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26 septembre 2005 1 26 /09 /septembre /2005 00:00

La fortune de Flamel

Cette histoire tirée des textes que l'on dit rédigés par Flamel lui-même, dans lesquels bien entendu il ne parle jamais clairement de sa méthode de travail, se contentant dévoquer ses "projections".

Mais un fait demeure : Nicolas Flamel, après 1382, devient un homme très riche.

Il participe à de nombreuses oeuvres de charité, fonde quatorze hopitaux et trois chapelles.

Les rumeurs sur sa fortune courent dans la capitale.

D'où vient l'or ?

Pour les uns, aucun doute, il possède le secret de la pierre philosophale ; pour d'uatres, c'est simplement sa boutique d'écrivain qui lui assure de bons revenus : il a, à son service, plusieurs copistes et parmi sa clientèle on trouve alors les meilleures familles de Paris.

Dans Trésor de Recherches et Antiquitez Gauloises et Françoises, Borel, médecin et conseiller de Louis XIV, écrit en 1655 : "Aussi vint-elle (la richesse de Flamel) aux oreilles du roi, qui envoya chez lui monsieur Cramoisy, maître des requêtes, pour savoir si ce qu'on lui en avait raconté était véritable, mais il le trouva dans l'humilité, se servant même de vaisselle de terre.

Mais, pourtant, on sait par tradition, que Flamel se déclara à lui, l'ayant trouvé honnête homme, et lui donna un matras plein de sa poudre, qu'on dit avoir été conservé longtemps dans cette famille, qui l'obligea à garantir Flamel des recherches du roi."

Après la mort de Flamel, le22 mars 1417, sa maison et sa tombe sont mises à sac par des gens qui cherchent la cachette de la pierre philosophale.

Ils ne trouveront rien.

Le livre d'Abraham le Juif réapparaît, deux siècles plus tard, dans les mains de Richelieu.

On ne sait aujourd'hui ce qu'il est devenu.

La pierre philosophale

D'après ce qu'on sait des pratiques alchimiques en général, on peut reconstituer ce que recherchait Nicolas Flamel et quelles furent ces pratiques.

Depuis toujours, c'est à la découverte de la pierre philosophale que s'attachent les alchimistes.

Elle représente pour eux, non seulement le moyen de réaliser la transmutation tant souhaitée, mais elle est aussi porteuse de médecine universelle et d'immortalité.

La fabrication apparaît comme un processus long et complexe.

L'alchimiste doit tout d'abord extraire sa matière première des profondeurs du sol, puis procéder en quatre étapes :

- Rendre la matière liquide,

- Evaporer l'eau superflue pour obtenir un produit visqueux,

- Séparer et purifier chacun des éléments de la matière,

-Enfin réunir ces esprits purs pour former la pierre philosophale.

C'est donc un expert qui doit maîtriser plusieurs techniques : "l'Oeuvre au noir", qui est l'art de débarrasser la matière de ses impuretés ; "l'Oeuvre au blanc", qui permet de fabriquer la pierre blanche transmutant les métaux vils en argent ; et "l'Oeuvre au rouge", qui produit la pierre rouge transmutant le mercure en or.

Le langage alchimique ne peut être dissocié du langage alchimique symbolique : "l'Oeuvre au noir" est aussi la mort, "l'Oeuvre au blanc" la restitution de l'âme au coeur purifié, et "l'Oeuvre au rouge" la vie spirituelle éternelle.

La tranmutation possible ?

Peut-on aujourd'hui penser que Nicolas Flamel a réussi à transmuter le métal vil en or ?

La pensée scientifique moderne, depuis le positivisme du XIXe siècle, considère comme impossible toute transmutation : on sait alors déjà que le plomb, le mercure, l'or ou l'argent sont des éléments simples.

Imaginer que l'on puisse changer l'un en l'autre est, depuis les travaux de Lavoisier en 1772 qui marquent la naissance de la chimie moderne, une absurdité.

Cette logique d'une science sûre d'elle et des répçonses définitives qu'elle fournit n'est plus celle des chercheurs actuels, plus modestes et moins affirmatfis que leurs aînés.

Nous savons désormais que, si l'or est un élément simple, chacun de ses atomes est composé d'électrons et d'un noyau de protons.

Les scientifiques peuvent aujourd'hui réaliser le Grand Oeuvre, cher aux alchimistes, à l'aide d'un accélérateur de particules et de réactions nucléaires.

Seul inconvénient de cette alchimie moderne, par ailleurs évidemment inaccessible à l'alchimiste du XVe siècle, chaque atome d'or produit coûterait des millions de fois sa valeur marchande !

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