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25 juillet 2005 1 25 /07 /juillet /2005 00:00

 

 

 

 

Situé dans le nord de l'Ecosse, près d'Inverness, le loch Ness est un lac paisible, d'une profondeur de plus de 200 mètres et de long de 39 kilomètres.

Rien à signaler à l'attention du public si ses eaux ne semblaient habitées par un animal aquatique.

Les apparitions de Nessie, selon le surnom donné au monstre au XXe siècle, sont signalée depuis les temps les plus reculées.

 

Mais c'est un article paru dans un journal local de bonne réputation, l'Inverness Courier, le 2 mai 1933, qui attire sur la bête l'intérêt du public.

 

 

Long cou et tête reptilienne

 

Cet article, dû à Alex Campbell, relate l'apparition du monstre, le 14 avril précédent, devant un couple, Mr et Mrs Mac Kay.

 

Alors que ceux-ci roulent sur la nouvelle route du loch, d'où la vue est excellente, ils remarquent, à leur grande surprise, un remous important à la surface des eaux.

 

Une bête surgit peu après et ils peuvent l'observer pendant une bonne minute avant qu'elle ne disparaisse.

Alex Campbelle relève que "son corps rappelait celui d'une baleine : l'eau ruisselait et tourbillonnait autour d'elle comme un chaudron en ébullition".

Le 8 mai suivant, dans un journal concurrent, le Nothern Chronicle, est employée pour la première fois l'expression "monstre du loch Ness", sous laquelle l'animal devient célèbre et l'objet d'un véritable engouement du public : des caricatures le représentant fleurissent dans tous les hebdomadaires, tandis que les touristes affluent par centaines sur les rives du loch pour tenter de l'apercevoir ou de le capturer.

A tel point que le commissaire d'Inverness se voit contraint de publier un arrêté afin de protéger le monstre et de prévenir le risque qu'il lui soit fait du mal.

 

 

Les témoignages des personnes ayant vu Nessie se multiplient (plusieurs milliers ont été répertoriés depuis) et permettent de dresser une sorte de portrait-robot de l'animal.

Il a une tête reptilienne, un cou bien tendu hors de l'eau et de grands yeux brillants.

Il possède aussi deux bosses, voire trois, sur le dos et une queue mobile qui créé de gros remous autour de lui.

Beaucoup de témoins signalent également la vitesse à laquelle il se déplace, et quelques autres les cris perçants.

Il est d'une nature plutôt farouche et paraît inoffensif.

Il semble même quitter de temps en temps le lac puisqu'un étudiant en médecine, Arthur Grant, le croise sur la route bordant le loch un soir qu'il rentre chez lui en motocyclette.

Il le décrit comme un croisement hybride entre un plésiosaure, reptile préhistorique, et un phoque.

Un monstre photogénique

En 1933, un certain Hugh Gray prend la première photographie du monstre, à une distance de 800 mètres environ.

Les techniciens de la firme Kodak, après analyse du cliché, affirment qu'il est authentique.

A la suite de la publication de la photographie, un article du capitaine de corvette Rupert Gould, venu sur place, récapitule les preuves de l'existence du mosntre dans le très sérieux Times.

D'autres photographies de l'animal sont prises : l'une des plus remarquables date de 1934.

Due à un médecin londonien, le colonel Robert Wilson, elle montre ce qui semble être la tête de la bête et un cou émergeant de l'eau.

Puis, en 1951, un bûcheron employé par la Commission forestière, Lachlan Stuart, photographie pour la première fois les bosses de Nessie seules visibles à la surface.

Le monstre est aussi filmé en 1933, puis en 1936, par un certain Malcom Irvine.

Mais le document le plus célèbre est celui réalisé en 1960 par l'ingénieur en aéronautique Tim Dinsdale, qui a abandonné son métier pour se consacrer entièrement à la recherche de l'animal.

On peut distinguer sur son film une bosse, d'un brun rougeâtre, qui traverse le loch puis tourne et longe la rive opposée.

Les experts qui examinent la pellicule sont incapables de déceler un trucage, mais ils ne peuvent non plus expliquer la forme aperçue.

Dans l'ensemble, les scientifiques sollicités demeurent prudents et hésitent, par peur du ridicule, à se lancer dans des recherches poussées.

L'adversaire le plus acharné du monstre, dans la période récente, est le professeur Maurice Burton, attaché au département d'histoire naturelle du British Museum : le même homme a cependant longtemps affirmé l'existence de l'animal avant de changer d'avis.

A l'inverse, le zoologue hollandais Oudemans a consacré deux mémoires au monstre, concluant à son existence.

Enfin, un Bureau d'investigation des phénomènes du loch Ness a été créé au début des années 60 pour enquête sur la bête mystérieuse et examiner les divers témoignages.        

 

 

 

 Première photo du monstre, prise par Hugh Gray en 1933.

Les spécialistes n'ont décelé aucun trucage.

Le secours du sonar

Ce Bureau ainsi que diverses personnalités intéressées par la recherche de Nessie n'ont pas hésité à faire appel aux techniques les plus modernes.

Mais la topographie particulière du lac rend les investigations difficiles.

Ainsi, en raison de la vase abondante qui recouvre le fond du loch, il n'a pas été possible d'utiliser avec efficacité des caméras sous-marines, et les plongeurs dépêchés n'ont rien pu distinguer.

En outre, le manque de crédit a interdit la mise en service de sous-marins perfectionnés.

Pourtant, en 1972 puis 1975, des images rapportées par la caméra sous-marine mise au point par le professeur Edgerton, du Massachusetts Institute of Technology, ont été analysées par un institut spécialisé de la NASA : l'une d'elles a alors montré le cou et la partie supérieure du corps d'un grand animal de six mètres environ.

Par ailleurs, en 1962 déjà, un microphone sous-marin a enregistré les bruits de l'animal heurtant le fond du lac et plusieurs tentatives réalisées à l'aide d'un sonar (système de détection acoustique sous-marine), dont celle du riche avocat d'affaires américain J. B. Rines, ont permis d'enregistrer des échos de gros objets se déplaçant sous l'eau.

Pour les spécialistes du sonar, il ne fait aucun doute que ces enregistrements prouvent la présence d'animaux aquatiques de grande taille dans le loch Ness.

La théorie selon laquelle il y aurait en fait plusieurs animaux s'appuie sur le fait que les apparitions de Nessie sont très anciennes (saint Colomban, moine irlandais, l'aurait déjà aperçu en 565) - donc qu'il y a eu plusieurs générations de monstres.

Mais la nature exacte de ces bêtes reste un mystère complet.

 

Des cousins d'Amérique ?

Quel qu'il soit, Nessie n'est en tout cas pas le seul monstre lacustre dans le monde.

Il a des "cousins", en Grande-Bretagne d'abord et dans d'autres pays.

Ainsi existent encore en Ecosse les "chevaux aquatiques" ou "Kelpies", mentionnés des nombreuses fois depuis des siècles : en Irlande, des animaux lacustres identiques sont nommés "Pooka" ou "Piast".

D'horribles bêtes aquatiques hantent aussi les lacs d'Australie (le "Bunyip"), du Japon ("Issie"), et de Scandinavie ("Soe-orm" et "Skrimsl").

En Afrique et en Extrême-Orient, des témoignages accréditent encore l'existence de semblables animaux.

Produits d'une imagination humaine aux structures souvent répétitives, ou résultats d'observations concordantes, à quelques variantes près, tous ressemblent décidement au monstre du loch Ness.

Mais le plus connu des monstres après celui du loch Ness est le fameux Ogopogo, surnommé par les Indiens Naïtaka, qui habite le lac Okanagan, long de 128 kilomètres, en Colombie-Britanique (Canada).

Comme Nessie, il aurait été vu des centaines de fois (en 1850 poru la première), photographié et même filmé en 1968 par un certain Art Folden.

Les clichés de ce film montrent un animal mesurant environ 18 mètres de long avec un cou d'une circonférence de 0,90 mètre à la base de la tête.

Nombre de témoignages font aussi état de sa toute petite queue, de ses nageoires et de trois bosses.

Mais Ogopogo est aussi insaisissable que le monstre du loch Ness.

En effet, en 1977, soixante plongeurs, munis de bouteilles d'oxygène, de caméras et de puissants projecteurs, sont descendus dans le lac Okanagan a été créé pour rassembler des preuves.

Le Canada possède d'ailleurs un bestiaire assez important puisque, sans parler de "Caddy", le serpent de mer vu au large de la Colombie-Britannique, et de la bête noire du lac Ponenegamook, situé à l'est du Québec, deux autres animaux, nommés Manipogo, à peu près semblables à Ogopogo, hantent les lacs de Winnipeg et de Manitoba.

Selon A. R. Adams, qui aurait aperçu l'un deux en 1960, ce seraient des "bêtes ressemblant à de gros serpents", avec une tête en forme de losange large d'environ  vingt centimètres.

Les Etats-Unis possèdent également leurs animaux lacustres mystérieux.

D'après les témoignages recensés, on peut diviser en trois groupes les régions concernées : les lacs du Wisconsin, les plaines du Nebraska et les Etats montagneux du nord-ouest.

Les monstres sont tous décrits comme d'énormes serpents ou des sauriens dont le corps ondulant se déplace avec rapidité.

Les témoignages rappellent ceux du monstre du loch Ness et l'un d'eux, observé de nombreuses fois entre 1930 et 1940 dans le lac Payette (Idaho) a reçu lui aussi un surnom : "Slimy Slim" (le "Mince Gluant").

Cependant ces monstres n'ont jamais été photographiés ni filmés et seuls sont disponibles les comptes rendus des témoins, ce qui rend leur existence nettement moins probable.

 

 

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commentaires

eternal heart 25/07/2005

il est vraiment sympa ton blog,tres mystique!bravo.j'aime bien cse choses etranges qui nous entourent,réalité ou psychose commune?lol.bye
 
>> lol merci d'être venu(e) ! *Van/Fée

@lain 31/07/2005

Très beau blog, beaucoup de travail et une belle présentation agréable à l'oeil.

Sinon pour le monstre je crois qu'il existe une autre photographie prise de lui, mais je ne me souviens pas où je l'ai vu.

Bon courage
 
>> Merci Alain de tes encouragements ! Cela fait plaisir à lire :-). Bonne continuation *Van/Fée

Carole 15/02/2006

La dernière fois que j'en ai entendu parlé, un britannique avait été arrêté pour diffamation : il avait réalisé une sorte de maquette en bois et avait pris des photos pour faire croire à Nessie...
Peut-être que ce sont des crocodiles, des phoques ou des calmars géants (nan, ceux-là ils vivent à plus de 3km de profondeur)....
En vacance, je suis allée au lac de Gérarmer (euu dans le jura ou le doubs, je ne sais plus). Ce lac est si profond (il est la continuation en profondeur des montagnes qui l'entourent) que même les satelites ne peuvent le mesurer!! il parait qui y a bien des créatures là dedans.
Bah, dans l'océan pacifique, on a bien retrouvé un patte d'araignée de mer de 2.5m, on suppose qu'elles vivent tout au fond, qu'elles grandissent environ d'1m tout les 90ans et qu'elles ont une carapace. Va falloir demander aux frères Bogdanov!

anonyme 24/08/2007

Ce site est tres interressant notamant sur nessie en ecosse mais aussi sur tous les autres monstres  des autres pays qui aurait etait vus.Ce site à du te prendre beaucoup de temps pour le realise car il est tres bien presente et tres instructif je t'en felicite ! Tous ces sujets sont passionnant et valent le coup d'oeil !                     Bravo