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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 14:27

 

Mon père Louis Virden était sergent-chef à la Signal Corp., au Texas. En 1943, il fut muté à Hattiesburg, dans l'état du Mississipi. Lui et ma mère Maurine, mes frères Louis et George, et moi-même, âgés respectivement de 12, 6, et 9 ans, habitions dans un quartier réservé aux militaires et leurs familles. Nous menions donc, pendant les années de guerre, une vie considérée comme normale. Toutefois, il se produisit quelques mois plus tard un incident qui était tout sauf normal.
Au milieu d'une froide nuit de novembre, nous fûmes réveillés par les cris hystériques de Mère. Notre père étant de garde, nous, les trois garçons, nous efforçâmes de la calmer, mais elle n'arrêtait pas de dire en sanglotant : "Son visage était vert, vert, je vous assure !"
Nous étions sur le point de lui poser la question : "Le visage de qui ?", lorsque l'air fut ébranlé par la détonation d'un fusil de chasse de calibre 12. Nous sortîmes en courant dans la nuit glacée pour voir notre voisin d'à-côté, un homme chauve qui n'était autre que le sergent Thorne, tenant un fusil encore fumant à la main. Il avait tiré sur ce qu'il prenait pour un rôdeur et donc la cause des hurlements de ma mère. Il répétait : "Je l'ai touché. Je sais que je l'ai touché en plein dans le dos, mais il a continué à courir !"
Quelqu'un arriva muni d'une lampe de poche, et tous, nous marchâmes dans la direction prise par cet intrus, jusqu'à l'autoroute qui traverse Mc Lauren. Et là, sur l'asphalte, on pouvait voir de grandes éclaboussures de sang jaune !
Nous n'étions pas loin de croire que ce quelque chose qui avait affolé ma mère n'avait rien à voir avec un simple rôdeur, avec son visage vert et hideux. Bien qu'on eût vidé le chargeur d'un fusil de calibre 12 sur son dos, cela ne l'avait pas empêché de courir, et comme si ça ne suffisait pas, il y avait ce sang de couleur jaune ! Je crois que les adultes avaient tout aussi peur que nous, les enfants.
Le sergent Thorne demanda à ma mère, qui s'était quelque peu calmée, comment elle en était venue à voir l'intrus. Elle força ses trois garçons, qui ne cessaient de jacasser, à entrer dans la cabane, mais à travers les murs peu épais, nous pûmes l'entendre raconter ce qui s'était passé.
Elle avait été réveillée car on tambourinait très fort à la porte d'entrée. Elle se leva pour aller répondre, mais lorsqu'elle tira le rideau pour voir au dehors, il n'y avait personne. A ce moment-là, elle entendit frapper à la porte de derrière. Se dirigeant de ce côté-là, elle entendit de nouveau qu'on frappait fort, à la porte de devant ! Au comble de l'exaspération, et pensant que quelqu'un était en train de lui jouer des tours, elle revint sur ses pas et tira d'un coup sec le rideau.
Et là elle vit, à travers la fenêtre, non pas un être humain, mais une créature qui ressemblait à un homme, au visage vert et brillant ! Ce visage plein de haine, venu d'un autre monde, l'avait choquée au point qu'elle avait eu une crise de nerfs.
Plus jamais l'on ne revit cet "homme" effrayant venu d'ailleurs. Mais longtemps après la petite communauté avait toujours peur. Se basant sur la description de Mère et le témoignage de ceux qui avaient vu le sang jaune, tout le monde était convaincu qu'un être venu d'un autre monde avait rendu visite à notre communauté. Aujourd'hui encore, si on lui demande de parler de cette nuit, Mère dira avec effroi : "Son visage était vert, vert, je vous assure !"

J. Russel Virden, Arcadia, Californie, février 1970.
Compilé par Fate Magazine

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 17:18

 


Programme des premières Rencontres du Mystère et de l'Inexpliqué :

http://www.bob-toutelaverite.fr/1eres-rencontres-du-mystere-et-de-l-inexplique_a1543.html
 

Il faut retenir son pass dès maintenant, le nombre de places étant limité, et ses places pour les conférences qui nous intéressent.
Merci.

Aline

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:25

 

Cette journée d'octobre 1910 était plutôt maussade. On m'avait confié la garde de ma petite soeur pendant que mes parents étaient allés au verger, situé à une dizaine de miles de notre petite maison à Earlington, dans l'état de Washington.

Je regardai mon père conduire la charrette et s'éloigner, me sentant seule et à l'écart. La cueillette des pommes dans notre communauté était l'évènement de l'année et j'y avais toujours pris part. Mère avait hésité à emmener la petite Susan aux cheveux carotte car il faisait mauvais temps. Cela signifiait que je devais la garder au lieu de m'amuser, et pire encore, être privée de poulet rôti et d'autres bonnes choses qu'on aurait disposées sur les tréteaux à l'ombre des pommiers.

Mère m'avait laissé une longue liste de corvées, et ses dernières paroles furent : "Prends bien soin de Susan, et allume un bon feu dans le poële de la cuisine de sorte que je puisse me mettre à table sitôt rentrée." Puis après une tape affectueuse elle monta aux côtés de Papa et de mes plus jeunes frères et peu après, je les perdis de vue.

Le temps passait vite à m'acquitter de toutes ces corvées, et bientôt je n'avais plus rien à faire. Il ne me restait plus qu'à m'asseoir et attendre le retour de la charrette en surveillant la route. Cette journée semblait ne jamais finir. La maison paraissait vide et lugubre, et des ombres noires étaient tapies dans tous les coins. Il se mit à pleuvoir et à 16 h 30 il commençait à faire sombre. Je pris Susan dans mes bras et rentrai à la maison pour m'asseoir dans la cuisine près du poële. Je la serrais dans mes bras, et me berçais, d'avant en arrière, attendant impatiemment le retour de la grande charrette. Même la lumière de la lampe à kérosène ne parvenait pas à dissiper la morosité qui avait envahi la pièce. Je ne pouvais pas m'ôter cette idée de ma jeune tête que quelque chose de terrible allait arriver.

Il était déjà 5 heures lorsque j'entendis le crissement familier des roues de la charrette dans l'allée. Puis, me rappelant l'ordre de Mère d'allumer un bon feu, je déposai Susan par terre, et j'entrepris de mettre du bois dans la grille du gros poële. Je levai le couvercle et jetai des morceaux de bois sec sur les braises de charbon. Des flammes jaillirent et juste au moment où je jetais le dernier morceau de bois dans la grille, le cri de quelqu'un à l'agonie s'éleva lentement dans l'air. Les flammes s'élançaient haut au-dessus du poële et l'on y distinguait nettement un visage d'homme, que je reconnus, grimaçant de douleur. Cette apparition demeura visible dans les flammes tout le temps que dura le cri. Ensuite les flammes baissèrent d'intensité, jusqu'à atteindre le niveau de la grille. Incapable du moindre mouvement et devenue muette, je regardais mon père, qui était pâle comme un mort. Il avait entendu et s'était précipité à l'intérieur pour voir ce qui se passait.

Ce fut Mère qui nous ramena à la raison. "Qu'est-ce que tu attends pour rabattre le couvercle, tu veux mettre le feu à la maison ?" ordonna-t-elle. Elle était pâle, elle aussi, car elle avait aussi vu, et reconnu, le visage dans les flammes. Papa s'épongea la figure et rabattit le couvercle. "Il est arrivé quelque chose à Ned", dit-il enfin. "Quelque chose de terrible !"

En ces temps-là, les communications n'allaient pas vite et nous attendîmes près de deux semaines pour avoir des nouvelles de Little Rock (Texas). Oncle Ned Clinkingbeard avait péri dans l'incendie qui avait détruit sa cabane en rondins, le 12 octobre 1910, à 17 heures. L'heure exacte à laquelle nous avions vu son visage dans les flammes de notre poële et entendu ses hurlements d'agonie, à des milliers de miles de là.

 

Kay Norton, Fontana, Californie, septembre 1964

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 15:24

Je me suis toujours passionnée pour les phénomènes d'enlèvements et l'ufologie en général, mais ce fut un fait ô combien étrange qui m'éveilla à une certaine réalité dont je n'ai plus aucune raison de douter.  

Il y a environ trois ans, je vivais à San Francisco. Michael, mon colocataire, affirmait avoir été enlevé tout au long de sa vie. Il racontait que des êtres le traquaient de ville en ville, et peu importe où il habitait, ils continuaient de se manifester, habituellement la nuit. Ils apparaissaient tout d'abord sous la forme d'une lumière brillante, et se matérialisaient ensuite dans sa chambre. D'après ses dires, il avait même été enlevé dans la maison que nous partagions, mais s'il ne m'avait pas parlé de ces visites, c'était de crainte que je ne le prenne pour un fou.

Trois semaines plus tard, une amie vint passer la soirée chez nous. Michael alla se coucher le premier, et ce n'est que deux heures plus tard qu'elle et moi décidâmes d'aller nous coucher pour nous endormir aussitôt.

Soudain, je fus complètement réveillée ! Des lumières d'une brillance exceptionnelle resplendissaient à travers les sombres rideaux de mes trois baies vitrées. Je m'assis bien droite sur mon lit et hurlai : "Les lumières, les lumières, vois-tu les lumières ?" Mon amie, qui dormait profondément à côté de moi, se réveilla et dit : "Quoi ?"

Elle n'avait rien vu, mais elle me dit que j'étais aussi blanche qu'un fantôme. Je lui dis que je m'étais réveillée d'un profond sommeil, comme si, inconsciemment, je me doutais de quelque chose. A ce moment-là, toute la fenêtre s'illumina. Je regardai l'horloge, qui indiquait 2 h 03. Malgré les propos rassurants de mon amie, qui ne se faisait aucun souci, j'eus du mal à me rendormir.

Au matin, je me levai sans bruit, afin de ne pas la déranger, et j'allai à la cuisine me préparer un bol de céréales. Michael était en train de se faire du café. L'air on ne peut plus sérieux, il me dit : "Ils sont venus cette nuit. Je sais bien que pour toi, ce sont des histoires, mais ils sont revenus cette nuit, vers les 2 h."

Je lui fis part de que j'avais vu, non sans avoir failli faire tomber mon bol. Michael était soulagé de voir qu'enfin je le croyais.

Depuis lors, j'ai appris que les personnes se trouvant aux côtés des "abductés" peuvent parfois assister aux évènements.

J'ai évidemment changé d'opinion. Plus que jamais, je crois qu'une intelligence supérieure s'est manifestée cette nuit-là, et je peux, de par mon expérience, étayer les récits des témoins.

 

Lise Milner, Los Angeles, janvier 1997

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 16:30

 

Je suis sûrement venue au monde avec une contrepartie psychique ou un double. Au début je voyais en elle une autre enfant, mais en grandissant, je me rendis compte qu'il y avait quelque chose de bizarre à son sujet. et je commençai à avoir peur.

"Tu te fais des idées, Weenie", me dit ma mère, Vera Williams. "Ca te passera".

Mais pendant les cinq années qui suivirent, je continuais de le voir et cet "autre moi" me faisait peur. Elle surgissait toujours sans crier gare. Elle ne disait jamais rien et disparaissait quelques secondes après.

En 1935, j'avais dix ans et nous vivions dans une petite ferme que nous louions près de Gladewater, au Texas. C'était une ville pétrolière en pleine essor.

Ma mère me mettait régulièrement en garde : "Ne t'aventure pas toute seule dans les champs de melons !" Bien qu'habitant face à l'autoroute, une rangée de plants nous en cachait la vue depuis la maison et beaucoup de vagabonds en profitaient pour se servir.

Mais par une chaude journée de juillet, tandis que ma mère était occupée, je décidai de ne pas attendre d'être accompagnée. Je me dissimulai derrière le poulailler et la grange, de sorte qu'il était impossible à ma mère de me voir avec ma robe rouge vif, et je me glissai à travers les arbres.

Je voyais l'air vibrer en cadence, sous l'effet de la chaleur, au-dessus du sable blanc et du champ de melons. Aucun pépiement d'oiseau. Je décidai d'aller prendre de ces melons qui étaient cultivés à l'ombre d'une rangée de sassafras à l'autre bout du champ. Après avoir repris mon souffle, je courus jusque là-bas, regrettant de ne pas avoir mis des chaussures.

Arrivée dans la plantation, je pris un melon, lorsque j'entendis quelqu'un : "Eh ! Est-ce que je peux acheter ce melon, fillette ?" Un homme grand, portant des vêtements marrons et sales, clopinait vers moi en s'aidant de sa canne. Il s'était probablement caché dans les buissons pour m'épier, à mon insu, pendant que je longeais le chemin, seule.

- Oh, prenez donc un melon, dis-je poliment.

- Mais non, ça ne serait pas bien, répondit-il en s'approchant.

Il fouilla dans sa poche et en sortit une pièce de monnaie.

- Voilà, tiens.

- Non, Monsieur, dis-je, alors qu'il insistait.

Je commençais à reculer.

- C'est mon frère qui s'en charge.

Il se mit à jurer et remit la pièce dans sa poche. Je compris alors, horrifiée, qu'il était un exhibionniste.

J'étais clouée au sol, pétrifiée par la peur. Il leva sa grande canne au-dessus de ma tête. Il était sur le point de me frapper !

Tout à coup, une petite voix s'écria :

- Cours, Weenie, cours !

Derrière cet homme, il y avait une petite fille à la robe rouge vif et aux cheveux blonds : mon double. L'homme se retourna aussitôt, comme s'il avait entendu quelque chose, lui aussi. Ce fut justement ce réflexe qui lui fit manquer sa cible (moi).

Pas le temps de penser, ni de crier. Tandis qu'il brandissait sa canne dans l'intention de me frapper, je me mis à courir. Mes pieds touchaient à peine le sol, esquivant les melons, pendant que je me frayais un passage à travers la plantation. J'avais presqu'atteint l'extrémité de la rangée d'arbres quand mon orteil heurta quelque chose. Je tombai, en m'étalant de tout mon long.

Je rampai sur les genoux et jetant un coup d'oeil derrière moi, je vis une scène étrange. L'homme avait cessé de me poursuivre et frappait l'air de sa canne comme s'il se battait avec quelqu'un. Tandis que je reprenais péniblement mon souffle, il se retourna en un éclair et avec des bonds de géant il regagna la rangée de sassafras.

Une fois sur pieds je courus d'une traite, sans même crier, jusqu'à la maison. Mère finit par comprendre, en dépit de mes sanglots et propos incohérents, qu'on avait tenté de m'agresser.

Nous étions isolés, pas de téléphone, mais étant donné que je n'avais rien, nous attendîmes que mon beau-frère Lonnie Williams revienne de la ville.

Père alla au champ où il put voir les traces de pas et les marques de la canne qui confirmèrent mon histoire, mais comme il fallait s'y attendre, l'inconnu avait filé.

Je ne revis pas mon double avant dix ans. J'étais revenue de l'hôpital où j'avais rendu visite à ma mère. J'allumai la lumière de ma chambre. Et voici que mon double était là, assis sur le bord de mon lit. Elle aussi avait grandi. Elle portait, comme d'habitude, les mêmes vêtements que les miens. Ses mains reposaient sur ses genoux et elle avait au doigt un double de ma bague d'écolière. Je la fixai du regard, et elle disparut. Je ne l'ai plus jamais revue.

 

Florence Sypert, Longview, Texas, août 1975.

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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 15:08

 

La fille de la star américaine Bob Geldof a eu la peur de sa vie.
Le 16 décembre dernier, alors qu'elle voulait prendre un 'selfie' avec son bébé, Peaches a eu la mauvaise surprise de voir qu'il n'y avait pas que deux individus sur la photo. Mais trois...
Une étrange main est en effet apparue sous son visage. Une main de bébé. Vous pouvez le voir sur la photo.
Elle déclare alors sur Instagram : 'La main que l’on distingue clairement au dessus de l’épaule de mon fils n’est pas la mienne. Ma main était posée sur sa hanche droite pendant que je prenais la photo et, de l’autre, je tenais, l’appareil… Et nous n'étions que tous les deux dans la salle de bain'.
Peaches Geldof s'est alors renseignée sur la maison dans laquelle et habite et stupeur : elle a découvert qu'une femme avait fait une fausse couche dans la maison où elle habitait, une maison qui date des années 20.
La mère du bébé serait ensuite morte dans son bain après avoir sombré dans la dépression.

 

© Getty (© Un fantôme en surimpression)
 
 

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:21

 

Jim Logan était originaire de Logan County, dans l'ouest de la Virginie. Il s'engagea dans l'armée au début de l'année 1917, et faisait partie des premiers corps expéditionnaires américains à débarquer en France. Au début, ses lettres parvenaient régulièrement à Darlene Mastin, puis cessèrent brusquement.

Darlene continua d'écrire pendant quelque temps, ignorant que Will Daniel, le frère aîné de Jim, interceptait le courrier; car Will aussi était amoureux d'elle. Il finit par envoyer un télégramme, déclarant que Jimmy avait été tué au combat. Tout en lui montrant le télégramme, il exploita si habilement sa détresse qu'elle consentit à l'épouser.

Will et Darlene se marièrent au mois d'octobre et tout se passa bien jusqu'à la veille de Noël 1917. Darlene préparait le dîner quand elle entendit la porte de devant s'ouvrir, et elle reconnut la voix de Jim Daniel qui disait à son mari, Will : "Je sais ce que tu as fait à Darlene et à moi, et je suis venu te tuer comme tu le mérites." Darlene connaissait les gens de la montagne, et il n'était pas dans leurs habitudes de prononcer des paroles en l'air. Elle comprit que soit Will s'était trompé, soit il lui avait menti délibérément à propos de la mort de Jim. Forcément, puisque ce dernier était de retour, et bien vivant en plus.

Darlene entendit une détonation et se précipita dans la pièce du devant juste à temps pour voir un homme en uniforme sortir par la porte. Will était étendu, mort, sur le sol du salon, un trou dans le front et des yeux fixes où se lisait l'incrédulité.

Combien de temps Darlene était-elle restée plantée là, à observer son défunt mari, elle fut incapable de le dire. Des coups vifs frappés à la porte la ramenèrent à la réalité. Ouvrant la porte, elle se trouva face à un garçon qui lui tendait un télégramme. Cela venait du Ministère de la Défense, et elle put lire les mots : "A William Daniel. Regret de vous informer que le 21 décembre 1917, votre frère, Jim Daniel, est mort au combat en Allemagne."

Le meurtrier de Jim ne fut jamais, non, jamais, appréhendé. Il n'y avait aucune preuve, sauf si l'on tient compte du garçon de la Western Union, que quelqu'un était venu au domicile des Daniel ce soir-là. On n'y trouva aucune arme à feu, et il fut établi que Will Daniel n'en avait jamais eues en sa possession. Darlene persista à dire que le fantôme du frère bafoué était revenu de la mort pour le tuer.

 

Lonnie E. Legge, Lewisburg, West Virginia, août 1958

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 18:40

 

Mes grands-parents résidaient dans le nord du Missouri à la fin du XIXe siècle. A cette époque les migrations vers l'Ouest s'effectuaient par convois de diligences et à flots continus. 

Il arriva qu'un jour une diligence emprunta le chemin de terre qui menait à la ferme de mes grands-parents. Les passagers étaient un couple avec deux petits enfants.

Tirant sur les rênes des chevaux, l'homme arrêta la diligence dans un nuage de poussière. Toujours emballés d'avoir de la visite, Grand-père et Grand-mère coururent à leur rencontre.

"Nous nous sommes perdus !" dit l'homme à mon grand-père. "Nous faisions partie d'un convoi mais nous avons dû nous arrêter quelques minutes à cause des enfants. Les autres diligences ont continué à rouler, et en repartant nous avons dû prendre la mauvaise direction, car nous ne les avons pas vues de la journée !"

Grand-père les pria de rester un moment, mais l'homme lui dit qu'ils n'avaient pas de temps à perdre s'ils voulaient rattraper les autres. Alors Grand-père lui indiqua le chemin à suivre pour rejoindre la route principale. Tout en nous souriant et agitant la main, lui et sa famille se remirent en route.

- Pour une fois, tu n'as pas été très bavarde, dit Grand-père à son épouse.

Grand-mère, qui avait le sens de la répartie, était restée étrangement muette.

- J'ignorais que tu parlais allemand, dit-elle en fronçant les sourcils.

- Allemand ? Mais je ne parle que l'anglais, dit Grand-père. Qu'est-ce que tu racontes ?

- Eh bien, je ne suis pas sûre que c'était de l'allemand, mais ça y ressemblait, en tout cas. Voilà pourquoi je ne disais rien. Je ne comprenais rien de ce que vous disiez !

Lorsque mes grands-parents racontaient des histoires, c'était toujours avec crainte. Comment était-ce possible ? Comment Grand-père avait-il été capable de discuter dans une langue inconnue de lui ?

Nous n'avons jamais pu savoir si cette famille a pu rejoindre son convoi et arriver à bon port. Toujours est-il que mon grand-père avait fait son possible pour lui apporter une aide amicale.

Je crois que, lorsque l'on éprouve de l'amour et de l'empathie pour les autres, rien n'est impossible. Même l'incroyable faculté de parler une langue étrangère !

 

Cecilia Erkurd, Bentonville, Arkansas, mai 1997

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 12:16

 

 

 



Depuis des siècles, les femmes tunisiennes se transmettent leurs secrets de beauté de génération en génération. Et, grâce à ce savoir-faire ancestral, elles connaissent toutes les recettes pour mettre à profit les bienfaits des richesses naturelles qui s’offrent à elles. Ghassoul, huile d’argan et barouk : embarquez pour un voyage initiatique à la découverte des meilleurs rituels de beauté d’Orient.

C’est parce qu’elles sont exposées à des vents secs et aux températures extrêmes du désert que les femmes berbères portent une attention toute particulière à l’hydratation de leur peau. Leur secret pour garder un teint parfaitement lisse malgré ce climat défavorable ? L’utilisation de ghassoul, une pâte d’argile dont elles se servent comme d’un savon. Pour préparer la recette miracle, elles recueillent l’écume de cette roche naturelle, la mélangent à de l’eau de rose et laissent la préparation sécher jusqu’à obtention d’un petit bloc. Exploité pour ses qualités astringentes, absorbantes et adoucissantes depuis plusieurs siècles par les Tunisiennes, le ghassoul est ainsi devenu un soin incontournable du hammam.

Réputée en Tunisie depuis l’Antiquité pour ces vertus nourrissantes, l’huile d’argan est extraite d’un arbre miraculeux appelé l’arganier que l’on trouve dans le Sud du pays. Pour rendre à leurs cheveux éclat et luminosité, les femmes tunisiennes utilisent ainsi cette huile aux bienfaits protecteurs et fortifiants. Si vous souhaitez, vous aussi, bénéficier de ce trésor, nous vous conseillons de l’utiliser sous forme de masque : battez un jaune d’œuf, ajoutez-y peu à peu quatre cuillères d'huile d’argan tiédie et deux cuillères de beurre ramolli puis mélangez le tout jusqu’à obtention d’une solution crémeuse. Enfin, répartissez la préparation sur votre cuir chevelu et laissez agir 30 minutes. Effet garanti !

Utilisé en fond de teint, en crème post épilatoire ou comme masque adoucissant, le barouk est la pierre incontournable en matière d’esthétique tunisienne. Fabriquée dans la région de Sfax, elle est constituée d’un mélange d’arômes qui, après cuisson, se transforme en pierre blanche et friable. Pour l’utiliser en soin du visage, il suffit de faire une pâte onctueuse en écrasant la pierre et en y incorporant de l’eau de fleur d’oranger. Après 30 minutes d’application, votre peau sera purifiée et ce, de manière 100% naturelle !

Si incontestablement au pays des Mille et une nuits, la beauté est reine, c’est parce que les femmes tunisiennes prennent grand soin d’elles grâce à des secrets de beauté les plus précieux et miraculeux. Ainsi, entre recettes authentiques, ingrédients ancestraux et soins traditionnels, ici, les rituels sont emprunts de sens et se partagent de mère en fille. A noter qu’aujourd’hui, les plus grandes marques utilisent ces produits naturels pour leurs cosmétiques.

 

Proposé par Tunisie (libre de tout vivre), et publié le mercredi 2 oct. 2013 par Yahoo! pour elles.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 16:30

 

Bob Salton, forestier de son état, travaillait pour la Timber Management* de "Region III"**, basée à Albuquerque (Nouveau-Mexique). Son travail exigeait des déplacements fréquents dans les zones boisées pour inspecter les coupes et évaluer les aires d'abattage qu'on lui proposait.

Il avait l'habitude de dire : "Ne te fais pas de souci quand tu es dans les bois. Nous, les féroces bûcherons, avons un ange gardien qui s'adresse à nous en cas de danger." Il était bien placé pour le savoir.

Un été il s'en alla dans une forêt située à des miles au sud de Flagstaff (Arizona). Il repéra une petite clairière qui paraîssait être l'endroit idéal pour camper pendant les quelques jours qu'il y resterait. Lorsqu'il revint au camp, l'après-midi du troisième jour, il entendit un roulement, comme un coup de tonnerre, suivi d'une voix de stentor :

- Robert, espèce de fou ! dit la voix. Pour un forestier expérimenté, tu as choisi un endroit dangereux pour dresser ta tente. Ecarte-toi de là !

 Abasourdi, Bob regarda autour de lui. Le ciel était clair et il se savait seul, mais il voyait bien qu'il avait négligemment dressé sa petite tente sous le plus grand des pins. Tout en préparant son souper il médita à propos de cet étrange commandement puis, dans un haussement d'épaules, le mit sur le compte d'une imagination débordante. Mais il ne put se départir d'un certain malaise. Il lui était impossible d'ignorer cette voix. Tout fatigué qu'il était, il déplaça son camp de deux mètres plus avant dans la clairière au milieu d'un bouquet de chênes.

Lorsqu'enfin il eût terminé, Bob se glissa quelque peu honteusement dans son sac de couchage et sombra dans un sommeil agité.

Quelques heures plus tard, un fracas épouvantable et le rugissement de la pluie mêlée au vent le réveillèrent en sursaut. Il regarda autour de lui et vit que le pin, dont les morceaux jonchaient le sol, avait été désintégré par la foudre. Si Bob n'avait pas tenu compte de cette injonction, venant de la voix de la forêt, il ne serait pas là pour nous raconter son histoire.  

*exploitation forestière  **3ème secteur

 

William L. Chapel, Tombstone, Arizona, février 1970

Compilé par Fate Magazine

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