Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Contacts

  


 

 


 

 

 

 

Visiteurs curieux



7 juin 2005 2 07 /06 /juin /2005 00:00

 

 

GASTON MASPERO :

 

Né à Paris, le 24 juin 1846.

D'origine italienne, dès sa prime jeunesse, il manifesta des prédispositions pour les langues orientales et traduisit le texte de la stèle de Napata, rapportée par Auguste Mariette.

 

 

Ce futur égyptologue partit pour l'Uruguay et en revint en 1868, et Emmanuel de Rougé confia à cet autodidacte de l’égyptologie un poste de répétiteur à l' Ecole pratique des hautes études, qui venait d’être créée ; durant la guerre de 1870, estimant qu’il devait beaucoup à la France, il s’engagea dans le conflit et prit la nationalité française.

 

 

En 1873, après le décès d’Emmanuel de Rougé, il fut élu titulaire à la chaire de philologie et antiquités égyptiennes du Collège de France, mais le Ministère ne nomma Maspero que chargé de cours.

 

 

En mars 1874, le ministère le nomma enfin titulaire.

Envoyé en Egypte en 1880, il assista Mariette, très affaibli par le diabète qui aura raison de lui, et prit la direction générale du Service des antiquités égyptiennes, sans la désirer véritablement.

 

 

Il découvrit les textes des pyramides, en 1880, qui existaient bien, malgré l’intime conviction de son prédécesseur.

 

L’année suivante, il va commencer sa carrière par un coup d’éclat : ayant appris que, depuis quelques années, des antiquités étaient proposées sur le marché, Maspero et ses collaborateurs remontèrent la filière, jusqu’à deux frères du village de Gournah, Ahmed et Mohamed Abd el-Rassul.

Ce dernier accepta finalement de dévoiler leur secret.

 

 

En 1871, Ahmed et lui, recherchant une chèvre égarée, découvrirent une ouverture creusée dans le roc.

 

En s’y glissant, Ahmed se trouva face à une véritable mine d’or pour sa famille et, durant dix ans, ils avaient écoulé les antiquités qu’ils prenaient de manière mesurée.

 

Maspero voyageait alors en Europe et ce fut donc Emile Brugsch, conservateur-adjoint du Musée de Boulaq, qui se vit investi de la mission d’explorer cette caverne d’Ali Baba, proche de Deir-el-Bahari.

 

Lorsqu’il y pénétra, ce qu’il vit l’ébahit : une quarantaine de momies, dont certaines appartiennent à des rois célèbres du Nouvel Empire, parmi lesquels Séthi 1er, Ramsès II, Ahmosis et Thoutmosis II.

 

En quarante huit heures, les corps et la plus grande partie des objets restants sont répertoriés par Brugsch ce précieux butin archéologique, chargé à bord d’un bateau, redescendait le Nil, vers Le Caire.

 

 

Au début 1886, Maspero entama les travaux de désensablement du Sphinx de Gizeh.

Quatre habitants de Gournah, fouillant à Deir el-Médineh, trouvèrent un puits d’accès à une tombe et Maspero put pénétrer dans le tombeau de Sennedjem, un fonctionnaire ramesside.

 

Les découvertes furent acheminées vers le Musée de Boulaq, bien trop exigu pour les richesses archéologiques qui s’y amoncelaient.

 

Maspero avait déjà soumis un projet pour que le musée fut transféré vers Le Caire.

Il quitta l'Egypte, pour n'y revenir qu'en 1899.

Il dirige le déménagement du musée égyptologique en 1902, c'est la création du Musée du Caire.

 

L’inauguration officielle se fit en novembre 1903, et le sarcophage de Mariette doit être à nouveau changé de place.

 

Maspero pense qu’il faudra près de cinquante ans pour emplir totalement le musée du Caire ; il ignore que se profilent de grandes découvertes, dont deux vont se charger de meubler les salles.

 

 

A Louxor, dans les temples de Karnak, il fit dégager le site qui fut fouillé méthodiquement.

 

« Voici vingt mois que nous pêchons la statue dans le temple de Karnak.

... Sept cents monuments en pierre sont déjà sortis de l’eau, mais ...c’est un peuple complet qui remonte à la lumière et qui vient réclamer un abri aux galeries de notre musée. »

 

 

La seconde découverte se fera sous la direction de son successeur. (Toutankhamon) En 1904, alors que les Anglais décident de relever de 7 mètres le barrage d'Assouan, il parvient à lever les fonds nécessaires pour isoler, consolider, mais aussi étudier un grand nombre d'édifices religieux de Basse-Nubie menacés d'engloutissement.

 

 

En 1912, Pierre Lacau, très hésitant, finit par accepter la direction de l’Institut français d'archéologie orientale (IFAO), nouveau nom depuis 1898 de la Mission archéologique que Maspero avait fondée. Le gouvernement égyptien avait prolongé le temps de service de Maspero jusqu’en 1911, puis jusqu’en 1916.

 

Mais la santé de l’égyptologue, qui jamais ne se ménageait, donna quelques inquiétudes et il fut victime d’alertes cardiaques.

 

Aussi, quitta-t-il définitivement l’Egypte, en 1914, laissant la direction générale des Antiquités au même Lacau.

 

Alors qu’il avait été nommé secrétaire perpétuel de l’Académie des Inscriptions et des Belles-Lettres, Maspero continuait d’étudier à Paris, et il assista à une séance le 30 juin 1916.

 

Il s’apprêtait à prendre la parole, lorsqu’il pria l’assistance de l’excuser et se rassit.

Victime d’un ultime malaise, il décéda sur son banc.

 

Sur sa tombe est gravé Ma spero (Mais j’espère).

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires