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30 août 2005 2 30 /08 /août /2005 00:00

La fin du "Titanic" prévue 14 ans à l'avance

Phénomènes insaisissables, les prémonitions plus ou moins vérifiées se comptent par milliers.

La plupart relèvent de l'anecdote personnelle, mais certaines concernent des événements mondialement connus et ont été révélées en temps voulu, c'est-à-dier avant que l'événement n'ait lieu.

La plus célèbre de ces prémonitions constitue le sujet d'un court roman, oeuvre de l'écrivain américain Morgan Robertson, qui, quatorze ans avant la catastrophe, prévoit dans le détail le naufrage du Titanic.

 

Une oeuvre inspirée

Né en 1861, Morgan Robertson est un auteur spécialisé dans les histoires maritimes et assez injustement oublié de nos jours.

Un seul de ses livres, Futility (1898) - loin d'être le meilleur qu'il ait écrit -, lui assure cependant aujourd'hui encore une certaine renommée posthume.

Ce court roman sur la faiblesse de l'homme face aux forces du destin raconte en effet le naufrage du "plus grand paquebot construit par l'homme", le Titan.

Celui-ci s'éventre contre un iceberg avant de couler, avec la majeure partie de ses passagers, en raison du nombre insuffisant de canots de sauvetage.

Mais les coïncidences ne s'arrêtent ps là : le faisceau des concordances est en effet particulièrement frappant.

En voici quelques-unes, avec, entre parenthèses, les faits équivalents ayant trait au drame du Titanic :

--> Traversée en avril (10 avril 1912),

--> Déplacementde 70 000 tonnes (66 000),

--> Longueur 800 pieds (882,5),

--> Trois hélices (idem),

--> Capacité maximale d'environ 3 000 passagers (idem),

--> 2 000 passagers à bord (2 230),

--> 24 canots de sauvetage (20),

--> 19 cloisons étanches (15),

--> Trois machines (idem),

--> Déchirure à la coque à tribord (idem).

 

Or, le roman Futility a été rédigé neuf ans avant la construction du Titanic, avant même que l'on songe à sa conception, ce qui exclut évidemment toute inspiration d'après des informations réelles. 

Morgan Robertson affirme toute sa vie avoir été inspiré par un "collaborateur astral", pour reprendre ses propres termes, c'est-à-dire un esprit qui le guidait, l'inspirait dans ses travaux littéraires.

C'est la seule réponse qu'il fournit pour expliquer ces extraordinaires coïncidences entre fiction et réalité.

En dépit de la réédition de son roman, il ne récolte pas les fruits de sa formidable prémonition après le naufrage du Titanic.

Les lecteurs préfèrent les détails sensationnels de l'enquête à une fiction pourtant marquée du sceau de l'étrange.

Un rêve terrible

Si le cas de la prémonition du naufrage du Titanic est le plus frappant, en raison surtout de l'ampleur de la catastrophe et de l'écho qu'elle a eu dans l'opinion publique, d'autres exemples, non moins troublants, peuvent être évoqués.

En mai 1979, David Booth, un employé de bureau américain de Cincinnati, dans l'Ohio, est hanté par un cauchemar au cours duquel il assiste, impuissant, à une catastrophe aérienne dans un grand aéroport du pays.

Il "voit" un gros jet aux couleurs américaines s'arracher péniblement à la piste, se cabrer d'un coup et s'écraser finalement dans une énorme explosion de feu et de fumée noire.

A chaque fois, le rêve se fait plus précis.

Après avoir consulté son psychiatre, Booth finit par avertir l'aéroport de Cincinnati.

La, mais sans succès, des spécialistes essaient de "deviner", grâce aux détails fournis, de quel aéroport il s'agit.

De plus, la compagnie American Airlines renforce les mesures de sécurité sur ses gros porteurs. 

Pourtant, le 26 mai, sur l'aéroport de Chicago, un DC-10 d'American Airlines s'écrase brutalement au décollage suivant le déroulement exact du drame rêvé par David Booth.

273 personnes trouvent la mort, et le cauchemar de David Booth cesse...

La prémonition de sa propre mort

Un autre cas non moins célèbre, et plus dramatique encore, se produisit au pays de Galles en 1966.

Le 21 octobre de cette année-là, l'école de la petite ville minière d'Aberfan, à la suite d'un glissement de terrain, est écrasée par un demi-million de tonnes de poussières de charbon.

L'accident provoque la mort de 144 personnes, dont 122 enfants.

Un psychatre, de Dr John Barker, mène une enquête, grâce à un ami journaliste, et recueille soixante récits de personnes disant avoir pressenti la catastrophe.

Vingt-quatre d'entre eux sont confirmés par des témoins.

Le cas le plus émouvant est celui de la petite Eryl mai Jones, dix ans, l'une des victimes du terrible accident.

L'avant-veille, l'enfant déclare à brûle-pourpoint à sa mère qu'elle n'a pas peur de mourir "car elle rejoindrait Jésus", que tout est noir autour d'elle, et qu'elle sera avec ses camarades Pete et June.

La veille, elle raconte, toujours à sa mère, qu'elle a rêvé de l'école qui avait disparu et que "quelque chose de noir l'avait engloutie".

Au cimetière, elle est effectivement enterrée entre Pete et June.

L'enquête du Dr Barker montre également que beaucoup des témoignages corroborés viennent de personnes étrangères à la région.

La prémonition d'une catastrophe ne dépend donc pas du fait qu'une personne soit proche géographiquement ou sentimentalement de l'événement qui va se produire.

C'est là l'unique conclusion que l'on peut tirer de ces cas particulièrement troublants...

 
 

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commentaires

isis 19/03/2011 09:14



Bonjour, moi aussi j'ai des prémonitions de catastrophes naturelles et la prochaine, je l'ai "sentie" en Afrique du Sud.J'espère quee je me trompe car a chaque fois il y a beaucoup de morts.



dark angel 02/02/2011 09:29



bonjour, j'ai eu une prémonition au sujet du tsunami en asie du sud est et je peut vous dire que cela m'a bouleversée au plus haut point car ce n'est pas la première fois que cela m'arrive .



Fée 03/02/2011 08:55



Bonjour Dark Angel,


J'ai aussi eu une prémonition sur ce drame. Et nous ne sommes pas les seules à avoir "rêvé" de cet événement.



Parvati 22/01/2007 16:48

Quoiqu'en disent les statistiques, ce fameux roman fournit quand même trop de détails pour n'être que des coïncidences. D'ailleurs, c'est bien connu, beaucoup d'écrivains sont visionnaires, Jules Verne entre autres, pour n'en citer qu'un.
Ce qui est tragique dans tout cela, c'est le fait que voir une catastrophe à l'avance n'empêchera pas qu'elle se produise. C'est dur à admettre mais c'est ainsi, certaines choses doivent s'accomplir.

Fée 22/01/2007 17:44

>> Merci Parvati ! *Van

Loïc Talmon 01/09/2005 06:16

Voilà une fois de plus la démonstration qu'une large majorité d'êtres humains ne comprend rien aux subtilités statistiques... Dans tout ce que vous décrivez, il n'y a rien en effet qui ne soit pas possible, d'un strict point de vue statistique, aussi contre-intuitif que cela puisse paraître. Pire, dans certains cas, la coïncidence n'en est pas une mais découle de la logique pure et simple. Ainsi du cas de Robertson : il s'agit d'un écrivain. Or chacun sait que le travail d'écriture suppose, en amont, tout un travail de recherche, afin que la fiction semble crédible au lecteur. Aussi, inspiré ou non, il n'est guère étonnant que les proportions du paquebot de Futility et celle du Titanic soit si proches. Quant au nom "Titan", dans le cadre d'un roman décrivant un navire gigantesque, ça n'a rien de très original, ni rien de très choquant. Par ailleurs, dans tous les cas, reconnaissez qu'il s'agit toujours d'histoires remontant à des années, ce qui rend bien difficile toute vérification empirique des informations. Et c'est ainsi que naissent les légendes...
 
>> Cher LoÏc, c'est bien beau de parler de statistiques... si l'être humain se penche sur le sujet, il comprendra.
Pour bien se faire comprendre de tous, il faut utiliser des mots simples. Nous ne sommes que des simples mortels... *Van/Fée