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23 juillet 2007 1 23 /07 /juillet /2007 13:02

 





A-t-on vraiment brûlé Jeanne ?

 

Trop effroyable pour être supportable, l'annonce de la mort de Jeanne sur le bûcher de Rouen, le 30 mai 1431, laisse sceptique, nombre de ses admirateurs.
Ont-ils raison ? Quatre ans plus tard, en 1435, une jeune femme qui dit être Jeanne est reconnue par la famille et des amis de la vierge guerrière.

 

Le 23 mais 1430, à la tête d'une petite troupe, Jeanne tente en vain de faire lever le siège de Compiègne : elle est capturée par Jean de Luxembourg, un mercenaire au service du duc de Bourgogne.

Enfermée au château de Beaulieu, en Vermandois, elle tente de s'évader en sautant du haut d'une tour. Blessée, elle est reprise.

Luxembourg la vend aux Anglais, qui souhaitent discréditer l'héroïne qui a donné à la France la force de se libérer.


L'université de Paris, aux mains des occupants, demande qu'elle soit jugée comme hérétique par un tribunal de la Sainte Inquisition.
Une cour exceptionnelle est constituée.

sa direction est confiée à l'évêque de Beauvais, alors replié à Rouen : Pierre Cauchon, un ecclésiastique qui a toute la confiance du duc de Bedford.

 


Etrange exécution


Le procès s'ouvre à Rouen le 9 janvier 1431.
Après six mois d'instruction et de débats, le 14 mai, Jeanne d'Arc est déclarée idolâtre, invocatrice de démons, schismatique et hérétique.
On la somme d'abjurer publiquement ses erreurs : en échange, elle aura la vie sauve.

Le 24 mai, Jeanne, à bout de résistance, accepte le compromis et abjure.

Trois jours plus tard, elle se reprend. Un rapide procès la déclare relapse : son bûcherest dressé.
Dans la matinée du 30, une femme, le visage masqué par une mitre et des voiles, est conduite sur la place du marché de Rouen. Huit cents soldats anglais empêchent dix mille spectateurs de s'approcher. Les consignes sont strictes : personne ne doit adresser la parole à la condamnée.

A neuf heures, le bourreau met le feu au bûcher. La suppliciée prie pour que les flammes s'emparent vite de son corps.
Quelques minutes plus tard, elle est morte. Le bourreau écarte un peu les braonds, afin que chacun puisse voir le corps à demi calciné, puis il remet le feu au cadavre qui, petit à petit, se réduit en cendres.

Une femme vient d'être brûlée : rien ne prouve qu'il s'agit de Jeanne. On raconte dans les campagnes que la Pucelle s'est évadée, que l'exécution n'a été qu'un simulacre : la France veut croire en la survie de la jeune fille.

 


Le retour de Jeanne


Au cours de l'été 1435, une femme vêtue en soldat se présente à Saint-Privey, en Lorraine.
Elle cherche Pierre du Lys et l'écuyer Petit-Jean, les deux frères de Jeanne.
Ils acceptent de rencontrer la visiteuse et sont saisis de stupeur : celle qui est devant eux est, sans aucun doute possible semble-t-il, leur soeur.

La rescapée raconte qu'elle s'est évadée de sa prison rouennaise et s'est cachée ensuite en adoptant le nom de Claude.
Le récit achève d'emporter la conviction des deux hommes : ils l'acceptent pour Jeanne, et elle demeure avec eux, comme membre de la famille.


Cette situation ne dure pas : la jeune femme attire l'attention d'un seigneur lorrain, RObert Des Armoises, qui l'épouse en 1436. A aucun moment, le mari ne met en doute l'identité de sa femme : pour lui, elle est bien la Pucelle, Jeanne du Lys - titre sous lequel la petite paysanne de Domrémy a été annoblie par le roi Charles VII. Quand Robert agrandit son château de Jaulny, il fait graver les armes de Jeanne à côté des siennes. Cette reconnaissance privée ne suffit pas à l'épousée : dès août 1436, elle envoie des messagers à Orléans, à Blois et à Loches, où séjourne le roi, pour annoncer qu'elle est toujours en vie. Puis son frère Jean se rend lui-même dans la première ville, où il est re_u avec toutes les marques d'honneur.

 


Jeanne des Armoises


Pourtant, Charles s'abstient absolument de répondre aux messages de jeanne. Lassée, la jeaune femme se consacre à sa vie familiale : elle met au monde deux fils avant de se décider, en 1439, à retourner à Orléans. Là, elle est reconnue et acclamée par le peuple.
La municipalité organise des festins en son honneur et lui alloue, même, une bourse de 210 livres pour els services rendus au temps du siège.

L'ami de toujours et fidèle confident de Jeanne, Gilles de rais, vient la voir. A son tour, il la reconnaît sans hésiter : il met ses hommes d'armes à sa disposition.

 

Mais le roi ne lui accorde encore aucune audience. En 1440, elle se rend à Paris. Que se produit-il à ce moment ? Alors qu'aucun obstacle, aucun démenti n'est venu contredire jusque-là ses assertions, l'épouse de Des Armoises confesse brusquement qu'elle n'est pas la Pucelle.


Redevenue Claude, elle raconte sa "véritable" histoire devant les magistrats de la capitale. Aventurière, veuve d'un chevalier, elle dit avoir guerroyé un temps dans l'armée pontificale.
A son retour en France, l'idée lui serait venue de se faire passer pour Jeanne.

Frappée de remords, elle demande pardon pour son imposture. Une histoire qui convainc à peine davantage que la précédente : elle n'explique ni le revirement brutal de Jeann/Claude ni surtout le fait que tant de familiers de la Pucelle aient reconnu en l'usurpatrice l'héroïne censée être morte à Rouen.


Qui est vraiment Claude, si Jeanne a bien été brûlée sur le bûcher ?
Quelle est l'origine de sa confession brutale ?
Ces questions restent sans réponse.

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commentaires

armoises 06/05/2015 16:31

Pour votre information, recherchez la vérité sur le site des "secrets de Jeanne"