercheurs ont rappelé qu'ils disposaient aujourd'hui de plusieurs échantillons de cheveux et au moins un de tissus qui appartiendraient à la créature. Les scientifiques ont ainsi décrit les cheveux comme plus drus que ceux des humains, un peu à l'image du crin des chevaux.

"Environ 113 échantillons de cheveux, sang, mucus, ongles, salive, peau et tissus sous-cutanés ont été soumis par des douzaines d'individus et des groupes provenant de 34 sites séparés en Amérique du Nord", détaille Melba Ketchum citée par le New York Daily News. Ajouté à cela, les scientifiques ont montré une photo de morceaux de bois portant une trace de sang frais et des marques de griffes, dont un Sasquatch serait l'auteur, d'après eux.

De l'ADN humain et... moins humain ?

Grâce à une donation de 500.000 dollars (environ 370.000 euros) d'Andrian Erickson, tous les échantillons découverts ont pu être analysés par différents laboratoires. Et selon Melba Ketchum, tous les échantillons se sont avérés humains. Toutefois, lors du séquençage des génomes, plusieurs parties de l'ADN ont semblé n'appartenir à aucune espèce connue de l'Homme.

Pour ces analyses, les chercheurs auraient fait appel, selon leur rapport, à 11 laboratoires et universités qui n'avaient pas été mis au courant de l'origine des échantillons et du but du projet. "J'ai reçu un mail d'un des testeurs qui disait : qu'est-ce-que vous avez fait ? Vous avez découvert une nouvelle espèce ?", a raconté Melba Ketchum.

Des conclusions qui peinent à convaincre

Au cours de la conférence, les chercheurs ont une nouvelle fois présenté la conclusion à laquelle ils sont parvenus grâce aux résultats des analyses : selon eux, Bigfoot serait une sorte de créature hybride, un croisement entre un homme moderne et une espèce inconnue d'homininé. Toutefois, depuis l'an dernier, cette conclusion est toujours autant sujette à débat, certains estimant que les échantillons ont pu être contaminés, d'autres relevant que la provenance de ces derniers est dure à établir.

Nous avons "récolté plus de données que jamais afin de prouver l'existence d'une nouvelle espèce, mais la science n'apprécie pas les résultats", a souligné Melba Ketchum qui n'a d'ailleurs pas toujours été aussi passionnée par le sujet. Il y a quelques années, elle ne croyait même pas en l'existence de Bigfoot. Mais aujourd'hui, elle défend ses résultats avec véhémence : "En cas de contamination, un profile génétique se superpose à l'autre. Ce qui n'est pas le cas ici. Toutes les preuves ont été récoltées avec les précautions et les méthodes qui s'imposent".

"La communauté scientifique ne sait pas quoi faire de ces nouvelles découvertes. J'appelle ça l'effet Galilée", a plaisanté Melba Ketchum. "Nous souhaitons que les gens comprennent que c'est une étude sérieuse", a t-elle ajouté. Reste que les résultats sont toujours vivement critiqués notamment par la New York University. De même, le Louisiana Crime Lab, affirme qu'il a travaillé avec le Dr Ketchum afin d'extraire l'ADN d'os mais qu'ils n'ont jamais connu les résultats.

 

Publié par Morgane Henry, le 04 octobre 2013

En savoir plus: http://www.maxisciences.com/y%e9ti/le-yeti-existe-t-il-des-chercheurs-pensent-avoir-filme-un-bigfoot-endormi_art30970.html
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 16:22

 

 Il était 22 heures, en cette année 1978, et Henry Sims, un fermier de 72 ans à la retraite, quittait l'hôpital, après avoir rendu visite à sa fille de 18 ans à l'hôpital de Floride où elle avait été admise. Sa femme Idellar avait choisi de rester avec elle. Son autre fille, cinq de ses petits-enfants et un ami de la famille dormaient lorsque Sims rentra chez lui. Il se coucha lui aussi et ne tarda pas à d'endormir.

"La seule chose dont je me souvienne", devait-il raconter plus tard, "c'est de mon rêve. Je voyais les deux enfants de mon beau-frère - Paul et sa soeur de dix-huit mois - venir vers moi. Ils avaient tous les deux péri autrefois dans un incendie qui avait détruit leur maison, à Live Oak, en Floride. Dans mon rêve, Paul, dont je me rappelle clairement, marchait vers moi en me disant : "Oncle Henry, Oncle Henry". Jamais je n'avais fait un rêve de ce genre et je me suis réveillé brusquement en sentant une odeur de fumée. Ma première pensée a été pour mes petits-enfants, il fallait les sortir de là. Je me suis donc mis à crier et à hurler. "

Ses cris réveillèrent toute la maisonnée qui eut tout juste le temps de quitter la maison en flammes et avoir la vie sauve.

Le lieutenant Frederick Lowe, inspecteur des pompiers de Hialah Heights (Floride), déclara à la presse : "Fort heureusement, cet homme s'est réveillé par miracle au bon moment. Deux minutes de plus et tout le monde y passait."

"Mon heure n'était pas venue", conclut Henry Sims. "C'est la Providence qui a envoyé le petit Paul me prévenir du danger et nous arracher à la maison en feu."

 

Charles Berlitz, Les Phénomènes étranges du monde.

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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 17:55

 

En pénétrant dans le jardin du Luxembourg, nous abandonnons avec plaisir la foule, le bruit et la circulation parisienne. Nous allons pouvoir goûter à un peu de tranquillité, condition essentielle pour chasser le spectre.
Notre joie est de courte durée.
Il va être difficile de traquer le fantôme aujourd'hui car il fait chaud et, de ce fait, les espaces verts de la capitale sont envahis par les Parisiens et les touristes, en mal de calme et de soleil.
Cependant, ce n'est pas parce que nous ne le croiserons peut-être pas qu'il n'existe pas !
Quelques témoignages font état de sa présence. On peut donc penser que l'homme à la redingote, comme on le surnomme, hante toujours les jardins du Luxembourg.
Le témoignage le plus troublant fut sans doute celui de Jean Romier, jeune étudiant en médecine.
Au moment des faits, c'est-à-dire en 1925, il avait 24 ans. Un beau matin de juin, le jeune homme décida de réviser ses cours en profitant du parc. Il était 10 h quand un vieil homme, affublé d'une redingote, s'installa sur le banc où révisait l'étudiant.
La conversation s'établit très vite entre les deux hommes. Au cours de celle-ci, ils s'aperçurent qu'ils avaient quelque chose en commun : la musique de chambre.
La discussion tourna donc autour de ce sujet. L'homme à la redingote, qui s'appelait en réalité Alphonse Berruyer, confia à Jean Romier qu'il organisait de temps en temps, chez lui, des concerts intimistes.
Il invita d'ailleurs l'étudiant à se joindre au prochain concert.
Le jeune homme se présenta donc à l'appartement de M. Berruyer, au troisième étage d'un immeuble, rue de Vaugirard.
Le vieil homme l'accueillit et l'invita à se joindre au cercle d'amis qui attendait, avec impatience, dans le salon, le commencement du petit concert.
L'endroit était charmant bien qu'un peu désuet car meublé à l'ancienne. Au cours de la soirée, Jean se rendit dans le fumoir jouxtant le salon et fit la connaissance d'un jeune séminariste qui l'entretint du rapport étroit entre la musique et le spirituel.
Il était minuit quand le jeune homme quitta l'appartement. Sur le chemin du retour, il voulut allumer une cigarette mais ne trouva pas son briquet. Il prit alors conscience qu'il l'avait oublié dans le fumoir de l'appartement. Il fit demi-tour, monta les marches de l'immeuble et frappa à la porte. Pas de réponse.
Il réitéra ses coups mais en vain ! Alerté par le bruit, un voisin sortit sur le palier et lui expliqua que l'appartement était inhabité et que M. Berruyer était... mort depuis 20 ans maintenant !
"Impossible !", répliqua Jean Romier, puisqu'il était là il y a quelques minutes avec plusieurs amis.
Le ton monta et attira le concierge de l'immeuble.
Prenant l'étudiant pour un cambrioleur, toute l'équipe se retrouva au commissariat.
Le père vint y chercher son fils et se porta garant de sa bonne foi. Pour éclaircir cette affaire, on fit venir l'actuel propriétaire, un certain M. Mauger qui, d'ailleurs, n'habitait pas l'appartement en question.
Toute l'équipe se rendit donc à cette adresse pour lever le voile sur cette mystérieuse affaire.
En pénétrant dans l'habitation, Jean Romier fut frappé par le spectable qui s'offrit à ses yeux :
L'appartement était complètement désert. Non seulement, il n'y avait personne, mais plus étrange encore, il n'y avait plus aucun des meubles qui, quelques heures auparavant, garnissaient l'endroit.
Cependant, le regard de l'étudiant fut attiré par une photo jaunie par le temps et encadrée au mur.
Elle représentait le séminariste avec qui il avait discuté un long moment ! Plus étonnant encore :
Le jeune séminariste n'était, ni plus ni moins, que le grand oncle de l'actuel propriétaire, mort en Afrique ! M. Mauger se souvint également que M. Alphonse Berruyer organisait des petits concerts privés ici-même.
Mais le plus extraordinaire fut pour la fin : le jeune étudiant entra dans la pièce qui faisait office de fumoir et se dirigea vers la cheminée.
A la stupéfaction générale, il trouva sous une épaisse couche de poussière ce qu'il avait oublié plus tôt dans la soirée : son briquet !
En guise de conclusion, j'ajoute que cette histoire fait penser aux deux Anglaises du château de Versailles qui ont rencontré Marie-Antoinette au Trianon en 1901...
En quelque sorte, ce jeune homme a trébuché dans le temps... comme d'autres ratent une marche d'escalier...
Et si vous voulez croiser le fantôme de l'homme à la redingote, préférez la visite du parc à son ouverture ou juste avant sa fermeture.
 
Guy Breton et Louis Pauwels, Les histoires magiques de l'histoire de France

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 16:52
 
En 1954, M. François Gouhaut, qui vivait chez son petit-fils rue de la Poste (à Puligny-Montrachet, village de Bourgogne), avait l'habitude de se rendre tous les après-midi dans sa propriété de la Grande Rue. Il en revenait, un soir vers 17 h 30, lorsqu'arrivant devant chez M. Robert Roze, il tomba subitement, foudroyé par une angine de poitrine dont ce vieillard de 84 ans souffrait depuis des années. Rien que de très banal, somme toute, dans cette mort subite. Sauf si l'on considère ce fait : cinq ans auparavant, un soir d'orage et à cet endroit précis, le fils du cardiaque avait été tué dans un accident de bicyclette ! Le malheureux avait été assisté dans ses derniers moments par M. Robert Roze... Ce même M. Roze qui venait de sortir de chez lui à l'instant même où le vieux M. François Gouhaut s'effondrait, mort, là où son fils avait décédé cinq années plus tôt.
Coïncidence ? Sans doute.
Consultons à présent un article paru dans La Presse du 28 septembre 1954. Dans la forêt de Clausthal-Zellerfeld s'était installée une colonie de campeurs qui passaient là d'agréables vacances jusqu'au jour où un gamin de 8 ans, Sigrun Krüger, disparut. Les recherches permirent de découvrir le cadavre de l'enfant, mort étranglé. Or, à l'endroit même où gisait le petit corps, en 1850 et en vertu d'une coutume ancienne, un assassin qui avait tué un garde-chasse avait été exécuté à la hache sur le lieu de son crime. Le meurtrier se nommait Wagner.
Après le drame qui endeuilla ce terrain de camping, des recherches minutieuses permirent d'arrêter l'assassin du garçonnet et de le confondre. Le criminel avoua : c'était un jeune homme de 24 ans, Horst Wagner, l'arrière-petit-fils de l'assassin de 1850 ! Interrogé longuement, le meurtrier fut incapable de donner la raison (?), le motif de son crime ! Le malheureux gamin avait été étranglé, mais non violenté; le coupable n'était pas un obsédé sexuel.
L'on fit une enquête sur Horst Wagner, sur ses parents et l'on apprit ainsi que son père avait été poursuivi pour proxénitisme de sa propre femme et que son grand-père avait été condamné pour meurtre. En remontant d'une génération encore dans le passé, l'on aboutissait à l'arrière-grand-père qui, assassin d'un garde-chasse, devait finir décapité sur le lieu même où son descendant, Horst Wagner, devait étrangler un enfant !
Une belle famille d'assassin ! Un tel exemple autorise-t-il à penser que le crime pourrait être héréditaire ? Ainsi que le laissait entendre la théorie de Lombroso sur le criminel-né ? Théorie pratiquement abandonnée par les criminologistes ? Bien que certaines théories chromosomiques aient été élaborées depuis pour expliquer les tendances criminelles chez les individus porteurs de tels ou tels gènes pouvant être considérés comme déterminants en la manière.
Mais revenons au meurtre de cet enfant par Horst Wagner. Dans l'hypothèse où l'âme, l'esprit, l'énergie psychique (peu importe la terminologie) survit après la mort, ne peut-on pas invoquer une influence du "psychisme rémanent" de l'aïeul meurtrier sur l'esprit (prédisposé sans doute) de son arrière-petit-fils ? De ce Horst Wagner qui, errant près du lieu du supplice de son ancêtre décapité à la hache, se sentit inexplicablement poussé à tuer ? A tuer le premier venu qui fut l'infortuné gamin ?
Des forces inconnues sont liées au psychisme des vivants mais aussi à ce que j'ai appelé le "psychisme rémanent" de certaines personnes décédées. Je sais combien cette "hypothèse affirmative" est anti-scientifique, mais devant les innombrables manifestations de ces forces inconnues, nous devons nous rendre à l'évidence; à défaut de pouvoir les expliquer rationnellement aujourd'hui, admettons-les comme partie intégrante de ce qu'il nous reste à expliquer ! Cet aveu d'ignorance causale n'est-il pas préférable à la morgue railleuse de la science matérialiste pour qui de tels phénomènes n'existent pas ?
 
Jimmy Guieu, Le livre du paranormal
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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 18:04

 

 

Notre société occidentale revendique les droits de l'homme et l'égalité des sexes... Et pourtant, bien avant nous, les Mongols donnaient des droits aux femmes.

 
Portrait de Gengis Khan Par
 

Alors que notre société actuelle se vante de tendre vers une égalité homme-femme quasi irréprochable, les droits des femmes n'ont en réalité commencé à évoluer que quelques décennies plus tôt. Bien avant nous et nos lois dont nous sommes si fiers, divorce par consentement mutuel, écoles de filles, droit de vote, avortement..., la révolution du droit des femmes a vu le jour en Mongolie dans l'empire de Gengis Khan vers 1206, en plein Moyen Âge.

À l'époque, les mesures imposées par le grand Temüdjin représentaient un changement brutal dans la société mongole composée d'une multitude de tribus hargneuses. Arrivé au pouvoir très tardivement (vers ses 50 ans), Gengis Khan était un fin politicien et un génie militaire. Pour vaincre ses ennemis et agrandir son empire, une stabilité des relations et une discipline rigoureuse entre les différentes tribus étaient nécessaires. Conscient de cet enjeu, il a mis en place la "Grande Yasa (loi)", constituant un ensemble de règles ayant autorité sur les lois locales. Même si hommes et femmes lui étaient dévoués, Gengis Khan se devait de prévenir toute cause possible de tension et de conflit à l'intérieur des tribus.

La première loi frappe directement au coeur l'une des plus grandes causes de querelle entre les Mongols : elle interdit le kidnapping des femmes. Traditionnellement, il était fréquent de voir des hommes kidnapper des femmes dans les tribus voisines et les forcer à les épouser. Conséquence directe, les groupes cherchaient à se faire justice en organisant de nombreux pillages et raids. Grâce à cette nouvelle loi, si une tribu se trouvait lésée, elle pouvait faire appel à Gengis Khan qui la vengerait contre l'agresseur en tant qu'autorité suprême.

 L'adultère interdit dans l'empire

Le Temüdjin ne s'arrête pas là et va jusqu'à interdire la vente de femmes à des époux, afin de ne pas les contraindre à une servitude prolongée et d'empêcher une détresse dans le tissu social. Encore une fois, aller à l'encontre de ces directives est passible de peines extrêmement violentes.

Avancée révolutionnaire dans le droit des femmes, la Grande Yasa déclare que tous les enfants nés d'un homme, qu'il s'agisse de garçons ou de filles, obtenu avec son épouse ou sa concubine, sont des héritiers légitimes. En France il aura fallu attendre la fin de l'Ancien Régime et les lois de la Révolution pour que les filles aient le même droit à l'héritage que les fils. Et ce n'est qu'en 1971 qu'il est interdit de priver de ses droits successoraux un ayant-droit de sexe féminin. Le droit du travail a également connu sa petite révolution sous Gengis Khan qui a autorisé aux femmes l'accès à l'armée mongole. Celles-ci pouvaient donc occuper différents postes militaires, notamment dans la défense du camp.

Dernière mesure qui va dans le sens du respect du "sexe faible" et bien évidement capitale pour la coexistence entre tribus, la "Grande Yasa" interdit l'adultère. En effet, lorsque les hommes partaient en guerre, ils trompaient fréquemment leurs femmes et violaient celles des villages attaqués. De l'autre côté, ceux qui étaient restés au sein de la tribu ne se privaient pas d'aller convoiter les épouses "délaissées". Ces adultères étaient à l'origine de grandes sources de conflits et d'hostilité entre ces peuples fiers et belliqueux.

Le peuple aux tribus les moins structurées de l'histoire de l'humanité a dominé le monde à travers le plus grand empire jamais connu, et ce grâce à un chef qui a su codifier des structures et affirmer des principes d'État.

Click here to find out more!
http://www.lepoint.fr/histoire/personnages/gengis-khan-un-feministe-au-moyen-age-15-08-2013-1714369_1617.php

Portrait de Gengis Khan

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 17:00

 

C'était l'année 1994. Mon fils George, sa femme Tina et leurs quatre enfants habitaient chez moi pendant que leur maison était en  construction. Chaque soir avant de se coucher, mon fils s'assurait que toutes les portes donnant sur l'extérieur étaient bien verrouillées.

Une nuit, j'entendis la porte de devant s'ouvrir et se fermer, comme si quelqu'un venait d'entrer dans la maison. Je me levai pour aller vérifier mais la porte était bien verrouillée. J'inspectai les chambres, tout le monde était au lit et dormait. J'avais dû rêver. Je retournai donc me coucher et me rendormis.

A 3 heures du matin, je fus réveillée par des bruits étranges provenant de la chambre de Sean, mon petit-fils. Lorsque j'ouvris la porte de sa chambre, je fus accueillie par une bouffée d'air froid.

Je n'en croyais pas mes yeux : les quatre jouets parlants "Power Rangers" (achetés il y a neuf ans) étaient allumés. Je me dépêchai de les éteindre, à son grand soulagement. "Mamie", dit-il, "ils parlent depuis un bon moment." Il me dit qu'ils s'étaient mis en marche quelques heures plus tôt alors qu'il ne les avait pas touchés, mais il avait eu tellement peur qu'il n'avait pas osé se lever du lit pour appeler quelqu'un. Au matin, il était bouleversé et nous décidâmes de jeter les jouets.

Plus tard dans la journée, mon fils m'a dit n'avoir entendu aucun bruit cette nuit-là, mais les nuits précédentes il avait entendu des portes s'ouvrir et se fermer ainsi que les portes des placards coulisser. Quand il allait vérifier, il constatait que tout le monde était couché dans la maison.

Comme l'une de mes amies était sensitive, je lui demandai son avis. Elle me donna une formule pour débarrasser la maison des esprits qui l'habitaient. Aujourd'hui il n'y a rien à signaler, mais mon petit-fils refuse toujours de passer la nuit chez moi.

 

Elizabeth Thomas, Mesa, Arizona

Mars 1997

Compilé par Fate Magazine

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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 18:36

 

Je me trouvais dans le salon de mon patron, et c'était jour de repassage, lorsque se produisit l'un des évènements les plus incroyables qu'il m'ait été donné de vivre. Je rapporte les faits tels qu'ils se sont déroulés.

Repasser dans le salon est un vrai plaisir. Une rangée de fenêtres permet au soleil d'entrer à flots dans la pièce, et d'y amener une touche de gaieté. En ce jour d'été de 1951, je fredonnais les paroles d'une chanson pop qui passait à la radio. Soudain, plus de musique. Le poste de radio était en panne. Je pensais que peut-être un fusible avait sauté, ou bien la station avait des problèmes, ou alors il y avait une coupure d'électricité... Mais non, puisque le fer à repasser était toujours en état de marche.

A ce moment précis je remarquai que la pièce avait commencé à s'assombrir. Avec précaution, je mis le fer en lieu sûr, et l'éteignis. Que se passait-il ? Etais-je sur le point de m'évanouir ? Non. Je me sentais parfaitement bien. Une tempête se préparait-elle, cachant du même coup le soleil ? Non. J'étais sortie quelques minutes avant et il n'y avait pas un seul nuage dans le ciel. Que se passait-il donc ?

La pièce prit une teinte gris foncé. Je fis quelques pas en arrière, intriguée, tandis que mes yeux s'accoutumaient à cette relative obscurité. J'aperçus alors, dans le coin de la pièce, quelque chose qui avait tout l'air d'être un rocher. Devenue soudain craintive, je regardais, fascinée. Il me fut impossible de détouner les yeux.

De ce rocher posé à même le sol jaillit une lumière bleuâtre qui éclaira toute la pièce. L'instant d'après une femme apparut, debout sur le rocher.

C'était la créature la plus belle que j'aie jamais vue. Tandis que mes yeux allaient de la pierre à ses pieds nus, du drapé gracieux de sa robe bleue et blanche aux traits sereins de son visage, une prodigieuse sensation de paix s'empara de moi, qui me fit tomber à genoux.

"Ave Maria", dis-je.

Elle me sourit, et la main tendue, paume tournée vers le bas, prononça ces mots : "Dominus Vobiscum".

Ce à quoi je répondis, de nouveau en latin : "Et cum spiritu tuo".

Aussitôt je ressentis une chaleur d'une telle intensité, qu'elle gagnait chaque fibre de mon être. L'instant d'après, la femme et le rocher avaient disparu, le soleil était revenu et l'on entendait la même chanson à la radio. J'étais toujours dans la même position.

Je me relevai et retournai à mon repassage. J'avais le front et les paumes des mains trempés de sueur.

Pendant des nuits et des jours, je songeais à cet évènement, craignant d'en parler autour de moi, de peur d'être traitée de folle. L'idée que la Dame essayait de me dire quelque chose ne m'a jamais traversé l'esprit. Le fait de m'être exprimée en latin me rendait perplexe, je doutais de ma raison; pourquoi m'avait-elle choisie parmi tant d'autres... C'est vrai que j'avais une bonne connaissance du latin, acquise lors de mes années de collège. S'y ajoutaient les préfixes et suffixes des termes médicaux. Mais c'était insuffisant pour traduire ses propos, ou les miens. Un passage à la bibliothèque où je pus consulter un dictionnaire (A-L), et le problème était résolu. J'avais dit : "Salut, Marie", au nom de quoi elle avait dit : " Que le seigneur soit avec toi", et j'avais répliqué correctement : "Ainsi soit-il".

J'allai voir un psychiatre pour qui j'avais travaillé et lui demandai :

- Est-ce que je suis folle ?

Il se mit à rire et répondit :

- Rien que le fait de venir ici et de me poser cette question prouve le contraire. Vous avez un problème ?

Je lui racontai mon histoire.

- Eh bien, il est vrai que de telles choses arrivent. Si vous étiez quelqu'un de très religieux, je dirais que votre imagination vous a joué des tours. Pourquoi est-ce arrivé - et telle que je vous connais, je suis certain que vous dites la vérité - je ne suis pas qualifié pour vous répondre. Peut-être qu'un jour vous aurez la réponse. En attendant, je vais vous donner des somnifères, comme ça vous vous reposerez et vous oublierez tout ça.

 

Mais je ne pourrai jamais oublier ma "Dame du Rocher", et mon ardent désir de la revoir ne s'éteindra jamais.

 

 

Norma Jeffries, San Diego, Californie, février 1963

Compilé par Fate Magazine

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