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4 août 2006 5 04 /08 /août /2006 09:21
 
 
 
Bonjour Van Tite Fée,
 
Voici aussi limité que possible mon témoignage sur mes révécus, sachant que :

1) Je suis une personne saine, pas de drogue ni d'alcool.
2) Ayant grandi en vallée industrielle minière du centre de la France, dans une famille d'origine hispanique je n'ai reçu aucun conditionnement à l'identité celte.
3) Je ne relève d'aucune secte, ni organisation religieuse, ni politique; j'ai reçu une éducation chrétienne standard. Je ne suis pas pratiquante, et de croyance libre et critique.
4) Je suis une mère de famille n'ayant aucun intérêt à inventer pareilles choses.
5) Ce revécu druidique m'a permis de parler de certains types de monuments avant qu'on en découvre les premières traces, de découvrir le site du village arverne pris par la légion, de faire reconstituer les instruments de la musique gauloise.
6) Etant donné tous les faits paranormaux ou rééls se raccordant à ce vécu, depuis tant et tant d'années, il semble relever d'une volonté, d'une sorte de "mission" de restitution.
7) Sur le plan de ma vie, il semble qu'une force contraire négative ait tout fait pour m'empêcher de réaliser cette mission de restitution, et si vous saviez les luttes qu'il me fallut et qu'il me faut mener...
Modestement, je suis obligée d'accepter ce vécu.
Je fus toujours le vilain petit canard de la couvée, ressentant ou voyant d'étranges choses, mais aussi, jouant avec des serpents venimeux, et ne comprenant pas pourquoi cela.
 
 
Comme annoncé, voici mon témoignage sur la réincarnation. Le plus simple était de copier quelques pages de mon témoignage.
Il faut savoir que je n'ai jamais reçu aucun conditionnement au celtisme, étant née au sein d'une famille d'origine hispanique et dans une région minière du centre de la France, mais je fus toujours très particulière. Enfant, je jouais avec des serpents venimeux, comme par la suite je vis Véda enfant, faire la même chose, mais aussi je composais naturellement, et à l'école, l'évocation du sort des gaulois et de Vercingétorix (Verking-Etorix pour le nom non déformé par le Latin) me révoltait.
Je me raisonnais en me disant qu'au fond ce n'étaient pas mes ancêtres, mais une petite voix intérieure me disait : "Qu'en sais-tu ?"
Je suis née un 31 octobre, jour hors du temps pour les Celtes, jour de la fâte de Samain ou samon (prononcer "chamain ou chamon", dans une ville dont le nom désignant cette fête, fut christianisé en Saint Chamond !
Je suis donc visiblement en accord avec ce jour des chamans, et il semble que ce revécu ne soit pas le fait du seul hasard, d'ailleurs des découvertes et reconstitutions se sont faites à partir de ce revécu.
Voici donc un extrait de mon témoignage paru dans "Revivre", avec tout d'abord le début du roman "Arianrhod", relatant l'épopée de Véda et de ses compagnons.
J'ai pleuré en rédigeant ces souvenirs, et le revécu en fut d'une intensité...
J'ai aussi eu d'autres revécus. Je suis parfaitement sincère, je ne relève d'aucun groupe, secte, parfaitement saine, sans drogue ni alcool.
Mes livres sont édités par moi, sous mon label Ormhael Publication, mais peuvent être commandés par la FNAC, ou directement.
Marie / Ormael
 
 
 
Qui a parlé de “ Pax Romana “ en Gaule ?
 Prise du village par les Romains. Extrait des pages 8 et 9 du roman : “ ARIANRHOD ”chez Ormhael Publication, rédigé d’après ce revécu :
 “Le vieux druide s’avance dignement au milieu de tous. Un silence respectueux s’établit.
Le regard du vieil homme parcourt les rangs de ses amis, et s’attache particulièrement au visage du jeune Gaéios, enchaîné, blessé, livide, mais retenant ses plaintes.
La dignité du vieillard, celle du jeune homme montrent la conduite à tenir. Odoéios fait face au centurion ; altier et paisible son regard défie l’officier.
Les soldats se saisissent du vieil homme, l’un d’eux le lie au poteau central du village, le poteau-emblème sculpté et sacré, ce jour profané en servant au supplice.
Comme la veille dans le verger, le druide a les traits sereins ; il est prêt.
Sans ménagement, un autre vieil homme, le chef du dunon est jeté à genoux au pied du poteau. Lui aussi se montre digne, mais la peur du supplice imminent marque d’ombres son visage.
 
Odoéios abaisse son paisible regard vers le compagnon de toujours :

 « Lorsqu’il approchera le lacet, bloque ta respiration. Tout finira plus vite. A bientôt, ami... »
Colossal, un homme à peau noire s’avance, non sans solennité. Tous se taisent.
Véda se jette contre le corps lié au poteau, embrasse son vieux maître, sans dire mot. Le vieil homme ferme les yeux ; une larme roule sur sa joue.
Véda lui pardonne la façon dont il l’a écartée du service druidique. Les mots n’ont plus de sens.
Le geste peut encore transmettre au condamné, ce sentiment d’être aimé qui le portera plus vite vers le séjour des ancêtres. Véda sait cela.
Les soldats l’éloignent :
 « Tu gênes le travail du bourreau ! »

Si près du lieu d’exécution, le sinistre craquement des vertèbres est clairement audible. Ainsi s’achève la vie d’Odoéios, dernier druide du village arverne de Kronaith.
Les cinq ans d’Agartha, petite-fille du druide, lui permettent-ils de donner un sens aux événements du jour ?
Son regard sans larme ne peut se détacher du corps inerte de son grand-père précipité au sol tandis que l’autre vieil homme est à son tour lié au poteau.
 
La fillette se tait. S’efforçant de tenir les yeux ouverts, Véda adresse au vieux chef une ultime pensée de courage, et Gwen le barde, elle le sait, en fait autant. Les vertèbres rompent.
Est-il possible d’oublier l’immonde craquement signant cette mise à mort ?
Dans les rangs, tous pleurent. Véda sent la haine lever en son coeur avec tant de puissance que ce sentiment nouveau pour elle, lui serre la poitrine, bloque ses poings fermés, la blesse à hurler. Autour d’elle se densifie le puissant égrégore engendré par la haine en chaque coeur arverne, au centre de la marque d’infamie, à croire que le sang dans leurs veines en sera à jamais imprégné.
Ce ne sont ni des vieillards, ni un druide, ni un chef qui viennent de succomber, c’est un monde de sagesse, de connaissances, d’harmonie qui bascule et se perd pour des siècles, mais cela, Véda l’ignore. “
Commentaire :

Près de trois ans après la reddition de Vercingétorix à Alésia, les Romains massacraient, emmenaient en esclavage, déportaient, brûlaient des villages. Nos cours d’Histoire enseignaient que juste après la reddition d’Alésia, la “ pax romana “ s’installait en Gaule, César, très clément, apportant “ la civilisation “ dite gallo-romaine !
Cet enseignement est hérité de la propagande romaine. Hitler aussi installait un idéal, tandis qu’il mettait l’Europe à feu et à sang, seul son modèle représentant “ la civilisation “.
 

Extraits de "Revivre !" par Marie Roca Editions Ormhael Publication
 
Première étape du revécu : message
« Reprends la route qui va où tu dors… »
Comte de Lautréamont. 1846-1870
« Les chants de Maldoror »
Octobre 1980 : le rêve  des trois druides
 Mariée depuis une année, au cours d’un week-end en Haute-Savoie, j’eus un songe, plein d’une grande lumière et d’intense sérénité.
Ce rêve me surprit tant par son ambiance, son intensité que par son thème. Ni influence, ni lecture ou film vu, rien ne pouvait avoir fourni à mon subconscient, les ingrédients mis en oeuvre.
J’étais devant trois hauts fûts (troncs d’arbres) très lumineux. Soudain, de derrière chaque tronc, par la droite face à moi, surgit un personnage lumineux, très digne, de blanc vêtu.
J’identifiai aussitôt ces trois personnages comme étant des druides, et je fus très émue, car je reconnus sans pouvoir lui attribuer de nom, le plus vieux des druides, celui du milieu. Un lien affectif très fort me liait à ce druide. Mon émotion était intense.
 
Ce vieux druide s’adressa à moi et je n’avais jamais entendu en cette vie, le nom qu’il me donna, mais qui ne m’étonna pas dans le rêve. Désignant la nature, il dit :
 « - Les hommes ne sont pas dignes de ceci. A toi d’agir, Véda ! »
 L’apparition s’estompa dans la lumière, et je m’éveillai dans un grand bien-être. Impressionnée par ce rêve, ne pouvant lui donner aucune explication, je tentais en vain de l’oublier.
Pourquoi avais-je d’emblée identifié des druides ?
Pourquoi ce ressenti affectueux envers ce vieillard ?
Pourquoi me donnait-il ce nom : Véda ?
Que signifiait ce message ?
Cette action demandée, quelle était-elle ?
Impossible d’oublier ce rêve si intensément lumineux, mais la vie était là, et la vie pendant les dix années suivantes, ce fut la naissance de deux enfants, leur éducation, le travail salarié, le ménage, le projet d’une maison, et les premiers prix littéraires.
 
 Près de dix ans plus tard, très exactement en Avril 1990, advint le second rêve.
Tel un film, ce rêve ne se contenta pas de me montrer une histoire, il me la fit revivre en me faisant intégrer la peau de Véda, jeune femme initiée au druidisme, possédant de grands savoirs en tous domaines, et en me faisant revivre l’épisode de la déportation, toutes sensations, tous savoirs et tous sentiments de la jeune femme.
C’était je le suppose, comme lorsqu’on revit sous hypnose, un événement intense occulté par la mémoire consciente, mais gardé par le subconscient.
Tout est restitué avec le ressenti physique, émotionnel et la force du premier vécu.
 Par la suite, rêves et flashes me mirent naturellement dans le ressenti de Véda, jeune femme druide. Chacun des personnages intervenant dans ces rêves et flashes m’était connu comme si en cette vie actuelle, je vivais toujours avec cette personne. Chaque épisode revécu le fut dans son intensité première.

Comme écrivain, je crée des personnages, des circonstances, je mets en scène.
C’est un travail intellectuel, mais quelque profondeur d’esprit que je puisse y mettre, je ne serais jamais en ce travail créatif qu’animatrice de marionnettes fictives. Au contraire, dans ces revécus, les personnages sont des âmes qui eurent et pour certaines, entretiennent toujours avec mon âme des rapports humains.
 
Elles existent indépendamment de mon imaginaire, de ma volonté, et nous sommes en relation selon des sentiments réels. Les circonstances sont imposées par les souvenirs portés par mon âme. Je ne suis pas le moteur d’une mise en scène. Mes souffrances et mes émois antiques sont réactivés plus ou
moins intensément, selon qu’il s’agisse d’une restitution par rêve nocturne, ou d’un revécu par flash à l’état de veille.
 
Dans le rêve de la déportation, Véda a un ressenti très fort, un coup de foudre pour le décurion qui s’approche d’elle, mais dans le même temps, elle ne peut se sentir totalement déliée d’une relation
qu’elle eut jadis avec l’unique guerrier rescapé par miracle.
Cet homme, le bel Apténios, traumatisé par la guerre, marche juste derrière elle. Véda sent sa présence, se pose des questions à son sujet, et ne parvient pas vraiment à se défaire du lien d’âmes si indéfinissable existant entre eux depuis toujours. De
nombreux souvenirs les concernant tous deux, assaillent Véda. Elle songe aussi à sa responsabilité envers tous ses compagnons, à sa dernière conversation avec son maître druide, à la mise à mort de ce dernier par les romains...
Toutes ces pensées sont revécues de l’intérieur de l’âme, et ni imagination ni talent ne saurait créer un ressenti si puissant, une telle mémoire spontanée de sentiments et de sensations. Ces ressentis font d’ARIANRHOD, roman né de ce revécu, une oeuvre puissante, palpitante touchant le fond de l’âme, car écrite depuis l’âme.
 
 
 
Seconde étape du revécu druidique : la révélation.
« Le temps scintille, et le songe est savoir. »
Paul Valéry. 1871-1945
« Charmes : cantique des colonnes. »
Avril 1990 : Rêve de la déportation des villageois arvernes
 Un peuple en marche, sous la canicule. Peu d’hommes jeunes, des femmes de tous âges, des enfants, des vieillards accablés, des chariots tractés par des boeufs, emplis à ras bord de provisions, d’effets, d’outils. Ce peuple exténué est encadré de soldats romains suant sous le casque, pilums servant de bâtons de marche.
 
A l’avant et à l’arrière du convoi, des cavaliers, officiers romains ouvrent et ferment la marche. Au premier rang des villageois en marche, une jeune femme attire l’attention. Chevelure rousse, regard puissant, elle est vêtue de bleu et un bandeau d’étoffe également bleue orne son front.
Au cou, elle porte une croix d’argent assez grande, cerclée, portant trois cercles en son centre. A sa droite, un homme d’âge mûr, un peu corpulent, porte aussi une croix d’argent, mais avec seulement deux cercles internes.

 A ce stade de la vision,  la spectatrice que je fus d’abord est propulsée dans le corps de la jeune femme. Je me nomme Véda, j’ai vingt-trois ans, et je suis arverne du village de Kronaith, non loin de Kerkobie (Gergovie).
 
Le nom de notre village, Kronaith, signifie : couronne d’aubépines. Je fus disciple du druide Odoéios. (Celui qui m’avait parlé dans le premier rêve.) Lorsqu’ils ont pris notre village, bon poste d’observation des voies desservant Kerkobie, afin de le raser et d’y installer une garnison permanente, les romains ont exécuté notre vieux druide et notre honorable vieux chef. Je ne puis oublier ces actes odieux.
 
Des villageois, ils firent deux lots : les esclaves, la plupart des hommes au-dessus de quinze ans, à l’exception des vieillards et de rares hommes encore jeunes, et ceux qu’ils déportent à présent depuis de nombreux jours vers une destination inconnue, mais nous savons qu’ils construisent des villes, souvent sur les ruines de cités incendiées par eux, quand ce ne fut pas par les nôtres aux fins d’empêcher l’ennemi de se ravitailler. Dans ces cités à la mode romaine, afin de casser les structures
des peuples, ils mêlent des déportés de toutes provenances.
 
 Ensuite, ces populations déportées doivent effectuer toutes sortes de travaux pour les maîtres qu’ils sont à présent, construire routes, aqueducs, arènes, cirques, temples, villas pour les colons, et de surcroît sont pressurées d’impôts, réduites à la misère, affamées, persécutées lorsqu’elles entendent poursuivre leur propre culte. Des jeunes filles gauloises, sont livrées de force à l’armée comme prostituées.
 
Beaucoup se suicident plutôt que d’accepter ce sort, et souvent avant de se suicider, elles tuent l’un des hommes. Des centurions mariés se choisissent une jolie jeune épouse en Gaule. Ils ne résistent pas aux charmes de la blondeur. Certaines épouses romaines font à leur centurion d’époux, la surprise de les rejoindre en Gaule.
Le “ pris en faute de polygamie” fait discrètement égorger sa jeune épouse forcée. Parfois, celui qui est chargé de cette basse oeuvre, livre la fille à la soldatesque, avant de la tuer. Ces crimes me révoltent, moi Véda, fille arverne !
 Moi Véda, initiée depuis l’enfance à la science druidique, je ne puis admettre notre situation, mais j’ai beau serrer les poings, je ne sais que faire pour l’heure. Ma révolte ne peut plus être contenue. Un chant rebelle franchit bientôt mes lèvres, en Latin, sitôt repris par mes compagnons d’infortune :
 “ Vincere Roma...” Illusoire révolte, mais nos âmes nous poussent à hurler notre refus d’asservissement ! A l’avant, le centurion dépêche un jeune décurion pour faire cesser le vacarme. Le décurion se nomme Marcellus et est vraiment jeune.
Son regard et le mien s’affrontent. Quelque chose dans son regard si clair, m’empêche de le haïr. Sans baisser les yeux, je lève la main droite, la main du commandement. Ainsi cessent les vociférations. La pénible marche reprend.
 D’autres événements surviennent à la nuit tombée, décisifs quant à notre libération de la tutelle romaine, en grande partie du fait de mes savoirs.
Cette libération est en soi un exploit. Ces villageois dont le sort m’est confié, traverseront la Manche jusqu’au lieu où s’édifiera notre nouveau village, chez nos frères celtes en Ecosse, au pied du mégalithe nommé Arianrhod d’après l’étoile guidant les voyageurs, et que les grecs nomment Ariane.
 La vie reprend avec ses joies, sa musique, ses histoires d’amour, d’amitié, ses luttes et ses tragédies. Le premier songe de restitution s’arrête au débarquement des exilés en Ecosse.
 Le reste de l’épopée gauloise, très complète, me sera restitué par flashes éveillés, ou par d’autres rêves. Cette épopée est narrée dans le roman historique : ARIANRHOD. Ce roman fait si forte impression d’authenticité, qu’il fut lauréat d’un grand prix du roman historique à Paris. (ajout de ce jour 1er Août, fête celte de Lug, lugnassad , il y a désormais un projet d'adaptation en feuilleton télévisé, en multiproduction)Je n’ai pas hésité à accomplir un vaste travail de recherches pluridisciplinaires avant de passer à la phase rédactionnelle.
 
Par la lecture de l’épopée complète et vivante, on comprend que la propagande romaine usurpa la place due à nos ancêtres celtes dans notre mémoire collective. Il n’est pas impossible que la surconsommation française d’anti-dépresseurs, trouve son origine dans le mal-être dû au manque d’enracinement, au contraire des Grecs, des Italiens, des Allemands ou des Scandinaves.
C’est peut-être aussi dans l’absence de références ancestrales de bases, que se trouve la raison du nombre croissant de jeunes Français stériles !
 

 A partir de ce second rêve, ma vie devait totalement se réorienter et en passer par des événements dont certains poussent plus loin vers l’irrationnel, pour reprendre ce mot galvaudé qui ne devrait rien avoir de péjoratif.
 
L’Homme ne peut certes pas tout expliquer ! Imaginez mon ressenti, après ce second rêve, précis, me plongeant dans la peau de cette jeune femme gauloise, avec sa mémoire à elle, la pleine conscience de son identité, son mental relevant de son époque, de sa civilisation, de son rang, de sa formation initiatique, sa sensorialité, ses sentiments, sa détermination, ses émois, son courage, sa science, cette dernière n’ayant rien à envier à celle de nos modernes savants, sa philosophie liant la vie à la mort, et la mort à la Vie.
 
J’insiste sur le fait que la construction mentale de Véda était établie sur des schémas différents de ceux que me donnent notre époque et mon éducation.
Hors cette construction mentale, une entité s’imposait identique en l’être Véda et en l’être Marie.
Véda n’était pas étrangère à Marie, et Marie n’était pas étrangère à Véda.
La rêveuse Marie ne s’était pas retrouvée dans la peau d’une étrangère, mais dans un corps dont son âme avait jadis eu l’usage.
 
Une fois intégré ce corps, il n’y avait pas de conflit, de juxtaposition, de cohabitation de deux entités en ce corps. L’âme reconnaissait ce corps pour sien.
 
L’entité Marie et l’entité Véda sont une, non par superposition plus ou moins forcée de deux entités, mais comme deux pièces constitutives d’un même puzzle.
L’une prolongeait l’autre. En intégrant le corps de Véda, l’âme n’avait pas encore connaissance de la vie de Marie. Je dis encore, et je pourrais dire n’avait plus, car la question du déroulement et de la temporalité est clairement posée par les modalités de ce revécu.
 
Je peux parler de souvenir d’un vécu de vie antérieure mais aussi de retour dans cette vie antérieure, ou de retour de l’âme que je suis, dans l’un de ses anciens corps.
 
 
L’observatrice du début, n’était peut-être que l’âme ayant temporairement laissé son corps. En ce cas, il y aurait simultanéité de déroulement de l’époque contemporaine et de cette époque antique. Il y aurait donc l’animation par une âme, de plusieurs corps, simultanément en des époques distantes de deux millénaires dans notre décompte du temps !
 
J’avoue ne pouvoir qu’émettre des hypothèses, mais cela n’est pas sans me rappeler qu’à plusieurs reprises dans ma vie, on me certifia m’avoir vue en des endroits où je n’étais pas au moment où on me vit, et en certains cas, en des endroits où je n’étais alors jamais allée.
 
Conscience élargie : la racine du “ moi “
« Un chemin étroit ne peut jamais avoir de proportion avec une conscience large.»
Louis Bourdaloue. 1632-1704
Sermon sur la fausse conscience.
 Notre champ expérimental vital serait donc beaucoup plus vaste que celui d’une unique expérience terrestre !
Cette conscience d’être individualisé, ne la portons-nous pas depuis toujours en
nous ? Dans la peau de Véda, j’étais autre que ce que je suis aujourd’hui, mais je ne jouais pas un rôle, c’était moi, mais un moi d’avant cette existence présente, avec un autre physique, plutôt avantageux, une autre santé, une autre formation, une autre construction mentale, une autre fonction sociale.
 
La racine de mon moi, intégrée au mental de chacune de mes incarnations, cette conscience d’être ayant survécu à chaque mort physique d’un corps nécessaire à l’abriter, était la même. Cette racine du moi, vrai fondement entitaire est la conscience individualisée, l’esprit.
Cette conscience d’être un “ moi racine “ unique, investi dans un corps, un mental, une mémoire d’incarnation, appartenant à une autre époque fut une évidence.
 
Dans la peau de Véda, je n’avais absolument aucune notion relevant du vingtième siècle finissant, aucune connaissance de Marie, j’étais intégralement Véda dans toutes ses composantes dont physiques, et sur ce dernier point il me faut relever une évidence, constitutive de preuve que ce rêve me ramena vraiment dans une vie antérieure. Lorsqu’on est handicapé physique, qu’on n’a jamais en cette vie expérimenté les sensations relevant de la normalité de fonctionnement d’un sens, et que dans le revécu, le sens fonctionne normalement et génère des sensations jamais connues en l’incarnation actuelle, mais normales pour la personne physique d’autrefois dans la peau de laquelle on se retrouve, on ne peut avoir inventé ce revécu.
 

En cette vie actuelle, je ne vois que de l’oeil gauche, étant passée par la cécité dans l’enfance. Je ne connais pas l’expérience physique de vue des deux yeux. Jamais mon cerveau ou ma mémoire n’ont enregistré en cette vie l’expérience de vue des deux yeux. Du fait d’une opération spécifique, outre la cécité de l’oeil droit, la vue de l’oeil gauche est limitée, j’apprécie mal les distances, je n’ai pas de profondeur de champ, de relief, je vois flou lorsque je me déplace.
 

Dans la peau de Véda, lors du revécu, je voyais des deux yeux et avec une excellente acuité ! Cette expérience de vue normale n’était enregistrée, ni au niveau de mes cellules physiques, de mes neurones ni au niveau de mon mental cérébral actuel puisque je n’ai jamais expérimenté la vue normale en cette vie, mais bien à un niveau autre, en une autre vie physique, expérience enregistrée par l’âme.
 
Etant dans le corps de Véda, avec son mental, je n’étais pas surprise de voir si bien. Je ne m’en faisais pas l’observation. Le lien était donc établi entre Véda et Marie, la seconde ayant été la première, l’âme et seulement l’âme, se souvenant de l’expérience de vue de deux yeux, que la
physiologie, le mental et les neurones de Marie ont toujours ignorée !
En mon cas, cette normalité de sensations visuelles signe la recevabilité du revécu. Il est possible que l’accident survenu après ma naissance soit advenu pour servir de marqueur au revécu.
 
 Dans la peau de Véda, je connaissais parfaitement les propriétés et les noms des plantes, minéraux et autres substances mises en oeuvre pour nous libérer.
Actuellement, quoique depuis l’enfance curieuse des plantes, je ne connais pas grand chose en ce domaine, mais enfant, je me souviens avoir spontanément donné à mon père qui n’en demandait pas tant, les propriétés curatives de plantes telle la grande mauve, qu’il considérait comme mauvaise herbe ! Souvenons-nous aussi que je jouais avec les serpents et que je prophétisais, toutes dispositions développées par les druides.
 
Véda et moi actuel, sommes bien la même entité du point de vue “ essentiel ” : au niveau de l’âme.
Tout ceci “ me ” concernait si intimement, que je sus avoir vraiment vécu cela, à une autre époque. Par ce revécu d’une vie antérieure, la notion du “ moi ”, de la personnalité se redéfinissait selon d’autres normes que celles acquises par l’éducation moderne occidentale doublée d’une éducation catholique.
 
A partir de ce rêve, le “ moi ” prit plus d’envergure, se situant au niveau d’une force qui nous habite et que nous limitons ordinairement aux  bornes de notre naissance actuelle. Descartes avait tiré les mêmes conclusions d’une expérience dite hors du corps !
 
Je fus toujours surprise par cette continuité de force, dont la maturité semble parfois très en avance sur l’âge terrestre de la personne. Un vécu de la petite enfance, me revient. J’avais trois ans. Ma mère venant d’accoucher, j’étais chez une tante dont l’époux était depuis peu rentré traumatisé de la guerre d’Algérie. Au repas, comme je ne finissais pas mon assiettée de petits pois, l’oncle me brutalisa tant, que je fus couverte de bleus et d’ecchymoses.
M’ayant vue ainsi, l’épicière fit prévenir mon père à l’usine. Au moment où je fus battue, j’ai le souvenir d’une très grande force en moi, d’une conscience très ample enfermée dans le corps faible d’une toute petite fille, et cette conscience se prolongea dans les autres expériences de vie, sans rupture entre la conscience de mes trois ans et celle de ce jour.
Nous portons donc en nous, du fait de l’être conscient individualisé ou âme, la mémoire in extenso de nos expériences incarnées. Résister est une fonction inscrite en mon âme depuis des incarnations, dont celle de Véda, mais par l’histoire de ma famille, elle est aussi inscrite dans la mémoire génétique de lignage, ce qui ne fait que renforcer cette tendance en moi, la porter en avant.
 
 
Ceci est un court extrait du témoignage paru dans "Revivre".
J'ai eu d'autres revécus spontanés, et le tout premier en fait remonte à l'époque étudiante. Je ne connaissais rien à l'Histoire antique de l'espagne, mais je me suis revécue en rêve, en jolie, jeune pricesse wiwgothe, vêtue de velours rouge grenat, enceinte.
Je disais "au revoir" à mon époux, au casque très brillant, un prince beau comme le jour. le sentiment que nous partagions était fusionnel, exactement de la puissance du sentiment entre la jeune femme druide Véda, et le guerrier arverne Apténios.
Ce prince Wisigoth auquel je dis adieu, se nomme : Rodérick. Quelques temps après, toujours dans ce rêve, on m'annonça que Rodérick avait été pris par l'ennemi et on m'exortait à fuir pour sauver l'enfant que je portais...

Je n'ai pas revécu que des beaux rôles, car j'ai revécu la vie d'un marin hollandais, noyé lors d'un nauffrage au 17ième siècle. Cela a au moins la vertu de m'expliquer pourquoi aucune de mes tentatives pour apprendre à nager en cette vie présente, ne fut couronnée de succès !
Il y a aussi deux rêves concernant l'un le fait que je fus guide désincarné, l'autre que j'ai accepté de m'incarner pour cette mission de restitution. En tant que guide désincarné, j'ai tenté de sauver des protestants en leur inspirant l'endroit où se cacher, parfois en vain, la nuit de la St Bathélémy.
Je donnerais d'autres précisions, sur cette restitution qu'il me fallait faire, et sur les trois apparitions de Lug(lumière) protecteur de la Gaule et des celtes, dont l'Eglise fit St Michel. Aujourd'hui, c'est justement pour les celtes, Lugnassad, fête de Lug. Je vous parlerai aussi d'une multitudes de vécus dits paranormaux : lumières, anges, etc, parfois également vécus par mes proches dont mes enfants !
Oui, ce que je vis est énorme, mais parfaitement sincère,et ce n'est pas facile d'avoir une vie aussi atypique, croyez-moi !
Je jure sur ceux que j'ai de plus cher, que j'ai bien vécu tous ces faits.
Marie/Ormael
 
 
 
 
 
>> Merci Marie/Ormael, de nous l'avoir fait partager  *Van

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commentaires

sandra 12/08/2006 23:23

bonjour marie,vraiment votre vecu m'impressionne!!!c'est vrai moi qui repousse les choses bizarres a m'ateindre vous vous accepter sans peur...je trouve cela tres courageux...il m'arrive des choses c'est vrai mais pas exceptionnelles comme les votres!!mais je pense qu'avec le temps on s'habitue...j'aimerais tellement savoir dominer mes ...comment dire?mes dons???on peut dire ca???bref je sais pas!!!!mais je vous souhaite pleins de belles chose et a tres bientot!!!sandra

Jei 05/08/2006 17:45

Une mémoire étendue? Je possède un livre sur "comment revivre ses vies anterieures", j'espère pouvoir réussir quelques expériences de reminescence car je ne possède pas cette "mémoire éveillée". C'est marrant car vous écrivez un livre sur ce que vous avez vécu et moi, sur ce que j'aurais aimé vivre (c'est un roman dont l'histoire est purement fictive, mais dont la trame me fait penser à votre histoire : revivre ses vies anterieures).
Pour ce qui est de l'auto-édition, je trouve ça très courageux de votre part... une prophétie vous aurait-elle aidée ; ) ?
A propos de prophéties, je ne pense pas que nous soyons près à les recevoir. Et comme le dit si bien Van/Fée, ce qui doit arriver, arrivera. Même si cette idée est terriblement déroutante...

Marie/Ormael 04/08/2006 18:40

Bonjour JeiEn fait, tout cela est en moi, c\\\'est comme si vous aviez une mémoire étendue à certaines de vos vies antérieures, et de plus en plus, je dois dire que je me sens plus proche de ce "moi" d\\\'avant, comme si j\\\'allais le réintégrer, mais il faut aussi dire que mes lecteurs du roman fidèle à mes souvenirs, se fédèrent à cette histoire et pour beaucoup, elle éveille des réminiscences de vies antérieures celtes. C\\\'est comme si vous décidiez de raconter vos souvenirs d\\\'enfance. Je suis d\\\'ailleurs en train de terminer sous forme de roman, la période antérieure de ma vie gauloise, de l\\\'enfance à l\\\'âge de 23 ans, mais c\\\'est aussi tout un pan de l\\\'Histoire arverne de cette époque. On est loin des écrits de César, mais je ne fais que raconter mes souvenirs de gauloise d\\\'il y a 21 siècles, et ce n\\\'est pas certes, pour faire l\\\'apologie de César !Pour le moment, je n\\\'édite que mes livres, car en dépit de maintenant quarante-deux prix littéraires, je n\\\'ai pas su en son temps, me faire ouvrir les portes des grands éditeurs parisiens, n\\\'ayant pas la possibilité de les contacter par le biais de relations. (Je viens du peuple). Les éditeurs de province sont plus des prestataires de service, que des éditeurs. Ils prennent beaucoup d\\\'argent à l\\\'auteur pour rien. Je me suis donc autoéditée, ce qui coûte cher, et comme je suis hirs circuit, je vends mes livres par mes propres moyens, et pour ceux qui connaissent les titres, il y a possibilité de commander par la FNAC.Je n\\\'ai donc pas les moyens d\\\'éditer d\\\'autres auteurs, ou alors il faudrait que je fasse comme tous ces faux-éditeurs qui demandent des sommes considérables à toute personne leur présentant un manuscrit, mentent sur la quantité éditée et ne vendent aucun livre ! Je suis honnête.Oui, mon vécu est "fantastique", mais vous n\\\'en connaissez qu\\\'un fragment ! Toutefois, ce n\\\'est pas facile d\\\'être "différente" ! J\\\'ai des "dons" certes, mais le pire est celui de prophétie; le pire est de savoir ce qu\\\'il nous attend sous peu, et de le savoir depuis l\\\'âge de huit ans, c\\\'est à dire depuis quarante-trois ans. La guerre civile résultant d\\\'une idéologie étrangère à nos moeurs, cette guerre dont j\\\'eus la vision  me semble inéluctable, mais j\\\'espère m\\\'être trompée...Toutefois d\\\'après cette vision, nous nous déferons de tout ce mal, et des personnes qui le font.

Fée 04/08/2006 19:06

>> Coucou miss ! Est-ce que cela se passera bientôt à l'échelle du temps ?
Ce qui doit arriver, arrivera. De toute manière, vu l'époque dans laquelle on vit, ça ne m'étonnerai pas. C'est typique de l'être humain. *Van

Jei 04/08/2006 15:05

Hé bien, comment ne pas rester de marbre face à une telle histoire?
C'est absolument fantastique et incroyablement intéréssant! Comment faites-vous pour retenir toutes ces informations, aussi ancrées soient-elles, pour les retransmettre par écrit?
Je me demandais également quels autres livres aviez-vous publié? et de quels auteurs?
Merci pour ce voyage ; )