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Visiteurs curieux



29 juin 2005 3 29 /06 /juin /2005 00:00

 

 

 

Magnifique forêt de colonnes de pierres, teintée à l’intérieur par les reflets de la lumière passant à travers les riches vitraux, Notre-Dame de Chartres est un des plus importants sanctuaires de France et un monument historique majeur.

 

Sa construction présente encore bien des aspects mystérieux.

 

 

 

Bien avant l’installation des chrétiens sur le site, celui-ci est déjà par les Gaulois.

Le nom même de Chartres a, semble-t-il, une origine culturelle puisqu’il pourrait provenir soit de carns, selon le nom donné aux autels de pierre utilisés par les druides, soit de Carnut-Is, signifiant « lieu sacré des Carnutes », du nom des Gaulois habitant la région lors de la conquête romaine.

 

 

 

 

Au-dessus d’un puits sacré

 

 

Avant la première église, le site est occupé par un temple païen dans lequel s’ouvre un puits sacré d’environ 33 m de profondeur.

 

 

 

 

La légende affirme que c’est dans ce puits, dit « des Saints-Forts », qu’ont été précipités les premiers martyrs chrétiens du lieu.

 

 

Ce puits se trouve dans la crypte, rebâtie et achevée en décembre 1024 par l’évêque Fulbert, après qu’un premier incendie eut détruit la cathédrale en 1020.

 

 

 

 

Par la suite, la crypte devient un lieu de prières à une Vierge noire nommée Notre-Dame-Sous-Terre.

 

 

Les malades de toute l’Europe affluent dans l’espoir de recouvrer la santé, car on attribue des pouvoirs miraculeux à l’eau du puits.

 

 

Les autorités ecclésiastiques décident de faire cesser ces pratiques, qu’elles jugent superstitieuses : le puits est muré en 1654.

 

Il ne sera redécouvert que 250 ans plus tard.

 

 

 

En 1134, un nouvel incendie ravage la cathédrale.

 

Les travaux reprennent.

 

 

 

 

En 1144-1145 est édifié le portail royal, dont les statues constituent un chef-d’œuvre de sculpture.

 

Mais un troisième incendie éclate en 1194.

 

 

Tout est alors détruit, sauf la façade et le fameux portail royal : mais on retrouve intacte au milieu des décombres, une relique précieuse entre toutes – le fragment de la chemise de la Vierge

 

Une nouvelle fois, les travaux reprennent.

 

 

 

 

En moins de trente ans, sans qu’on sache exactement avec quels moyens financiers, et sous la conduite d’un homme dont on ignore le nom, le gros œuvre est mené à bien : dès 1220, la nef et le chœur peuvent être utilisés lors des messes.

 

C’est presque un miracle, compte tenu de l’ampleur des travaux et du résultat obtenu.

 

 

Quarante ans plus tard, l’édifice, complètement achevé, est dédié à Marie, patronne de Chartres, en présence de Saint Louis.

 

 

 

 

 

Un livre de pierre et de verre

 

 

La cathédrale de Chartres est un lieu de culte, mais elle se veut aussi, comme la plupart des églises médiévales, un catéchisme en images à l’intention des illettrés.

 

Ses statues, ses bas-reliefs, ses 2 600 m2 de vitraux décorés offrent un résumé des conceptions théologiques du temps, comme de l’histoire du monde et de l’humanité selon les Livres saints.

 

 

On peut y voir ainsi les principaux événements qui se sont déroulés entre la création de l’Univers (Genèse) et l’avènement du Christ (Nouveau Testament), y suivre les épisodes de la vie de Jésus et les hauts faits des premiers saints.

 

 

Chartres est un livre de pierre destiné à instruire le pèlerin.

 

 

 

 

 

Un étonnant décor

 

 

Mais Chartres possède encore des particularités plus remarquables.

 

Son orientation, d’abord, en direction du nord-est, déconcerte :

 

 

La plupart des églises sont en effet tournées vers l’est, vers la Palestine , berceau du christianisme.

 

 

 

 

Cette anomalie s’explique par la nécessité de prendre appui sur les bases enterrées de l’ancien temple païen, selon les historiens de l’art.

 

Mais, de la sorte, le bâtiment suit les courants telluriques considérés, depuis l’époque gauloise, comme bénéfiques à l’homme : les influx magnétiques, qui épousent les accidents souterrains (nappes phréatiques, failles, etc.).

 

 

 

Le décor de la cathédrale présente aussi des caractéristiques insolites.

 

Un peu partout dans le bâtiment, le visiteur aperçoit des symboles, initiales, poissons ou visages, gravés au burin dans les pierres, marques émouvantes de maçons anonymes.

 

 

Quelques thèmes chrétiens fondamentaux, en revanche, sont curieusement absents.

 

Nulle part, parmi les riches sculptures des façades extérieures, on ne trouve de représentation de la Crucifixion.

 

Cette absence, selon certains auteurs, est la preuve d’un lien associant les bâtisseurs de Chartres avec l’ordre du Temple, accusé de nier la divinité de Jésus.

 

 

Les vitraux même de Chartres n’échappent pas totalement au mystère :

 

 

Par quel secret inconnu ont été obtenues les admirables couleurs des plus belles verrières ?

 

 

Et quel est le sens véritable des figures tracées sur elles ?

 

 

 

 

Les épisodes de l’histoire sainte se prêtent souvent à une double interprétation : littérale pour le peuple, ésotérique pour les initiés.

 

 

Il en va de même pour les formes en rosaces, simples motifs décoratifs pour certains, représentation cryptée des mouvements de la matière sous l’action du feu élémentaire alchimique pour d’autres.

 

 

Enfin, des thèmes astrologiques sont traités dans le décor de la cathédrale : les signes du zodiaque encadrent la grande scène de l’Ascension au tympan de la porte nord, et les personnifications des sept arts libéraux (les disciplines intellectuelles « nobles » correspondant aux sept planètes principales distinguées par le Moyen Age) sont sculptées dans les bordures de la porte sud.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Enfin, l’élément le moins énigmatique de l’église n’est certainement pas le « labyrinthe », un dessin incrusté dans le sol de la nef, constitué par onze anneaux de dalles noires s’enroulant pour former un parcours de plus de 260 m de long : le « chemin » conduit jusqu’au cœur du labyrinthe, jadis marqué par une plaque de cuivre gravée du combat mythique de Thésée et du Minotaure…

 

 

 

 

Etrange motif dans une cathédrale bien étrange…

 

 

 

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commentaires

Fred 10/01/2006 10:51

1) Orientation
Les cathédrale ne sont pas orientées à l’est.
Afin de définir l’emplacement du cœur de l’édifice, les baptiseurs avaient pour habitude de projeter sur le sol, l’ombre portée par le soleil durant les solstices, et ceci à l’aide un bâton. On obtenait ainsi un rectangle marquant l’emplacement du cœur et l’orientation.

 

2) Les décors.
Toutes les cathédrales présentent des signes « insolites et non chrétiens ». Les baptiseurs de cathédrales sont tous liés à l’ordre du Temple, aux templiers si vous préférez. C’est là l’une des raisons de la présence de divers symboles et de signes astrologique. Ce n’est pas l’apanage de la cathédrale de Chartres.

 

3) Les vitraux
De nombreux ouvrages ont été écrits sur la fabrication, tout comme sur la symbolique.

 

4) Le labyrinthe
Toutes les cathédrales en ont un. C’est une représentation symbolique du chemin que doivent emprunter les fidèles, dans leur foi, pour s’approcher de Dieu.

 


 

Conclusion
Rien d’étrange ici. Cette cathédrale est comparable à toutes les autres.

Fée 10/01/2006 20:33

>> Merci Fred pour ton commentaire *Van/fée

lionllionelellionell 08/08/2005 17:56

:038: là aussi je l'ai visitée et il est vrai qu'elle est très belle et remplie de mystères!
amitié
L.I.O.N.E.L