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30 janvier 2006 1 30 /01 /janvier /2006 09:21

 

 

 

 

Les alignements de Carnac

 

 

 

 

C'est autour du golfe du Morbihan que se dressent les plus fantastiques alignements mégalithiques du monde.

 

 

Trois mille pierres sont encore debout, mais ce sont sans doute près de dix mille menhirs qui formaient l'ensemble d'origine.

Pourquoi des hommes, se relayant pendant plusieurs siècles, ont-ils consacré toute leur énergie à l'élévation d'un tel ensemble ?

 

 

 

 

Il convient tout d'abord de se débarrasser d'une légende popularisée par la bande dessinée : les menhirs ne sont pas l'oeuvre des Gaulois ni des Celtes.

 

 

En effet, même si ces derniers n'hésitent pas, dès leur arrivée, à utiliser les dolmens comme lieu de culte, ceux-ci dominent déjà les landes bretonnes depuis plus d'un millénaire.

 

 

Les civilisations mégalithiques qui les avaient élevés ont alors déjà disparu, après s'être répandues de l'Espagne jusqu'en Angleterre où, arrivées au sommet de leur art, elles ont bâti le monument de Stonehenge.

 

  

 

Un site unique

 

 

Le petit village de Carnac est sans aucun doute la capitale française du mégalithique.

 

Son nom signifie "le lieu des carn" : carn est un mot celtique désignant les amoncellements de pierres (il en est resté "carn" en gaélique, il a donné "cairn" en français et en anglais).

 

 

A Carnac, on trouve tous les types de construction : les alignements sont formés de menhirs isolés, mais aussi de cairn qui forment les tumulus de pierres plates que constituent les dolmens, ainsi que des cromlechs, c'est-à-dire des établissements en forme de cercle.

 

C'est au total plus de 3 000 pierres qui se dressent dans un rayon proche.

Elles ne sont qu'une petite partie de la construction d'origine, qui comprenait sans doute près de  10 000 menhirs, le temps et les hommes en ayant détruit beaucoup.

L'ensemble s'étendait probablement sur huit kilomètres, des alignements de Sainte-Barbe jusqu'à la rivière de Crach : il ne subsiste plus que sur trois kilomètres.

 

 

 

On peut aujourd'hui distinguer trois séries d'alignements.

Un cromlech en demi-cercle ouvre celui du Ménec, au nord du village de Carnac.

Là, répartis sur onze rangées s'élèvent exactement 1 169 menhirs, hauts de 60 centimètres à 4 mètres.

 

L'alignement du Ménec atteint une longueur de 1 170 mètres. Après un court espace vide, 250 mètres plus loin, l'alignement de Kermario se limite à dix rangées et à 1 029 menhirs, hauts de 50 centimètres à 7 mètres.

 

Il est long de 1 120 mètres.

 

 

 

Troisième étape, l'alignement de Kerlescan, 400 mètres en retrait. Treize files de 880 mètres de long regroupent 594 pierres hautes de 80 centimètres à 4 mètres.

Comme l'alignement du Ménec, il est précédé d'un cromlech en demi-cercle.

 

 

En dehors des alignements, le site de Carnac comprend le grand tumulus Saint-Michel, long de 120 mètres et haut de douze mètres, à l'intérieur duquel on trouve plusieurs chambres funéraires.

Il semble postérieur aux alignements eux-mêmes, tout comme le tumulus de Kercado, de trente mètres de diamètre et 3,5 mètres de hauteur.

 

 

Enfin, de très nombreux dolmens et menhirs isolés se rencontrent à proximité, disséminés hors de la zone d'alignement.

 

 

Site de Carnac

 

 

 

 

 

Problèmes de datation

On peut estimer l'âge d'un menhir en datant les petits objets qui ont souvent été disposés au pied de la pierre pour la caler.

Il faut alors se méfier des ajouts postérieurs comme des éléments qui ont pu être en place antérieurement : certaines parties des alignements de Carnac recouvrent des tumulus plus anciens.

Le problème de datation se pose encore en ce qui concerne les motifs décoratifs gravés sur bien des pierres levées.

Victimes de l'érosion, ils sont souvent difficiles à déchiffrer, et il est délicat de déterminer si le même peuple a érigé la pierre et l'a gravée, ou si les sculptures sont l'oeuvre de leurs successeurs.

On estime que les monuments de Carnac ont été élevés par plusieurs générations qui se sont succédé entre le IVe et le IIIe millénaire avant notre ère.

Des pierres pour observer les astres

Menhirs et dolmens ont des fonctions très différentes.

Le dolmen est une sépulture, et, si l'on trouve parfois des tombes au pied de menhirs, elles sont le plus sovuent postérieures à leur érection.

Le menhir est un édifice commémoratif ou votif, mais en aucun cas on ne peut le considérer comme un monument funéraire.

A quoi sert-il ?

C'est à la fin du XIXe siècle, que sont remarquées pour la première fois les correspondances entre les structures des ensembles mégalithiques et les positions du Soleil à certaines périodes de l'année.

Dans chaque alignement, les menhirs sont placés par ordre décroissant et chaque série forme un angle précis avec la précédente : Kerlescan est orienté selon les levers de soleil à l'équinoxe, Kermario selon le lever au solstice d'été, le Ménec selon les levers intermédiaires.

Certains observateurs voient dans cette disposition des dates correspondant aux principales phases du cycle agricole : une activité alors toute nouvelle pour les peuples occidentaux.

Les théories relatives aux utlisations calendaires et astronomiques se succèdent depuis lors, appuyées par le fait que de nombreux menhirs isolés sont percés d'un trou qui a pu servir comme repère pour la visée.

Mais les premiers observateurs ont eu tort de ne songer qu'à un observatoire solaire : certes, les directions des alignements  correspondent à la position des levers et des couchers de soleil à des dates remarquables, mais les autres astres ne sont pas oubliés.

Partant du constat que la plupart des calendriers primitifs sont semi-lunaires, le professeur A.Thom, dans les années 1970, démontre que Carnac est aussi un observatoire lunaire.

Il détermine que le grand menhir de Locmariaquer, haut de 23 mètres, est sans doute l'élément central d'un grand dispositif destiné à prédire les éclipes.

Plusieurs autres menhirs isolés, éloignés parfois de quinze kilomètres, comme celui de Quiberon, auraient servi de crans de mire, correspodnant à des moments extrêmes de la déclinaison lunaire.

L'ensemble du système, champs d'alignements et cromlechs, constituerait ainsi un véritable instrument d'observation et de prévision, propre à permettre, notamment, la prédiction des éclipses.

Thom, spécialiste de la géométrie des grandes constructions mégalithique, remarque également l'utilistation d'une unité de longueur mégalithique universelle en Europe occidentale, à laquelle il accorde la valeur précise de 0,8293 m.

Les menhirs de Kermario

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commentaires

Parvati 31/12/2014 17:40

Bonjour,
C'est sûrement ton subconscient qui te prévenait d'un possible danger. Car lui sait ce qui se passe autour de nous pendant que nous dormons.

bzh 27/12/2014 01:56

Nuit reveille par une voix qui me disait de me reveille et a chaque. Fois une voiture tourner autour des camping car ou nous etions cela c est passe trois fois des que je m endormais avez vous vecu des choses similaire