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Visiteurs curieux



17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 18:24

 

De nature sceptique, et ce depuis toujours, je n'avais jamais cru à la réalité des ovnis, n'en ayant jamais vus. Mais je ne demandais qu'à changer d'avis, si l'un d'eux voulait bien me faire le plaisir de se montrer à moi. Depuis cette journée d'octobre 1974, où j'étais exténuée après avoir conduit sur des centaines de miles le long de l'Alaska Highway avec mon amie Nuria Hanson, je ne le suis plus.
Nuria et moi avions assisté à une réunion de l'Association chrétienne copte d'Amérique à Kalamazoo, dans le Michigan. Hamid Bey, le responsable, m'avait donné sa bénédiction pour le trajet de retour : "Guide-là, protège-là, et aide-la à voir ta lumière."
Pendant que nous parcourions les 1500 miles (2413,500 km) qui nous séparaient d'Anchorage, le temps se gâta. Nous avions dépassé Fort Nelson, en Colombie Britannique, et la route se couvrit de verglas, tandis qu'un brouillard épais réduisait notre visibilité à quelques mètres. La prochaine auberge était distante de 30 miles (48,27 km) et nous étions impatientes de nous reposer. J'avais l'impression d'avoir lutté avec la voiture, à chaque mile de gagné, montant et descendant des collines abruptes, négociant des virages serrés, et la peur d'une embardée qui nous aurait projetées dans le vide ne nous quittait pas.
Nous aperçumes alors une lumière sur le flanc d'une montagne que nous prîmes tout d'abord pour une balise destinée aux avions. La lumière s'approcha de nous dans un mouvement fluctuant jusqu'à arrêter sa course entre nous et la montagne; elle était maintenant trois fois plus grosse qu'une pleine lune. En la voyant planer, nous savions que ce ne pouvait être un avion, ni même un hélicoptère. Elle nous faisait penser à un chapeau melon, avec des hublots tout autour près du "bord". Nous pouvions même distinguer le haut en forme de dôme, qui bien que n'étant pas éclairé était visible grâce à la lumière reflétée par les hublots.
"Waouh !" m'exclamai-je. "A tous les coups, c'est une soucoupe volante, Nuria !"
Nous l'observâmes pendant un long moment avant de nous décider à reprendre la route. Soudain, je me rendis compte que la voiture ne m'opposait plus aucune résistance. A dire vrai, je ne conduisais pas; elle avançait toute seule ! Je lâchais le volant, tout en gardant mes mains juste au-dessus pour ne pas que Nuria s'en aperçût. Je n'avais nul besoin d'intervenir quand un virage se présentait. Je découvris aussi que je ne pouvais modifier la vitesse quand bien même j'appuyais très fort sur l'accélérateur.
Finalement, Nuria s'en aperçut : "Puisque tu n'as pas besoin de manoeuvrer, profites-en pour mettre les mains sur tes genoux !"
Ce que je fis. La vitesse était constante et la voiture continuait de négocier les virages sans aucune difficulté. Nous n'étions pas plus intriguées que cela. Nous passions un agréable moment, emplies d'une douce sérénité. Une lumière paraissait envelopper la voiture et lorsque nous baissâmes les vitres et sortîmes la tête pour regarder vers le ciel, nous apercûmes, pour la première fois de notre vie, un nuage tout ce qu'il y avait de plus joli et floconneux. De la lumière émanait de lui. Nous étions d'avis que l'OVNI aperçu plus tôt devait nous guider, nous protéger, et conduire la voiture. Quelle charmante attention de sa part; c'était vraiment très gentil.
En fin de compte, nous fîmes une halte à une auberge près de Muncho Lake pour nous dégourdir les jambes. Comme nous revenions, un jeune homme brun et barbu quittant la route marcha vers nous à grands pas.
- Puisque vous prenez la route, puis-je espérer monter avec vous ? demanda-t-il.
- J'ai bien peur qu'il n'y ait pas de place, dis-je. Comme vous pouvez le voir, l'arrière de la voiture est chargé de bagages et nous n'avons que des sièges-baquets à l'avant, juste de la place pour deux.
Il ne nous vint pas à l'idée, à Nuria et moi, de lui demander d'où il était sorti, pourquoi il était vêtu seulement d'une chemise et d'un pantalon, sans pardessus ni chapeau, ou encore pourquoi il n'avait pas de bottes (en caoutchouc par exemple), pour protéger ses chaussures de ville dans le style Oxford. La température était de quelques degrés au-dessus de zéro, et à cette altitude, le sol se couvrait de neige.
Je lui demandai s'il allait loin.
- A la prochaine auberge, répondit-il, ajoutant qu'il y travaillait. C'est à environ 80 miles seulement (128,72 km).
- A condition que Nuria s'assoie sur vos genoux, ou que vous vous asseyiez sur ses genoux. Si vous êtes d'accord, il n'y a pas de problème.
Cela lui convenait parfaitement. A ma grande surprise il s'assit sur les genoux de Nuria, plutôt que de lui proposer le contraire, ce que beaucoup d'hommes auraient fait. Mais je ne tarderais pas à comprendre la raison pour laquelle il agissait ainsi. Etant donné qu'il était très grand et que le plafond de la voiture était trop bas pour lui, nous parcourûmes ces 80 miles (128,72 km) tandis qu'il avait le dos courbé. Je n'arrêtais pas de penser qu'il me rappelait quelqu'un. Il en était de même pour Nuria, me dira-t-elle plus tard. Mais le moment était mal choisi pour lui poser des questions car je devais me concentrer sur la conduite.
Au bout de plusieurs minutes, je demandai au jeune homme comment il s'appelait.
ll se pencha et plongea intensément son regard dans le mien pendant quelques secondes. Puis il dit :
- Je m'appelle Gordon.
Ce n'est que plus tard que je fus frappée par la signification de ce prénom.
Après avoir parcouru environ 5 miles (8,045 km), Nuria s'éclaircit la gorge et demanda à Gordon :
- Comment se fait-il que je ne vous sente pas ?
- Que voulez-vous dire ?
- Gordon ! Vous êtes assis sur mes genoux depuis que nous roulons et vous ne pesez rien du tout ! Comment est-ce possible ?
Il se mit à rire.
- Oh, je suis très léger. Je ne pèse que quelques grammes. C'est vous qui vous imaginez que je ne pèse rien du tout.
Aussi incroyable que cela nous paraisse aujourd'hui, nous trouvâmes cette explication très plausible. Mais j'étais sûre qu'il devait pâtir de cette position très inconfortable et je le lui dis. Il m'assura qu'il était très à l'aise.
Je lui dis qu'il serait plus à son aise s'il s'asseyait sur la console entre les deux sièges-baquets. Je tendis le bras vers l'arrière et ramenai un oreiller.
Tout en le plaçant sur la console, j'insistais pour qu'il s'y assît afin de se reposer. Il s'exécuta, et s'installa de façon à nous entourer de ses bras, qui reposaient sur les sièges-baquets.
Peu après j'aperçus la lumière de l'OVNI sur notre gauche; celle-là même que nous avions vue plus tôt.
- Hey, Nuria, revoilà notre "étoile".
Elle proposa de nous arrêter pour pouvoir l'observer afin de savoir ce qu'elle voulait cette fois. Nous sortîmes toutes deux de la voiture, mais Gordon resta à l'intérieur. La lumière, "que l'on voyait" juste sous la cime des arbres, ne bougeait pas. Tout à coup, elle avança très rapidement, et s'arrêta.
Cherchant confirmation que nous n'avions pas rêvé, je me tournai vers Gordon :
- Là ! Tu l'as bien vue, n'est-ce pas ? Elle s'est avancée, oui ou non ?
- Eh bien, ou elle a avancé, plaisanta-t-il, ou alors les arbres ont fait un bond pour la dépasser pour ensuite reculer.
Nous reprîmes la route et nous lui racontâmes tout ce que nous avions vu cette nuit.
- Croyez-vous en ces choses qu'on appelle soucoupes volantes ? demanda-t-il. Croyez-vous qu'il y ait de la vie ailleurs que sur cette planète ?
- Jusqu'à cette nuit, j'étais sûre que non, dis-je, mais maintenant que nous les avons vues, je sais qu'elles existent. Quant à une vie ailleurs, ce serait stupide de notre part de penser que nous sommes les seuls dans tout l'univers.
Il nous demanda ensuite si nous croyions aux anges.
- D'après vous, à quoi ressemblent-ils ? Pensez-vous qu'ils apparaissent avec un halo et des ailes d'oiseaux ?
Nous répondîmes que certainement, nous croyions en ces guides angéliques, quel que soit le nom qu'on leur donne.
- Quant à leur apparence, dis-je, eh bien, tu sais que la Bible nous prévient de ne rejeter personne parce qu'il se pourrait que nous "ayons affaire à des anges à notre insu". Après tout si quelque original venait vers toi entouré d'un halo et avec des ailes, tu serais parfaitement conscient qu'il s'agit d'un ange. Il est probable que ces images que l'on dessinait il y a longtemps et qui les représentaient avec des ailes n'avaient d'autre but que de nous indiquer leur nature céleste. On pourrait en conclure que les anges ne se distinguent pas des personnes ordinaires.
- Sais-tu que tu as raison sur tous les points ? Quiconque aide son prochain, après tout, est un ange.
Tout au long du trajet je prenais de plus en plus conscience de l'étrangeté de la situation. J'avais du mal à me l'expliquer précisément, mais je finis par comprendre ce qui me tracassait au sujet de Gordon. Il n'était pas assis sur l'oreiller, il était juste assis... quelques centimètres au-dessus !
Paniquée, j'agitai ma main sous lui, de façon à vérifier que je ne m'étais pas trompée. Bien évidemment, je pouvais promener ma main entre lui et l'oreiller, touchant celui-ci mais pas lui. Il n'avait pas l'air de s'en rendre compte.
Incapable d'appréhender la situation, je présumai qu'il devait se maintenir grâce à ses bras, qu'il avait posés sur les dos des sièges.
- Tu dois être terriblement mal à l'aise à devoir te maintenir dans cette position, remarquai-je.
- Je puis t'assurer que je suis parfaitement à mon aise, insista-t-il.
- Mais tes bras doivent te faire mal après tout ce temps passé dans cette position.
- D'accord, puisque tu insistes.
Sur ce, il releva les bras et croisa les mains sur ses genoux sans même s'affaler sur l'oreiller.
Je fus saisie de terreur. Je voulais désespérément crier, hurler, m'égosiller pour appeler à l'aide. J'avais le souffle coupé et faillis m'étrangler de peur. Mais avant que je puisse proférer un son, Gordon se pencha soudain, plongea ses yeux dans les miens, et dit doucement, distinctement et d'un ton pénétré :
- Vraiment, je suis très à l'aise. Je t'en prie, ne te fais plus aucun souci pour moi.
Etrangement, cela m'apaisa. Tous ces mystères s'évanouirent comme si tout cela n'avait aucune signification. Ce ne fut que quelques heures plus tard que cela me revint en mémoire.
Gordon nous fit promettre qu'une fois arrivées à la prochaine auberge, Fireside Inn, nous y resterions pour la nuit. Il nous dit qu'au delà la route était trop dangereuse.
Bien sûr, nous promîmes. Cela semblait tout naturel de lui donner notre accord. Il insista aussi pour que nous renonçâmes à conduire la nuit pour le reste du trajet. Là aussi, nous donnâmes notre accord. Il nous avait prévenues que tout en trouvant l'auberge ouverte, il ne nous serait pas possible de louer une chambre à cette heure. Il ajouta que nous pourrions dormir dans le vestibule jusqu'à l'ouverture de l'auberge à 7 heures du matin.
Nous arrivâmes à Fireside Inn vers les 4 heures du matin, en ayant parcouru 165 miles (265,48 km) depuis que nous nous étions arrêtées pour observer l'OVNI. Nous descendîmes de la voiture, et Nuria et moi nous tournâmes vers l'auberge. Gordon sortit derrière moi; Nuria et moi nous retournâmes pour prendre nos porte-monnaie, fermer la voiture à clé, et remercier Gordon pour son aide, mais il n'était pas là ! J'étais sûre de n'avoir pas regardé vers l'auberge plus de quelques secondes. Nuria me dit qu'une seconde, il était debout derrière moi, et la seconde d'après, il était parti. Il n'était pas remonté dans la voiture.
Nous le cherchâmes, en vain. Une neige fraîche était tombée mais nous ne vîmes aucune trace. Il n'y avait pas d'empreintes qui s'éloignaient de la voiture pour aller dans une quelconque direction. Néanmoins, Nuria se dirigea vers la route et cria son nom. Je marchai de chaque côté de l'auberge et je l'appelai. Les seules traces sur la neige fraîche étaient les nôtres.
A l'intérieur de l'auberge, la seule autre personne qui se trouvait dans le vestibule était un camionneur qui somnolait sur une chaise rembourrée. Il se réveilla lorsqu'il nous entendit, et il nous dit que nous étions les premières à entrer depuis des heures. Comme il jugeait impossible que nous ayons fait tout ce chemin depuis Steamboat Mountain, nous lui racontâmes naïvement tout ce qui nous était arrivé.
Ce fut une erreur. Il émit un sifflement ironique.
- Croyez-vous que vous allez me berner avec ce tas de mensonges ? rugit-il.
Nous comprîmes alors que nous n'avions pas intérêt à parler à quiconque de notre histoire.
Bizarrement, la disparition de Gordon ne nous causa pas un grand désarroi. Peut-être étions-nous plus fatiguées que nous le pensions. Dans tous les cas de figure nous en déduisîmes que quoi qu'il arrivât à Gordon, il était capable de se débrouiller. Après avoir chacune repéré un coin pour nous y blottir, nous nous enveloppâmes dans les couvertures que nous avions amenées avec nous, et nous nous assoupîmes pour quelques heures. Lorsque le gérant arriva au matin, nous louâmes une chambre pour quelques heures en vue d'un sommeil réparateur.
Le reste de la journée se passa à discuter de cette histoire dans les moindres détails. Nous étions effarées de constater à quel point nous avions été confiantes. Pourquoi n'avions-nous pas interrogé Gordon ? D'où venait-il ? Pourquoi était-il habillé de la sorte ? Pourquoi ne pesait-il rien ? Etait-il réel, ou bien une projection psychique que ces OVNIs avaient projeté dans notre esprit ? Etait-il un produit de notre imagination, une hallucination collective ? Où était-il allé après nous avoir quittées ? Gordon s'était-il rendu maître de notre esprit, et avait-il lu dans nos pensées ? Que s'était-il passé lorsqu'il avait plongé son regard aussi intensément dans le nôtre ?
Puis je "compris" à qui il me faisait penser : à Jim, mon mari ! Nuria était d'accord. Gordon avait la même couleur de cheveux, ainsi que les yeux, le physique, la barbe, et les manières. Et était-ce une simple coïncidence, lorsqu'il avait dit s'appeler "Gordon", le second prénom de Jim ? Il m'avait regardé un petit moment avant d'énoncer ce prénom. L'avait-il puisé dans mon subconscient ? Si effectivement, c'était une sorte de projection psychique, ou astrale, ou bien un être imaginaire projeté par l'OVNI, la ressemblance avec Jim avait-elle pour but de nous le faire accepter sans réserve ?
Je me rappelai la bénédiction toute spéciale d'Hamid Bey avant de prendre la route. Il avait imploré un accompagnement et une protection, et fait une demande pour que je voie la lumière. Nous nous demandâmes s'il n'avait pas quelque chose à voir avec les apparitions d'OVNIs.
D'autres choses nous revinrent aussi en mémoire. Quand nous avions parlé d'ovnis tous les trois, j'avais dit que je souhaitais qu'ils nous prennent avec eux, pour nous transporter jusqu'à Anchorage, et l'affaire serait réglée. Mais Gordon avait dit :
- A moins que cela ne t'ennuie pas de laisser ta voiture ici ?
- Oh non, dis-je. Mon mari ne me le pardonnerait pas.
- Eh bien, je ne crois pas qu'ils pourraient prendre aussi la voiture, avait-il répliqué. Il n'y aurait pas assez de place. Sachez qu'il y a une raison à tout, et quelquefois, vous ne devez pas vous abstenir de faire certaines choses, comme de poursuivre ce trajet, car cela pourrait vous apporter des expériences enrichissantes.
Il me souvint que quand il avait retiré son bras de l'arrière de mon siège, il ne s'y prit pas comme on aurait pu s'y attendre. Il déplaça en quelque sorte son bras depuis l'arrière et le mit sur ses genoux sans même le plier, se pencher de l'autre côté ou faire les gestes habituels.
En d'autres termes, il avait dû déplacer son bras et sa main en les faisant passer à travers mon épaule !
Le nuage blanc nous suivit pour le restant du trajet jusqu'à ce que nous fûmes à seulement quatre immeubles de chez moi à environ 5 h du matin, le 22 octobre. Puis la lumière clignota trois fois avant de s'élancer dans le ciel, en un arc-de-cercle, en direction du sud, et se fondre dans les étoiles. Elle s'était avancée vers nous avant d'effectuer cette ultime manoeuvre.
C'était là un adieu en beauté et approprié de la part de Gordon ou "eux". Qui que fût Gordon ou qui que fussent ces êtres, nous appréciâmes leur aide. Nuria et moi sommes convaincues qu'ils reviendront un jour ou l'autre, ici ou là, pour aider d'autres personnes tout comme ils nous ont aidées ce 18 octobre jusqu'au 22 octobre 1974. Peut-être qu'en ce moment même, ils sont en train d'apporter leur aide à quelqu'un.
Après tout, Gordon nous avait dit :
- Dans un proche avenir, tout le monde les verra, tout comme vous les avez vus.
 
Edmoana Toews, ainsi qu'elle l'a raconté à Joseph Brewers, Anchorage, Alaska, juin 1977

Compilé par Fate Magazine
 

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 18:33

 

J'étais Maître de Loge dans une assemblée américano-allemande de francs-maçons basée à San Francisco, dans l'état de Californie. C'était un lundi, par une froide nuit de décembre 1966. Je venais juste de clôturer la réunion hebdomadaire et, comme à l'accoutumée, j'attendais que le dernier membre de la Loge fût parti pour éteindre les lumières.
Un confrère était encore là, occupé à mettre son manteau et son chapeau. Il s'appelait Richard Decker. C'était un homme aux cheveux blancs, frêle et distingué, âgé d'environ 70 ans. Il était patron d'une entreprise d'ingéniérie, basée à San Francisco.
J'avais toujours éprouvé une affection toute particulière pour Richard. Il avait, je crois, très peu d'amis (et encore) parmi ses confrères, peut-être parce qu'il faisait preuve d'une grande sobriété dans ses rapports avec les autres. Il ne participait pas aux manifestations sociales de la Loge, et je ne l'ai jamais vu rire, ou même sourire. Lorsque Richard s'exprimait, c'était bref, extrêmement précis et sans détails superflus. Cela lui avait valu la réputation d'un homme qui ne disait que ce qui était rigoureusement exact, quelqu'un de fiable et des plus sincères; de telles qualités lui avaient valu mon amitié et mon estime.
Quand il s'approcha de moi ce soir-là pour me serrer la main et dire au revoir, je remarquai qu'il portait une espèce d'ornement en métal argenté accroché au revers de son manteau. Il avait la forme d'une fleur en son centre, était petit et rond, avec des reflets irisés que je n'avais jamais vus auparavant. J'examinai attentivement la broche, la touchant du bout des doigts, et je demandai à Richard quelle était sa signification.
Il répondit :
- C'est la raison pour laquelle je suis le dernier à quitter la pièce, car je ne veux pas que les autres la voient et posent des questions à son sujet. Je t'apprécie et te fais confiance, je vais donc te répondre, mais tu dois me donner ta parole que tu ne dévoileras à personne ce que je vais te dire.
Je promis.
- Vois-tu, c'est comme ça que nous nous reconnaissons, dit-il, désignant la broche.
- Richard, qui reconnait qui ? demandai-je.
Alors Richard me raconta cette histoire :
- Personne ne le sait, Walter, mais je ne suis pas de ce monde. Je viens de l'étoile (il cita alors un nom que je n'avais jamais entendu, que je ne compris pas, et par conséquent ne puis m'en souvenir). Tu dois savoir que je ne suis pas seul; nous sommes des milliers ici sur Terre, et c'est pourquoi nous devons nous reconnaître.
- Je sais pour sûr que tu es né en Allemagne, que tu es venu aux Etats-Unis pour étudier l'ingéniérie, et que tu es membre de cette loge depuis longtemps.
- Bien sûr, tout cela est vrai, répondit-il. Lorsque l'un d'entre nous se voit confier une mission secrète sur Terre, nous avons la faculté de "renaître", ce qui veut dire que nous investissons l'embryon d'une Terrienne enceinte, souvent issue d'une classe sociale supérieure, et nous venons au monde comme n'importe quel enfant humain. Nous allons à l'école et faisons des études pour exercer un métier. Il nous arrive même de nous marier et de fonder une famille. Mais aussitôt que nous avons atteint l'âge adulte, nous nous consacrons à la mission qui nous a été confiée, dont la nature est tout ce qu'il y a de plus secret; personne ne sait; et même à toi je ne peux rien dire.
Une fois arrivés au stade de la vieillesse humaine, nous devons réintégrer notre étoile. Présentement, j'en suis à ma quatrième mission sur Terre. Très bientôt, je devrai, une fois de plus, rentrer chez moi, mais je sais qu'il y aura pour moi une autre mission sur Terre. La prochaine ne sera sûrement pas pour tout de suite, vous aurez déjà quitté ce monde.
Richard me rappela de garder secret tout ce que je venais d'entendre, me serra la main, et quitta la pièce. Je dus m'asseoir pendant quelques minutes, abasourdi par ce qui venait de m'être confié. Etant donné que je connaissais Richard Decker depuis des années, et savais à quel point il était sincère, je n'avais aucune raison de douter de ses révélations. Je suis docteur es sciences métaphysiques, et je crois fermement au paranormal ainsi qu'aux extraterrestres.
Quinze mois plus tard, en février 1958, Richard Decker disparut sans laisser de traces, mais je savais où il se trouvait. Je gardais ce secret pendant vingt-huit ans avant d'en parler à ma famille et aux membres de la Loge. Après une aussi longue période de temps, je crois que Richard aurait estimé que j'avais tenu ma promesse.

Walter H. Arden, San Raphael, Californie, août 1996
Compilé par Fate Magazine

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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 16:56

 

 

Vos amis aussi proches que de la famille ? C'est génétiquement prouvé !

 
 
Selon une étude américaine publiée lundi, les individus ont tendance à choisir des amis qui leur sont génétiquement proches et n'ont aucun lien de parenté. Dans un même milieu social, on peut ainsi trouver 1% de gènes similaires.

 

Qui n'a jamais dit ou entendu : "il est comme mon frère", "elle est un peu de la famille" ou le traditionnel "nous sommes comme les deux doigts de la main" ? Non, avoir des liens avec certains amis plus forts qu'avec certains membres de sa famille éloignée n'est pas anodin. Selon des chercheurs américains, cela s'expliquerait même très facilement.
Une étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des Sciences se fonde sur une large base de données du Framingham Heart Study, dans l'état du Massachusetts. Cette base regroupe près d'un million et demi de marqueurs génétiques de personnes et de leurs connaissances. Les chercheurs en ont étudié 1932 individus. Ils ont comparé des amis sans lien de parenté par paire, et des personnes totalement étrangères l'une à l'autre. Et il en résulte que nous chercherions des amis ayant des marqueurs génétiques communs aux nôtres.

Choisir des amis qui ressemblent à notre famille

Aucun détecteur de liens familiaux, même lointains, là-dessous. Selon les scientifiques, des individus appartenant au même cercle social partageraient environ 1% de gènes similaires. Bien plus que deux personnes prises aléatoirement dans la rue ou sans lien d'amitié. Un pourcentage "du niveau de celles de cousins au quatrième degré", explique l'étude. Bien que très faible, ce taux est "significatif" pour les généticiens, note Nicholas Christakis, professeur de sociologie, de biologie de l'évolution et de médecine à l'Université Yale et co-auteur des travaux.

Pour les besoins de l'étude, le panel étudié était majoritairement composé de blancs ou de personnes d'origine européenne. "D'une certaine manière, nous parvenons, parmi une myriade de possibilités, à choisir comme amis des gens qui ressemblent à notre famille", ajoute Christakis. Dans leurs conclusions, les chercheurs ont analysé que les liens génétiques étaient bien plus forts qu'un simple rapprochement ethnique ou de partage d'ancêtres. Qui se ressemble - même un peu génétiquement - s'assemble donc réellement.

 

Edité par M.D.S.
le 14 juillet 2014 à 22h11 , mis à jour le 15 juillet 2014 à 08h37.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 16:49

 

C'était l'année 1985. J'habitais une maison, du côté est de San Antonio, avec deux amis, Chris Caballero et Tony Anderson. Nous venions juste d'emménager. Patrick Najera nous avait apporté son aide. Il habitait tout près avec ses grand-parents, et c'étaient eux qui nous avaient trouvé la maison. Ce soir-là, Patrick et Vicki Germaine étaient venus nous voir.
Halloween approchant, nous décidâmes de nous raconter, à la lueur d'une bougie, des histoires à faire peur. Nous éteignîmes donc les lumières et allumâmes des bougies. Patrick se lança. Il nous dit que presque tout le monde, dans le voisinage, évitait la maison, sans qu'il sache pourquoi. Soudain, Vicky hurla : " Il y a quelque chose dans la cuisine ! Avec des yeux rouges !"
Nous pensions qu'elle jouait le jeu, ce qui nous amusa. A en juger par ce que nous pouvions voir de la cuisine par la porte ouverte, il n'y avait personne. Tony se leva pour aller aux toilettes, situées justement à côté de la cuisine. Au moment où il passait près de la porte, il cria : "Y a quelque chose !" Il lança une chaise, laquelle lui revint, atterrissant à ses pieds. Il ferma la porte. Tony insista pour dire que la chaise était restée en l'air avant de lui revenir, comme attrapée et lancée par des mains invisibles. Tony et Vicky étaient tous les deux formels pour dire que l'entité dans la cuisine n'avait rien d'humain, qu'elle avait des yeux rouges, et qu'elle ressemblait à une gargouille. Nous veillâmes toute la nuit, trop effrayés pour dormir.
Le lendemain, Patrick et moi allâmes rendre visite à ses grand-parents. Nous demandâmes à son aïeule, Mme Najera, si elle savait quelque chose à propos de l'histoire de cette maison. Elle nous dit qu'il n'y avait rien eu d'anormal jusqu'à il y a cinq ans environ, lorsque la fillette qui y habitait était morte, percutée par une voiture devant la maison. Après sa mort, les gens rapportèrent qu'ils avaient vu une étrange créature rôder tout autour.
Quelques jours après ses premières apparitions, la cuisine fut ravagée par un mystérieux incendie, et la famille qui habitait cette maison déménagea. La maison était restée inoccupée jusqu'à notre arrivée. Jusqu'à notre départ, chacun d'entre nous vit cette entité au moins une fois. Elle se tenait habituellement au-dessus de nous pendant notre sommeil. Elle ne nous a jamais fait le moindre mal. Elle se contentait de nous observer, ou peut-être nous protégeait-elle.
 
Alton Carroll, San Antonio, Texas, avril 1995
Compilé par Fate Magazine

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 16:13

 

Originaire de Springfield, petite communauté rurale du Colorado, j'ai grandi au sein d'une famille athée. On m'a enseigné à porter sur le monde un jugement rationnel. Mes parents m'ont toujours dit que les dieux, fantômes, ovni, et autres manifestations psychiques n'étaient que des sornettes. Je les croyais; jusqu'à l'âge de 12 ans où je fus témoin de quelque chose qui changea ma vie.

C'est arrivé au début de l'automne en 1967. J'étais tout seul, assis devant notre téléviseur noir et blanc, et je regardais ma série préférée, Combat : Vic Morrow et ses hommes tiraient sur les Allemands depuis les ruines d'une vieille maison de ferme construite en briques. La série fut interrompue par la publicité. Quand elle reprit, je remarquai un changement. Trois hommes noirs se battaient avec les soldats et bizarrement ils se trouvaient maintenant en pleine jungle. Les soldats allemands étaient devenus des Asiatiques, Vic Morrow avait disparu et c'était un jeune rouquin qui donnait les ordres.

Cela m'agaçait. De toute évidence, un employé s'était trompé de bobine. Au lieu de projeter la suite de Combat, la chaîne diffusait un film de guerre où l'on se battait contre les Japonais. Je me levai donc, avec la ferme intention d'éteindre le poste. A ce moment-là, celui qui commandait la section attira mon attention. Il avait les cheveux roux ! Et la jungle état verte ! La scène était en couleurs, alors que nous avions un téléviseur noir et blanc !

Arrêté net dans mon élan, sidéré, j'entendis le soldat aux cheveux roux, qui paraissait tout juste sorti de l'adolescence, dire à ses hommes de foncer dès qu'il se mettrait à tirer. Puis je le vis ramper sur le ventre et dans la boue jusqu'à ce qu'il parvienne à une petite colline. L'adolescent se leva, à découvert, et tira une rafale avec son fusil. Presque tous les soldats ennemis répliquèrent en vidant leurs chargeurs. Son corps fut réduit en charpie.

Soudain mon étonnement fit place à l'horreur. Ce garçon aux cheveux roux qui se faisait trouer la peau, c'était Frank, mon frère ! Je courus à la cuisine pour le dire à ma mère, mais lorsque je lui montrais l'écran du poste de télévision, les images étaient revenues au noir et blanc, et Vic Morrow faisait à nouveau la guerre aux Allemands.

Quand mon père revint de son travail aux champs, je lui racontais ce que j'avais vu. Lui et ma mère finirent par me convaincre que j'avais dû m'endormir, que Frank allait très bien, et que rien n'allait lui arriver. J'avais fait un mauvais rêve.

J'oubliai cet incident jusqu'à ce jour où, quelques semaines plus tard, deux militaires frappèrent à notre porte. Ce fut ma mère qui alla ouvrir. Lorsque je l'entendis pleurer, j'allai au salon voir ce qui se passait. J'appris alors que Frank avait été tué. Les militaires nous dirent qu'il avait fait le sacrifice de sa vie pour sauver son peloton. Mon frère état un héros, et le gouvernement fit don à ma famille d'une toute petite médaille.

Deux mois après les funérailles, je reparlai à mes parents de ce que j'avais vu sur l'écran de télévision. Ils se fâchèrent et me défendirent de dire un seul mot à ce sujet. Je renonçai donc définitivement à leur en parler.

Depuis ce jour ma vie a changé du tout au tout. Mon athéisme a fait place à une passion pour le religieux et les sciences occultes. Et je ne suis plus seul quand je regarde la télévision.

 

Wyatt Clay Kaldenberg, Idaho Falls, Idaho, août 1987

Compilé par Fate Magazine

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 17:59

 

Cette histoire m'est arrivée un jour d'automne 1929, alors que Los Angeles était à la veille d'une crise financière.  Néanmoins, les affaires continuaient comme si de rien n'était, mais les sociétés de crédit refusaient de négocier les délais de paiement sur les secondes hypothèques, ou d'augmenter les premières hypothèques sur les maisons individuelles.

A cette époque, j'avais deux hypothèques sur ma maison; la deuxième était un acte de fiducie*, pour un montant avoisinant les 2500 dollars, et arrivait à échéance dans moins d'un mois. Tous mes efforts pour le renouveler ou augmenter la première hypothèque furent vains.

La perte de sa maison est un drame pour les personnes concernées. J'étais la seule à subvenir à mes besoins et à ceux de ma fille adolescente. Je gagnais juste assez pour faire face à mes besoins élémentaires, payer les impôts et les mensualités de la maison; j'avais donc toutes les raisons de m'inquiéter.

Fort heureusement, peu avant la date qui avait été prévue pour procéder à la saisie, un ami qui m'avait vendu un bien immobilier dans un autre état, m'offrit son aide sous forme d'un prêt qui me permit de régler la deuxième hypothèque sur ma maison et il se porta garant pour la caution. Il me signa un chèque émis par une banque domiciliée dans un autre état.

Le lendemain, je me rendis en ville pour déposer ce chèque dans la banque estimée comme étant l'établissement financier le plus sûr de la ville. Son président, un citoyen éminemment respectable, avait la réputation enviable d'un homme d'affaires rusé et digne de confiance. L'immeuble où la banque avait ses bureaux était splendide, à l'intérieur comme à l'extérieur.

Lorsque j'entrai, un homme, qui portait un uniforme de prix, me conduisit au guichet de l'employé préposé à l'ouverture des comptes. Je restais là pas mal de temps derrière une longue file de déposants qui ouvraient eux aussi un compte.

Enfin, ce fut mon tour et je dis à l'employé que je voulais ouvrir un compte. Il me demanda mon nom et adresse, remplit le bordereau de dépôt, puis me le donna avec un stylo pour que je puisse encaisser mon chèque de 2500 dollars.

Derrière moi, il y avait dix personnes, impatientes de pouvoir enfin ouvrir un compte. Je pris le stylo et commençai à écrire mon patronyme quand quelque chose me poussa en dehors du guichet; tellement fort que je faillis perdre l'équilibre.

Affolée, je fis tomber le stylo, repris mon chèque et sortis prestement de la banque pendant que toutes les personnes présentes me dévisageaient comme si j'avais perdu la tête.

Une fois dehors, je respirai profondément, en me fichant bien de ce qu'on pouvait penser de ma fuite. Je me rendis ensuite directement à la société de crédit, encaissai mon chèque comme convenu, et pris mes dispositions pour remettre à mon ami les titres (et valeurs) correspondants.

Environ une semaine plus tard, les manchettes des journaux de Los Angeles annonçaient que le président de la banque de laquelle je m'étais enfuie s'était tiré d'une balle dans la tête à cause d'investissements risqués et d'une mauvaise gestion. Ce fut le crash boursier de 1929.

La banque ferma définitivement ses portes. Les déposants avaient perdu des centaines de milliers de dollars. Leurs chèques ne valaient plus rien. Mon foyer à moi était en sécurité, et c'était grâce à mon ami invisible qui m'avait éjectée du guichet où j'allais ouvrir un compte.

 

* Dérivée du « trust » anglo-saxon (= acte unilatéral), la fiducie correspond à un transfert de propriété (= contrat) limité dans son usage et dans le temps.

 

Clara R. Lain, Burbank, Californie, mars 1966

Compilé par Fate Magazine

 

 

 

 

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 18:57

 

De nos jours encore, l'ouest de l'Angleterre est le royaume de la superstition, de la sorcellerie, de la magie, et de toutes sortes de choses bizarres. La plupart des villages a sa propre Dame grise, son cheval fantôme, et sa sorcière locale.

Le village de Pacham où j'habitais ne faisait pas exception, et souvent, lorsque j'étais enfant, j'écoutais, les yeux écarquillés, les histoires du loup fantôme. Elles racontaient que, certaines nuits, le loup hurlait autour du village, et on pouvait le voir dans la clarté de la lune, bondissant le long du Green Walk qui menait depuis chez moi jusqu'au cottage d'un jardinier en bordure du bois.

L'un des anciens du village, un type jovial nommé Tapp, affirmait que du vivant de son père, le loup avait reçu une balle dans la patte et le jour suivant, on avait vu la vieille Amy Prouse, une sorcière qui habitait le village voisin, marcher en clopinant. Interrogée sur le pourquoi du bandage qui recouvrait sa jambe, elle répondit qu'elle s'était blessée en coupant du bois !

Tapp racontait aussi que, petite fille déjà, on avait vu Amy en train de cueillir des herbes dans les haies. Quand on lui avait demandé pourquoi, elle avait répondu : "Je collecte des victuailles pour les crapeaux de ma mère."

Sa mère était considérée comme la dame sage d'Aston, le village voisin. Tapp avait été la voir à cause de ses verrues, et pour sûr elle savait comment s'en débarrasser : avec du suc de couleur orangée, extrait d'une herbe qui pousse en abondance dans le Somerset. Il trouvait que son cottage était un endroit fascinant. Des bouquets d'herbes sèches étaient suspendus aux vieilles poutres en chêne. Des crapauds desséchés, des pots contenant des peaux de serpents réduites en poudre, et des sacs de plumes calcinées garnissaient les étagères. Sur la cheminée, au-dessus d'un foyer large et ouvert, se tenaient de nombreuses et étranges figures d'argile. On pouvait voir, suspendu à l'intérieur même de la cheminée, tellement grande que l'on pouvait y jeter un oeil pour voir le ciel, un assortiment de coeurs d'animaux séchés fichés d'épingles. Le ramoneur du coin en attestait aussi la véracité, étant donné que ces choses mystérieuses étaient enlevées et soigneusement mises de côté pendant qu'il ramonait la cheminée.

Des envoûtements amoureux et des rituels étaient au nombre des étranges activités de la vieille dame. L'un de ces rituels consistait à percer avec une aiguille l'omoplate séchée d'un lapin. Il fallait répéter huit fois l'opération et à chaque fois ce refrain :

Je n'ai pas l'intention de transpercer cet os

Mais par ce moyen, je veux que mon véritable amour pense à moi

Et qu'il ne jouisse ni du repos ni du sommeil

Jusqu'à ce qu'il vienne à moi pour me parler.

 

A la suite de quoi on jetait cet os dans le feu, dans l'attente fébrile du résultat.

Elle faisait aussi commerce de produits de beauté, et il fallait bien reconnaître qu'elle et sa fille Amy avaient un teint sublime, qui n'était pas flétri ni jauni malgré les années, et, chose étonnante, sans une ride. Aujourd'hui encore au village, on applique sur le visage un de ces masques qu'elle a concoctés.

Au fil des ans, j'ai interrogé beaucoup de gens au village, et il semblait qu'Amy Prouse et le loup fantôme étaient, d'une certaine manière, liés. Tapp était persuadé qu'elle était capable de se changer en loup lorsque cela lui convenait. Bien sûr, cela faisait longtemps qu'elle était morte, et les raisons pour lesquelles elle prenait l'apparence d'un loup étaient un mystère, mais, d'après beaucoup de gens, elle se changeait bien en animal, et toujours en loup. Ceux qui en avaient été témoins juraient qu'il était tellement puissant qu'il pouvait même traverser la rivière en marchant sur l'eau.

On m'avait raconté que le loup parcourait en bondissant de nombreux miles à travers le pays, par delà les vallées et les vallons, en partant du village d'Aston, où Amy Prouse avait vécu, pour arriver au Green Walk près de chez moi. J'affectionnais tout particulièrement cet endroit de mon jardin. En été, quand il faisait beau, mon ami Tom Turner et moi avions l'habitude d'y passer la nuit. L'endroit était très agréable. Un vaste espace envahi par les herbes, abrité par les branches de chênes, et pas du tout inquiétant. A l'autre bout, se trouvait une vieille bicoque blanchie à la chaux avec un jardin non entretenu, envahi par de hautes herbes. Il était à l'abandon depuis de nombreuses années, car les villageois juraient que l'eau du puits attenant n'était pas bonne. Le rebord du puits était couvert de ronces, et le mécanisme du dessus avait disparu depuis belle lurette.

Le dernier jardinier à avoir habité dans cette bicoque était Ted Prouse, un lointain cousin d'Amy. C'était un gars bizarre et radin, qui vivait seul avec pour seule compagnie Nelly, sa chienne colley. Un soir, cette dernière avait mystérieusement disparu. On ne la retrouva pas, et quelques semaines plus tard, Ted mourut.

Tapp m'avait dit qu'Amy était venue d'Aston pour nettoyer le cottage et emporter le peu de meubles qu'il contenait. Il se souvenait de son père lui parlant de la rage qui s'était emparée d'elle de ne pas trouver d'argent dans la maison, et qu'elle était très ennuyée de n'avoir pu mettre la main sur ce pot d'un litre à trois anses qui lui venait de sa mère.

Un soir d'été de 1912, je buvais un verre avec Tapp et, comme à l'accoutumée, évoquais Amy et sa sorcellerie, lorsque j'émis l'idée, pas si mauvaise d'après moi, de faire du camping au Green Walk. Le temps était au beau, bien qu'un orage semblât se préparer, et qui sait, pensais-je, j'aurais peut-être la chance de voir le loup fantôme. Dès que j'eus fini de boire ma bière, je sortis précipitamment pour aller voir Tom Turner. Il était très content à la perspective de dormir sous la tente pour quelques nuits, et ensemble nous allâmes chercher notre matériel de camping. Nous finîmes par nous installer confortablement pour la nuit, en rabattant vers l'extérieur un côté de la tente. Malgré tout, je ne pouvais pas dormir. Il faisait très chaud, et nous étions à l'étroit. De temps en temps, des éclairs étaient visibles au loin. Des formes gris argenté et noires dansaient sur l'herbe. Non loin de là, un hibou ulula plaintivement.

J'étais couché sur le côté et je regardais par le côté resté ouvert de la tente, lorsque je pris soudainement conscience que quelque chose se déplaçait le long du Green Walk. Ma peau se tendit et mon cuir chevelu fut parcouru de fourmillements. Croyant que je rêvais, je me tournai vers Tom. Il était éveillé lui aussi.

"Tom, regarde", dis-je dans un souffle. "Là, le long de l'allée. Est-ce que ce ne serait pas lui, le loup fantôme ?"

Tom se mit à rire et dit : "Bon Dieu ! J'espère que tu ne crois pas à ces sottises !" Mais en regardant dans la direction que je lui indiquais, la peur lui fit écarquiller les yeux. A cet endroit, s'avançant lentement vers nous et se détachant nettement sur un fond lumineux, il y avait un loup gigantesque. De la salive phosphorescente semblait dégouliner de ses mâchoires. Au fur et à mesure qu'il approchait, une odeur méphitique se répandit dans l'air. Je me mis à réciter à haute voix le Notre Père. Tom ne tarda pas à se joindre à moi. Aux mots de "délivre-nous du mal", il y eut un éclair aveuglant, suivi par un roulement de tonnerre. Au même instant, le loup changea de direction et marcha sur le sentier menant à la maison. Nous pûmes observer une autre silhouette émerger des ronces près de la tête du puits. Elle avait l'aspect macabre d'un vieux colley de couleur grisâtre. Une lutte silencieuse mais des plus horribles s'engagea alors entre le loup et le chien. Ils grognaient, roulaient ensemble et sautaient, tantôt sur la margelle, tantôt autour du puits. A la fin, le loup parut soulever le chien dans les airs, et ce dernier atterrit dans le puits.

Frappés d'horreur, nous vîmes le loup, toujours entouré d'un halo verdâtre, s'éloigner en bondissant vers la chaumière, pour y entrer en traversant la porte.

Un autre éclair mit fin à notre torpeur hébétée. Nous constatâmes que la chaumière avait été foudroyée et qu'elle était déjà la proie des flammes. Le toit de chaume et le bois de construction étaient très secs. Nous enfilâmes à toute vitesse nos pantalons, et courûmes chercher de l'aide. Mais à cette époque, il n'y avait pas de téléphone au village. Lorsqu'enfin les pompiers arrivèrent, il ne restait plus rien de la maison.

Quelques années plus tard, on construisit un autre cottage non loin du site. On rasa le puits, pour en rebâtir un autre. Pendant les travaux, on découvrit dans une des parois du vieux puits, à l'intérieur d'une niche, un curieux pot d'un litre à trois anses, plein de pièces, ainsi que le squelette de ce qui ressemblait à un colley, que l'on repêcha au fond du puits.

Je n'ai jamais eu le courage de dormir de nouveau sur le Green Walk, histoire de voir si le loup s'y promène toujours.

 

Compilé par Fate Magazine 

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 16:20

 

                 

Empreinte supposée du yéti (G) découverte par des Japonais au Dhaulagiri et comparée à une empreinte de pied humain, le 20 octobre (voir ci-dessous)

 

 

SCIENCES - Il se pourrait que le mystère qui entoure l'abominable homme des neiges soit enfin levé...

On l'imagine mi-homme, mi-singe, un être légendaire poilu et griffu. On se souvient des photographies d'empreintes géantes dans la neige, prises dans l'Everest par l'alpiniste britannique Eric Shipton en 1951.
L'abominable homme des neiges vient-il de perdre son mystère?
Mi-ours, mi-ours
D'après un chercheur britannique qui s'est penché sur la question, le yéti serait en réalité le fruit d'un croisement entre un ours polaire et un ours brun. Tout simplement.
Pour en arriver à cette conclusion, Bryan Sykes de l'université d'Oxford, a comparé l'ADN d'animaux non identifiés de l'Himalaya et celui d'un «ancêtre de l'ours polaire».
Et les poils sont formels. «Nous avons trouvé une correspondance génétique totale entre deux échantillons provenant de l'Himalaya et un ancêtre de l'ours polaire», affirme ce jeudi le généticien sur la BBC. Lui-même surpris, il évoque «un résultat passionnant et complètement inattendu».
100% de correspondance
L'ADN des deux créatures de la région de Ladakh en Inde et du Bhoutan correspond donc à 100% avec l'échantillon prélevé sur la mâchoire d'un ours polaire trouvée sur l'archipel norvégien de Svalbard où il a vécu il y a 40.000 ans à 120.000 ans.

Par chance, en levant le voile, Bryan Sykes a créé un nouveau mystère: «cela pourrait dire qu'il y a une sous-espèce d'ours brun dans l'Himalaya qui descend de l'ancêtre de l'ours polaire», s'interroge le scientifique. Autre hypothèse, une hybridation a pu avoir lieu entre l'ours brun et le descendant de l'ours polaire ancestral. «Si son comportement est différent des ours classiques, comme le rapportent des témoins, cela (son caractère hybride) peut être la source du mystère et de la légende», a estimé le scientifique.

 

Publié le 18 octobre 2013

Retrouvez cet article sur 20minutes.fr

 

 

Empreinte supposée du yéti (G) découverte par des Japonais au Dhaulagiri et comparée à une empreinte de pied humain, le 20 octobre

Empreinte supposée du yéti (G) découverte par des Japonais au Dhaulagiri et comparée à une empreinte de pied humain, le 20 octobre

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 16:48

 

Rosa Kuleshova naquit en 1941 à Nijnii Taghil, ville située au coeur de l'Oural, entre Perm et Sverdlovsk. Plusieurs de ses parents étaient atteints de cécité congénitale, et tout naturellement, après son travail scolaire, l'enfant, au cours des longues soirées familiales, apprit à lire le braille avec ses doigts.

Il fut bien vite évident qu'elle possédait un système nerveux et sensoriel extraordinaire, car bien que dotée d'une vue parfaitement normale par ses yeux, elle voyait aussi avec le bout de ses doigts et même par chaque fibre de sa peau.

Une tare héréditaire modifiant les facultés physiologiques était-elle cause de l'anomalie ? Cette tare avait-elle déterminé une sorte de mutation cellulaire ?

C'est ce que pensent les médecins de l'Institut de Neurologie de Moscou qui, en 1963, étudièrent le cas de Rosa Kuleshova, hospitalisée dans leur service pour des crises d'épilepsie.

Le docteur Isaac Goldberg constata avec stupeur que Rosa lisait du bout du doigt (avec le majeur droit), non seulement les caractères brailles imprimés en relief, mais aussi les textes écrits à l'encre ou imprimés sur un livre ou sur un journal.

Des expériences furent effectuées sous le contrôle des médecins de l'Institut, afin de déceler une supercherie.

On banda soigneusement les yeux de la jeune fille. La lecture visuelle ne pouvait s'exercer par l'espace compris entre le foulard et les joues, trucs habituels des illusionnistes.

Rosa, en effleurant chaque ligne avec un doigt, lut d'abord les titres d'un journal disposé devant elle, puis à haute voix, lentement, mais sans marquer de temps d'arrêt, elle déchiffra tout le texte d'un article.

Le test était probant : il n'y avait nulle fraude, mais la plupart des assistants pensa que le doigt intelligent, sensible, tâtait et discernait le relief infime de l'impression par encrage. On plaça une plaque de verre sur le journal et Rosa ne put lire les petits caractères en corps 8 ou 10, mais elle lut parfaitement les gros titres dont les lettres étaient espacées.

Il s'agissait donc bien de vision par la peau et non de sensibilité extrême d'un épiderme doté d'un réseau nerveux exceptionnel.

La preuve devint plus évidente encore quand on présenta au doigt des photos qui furent formellement identifiées.

- Je vois, dit Rosa, des soldats qui marchent sur une place publique. Ils ont des casques et des fusils. Des avions les survolent... Cette autre photo représente des gens qui déjeunent au bord d'une rivière. Sur celle-ci, je vois un homme âgé. Il a une forte moustache et trois décorations sont épinglées sur sa poitrine.

Elle décrivit fidèlement une photo en couleurs, désignant le vert des arbres, le bleu du ciel, le gris et le rouge des costumes.

Des feuilles de papier diversement teintées furent identifiées avec facilité :

- Cette page est bleue... cette page est rose... cette autre jaune, celle-ci blanche, celle-ci noire, marron, verte, rouge.

Avec des lumières projetées sur un écran, le test se révéla aussi probant, le sujet" voyant" non plus avec son doigt, mais sans doute par la peau de son visage et de son corps, de la même façon, mais en plus nuancé, que les vers de terre, naturellement privés d'yeux, distinguent la lumière et les intensités d'éclairement.

D'autres expériences montrèrent que Rosa pouvait lire et voir les couleurs avec le bout de son nez et avec sa langue.

Avec ses doigts de pied, elle lisait aussi couramment qu'avec son majeur droit, effleurant le texte soit avec le gros doigt soit du bout délicat de ses autres orteils.

Ces phénomènes pouvaient s'expliquer de deux manières : ou bien Rosa lisait avec sa peau pourvue de cellules nerveuses inconnues et sensibles à la lumière; ou bien elle "voyait" avec son sensorium, comme les médiums et les voyantes.

De toute façon, un mystérieux inconnu entrait en jeu, soit avec les yeux des cellules de l'épideme, soit avec le Troisième Oeil.

Le cas n'est pas unique et de tout temps des phénomènes semblables furent enregistrés. Dans un hôpital de Bangkok, en Thaïlande, on apprend sous hypnose aux jeunes aveugles à distinguer les contours des objets par réception directe des images-lumière sur la peau des joues.

Les biologistes ne sont pas éloignés de croire que chaque cellule du corps humain est un microcosme comportant en puissance toutes les destinations possibles et toutes les spécialisations fonctionnelles. Sont-ce ces pouvoirs inconnus qu'utilisent certains êtres d'exception monstrueusement développés ou que cultivent les initiés à l'ésotérisme transcendant ?

 

Robert Charroux, Histoire inconnue des hommes depuis cent mille ans

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 15:53

 

Nous étions dans les années 1960, et mes trois filles suivaient les cours au collège de Dunedin. J'étais divorcée et je travaillais à l'extérieur de mon garage en tant que peintre des signes. Cela me permettait de garder un oeil sur les huit à douze adolescents qui viendraient samedi soir pour regarder le "Shock Theater".
La police municipale n'appréciait guère que les garçons ayant une voiture profitent que des emplacements prévus pour se garer étaient inoccupés pour s'y réunir, s'asseyant sur les voitures, buvant du Coca, et mangeant des Twinkies. Elle leur disait toujours de déguerpir et de rentrer chez eux.
Par une nuit exquise, le chef de la bande se pointa et annonça qu'il avait découvert un endroit où les flics ne pourraient pas les surprendre - une vieille route poussiéreuse à sens unique, devenue depuis l'artère principale reliant Dunedin à St-Petersbourg.
Sur ce, les jeunes (nombreux) s'entassèrent dans les quatre voitures, et hop ! les voilà partis. Environ une heure plus tard le chef et sa bande étaient de retour et c'est paniqués qu'ils se garèrent dans la cour.
Le chef prit la parole. Il me montra les éraflures sur le coffre de sa voiture gris métallisé, puis me demanda un crayon et du papier pour chacun d'eux. Ils firent tous le même dessin, et je reconnus celui qu'en avait fait un chercheur d'or, dans un numéro de Fate des années 1940 !
Je les mis en garde et leur racontai comment ce chercheur s'était traîné jusqu'en ville, victime d'un effroyable coup de soleil, et qu'il avait fini par en mourir, après s'être approché de cette créature.
Avec deux amis qui étaient avec moi, j'accompagnai les jeunes jusqu'à cette route pour les voir (il y en avait plusieurs). Ce fut le début d'une période très étrange de ma vie, s'étalant sur deux semaines. Nous téléphonâmes à la base aérienne de Mac Gill à Tampa, mais on ne voulut rien savoir. Les autres parents refusèrent de voir par eux-mêmes ces entités, qui se déplaçaient en flottant depuis les nombreux pins bordant la route, le soir entre 21 h 45 et 22 h, puis disparaissaient dans un champ où se trouvait un troupeau de vaches laitières. Nous rencontrâmes enfin un groupe de personnes qui guettaient l'apparition d'ovnis, mais si elles étaient d'accord, aucune d'elles ne voulait sortir de sa voiture.
Le lendemain soir, nous vîmes trois soucoupes. La première était dans le ciel, pendant qu'une deuxième s'élevait depuis le champ où elle s'était posée avec une troisième. Cette dernière s'élança dans le ciel enveloppée d'une immense flamme. Elles disparurent toutes trois dans le ciel au-dessus du Golfe du Mexique.
Je cherchai à savoir si d'autres avaient été témoins, et j'appris qu'une vache qui broutait s'était quasiment liquéfiée, et qu'une femme avait fait une crise d'hystérie, au point qu'on l'avait admise dans un hôpital psychiatrique où elle mit deux semaines à se remettre. Fort heureusement cette fois, les garçons furent très prudents, et personne ne fut blessé, bien que ces "monstres aux yeux verts" nous aient tracassés pendant longtemps.
 
Grace Kerin, Dunedin, Floride, juin 1992
Compilé par Fate Magazine

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