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17 juillet 2005 7 17 /07 /juillet /2005 00:00

 

 

 

En Inde, la réincarnation est considérée comme un fait incontestable.

 

Pourtant, même les bouddhistes sont surpris que certains puissent conserver le souvenir de leurs « vies antérieures ».

 

Plusieurs cas ont été enregistrés et étudiés par les scientifiques, l’un des plus troublants est celui de Shankar.

Le 19 janvier 1951, Munna, un petit garçon de six ans, joue devant la boutique de son père coiffeur à Kannauj, une ville importante du nord de l’Inde.

 

Deux inconnus surgissent.

 Sans se faire remarquer, ils enlèvent l’enfant.

 Son père, Sri Jageshawar Parsad, constate son absence et s’inquiète.

 Il fait rechercher Munna.

 Quelques heures plus tard, on retrouve le petit cadavre égorgé au bord d’une rivière.

 

 

 Deux hommes sont bientôt arrêtés.

 L’un deux avoue le meurtre puis se rétracte.

 

 

 Aucune preuve formelle de leur culpabilité ne peut être établie.

La police doit les relâcher.

La famille de Munna reste désemparée, sa mère est atteinte de graves troubles nerveux.

 

 

 

 

 

 Munna réincarné ?

 

 

Six mois après la mort de Munna, un petit garçon naît dans un autre quartier de Kannauj.

 Dès ses premiers mots, l’enfant manifeste un comportement étrange.

 

A deux ans, il parle de son « autre maison », dans laquelle il aimerait retourner.

Il voudrait voir ses « autres parents » et ne cesse de réclamer des jouets, qu’il décrit très précisément, et qu’il n’a jamais eus.

Parfois, Shankar est saisi de grandes frayeurs.

Il raconte comment, dans son « autre vie », deux hommes l’ont égorgé.

Depuis sa naissance, le garçon a sous le menton, barrant toute la largeur du cou, une marque mystérieuse qui ressemble à une longue cicatrice.

 

En 1954, l’histoire de Shankar fait le tour de la ville.

 

Devant plusieurs témoins et à plusieurs reprises, il raconte « son » meurtre.

 

Il donne des détails qui n’ont jamais été connus du public mais qui correspondent à la confession de l’accusé qui s’est ensuite rétracté.

Jageshwar est en entend parler, il est troublé.

  

Il veut rencontrer Shankar, mais son père, Babu Ram, s’y oppose.

L’affaire commence à l’inquiéter et il craint qu’on puisse lui retirer son fils.

 

Jageshwar insiste

Le 30 juillet 1955, il parvient à rencontrer Shankar et sa mère.

L’enfant, qui vient d’avoir quatre ans, reconnaît Jageshwar et se jette dans ses bras.

 

 

¯ Une affaire truquée ?

 

Dès 1956, le Pr Atreva, de Bénarès, s’intéresse au cas de Shankar.

Il interroge l’enfant et effectue des recoupements.

 

 

Shankar fournit des détails sur la vie de Munna que seule sa famille peut connaître, et ses récits quant au meurtre ne varient jamais.

 

 

Le Pr Atreva en obtient confirmation auprès de la mère de Shankar, de ses instituteurs et de ses voisins.

 

 

 

Babu Ram, mécontent de tout ce tapage, bat son fils et lui interdit de parler de son « ancienne vie ».

 

 

 

Jageshwar, qui ne doute plus que Shankar et Munna ne font qu’un, tente de faire rouvrir le procès des meurtriers présumés.

 

La justice indienne refuse cet étrange « témoignage de la victime ».

 

 

 

De 1956 à 1965, l’affaire est étudiée non seulement par le Pr Atreva, mais encore par le Dr Jamuna Prasad et le chercheur américain Ian Stevenson.

 

 

 

Ils tentent de déterminer si une manipulation est possible.

Première hypothèse, les familles sont complices.

Pour quel motif ?  

 

 

Aucune des deux ne tire le moindre profit financier de l’affaire.

Jageshwar verrait-il là le moyen de faire condamner les assassins de son fils, en inculquant de faux souvenirs à Shankar ?

Peu probable.

 

 

Il est d’ailleurs presque impossible de faire apprendre si parfaitement une leçon à un enfant de cet âge : au fil des années, Shankar ne se contredit jamais dans ses récits.

 

 

 

Enfin, Babu Ram se montre constamment hostile aux déclarations de son fils.

 

 

 

¯ Cryptomnésie, télépathie ou réincarnation ?

L’hypothèse de la cryptomnésie, ma « mémoire cachée », peut être envisagée.

 

Cette théorie fait appel à la psychanalyse. 

 

Dès son plus jeune âge, l’enfant pourrait avoir inconsciemment enregistré des conversations de ses parents se rapportant au meurtre de Munna.

 

Il se serait identifié au garçon et, naturellement, aurait raconté « son histoire » en grandissant.

 

 

Mais, une fois de plus, la même objection revient : comment aurait-il pu dans ce cas évoquer des détails que même ses parents ignoraient ?

 

Et comment expliquer une marque de naissance si proche de la cicatrice de Munna ?

 

 Force est donc d’admettre qu’aucune hypothèse « logique et rationnelle » ne peut être appliquée à l’affaire Munna-Shankar.

 

 

 

Les chercheurs américains de la Société de recherche psychique ont ainsi répertorié plus d’une centaine de cas à travers le monde qui, après examen attentif, restent inexplicables.

 

 

 

Pour certains, la clef de l’énigme se trouve dans la télépathie : Shankar, pour des raisons que l’on ignore, a inconsciemment été en contact avec la mère de Munna, personne à l’équilibre psychique perturbé.

Sans s’en rendre compte, il a été victime de cette projection.

 

 

Mais, pour une majorité d’Indiens, la véritable solution est à la fois plus troublante et plus banale : Shankar est tout simplement la réincarnation de Munna.

 

 

 

 

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commentaires

Bea 12/10/2008 07:42

Merci Fee pour avoir repondu si vitepar exemple, une fois j'etais a la recherche d'une  "boule de calot"  !!! j'ai alors cherche dans le dictionnaire et ai trouve qu'un calot etait une grosse bille. Une autre fois je parlais de la lune et connaissais le nom de ses crateres !!! (une choses que je suis incapable de retenir meme aujourd'hui )je me suis demande si dans mon ancienne vie je faisais une fixation sur des objets ronds !!!!

Fée 12/10/2008 08:32


Peut-être pas une fixation, mais plutot un esprit scientifique, car connaître le nom des cratères de la lune... ont-ils vraiment chacun un nom ? (je ne suis pas du tout porter sur l'astronomie, par
manque de temps, donc là, je ne sais pas).


Bea 11/10/2008 08:32

j'etais somnombule  etant petite, et bien sur je ne me rapellais de rien du tout les lendemains.mais les personnes m'ont raconte ce que je faisais, et il se trouve que je parlais de choses dont je ne connaissais pas l'existene, etant trop jeune.Il m'est arrive aussi d'hurler en pleine nuit sans me reveiller...est ce une part des souvenirs de mon ancienne vie ?

Fée 11/10/2008 17:15


Quelles sont ces choses ?
Hurler la nuit sans vous réveiller n'a rien à voir avec une vie antérieure, cela peut avoir plusieurs cause, un mauvais rêve ou autre...


Parvati 19/11/2007 16:35

Ce garçon a été littéralement possédé par l'esprit du défunt.On sait très bien que tous les défunts ne vont pas dans l'au-delà après leur décès, certains restent parmi nous, dans "l'entre-deux".Quelques-uns se contentent de leur nouvel état, d'autres ne comprennent pas ce qui leur arrive, et investissent peu après le corps d'un vivant.Il est intéressant de noter qu'il s'est "réincarné" pas loin de chez lui, dans le même milieu social. Normalement, d'après les partisans de la réincarnation, on nait à chaque fois dans un environnement différent, histoire de varier les épreuves. Là, au contraire, il s'instaure une continuité certaine avec "l'ancienne vie".De tels cas sont fréquents, après enquête, on s'aperçoit que la personne "réincarnée" est décédée de mort violente (accident ou assassinat). Souvent même, la mort remonte à quelques semaines !!! Peut-on alors parler de réincarnation dans ce cas ? Souvenez-vous du cas de Teresita Basa, assassinée pour une histoire de vol de bijoux, et qui, plusieurs fois, habitait le corps de sa compatriote pour pouvoir de la sorte dénoncer son meurtrier !Car il y a une chose qu'il faut savoir : les esprits des défunts peuvent aussi investir les corps des vivants, et c'est d'ailleurs ce qui explique les doubles, ou multiples personnalités.Voià pourquoi la personne habitée développe des marques inexplicables pour le corps médical telles que cicatrices, tâches, etc...Quand de telles choses surviennent, il est impératif d'aller voir quelqu'un de qualifié qui procèdera à un "nettoyage" sur la personne concernée. Car autrement, des problèmes de santé peuvent l'affecter, ainsi que des troubles psychiques. Devant de tels patients, les médecins y perdent leur latin.Ne nous hâtons pas de conclure à une preuve en faveur de la réincarnation, et poussons plus loin la réflexion, ainsi que les recherches qui s'imposent.

Fée 19/11/2007 19:01

Merci Parvati !

IL 12/11/2006 15:18

Je pense qu'effectivement, savoir que ttes les épreuves subies ds cette vie sont les conséquences de nos erreurs passées nous aide à les accepter et à éviter d'en commettre d'autres en pensant à nos vies futures.

Fée 12/11/2006 18:24

>> Tout à fait ! *Van

IL 10/11/2006 23:08

J'ai lu qqpart qu'on se souviendrait plus facilement des vies antérieures quand on est mort de mort violente. On pourrait même garder des "séquelles" de cette mort. De plus, un enfant n'oublierait vraiment sa vie antérieure qu'après l'âge de 7 ans.
Moi, petite, je croyais que ma mère me racontait des bobards quand elle me disait mon âge! J'étais sûre de vivre depuis beaucoup plus longtemps. De plus, quand j'étais devant la maison et que j'entendais un moteur de voiture, je courrais me cacher, morte de peur ( j'ai jamais été renversée ou eu un accident pouvant provoquer cette peur) Ca m'arrive encore parfois d'avoir une angoisse en entendant une voiture.Je n'ai d'ailleurs jamais aimé conduire et ne possède pas de voiture.
Mais le pire, pour la passionnée d'histoire que je suis, c'est la terreur ( le mot n'est pas exagéré) à l'évocation de la révolution française et à la vue d'une guillotine! De plus, j'ai depuis des années des douleurs terribles au niveau des cervicales sans qu'aucun examen ou radio ne révèle qqchose de grave.

Fée 11/11/2006 18:25

>> Vous revivez certains événements de vos vies antérieures. C'est fascinant et assez terrorisant, en se disant "oh j'ai été guillotiné", etc. c'est un fait, mais savoir le pourquoi peut assez déranger, mais au moins, si on sait après pourquoi, on comprend mieux ce que l'on est actuellement. Qu'en pensez-vous ? *Van